Chapitre 9 : Justice (2/2) (Corrigé)

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Qui était ce mystérieux bienfaiteur ? Une seule manière de le savoir : respecter ses conditions. Pour sûr que le contenu tourbillonna dans ma tête durant l’intervalle, évidemment que je relis en boucle afin de ne louper aucun détail. Il s’agissait de repérer la moindre ambigüité, de ne point me fourvoyer dans l’interprétation, d’éviter tout piège.

Alors je dus attendre. Me conformer dans de futiles discussions sur l’avenir proche comme lointain de la guerre. Contempler les panoramas que nous prétendions contrôler. Rôder de couloirs en couloirs, du château au campement. S’exercer à l’épée pour ne rien oublier, appréhender les enchantements que les mages souhaitaient amplifier. Rester muette face aux véritables problèmes tandis que les bandits circulaient librement. L’heure du jugement viendrait. Cet allié improbable, silencieux, tapis dans l’obscurité, se manifesterait comme promis. Tel était l’espoir qui battait au fond de mon cœur.

Ladite nuit était arrivée. S’écoulaient de rares filets de lumière comme les minutes. Ni gâchée par la lune, ni altérée par les nuages, la voûte céleste respirait la pureté entre ses éclats blanchâtres. Un fond diffus en guise de tableau… Il aurait été parfait si l’embu ne le maculait pas. Une paire de tachetures, plus précisément.

Je m’apprêtais à abandonner ma chambre. Enfilant mon armure, nouant mon chignon, mon épée m’apparut du coin de l’œil. Les paroles de Rohda résonnèrent alors… Nulle question de privilégier la voie de la facilité : si la question devait être tranchée, la conciliation était encore possible.

Pas un son ne fut émis de mes bottes tandis que je foulais le dallage du château. Or des chiches scintillations nacrées en émergèrent… Cela signifiait, d’une part, que j’assurerais la discrétion, et d’autre part que j’étais aidée de loin. Et par un mage, semblait-il ! Des questions furent résolues mais d’autres jaillirent.

Avantageusement, hormis les patrouilleurs, peu de soldats veillaient encore à cette heure-là. Deux douzaines de torches sillonnaient autour du campement. À moi de me préserver de leur rayon d’illumination… Je m’accroupis et me glissai entre eux, une première dans ma carrière de militaire. Et alors qu’un faux pas m’aurait trahi, alors que je m’efforçais de respirer calmement, alors que j’exsudais des gouttes salées, une silhouette encapuchonnée se révéla à l’orée du bois.

Cet individu avait rédigé cette lettre, c’était sans équivoque. Je cheminai jusqu’à lui, me préservai du guet d’autrui, et je la talonnai à l’ouest, sous la densité des arbres circonvoisins. Il était aisé de se conformer à son déplacement, moins de me retenir de le questionner. Nous nous éloignâmes de la base à un rythme modéré, sans jeter un œil en arrière ni compter les minutes. Plus nous progressions et plus son air me semblait familier… Je pouvais l’identifier, il me suffisait d’étudier sa démarche, son gabarit, sa gestuelle ! Je savais juste deviner, à première vue, qu’il s’agissait d’une femme. J’obtins la réponse complète une fois éloignée des patrouilleurs.

— Tu mérites des éclaircissements après tout ce temps, dit-elle. Ne t’inquiète pas, je vais tenir mes engagements. Ils paieront.

— Votre voix ! Je suis certaine de l’avoir déjà entendue quelque part.

— Impossible de me cacher davantage, n’est-ce pas ? Tu vas savoir qui je suis. Mais tu as besoin de lumière pour voir mon visage. Il y en a justement à l’endroit où je les ai laissés… Rassure-toi, j’ai bien pris soin de les immobiliser.

Pourquoi m’évoquait-elle cela de cette manière ?. Une autre torche brillait à proximité. Alors je compris… Nous nous approchâmes, je les aperçus. Nous nous arrêtâmes, je les examinai.

Au-delà d’un amoncellement de feuilles mortes étaient étendus Brejna et Sermev. Tandis que la première était adossée contre un arbre, le deuxième remuait torse contre terre. Tous deux avaient récolé un chapelet de plaies, en particulier une profonde lacération à la jambe d’où du sang coulait par lignes. Tous deux me dévisagèrent férocement dès qu’ils me discernèrent.

— Moi qui pensais que la situation ne s’empirerait pas…, grogna l’aînée. Tu étais derrière tout ça.

— Non, répliqua la femme. C’était moi.

Elle ôta sa capuche et se dévoila à nous. Une stature frêle et pourtant assurée… De courtes mèches châtaines qui dissimulaient peu la brillance de ses yeux smaragdins... Des frissons m’avaient gagné comme je gardais une certaine distance.

— Tonia ? fis-je, réprimant un cri. Comment ? Comment est-ce possible ? Tu es médecin !

— Apprenti médecin, rectifia-t-elle. Rappelle-toi que je me dispute souvent avec Adhara au sujet de la magie… Ce n’est pas pour rien. Autant l’utiliser à bon escient.

— Andilla avait raison. C’était ton aura qu’elle a ressenti lorsque je me suis entretenue avec Maedon.

— Oh ? Zut, je n’ai pas été aussi discrète qu’escompté… J’ai déjà eu beaucoup de chances, tout comme toi. Savoir quand ils feraient leurs patrouilles, profiter de la méfiance des autres pour les tenir éloignés, opérer à distance…

— Pourquoi tant d’acharnement ? Je ne m’attendais pas à ce que tu les blesses autant.

Tonia haussa les sourcils avant d’esquisser un sourire sibyllin. Il paraissait s’élargir à chaque râle des anciens bandits…

— Parce que mon métier consiste à soigner les gens ? anticipa-t-elle. Nuance : mon but est de sauver des vies. Parfois, cela requiert d’en supprimer des mauvaises.

— Tu crois nous faire peur, maudite guérisseuse ? persiffla Brejna. Tu te réfugies derrière ta magie car tu es trop lâche pour nous défier en combat singulier ! On a écrasé des gens deux fois plus grands que toi !

— C’est qu’ils s’enfoncent… Je disais donc : oui, Denna, je t’ai espionnée, mais c’était pour la bonne cause. Ton commandant est trop borné pour te croire, je ne suis pas comme lui. J’ai affronté des injustices toute ma vie et j’en ai gardé une frustration. Des pourritures s’en sortent alors que des innocents sont enfermés voire exécutés !

Elle me fixa avec insistance, une détermination brûlant dans ses yeux, puis saisit mes épaules sur lesquelles elle planta ses ongles.

— Voilà l’occasion de se rattraper, affirma-t-elle. Le viol est l’un des actes les plus immondes dont l’humanité est capable, pourtant bien des agresseurs restent impunis. Hommes, femmes, enfants, personne n’est épargné ! Je te laisse seule juge d’eux, Denna. Après tout, tu as assisté à leurs méfaits.

Elle me lâcha aussitôt. M’abandonna à cette décision. J’étais livrée à mes ennemis, avec l’opportunité de les châtier… Ils souffraient déjà de lacérations mais méritaient davantage. Hors de question qu’ils eussent une once de répit. Sous la lueur des torches se recroquevillaient des misérables qui n’auraient pas dû mépriser la justice.

Ils confesseraient, je m’en portais garante ! Trop inadapté pour s’exprimer, j’écartai Sermev d’un coup de pied et me penchai vers Brejna. Je la toisai même si elle répliqua. Je me penchai même si elle essaya de me glavioter à la figure.

— Voici donc la vertueuse, l’honnête Denna Vilagui ! se gaussa la brigande. Tantine va se faire du mouron si tu t’absentes la nuit !

J’agrippai son visage et fracassai son crâne contre le tronc. Peut-être que son cadet s’était agité derrière moi, je n’en avais cure ! Enfin un soulagement emplit mon cœur lorsque je vis ses plaies s’épaissir. Si seulement je broyais chacun de ses os !

— J’ai intérêt à savoir parler si tu veux me soutirer des réponses ! riposta Brejna. D’ailleurs, de quoi tu souhaites causer, au juste ?

— Trêve de bavardage, déclarai-je. Avoue-moi ton crime, qu’on en finisse.

— Quel crime ? Nous sommes des soldats de l’armée de Carône ! Tout ce que nous faisons ici est légitime.

— Non ! Le viol ne sera jamais excusable ! Pourtant, vous n’avez eu aucun scrupule !

— Attends un peu… Tu évoques lequel de nos viols, au juste ?

— Comment ça, lequel ?

— Bon, si on compte ceux depuis le début de la guerre… Je me souviens de ce jeune paysan, taillé comme une tige, une voix fluette… L’incarnation de la faiblesse, en somme ! Sermev n’avait qu’à l’attraper, je m’occupais de lui, et l’affaire était réglée ! En même temps, sous ses airs innocents, il était très provocateur, puisqu’il osait se balader torse nu ! Lui qui avait l’air d’aimer les hommes, nous l’avons ramené sur le droit chemin.

Ces deux menuisiers n’étaient pas leurs premières victimes… Frappée par le vent, je me forçais de maintenir ma position. Difficile de tenir. Difficile de ne pas vomir. Je m’interdis de perdre la face, sinon ils l’emporteraient. C’était ardu à entendre, encore moins à admettre, mais c’était une étape nécessaire !

— Il y avait aussi cette prêtresse, poursuivit la bandite. Comment s’appelait-elle, encore ? Reish, ou quelque chose du genre… Toujours est-il qu’elle pensait s’en sortir en implorant une stupide statue ! Quand on est tombé sur elle, je me suis dit que Sermev avait bien le droit de profiter aussi. J’ai arraché ses vêtements et mon frère s’est chargé du reste ! Il faut se détendre un peu après DE rudes batailles.

Je me perdais ou j’hallucinais. De ses mots dégobillaient d’inqualifiables insanités. Elle se vantait d’actes dont je n’aurais jamais imaginé percevoir l’ombre d’une insinuation. Elle continuait à se targuer de leur malfaisance, à lister ses ravages à la manière d’exploits. Pas une teinte de regrets ne modulait ses paroles. Pas un semblant de rédemption n’éraillait son dédain. Je restai là à les écouter, inactive, immobile, comme inconsciente.

— Tu en veux encore, esprit innocent ? lâcha l’aînée. Après ces réussites, on s’est dit que ce serait plus amusant si on relevait la difficulté. Les couples sont alors devenues nos proies ! On les attaque par deux, on se fait plaisir, puis on les abandonne à leur sort. De toute façon, ils s’en remettront et si ça se trouve, ils apprécient aussi ! Ils n’ont qu’à pas nous provoquer en prenant soin de leur apparence !

— Je rêve…, bredouillai-je. Dites-moi que c’est un cauchemar…

Brejna éclata d’un rire gras. Confirma mes pires craintes. Noircit son portrait déjà bien obscur.

— Je suppose donc que tu parles de nos dernières victimes ? reprit-elle. Ah oui, ces menuisiers, ils avaient du muscle, c’est sûr ! Ils ont résisté un peu plus longtemps que les autres et ont quand même fini par plier !

Elle m’avait heurtée. Non de corps, mais d’esprit. Ainsi je discernais mieux le leur… Malade, malsain, victime d’un incurable mal-être. Un constat que je m’efforçais de dresser tant mes jambes flageolaient, tant mes yeux se détournaient de ces symboles d’atrocité, tant mon estomac se nouait ! Aucune circonstance n’atténuait leurs actes. Aucun passé douloureux ne les excusait.

D’instinct mon poing partit. Et les os craqueraient sous l’impact, et sa mâchoire se décrocherait sous le choc. J’y appliquai toutes mes forces, encore et encore, prête à la cogner jusqu’à la rendre méconnaissable ! Jamais je ne la rudoierais autant que ses victimes… Personne ne pouvait souffrir autant qu’eux ! Même Sermev, à force d’appréhender ce qu’était l’impuissance, s’accrocha à mes chevilles, tenta de me griffer. Mais des étincelles jaillirent des doigts de Tonia et le clouèrent au sol.

Persistaient mon emprise, mes doutes, comme le liquide vermeil le long de mes doigts. Brejna anhélait à mes pieds, encaissant mes coups tant bien que mal, mais me dévisageait toujours. Et son regard sévit après qu’elle eût expectoré du sang.

— J’ai… J’ai sorti la petite bourge de sa zone de confort ! s’écria-t-elle. Sérieusement, Denna, tu crois qu’on est les seuls ? Le viol est une arme utilisée à chaque guerre ! Peut-être bien que tes fidèles amis s’y sont adonnés, eux aussi ! À ton avis, pourquoi Maedon a refusé de t’écouter ?

— Arrêtez de vous comparer aux autres ! Vous ne méritez pas sa loyauté ni nos victoires !

— C’est bien ce qui me semblait… Pauvre moralisatrice, la guerre t’apprend à voir au-delà de ta cage dorée ! Tu sais quoi ? Oui, nous sommes cruels, mais c’est parce que le monde entier l’est. Pour survivre, il faut être fort, et ça implique de renverser les faibles. C’est le contexte idéal, pas vrai ?

— Ce prétexte ne vous a jamais excusés ! Vous n’avez pas violé des innocents pour votre survie !

— D’accord, je rectifie… Pour vivre, il faut manger, dormir et prendre du plaisir. Ce qu’on a fait rentre dans la troisième catégorie. Et ne me regarde pas avec cet air choqué. Il existe des terres au-delà de tes simplistes peintures. Voilà notre principe : rendre ce qu’on nous a donnés.

Elle en désirait encore… Luttant contre mes nausées, j’enserrai mes mains autour de sa gorge et la plaquai contre le tronc. Sûrement allais-je rompre son cou si j’y transmettais ma puissance. Telle était mon intention.

— Tu ne sais pas répliquer, alors tu me tabasses ? provoqua-t-elle. Ce que je t’avais dit à propos de Kolan s’applique aussi à toi. Tu es déguisée en soldate, tu feins d’en être une, mais tu n’en seras jamais une. C’est ça, la différence entre toi et nous. Nous sommes des guerriers, tu es une enfant.

Je la relâchai, laissai pendre mes bras parallèle à mes hanches. Dans un soupir, je me redressai. Relevai la tête. J’avais jugé. J’avais conclu. Ils souffraient d’une maladie intraitable. Un corps exploité à des fins pernicieuses, guidé par un esprit haineux, nourri de l’expérience de la frénésie. Brejna et Sermev restaient dangereux et hargneux en état de faiblesse. Il n’existait qu’une solution contre leur déprédation. Cela, Tonia l’avait réalisé depuis le début, ce pourquoi elle s’approcha avec placidité.

— J’ai pris ma décision, affirmai-je.

— Je savais que tu ferais le choix judicieux, devina la guérisseuse. Cette torche était à ta disposition depuis le début. Tu auras besoin de ceci… Et ne t’inquiète pas, je l’ai déjà remplacé, ils n’y verront que du feu.

Sur ces mots, elle me tendit un flacon dans lequel baignait un liquide transparent à l’odeur forte. De l’alcool… J’enfermai le contenant dans ma paume, puis Sermev et Brejna passèrent au crible de ma vision. Alors je me saisis de la torche à pleines mains et marchai vers le cadet. Pas un trait d’hésitation ne peignait mon faciès. Pas un soupçon de pitié n’esquissait mon portrait. Sermev se savait condamné et me fixait pourtant sans expression. Des flammes rougeâtres dansaient au bout du bâton et n’attendaient qu’à se propager.

— Non ! vociféra son aînée, implorant à genoux. Écoute ma dernière volonté ! Tue-moi si tu veux, mais par pitié, épargne mon frère !

— Pourquoi je le laisserais en vie ? demandai-je d’une voix froide et méconnaissable.

— Il n’est pas aussi mauvais que moi ! Comprends sa souffrance ! Toute sa vie, il a été influencé ! Par sa mère, par son clan, par moi ! Il souhaitait juste s’exprimer mais il n’a jamais su… Je pensais le comprendre, je me trompais. Il n’a rien commis de mauvais, sinon sous mon influence ! Alors je t’en supplie, je t’en conjure, accorde-lui une chance de rédemption !

— Non. Il est autant coupable que toi. Mais je vais être clémente… En mourant avant toi, il ne te verra pas souffrir.

Brejna était trop amochée pour s’interposer. Tant mieux. Je débouchai le flacon sans peine, encore plus d’arroser l’ancien bandit sous les geignements de sa sœur. Il suffit alors d’un geste : abaisser ma torche jusqu’à son torse. Après quoi le règne du feu débuta.

La chaleur s’intensifia à mesure que les flammes se propagèrent. Elles asservirent le coupable, brûlèrent sa tenue, enveloppèrent chair et os. Toutefois… Son mutisme le suivit jusqu’au dernier instant. Il ne courbait pas sous le brasier ni se distordit face à sa propre souffrance. Au contraire, consumé tout entier, son regard persista dans des secondes qui devinrent des minutes. Sermev se fondit dans le fond et embrassa son embrasement.

C’en était fini de lui. De la fumée s’exhalait de sa dépouille noirâtre. Une odeur de mort et de victoire qui me décrocha le sourire. Le sourire le moins familier. Le sourire le plus sadique. Brejna rampait à côté de son cadet. Elle se fichait de plonger ses mains sur la peau calcinée, elle l’enveloppa pour la dernière fois. Sanglots et larmes la tarirent dans son échec…

— Sermev ! hurla-t-elle. Je suis désolée… Je t’ai protégée de notre mère, de notre clan, de tous nos ennemis ! Mais j’ai été faible contre celles que j’ai sous-estimées… J’ai échoué. Pardonne-moi.

Brejna s’étendit sur le dos, garda son bras droit auprès de son cadet, brida ses gémissements en se mordant les lèvres. Une ultime contemplation avant de se plonger dans mon propre regard. De façon inexplicable, un sourire distendit ses lèvres.

— J’espère qu’ils sauront ce que tu as fait, murmura-t-elle.

Un avertissement dont j’aurais dû tenir compte.

J’appliquai ma torche sur son épigastre bien que mes bras tressaillissent un peu. Sa mine comme sa posture s’alignèrent à celle de son frère. Alors l’aînée rejoignit le cadet. Purifiée par les flammes, incendiée jusqu’à l’âme, elle s’éteignit sans un bruit.

Deux existences effacées simplement, la torche comme cautère. Je m’étais suspendue à mon jugement dont la valeur semblait s’effacer. Le bâton oscillait au bout de mes doigts pendant que je contemplais mon crime. Rien d’admirable n’émanait de ses cadavres, ni de la personne devant eux. Il me fallait assumer et aller de l’avant. Un acte bientôt peint dans mon effigie…

— Merci, Denna, dit Tonia en saisissant le bras. Nous devons partir, maintenant, avant d’attirer les soupçons.

— Je viens de brûler vif deux personnes, constatai-je. Et j’y ai pris du plaisir.

— Évidemment ! Brejna et Sermev étaient des meurtriers doublés de violeurs. C’est précisément la raison pour laquelle je t’ai emmenée ici. Tu n’as aucun regret à avoir. Partons.

Tonia éteignit la torche d’un sort. Nous rebroussâmes dans la noirceur de la nuit. Nous abandonnâmes derrière nous deux soldats assassinés hors du champ de bataille.

Je ne m’étais pas rabaissée à leur niveau.

J’étais devenue pire qu’eux.

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