Chapitre 8 : Sauveurs (1/2) (Corrigé)

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« Vénéré Deibomon, entendez mon obsécration. Je vous en conjure, délivrez-nous du mal qui submerge nos terres. Il suffira d’un geste, d’une once de flux que nous puiserons pour riposter. Même si vous n’êtes plus depuis longtemps, des bribes de votre être demeurent dans la magie qui circule en chacun de nous. Ayez la bonté d’accueillir mon mari, où que vous soyez, car il a succombé à ses blessures la semaine dernière. Il a souffert à ses ultimes instants, il n’a pas su me protéger, lui qui a tant lutté pour la paix au Ridilan. Que l’âme des défunts fusionne avec le flux, qu’ils nous prodiguent la force nécessaire pour sauver notre pays. Honorable prophète… J’espère que vous ne nous jugez pas. Je ne comprends pas pourquoi des envahisseurs issus de nombreux pays ravagent tout maintenant, alors qu’ils nous ont laissé en paix des siècles durant. Maintenant, nous avons peur, comme si chaque jour en ce monde serait le dernier, comme si un sort pire que la mort nous attendait. Exactement ce que j’ai subi… Répondez-moi, de quelque façon que ce soit ! Pourquoi avons-nous attiré leur haine ? Comment mettre fin à ce cycle de violence ? Notre quotidien n’est que détresse.

M’entendez-vous ? Exercez-vous une quelconque influence ? Vous étiez censés nous protéger ! Nos croyances sont-elles fondées ? Ou bien ce mal qui nous ronge est-il trop puissant, même pour vous ? »

Prière de Reish Unalys (née en 1393 AU), prêtresse ridilanaise.


Le vent était puissant, ce jour-là. Il s’insinuait par-delà les coteaux embrumés, frontière australe d’un monde inexploré, où se confrontaient deux collines confondues de verdures et de rochers. Dans leurs flancs rutilaient des gisements bronzés ou argentés, singularité pour les uns, convoitise pour les autres. Des ondelettes se formaient sur le lac après chaque rafale avant de disparaître, avant de céder à la sérénité d’un cours d’eau aux reflets assurés. Rien n’altèrerait sa surface…

Près du rivage vivait un village. Des demeures aux toits de chaume et aux volets en bois peint de mauve, aux façades ornementées de tulipes et lilas, traçaient les contours du lac. Tout autour triomphaient d’imposants érables dont les ombres s’étendaient sur les irrégularités des terres pleinement fertiles. Un lieu de prospérité et d’abondance à n’en point douter.

Désormais à moitié vidé de sa population.

Il était futile de s’obstruer les narines ou de se couvrir les yeux. Le souffle charriait les effluves de nos victimes, sans une nuance de parfum floral. Pourtant nous les avions occis quelques minutes plus tôt… Des gouttes de sang s’accumulaient au creux de mes mains, chutaient à peine, glissaient le long de ma lame. Au détour de mon attention dominaient les tressaillements tandis que je contemplais l’œuvre de notre force libératrice.

Peut-être que les drapeaux se hisseraient par-delà l’agglomérat de dépouilles. Meurtris, détruits, ces défenseurs de la patrie avaient péri en protégeant leur famille. Hommes et femmes survivants ou miraculeux, ils furent nombreux à gémir auprès des sacrifiés. Nulle doléance ne ramènerait ces suppliciés du massacre. Personne n’échapperait à leurs lamentations…

Des regards plein de sens complétaient leurs sanglots. D’aucuns désignaient Rohda d’un doigt tremblant en bégayant, mais elle n’était point la seule à attirer de telles réactions… Des visages pâlissaient chaque fois qu’un soldat circulait auprès d’eux. Nous percevions d’ici leurs frissons et leurs vertiges ! Nous pourrions presque deviner ce qu’ils se murmuraient… Sûrement des jugements bien mérités ! Voilà pourquoi j’étais mal placée… La victoire avait un goût amer.

— Que fait-on d’eux ? demanda Denhay, sondant les villageois. Ils ont l’air inoffensifs. Il vaudrait mieux rentrer. Cet endroit est libéré.

— Peut-être, songea Ryntia. Réfléchissons au gain stratégique de cette victoire. Qu’est-ce que cette bourgade peut nous apporter ?

— Vous comptez sérieusement épargner les habitants ? s’opposa Vimona. Ils ont assisté à la mort de leurs proches, ils voudront se venger ! Et on a déjà fait trop de prisonniers… Ne soyez pas naïfs, arrêtez de croire qu’ils sont innocents juste parce qu’ils ne nous ont pas attaqués !

— Tu adoptes un point de vue trop binaire ! rétorqua Ashetia. Nous n’avons pas seulement pénétré dans ce territoire pour défendre notre patrie. Mais aussi pour libérer la leur de ses dirigeants maltraitant leur peuple. Nous devons différencier leurs soldats des innocents ! Seulement après ils nourriront une opinion positive à notre égard.

— Ma commandante a raison, ajouta Kiril. Ne devenons pas les monstres qu’ils croient que nous sommes. C’est peut-être déjà trop tard, vu comment ils nous dévisageant. Prévisible.

Nos commandants ne savaient pas s’accorder sur la question… L’intervention du sergent par ailleurs, ne lui valut qu’un foudroiement de regard de Vimona. Archers du même jour, rivaux du lendemain, jamais leurs opinions ne s’accordaient.

D’innombrables vies dépendaient de leur simple volonté ! Déjà des militaires arpentaient ce village rétabli, ce lieu désuni, où Jalode nous avait expédiés pour des raisons quelconques. Sans doute la justification se situait de l’autre rive… Mais certaines ressources alentour semblaient attirer l’appétence de beaucoup.

Pas le temps de nous accoutumer… Un soldat de mon unité renversa une petite villageoise par terre d’un coup de pied. À quoi rimait cet acharnement ? Il beuglait contre les supplices de la martyre, il crachait à sa figure. Maedon fut le premier à s’interposer, tirant aussitôt l’épée.

— Laisse-la immédiatement ! somma-t-il.

— Elle s’apprêtait à lancer un sort, commandant ! se justifia notre confrère. J’ai réagi à temps.

— Pauvre idiot ! Si tel était le cas, nos mages l’auraient ressenti ! Alors tu vas arrêter de la cogner de suite, sinon un sort bien pire t’attendra !

Le soldat lâcha sa victime dès la sommation assénée. Un espace se créa entre eux en conséquence, non résorbable, adverse à la dissidence. Dans le mutisme vainquit une unique parole, celle de notre commandant soutenu par ses homologues, celle où on se préservait d’aller de mal en pis. Nous ne fûmes cependant guère épargnés des suffocations résiduelles de la Ridilanaise…

— Vous tous ! apostropha-t-il. Au cas où vous ne le saviez pas, je vous interdis de toucher aux villageois, et ce même si vos soupçons vous dictent le contraire ! Nous allons inspecter pacifiquement les lieux et plus personne ne sera blessé. Est-ce bien clair ?

Tous hochèrent et aucun ne protesta. Si notre supérieur avait réussi à s’imposer, à notre plus grande satisfaction, qui serait gardé de notre influence ? Il était peut-être trop tard pour manifester de la magnanimité, fureur avait déjà été répandue. Ce contre quoi un soupçon de bienveillance s’apparentait à une goutte d’eau jetée dans un brasier.

Pourquoi nous claustrer dans cette vision ? Explorer ce village de fond en comble ne nous apporterait rien de bénéfique, sinon s’aviser de nos dégâts… Culture dévastée au profit de quelque triomphe, société ébranlée pour des lendemains incertains, quand cela allait-il cesser ? Ces questions émergeaient et s’effaçaient aussitôt. Restaient les interrogations de l’instant, l’indicible traque d’inutiles informations. Nous errâmes des minutes durant, nous nous dispersâmes aux quatre coins d’une minuscule bourgade. Si seulement je l’avais découverte dans d’autres circonstances…

Je m’étais égarée, comme d’habitude. Confinée dans mes pensées, perdue hors de la réalité, j'avais si peu prêté mon attention à mes amis… Beaucoup s’étaient disséminés, d’autres demeuraient à ma portée. Apparut Lisime, dont le sourire éclatant n’avait jamais été autant hors de propos. Elle me fit signe de la rejoindre.

— Regarde, Denna ! releva-t-elle. Cette maison est intrigante ! On y va ?

Sans avertissement ni réponse, mon amie se rua vers la porte, et je la suivis sans m’interroger plus que cela. C’était une demeure d’apparence ordinaire ancrée dans son environnement. Pourquoi l’entrée n’était pas verrouillée alors que les volets carminés étaient fermés ? Rien ne fut apte à entraver Lisime, elle qui était déterminée à opérer une fouille complète des lieux.

Un filet de lumière doré nuançait l’opacité de l’intérieur. Ciel, de la poussière s’agglomérait sur chaque meuble, pour une habitation se limitant à une pièce étendue… Des braises étouffaient au creux d’une cheminée où une marmite noirâtre oscillait par sa hanse. Quelques chaises en bois garnissaient les coins en sus d’une table basse où des couverts étaient rangés. J’avisai alors un livre poussiéreux entre pommes de terre, poireaux et carottes mal épluchées. Il eût été inutile de l’ouvrir, je ne comprenais pas un traître mot de la langue ridilanaise… Toutefois il devait revêtir une importance particulière.

— Les occupants sont toujours là ! s’aperçut Lisime, inspectant l’aile opposée de la maison. Viens voir !

Elle avait piqué ma curiosité. Je n’avais entendu aucun bruissement hormis celui de nos pas. Je la rejoignis à brûle-pourpoint et ce malgré l’absence de lumière requise pour distinguer les visages. Et pourtant… Un faible éclat brillait à côté du lit enveloppé d’une couverture en laine brune. Indubitablement, il provenait d’une bougie tout juste allumée. Quelqu’un avait privilégié son logis comme meilleur abri.

Jamais ils n’auraient pu se planquer longtemps, car les pleurs s’intensifièrent dans mes tympans. Un jeune homme attifé de braies mordorées était recroquevillé près d’un mur, les yeux élargis par sa détresse, transits de tressaillements jusqu’à l’os. Il portait un bébé dans ses bras… Même s’il l’enserrait contre la poitrine, même s’il psalmodiait entre deux fredonnements, il échouait à tarir ses larmes et ses geignements. Il nous dévisageait de tout son être. Nous, les héroïnes du présent, objurguées dans des idéaux passés pour une gloire future.

Lisime s’accroupit et lui tendit sa main en dépit de son repli.

— C’est terminé, consola-t-elle. Vous n’avez plus de raison d’être effrayé.

Mais le jeune homme se rejeta dans le coin, ferma ses paupières, dorlota son enfant comme pour s’extirper d’un cauchemar.

— Nous ne vous voulons aucun mal ! insista ma consoeur. Au contraire, nous venons vous sauver ! Libérateurs, c’est ce que nous sommes !

Peu probable qu’il connût la Langue Commune… Adopter un ton attendrissant et offrir son soutien paraissaient futiles en comparaison de nos actes précédents. Leurs perspectives avaient été éclatées pour un sourire. Des centaines des leurs avaient été occis pour un coup de main. Ce Ridalanais n’appréhendait pas la joyeuse Orônienne qu’aucune épreuve ne ralentissait. Il associait plutôt son faciès à nos ravages, à nos pillages, à nos destructions de culte. Ce que nous perpétuions encore à ce moment.

— Essayez de nous comprendre ! s’époumona Lisime. Je vous en fais la promesse : nous vous épargnerons. Je respecte toujours ma parole, demandez à Denna ! Par pitié, écoutez-moi !

Mais le jeune homme se terrait là encore et toujours, soucieux avant tout de la sécurité de la chair de sa chair. Aucune supplication ni garantie n’étaient aptes à l’en extraire. Pas même la meilleure oratrice…

Aux abysses de l’existence prévalait le silence. Insonorité du refus, rejet de l’abus, abaissant à l’incapacité. Lisime se renversa par terre et s’arracha les cheveux sous les hurlements des occupants. Bon sang, son rire nerveux hantait encore mon esprit…

— Honorable guerre ! Vers une paix durable, où liberté et sécurité coïncideront ! Quel dommage, je crains que nos souverains, le pouvoir et l’armée n’aient pas trop tenu leur engagement ! Je marche sur des mares de sang que reflète l’eau encrassée sur notre voie ! Je pourfends l’adversité là où elle n’existe pas ! Tout est légitime, ainsi nous foulons ces terres, et…

— Calme-toi, Lisime ! suppliai-je. Nous devrions…

— Observe ce villageois et dis-moi qu’il se vengera, telle que l’affirmait la commandante Vimona ! Tant de cruauté en lui, j’en suis abasourdie ! Bien sûr que nos rapines sont justifiées… Tout le monde sait que nos pays sont irréprochables tandis que le Ridilan accumule tous les défauts possibles ! À moins que… S’agirait-il d’un bon père de famille, forcé de se cloîtrer chez lui à cause des envahisseurs ? Aurait-il peur qu’on s’en prenne à son petit parce qu’il ne capte pas un mot de ce qu’on raconte ? Ah ! Ah ! Ah ! Le destin est si ironique !

Où était mon amie noyée dans un amalgame d’émotions en conflit ? Elle se tortillait, secouée de spasmes, riant aux larmes. Il était de mon devoir de la recueillir dans mes bras, de lui susurrer quelques mots doux, de la rétablir dans son état normal… Là elle cesserait de me faire douter de tout.

— Ils sont en sécurité…, chuchotai-je. Tant que personne d’autre ne s’introduit dans cette demeure, aucun mal ne peut les atteindre. Retirons-nous, Lisime. Notre place n’appartient pas en ce lieu.

Un mince espoir subsistait. Peut-être reverrais-je ma partenaire pétillant d’énergie, au sourire permanent. Elle m’assurerait alors que chaque sacrifice en valait la peine ! Sombres réminiscences d’un épisode traumatisant, je ne désirais pas m’attarder outre mesure céans, ce pourquoi je l’emmenais délicatement hors de cette maison. Nous n’aurions jamais dû y pénétrer… Entre l’entrée et la sortie s’étaient déversées bien des larmes.

Nous tracions notre chemin vers la clarté. Des cônes de lumière se mouvaient sous les ombres projetées des toits, et les anfractuosités du sol les miroitaient à merveille. La nitescence choyée se cumulait à la caresse du vent venu d’ailleurs. Ainsi se déployait un climat aux antipodes du contexte.

Un fracas retentit à une centaine de mètres. Devant une autre maison étaient agenouillés une dizaine de villageois, alors soumis au joug de mes camarades. Mais Shimri avait plaqué une consoeur contre la façade, grande rousse couturée de balafres, et l’y maintenait d’un bras enserré autour de son cou.

— Apprends à obéir aux ordres ! tança-t-elle.

— Je suis les désirs de ma commandante ! s’écria la soldate. On ne peut pas leur faire confiance !

— Vimona n’est pas en accord avec le reste des siens ! Tout ce que tu veux, c’est céder à tes pulsions, martyriser des innocents, détruire ce qu’il leur reste…

— Toi, tu es une authentique Dunshamonaise. Prétendre te soucier d’eux alors que tu t’intéresses juste à la pathétique architecture de ce village. Empiler du chaume, du bois et de la pierre est le niveau le plus bas d’une civilisation.

Shimri comprima tant et si fort ses doigts que la militaire fut déséquilibrée, inapte à résister, contrainte à crier. De quoi conglomérer tous les soldats à proximité et éloigner les habitants qui continuaient de nous dévisager de peur…

— J’ai compris ! lâcha la soldate. Je vais voir ailleurs et leur ficher la paix ! Tu as plus de force que ce que je croyais.

Des soupirs retentirent au moment où l’agresseuse se rejeta par terre. Quelques soldats accoururent à son secours, mais elle se releva toute seule et abandonna ses idées pernicieuses. Un comportement inspirant s’il en était, seulement, tous n’y adhéraient pas.

Peut-être réalisais-je d’où Shimri puisait cette énergie… Â peine débarrassée de l’assaillante qu’elle se couvrait les tempes, se courbant, grinçant des dents. J’entrepris de me ruer à son secours, mais Vandoraï et Kiril arrivèrent avant moi. Le premier enroula son bras autour de son épaule. Bien qu’il la soutînt du mieux possible, il était sillonné de sombres traits en lieu et place d’un sourire.

— Tu vas bien ? s’enquit-il. Tu as été impressionnante !

— Je m’en sortirai…, marmonna Shimri. Enfin, je crois… Je suis encore secouée.

— C’est normal, compatit Kiril. Tu as fait preuve d’un immense courage. Que les autres soldats prennent exemple sur toi.

Bras au creux de ses vertèbres, jambes fléchies sur la terre souillée, Vandoraï s’opposa à ses compatriotes. Ils le jugèrent avec tant de distance… Ainsi conspuaient-ils, ainsi repoussaient-ils, et dans les divergences naquirent de rares hochements. Subir l’âpre mépris de son meneur devait être pire que tout pour Vandoraï.

— Tu me déçois, gamin, fit-il.

— Pourquoi ? s’égosilla le Tordwalais. Parce que j’aide une amie dans le besoin ?

— C’est ça, le problème. Avant tu l’ignorais, tu te moquais même d’elle, maintenant tu la soutiens. Il s’est passé quoi, depuis ?

— La guerre est censée nous unir ! Dalim, si nous avons traversé mers, forêts et déserts pour aider des pays lointains, c’était aussi pour apprendre à apprécier les proches ! Nous avons été rivaux trop longtemps… Nos préjugés à leur égard sont faux et il est grand temps de les laver ! Sinon ce serait contraire à nos idéaux de liberté.

— Tu utilises ta liberté pour faire n’importe quoi. Un jour, ça te rattrapera. Le geste est louable, l’intention l’est moins.

— Certains sergents ont différentes loyautés, se plaignit Kiril entre ses dents.

Liens parentaux et amicaux se réduisaient à obstacles pour une progression insensée… Pour sûr que plus personne n’osait assaillir les villageois, et que quelques soldats épaulèrent Shimri et Vandoraï, mais la division régnait tout de même ! Nous nous éparpillions aux quatre vents, rythmés de dissensions, usés de sempiternelles querelles. Fouiller ce village n’avait aucun intérêt pour le peu que cela apportait…

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Par ton amour magique, tu me donnes l'impression que toi et moi sommes d'une autre planète.
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Je t'aime ♥
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