Chapitre 4 : Formation d'unités (1/2) (Corrigé)

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« Pourquoi critiquer la jeunesse d’aujourd’hui ? J’ai enseigné à des générations d’étudiants et ai dénoté des comportements similaires malgré les changements culturels et sociaux. Le problème provient de la jeunesse elle-même. Considérez les enfants, par exemple. Ils couinent, font des caprices, épuisent leurs parents, mais quelques gifles et règles élémentaires les redressent sur le droit chemin, parce que leur esprit se développe encore. Comparez-les avec les jeunes adultes : ils suivent tant les effets de groupe qu’ils se rebellent idiotement contre leur famille. Anciens rêveurs, ils ne supportent pas la complexité de la réalité et tentent d’y échapper, accusant le système d’être responsable de tous leurs maux. Mais est-ce ma faute s’ils n’étaient pas attentifs lors de mes leçons ? Mes collègues vantaient pourtant ma pédagogie et mon dynamisme. Sauf que mes fidèles étudiants préféraient passer leurs soirées dans les tavernes à déglutir des alcools de médiocre qualité et à consommer des substances douteuses tout en écoutant des mélodies simplistes. Et quand il s’agit de copuler, leur imagination déborde ! Les coutumes de notre pays n’excusent pas tout… Ces irresponsables sont les premiers à se plaindre d’acquérir des postes de bas niveau quand leur devoir les rattrape. Pourtant, en dépit de cette majorité, ils finissent par mûrir. Une nécessité liée à la fondation de famille ? En tout cas, pour l’instant, notre royaume est préservé. Je peux dormir sur mes deux oreilles. »

Extrait de l’autobiographie de Shuryne Linal (802 AU – 885 AU), professeure d’histoire à l’école supérieure de Dimreth, capitale d’Orône.


Pratiquer l’épée requérait une condition physique exemplaire. Nos instructeurs mirent pourtant plus d’une semaine avant de le réaliser. D’où provenait cette organisation douteuse ? Oh, ce n’était pas comme si les hautes sphères avaient improvisé l’enrôlement massif…

Le principe de ce jour s’avérait simple : courir à s’en rompre les os, se dépenser à en durcir nos muscles, filer jusqu’au dernier souffle. Un parcours de dix kilomètres au cœur de la nature Vauvordienne. Des centaines de recrues rassemblées pour une à une course… En quoi cela consistait, enfin ? On aurait un encouragement à la compétition. C’était un bien sombre tableau qu’ils esquissaient, semblaient-ils, et ce malgré le chatoiement du paysage.

Parce qu’il fallait être présent pour le constater. Au-delà de la chênaie s’ouvrait une vallée bosselée autour de laquelle grimpaient deux collines. Entre chacune s’écoulait un bassin versant dont les nuances céruléennes se reflétaient jusqu’à nous, pauvres jeunes s’épuisant sur les flancs herbeux. Toute s’étendait dans chaque direction, vers l’infranchissable horizon, aux limites de notre vue que les cèdres délimitaient. Portrait d’une flore en équilibre avec notre espèce, répétait souvent ma chère tante, ou la domination d’immensités végétales auxquelles on se comparait par orgueil. Qui pouvait se targuer d’atteindre la grandeur des résineux jalonnant des déclives plus vastes encore ?

Je m’égarais… et j’en pâtissais. Difficile de tenir le rythme quand certains camarades sprintaient comme des forcenés, sans dénoter ne fût-ce qu’une once de fatigue. On n’appartenait pas à la même catégorie ! Des promptes silhouettes avaient disparu de ma vision, s’inscrivaient parmi les meilleurs, ignoraient quiconque ne soutenait pas leur cadence. Grand bien leur fît, voilà des candidats plus probables pour mener cette guerre !

Suivaient alors les retardataires, les rejetés, les derniers du peloton. Bien sûr que j’en faisais partie ! Je me souvenais encore de la douleur. Mon corps entier soumis à des brûlures semblables à des mutations. Si seulement mes chevilles ne s’alourdissaient pas à chaque pas… Si seulement mes poumons ne réclamaient pas de l’air en permanence ! Quadriceps, deltoïdes et abdominaux travaillaient au détriment de ma peau qui s’irritait sous la radiation diurne, d’où perlaient des filets de sueur salée. Et mes os… Ils couinaient, bon sang ! Et ils continueraient tant que je parcourais cette interminable montée !

Ne pas renoncer. Le sommet était à portée de pas. Jamais je ne m’étais défilée lorsque se présentait une œuvre trop complexe. Après la pente viendrait la descente, lueur invisible dans ma vision trouble ! Hors de question de faiblir alors que je me rapprochais de l’arrivée ! Sinon raison serait donnée à ceux qui me dédaignaient, la peintre chétive inapte à affronter le monde…

Ici se dresserait mon avenir ! Peu m’importaient les invectives et les dérisions : si on m’imposait mon futur autant m’y impliquer de tout mon être ! Ainsi mon corps se musclait, se renforçait, se transformait… Moi-même en étais altérée.

Quel était ce gémissement que la brise me transmettait ? Un jeune homme en plus piteux état que moi. Kolan s’était effondré, arrosant le sentier de ses larmes. De ses ultimes forces, il se retrouvait couché tandis que des rayons solaires perçaient la cime pour mieux faire luire son visage. Il était l’ombre dans la nitescence. Une blême silhouette baignée de ténèbres. Tant que sa pâleur continuerait d’envahir sa figure, tant que son esprit l’abandonnait dans des pensées nébuleuses, il ne pourrait pas remonter la pente.

Je ne l’abandonnerais pas ! Aussitôt un regain de vigueur m’emplit. Un stade maladif triomphait au-delà de l’essoufflement et des douleurs naturelles, et Kolan en subissait les frais. Je lui tendis faiblement la main.

— Ne renonce pas, implorai-je. Nous sommes proches du but. Je sais que ce te sera difficile, mais tu dois te relever.

— Pourquoi donc ? se lamenta Kolan. Je me sens bien ici… à contempler une nature bien supérieure à moi. Je ne suis qu’un homme faible, fragile… Je suis condamné à surpasser des limites destinées à me tuer. J’aurais voulu mener une existence simple. Admirer les bossellements de la vallée des heures durant… Me nourrir de notre étoile, indéniable source de vie… Écouter le chant des oiseaux… Se fondre dans la seule véritable harmonie de ce monde… Ce serait parfait si je pouvais mourir… Ici, maintenant. Bien des souffrances me seraient épargnées.

Voilà comment le système réduisait les pauvres âmes. Kolan n’était pas responsable de son sort ! Restait à trouver la manière de l’extirper de sa condition. Mais mon partenaire camaïeu se sclérosait lui-même dans l’espace comme dans le temps. J’avais beau le tracter, encore et encore, je réussissais juste à prolonger son supplice de quelques mètres. Alors nous demeurions là. Dépassés par la situation et par nos camarades qui, au mieux, ralentissaient pour mieux nous apercevoir.

— Kolan ! m’inquiétai-je. Je comprends ce que tu ressens… Ma tante m’a obligée à m’engager. Je n’ai pas vécu tous tes malheurs, mais je suis certaine que tu peux améliorer ta condition !

— Épargne-moi ta consolation…, se dolenta Kolan. Je ne mérite pas ta bienveillance… Crois-tu que c’est lié à mon vécu ? Même des nobles sont malheureux en ce bas monde. Car un destin identique attend chacun de nous.

— Tu ne peux pas juste attendre la mort !

— C’est vrai, je ne veux pas mourir… Mais je souhaite parfois n’être jamais né.

Chaque syllabe prononcée équivalait à une torture pour lui. Souvent la course effrénée de l’existence atteignait son terme en un rien de temps. On s’arrêtait dans l’instant oublié, non par éreintement, mais par perte d’opiniâtreté. On n’osait plus accélérer ni détaler, juste se figer.

J’étais livrée à un cruel dilemme. Devais-je entraîner ce malheureux contre son gré ou l’abandonner ? Deux choix qui auraient pesé sur ma conscience… si Lisime n’était pas survenue, étincelante depuis le haut de la pente, fonçant à s’en briser les tibias ! Elle était l’esprit providentiel que Kolan n’avait pas attendu. Une étincelle brilla pourtant dans ses prunelles quand elle s’accroupit à sa hauteur.

— Des soldats m’ont dit que tu renonçais ! s’étonna-t-elle. Allons, Kolan, est-ce bien digne de toi ?

— Mais je suis ainsi…, répliqua péniblement notre ami. Je ne suis personne. Un orphelin, un servant, enfant rejeté de tous. Incapable de me confronter à la dureté de notre système… ni à devenir un adulte.

— Et quoi ? Si tu t’arrêtes maintenant, tu seras renvoyé auprès de ta famille d’accueil qui te méprise. C’est ce que tu souhaites ?

— Je ne souhaite pas non plus m’engager dans un conflit dépourvu de sens. Et même si je le voulais, je ne peux pas ! Je ne suis qu’un esprit médiocre dans un corps grêle…

Lisime gifla Kolan.

Pourquoi ? Elle qui avait cherché à l’attendrir avec les mots… Ma consoeur se redressa : pas un pli n’assombrissait sa mine. Elle se mettait en évidence face aux rayons lumineux. La blancheur de son sourire en égalait l’intensité ! De sa posture surmontaient des traits légers au-delà d’une quelconque insouciance. Alors elle tendit sa main comme nul ne l’aurait fait, surtout pas moi.

— Grimpe sur mon dos, proposa-t-elle.

— Hein ? se demanda Kolan.

— N’y allons pas par plusieurs chemins, empruntons le seul et direct ! Jamais je n’abandonnerai un compagnon dans le besoin ! Je te porterai jusqu’à destination, car c’est dans l’entraide que nous nous endurcirons !

— Mais je…

— Pas un mot, tu es déjà assez essoufflé ! Allons-y, on doit rattraper notre retard !

À la proposition du cœur se joignait l’acte du corps. Lisime s’accroupit, s’ouvrit à son ami, suscita sa motivation. Kolan parvint à s’accrocher à ce sursaut d’espoir, à la seule personne qui lui tournait le dos de la façon adéquate. Jambes croisées contre son bassin, mains accrochées à ses poignets, le jeune homme se posa sur les épaules voûtées au-dessus desquelles triomphait la personnification de l’assurance.

Alors la sauveuse reprit la course. Il fallait cependant m’adapter à leur rythme ! Mais comment me maîtriser sans rompre mes muscles ? Lisime esquissait de bien trop prestes coups de pinceaux, fusionnant aplat et nuances dans une parfaite harmonie ! Ma consœur trottait dans une incroyable montée d’adrénaline. Je m’efforçais de ne pas être semée ! Nous dépassâmes d’autres soldats qui n’avaient pas achevé le parcours. Si bien qu’ils nous dévisagèrent avec leurs yeux écarquillés… Même si je surpassais mes attentes, que valais-je en comparaison de ma camarade ? Bien peu, je le craignais.

Elle avait pris l’initiative tandis que mes arguments s’étaient effacés devant l’inconsolable. Elle réparait des maux pendant que je la suivais dans l’ombre d’une gloire à conquérir. Elle courrait sans interruption ni relâche ! Vers l’orée des bois, vers l’horizon ! Elle filait au gré du vent, nonobstant ses inspirations saccadées, nonobstant ses tendons écrasés sous la force de l’invaincue détermination. Même si elle ralentissait au fur et à mesure, même si elle s’essoufflait à vue d’œil, Lisime ne s’arrêta pas.

Je souffrais… Mais je triompherais ! Surpasser ses limites, dominer mon être, combler mon âme ! Tant pis je brisais l’équilibre de mon corps. J’irais dans le contrepoint de la brise, dans la dyspnée, sous les brûlures de l’astre diurne ! Réclamant fraîcheur, quémandant désaltération, souhaitant un terme !

Enfin nous franchîmes la ligne d’arrivée. Nous avions dépassé plus d’une vingtaine de recrues… Un miracle, aucun autre mot ne pouvait qualifier cet exploit ! Ni ses expirations étouffées, ni sa peau rubiconde n’entachaient son portrait. Elle était allée au-delà de toute expectative… Un élan conclu avec délicatesse, comme elle puisait dans ses derniers sursauts d’endurance pour déposer Kolan.

De sa bouche sortit un ultime borborygme avant qu’elle s’affalât sur le lit verdâtre.

— Lisime ! s’affola-t-il. Est-ce que tout va bien ? Tu n’aurais pas dû…

Il exhala un soupir lorsque des ronflements nous percèrent les oreilles. Sacrée Lisime, elle l’avait bien mérité ! Kolan, quant à lui, s’allongea à ses côtés, non à plat ventre comme elle, mais encore orienté vers le ciel. Au moins était-il parvenu au bout du trajet.

— Elle a failli se tuer pour moi…, s’attrista-t-il.

— Mais non ! rassurai-je. Elle a juste accompli un effort physique considérable. N’est-ce pas la preuve de sa dévotion ?

— Pourquoi ? Je ne suis qu’un fardeau.

— Elle ne t’aurait pas emmenée si elle te considérait comme tel.

Des applaudissements retentirent derrière nous. Pour sûr qu’une pléthore de soldats s’était réunie pour prendre exemple, ou quoi que ce fût de moins flatteur. Notre générale s’y situait en tête, ses mains gantelées tintant chaque fois qu’elle tapait.

À son niveau se tenait notre supérieur bien plus satisfait, ainsi que Denhay Restel, chef de la douzième unité. Homme au crâne dégarni et à l’hirsute barbe rousse, sa cotte de mailles renforcée de chausses et gantelets amplifiait sa carrure, tandis que deux courtes lances ornaient sa dossière. Et sur son surcot apparaissait le sempiternel blason de Vauvord, comme si ceux des autres royaumes ne revêtaient aucune importance ! Où étaient les autres commandantes ? Déjà parties, sans doute… Nous n’avions pas pu rattraper tout notre retard.

Je devais me calmer, récupérer mon énergie, ne pas m’abaisser au jugement d’autrui. Difficile néanmoins lorsque ma tante jaugeait mes partenaires d’un air dédaigneux.

— Quel gâchis de talent, estima-t-elle. Lisime est un bon potentiel pour notre armée et elle sue sang et eau pour cet anémié ! Voici une preuve supplémentaire que les hommes ne savent parvenir à rien par eux-mêmes, ils ont toujours besoin d’aide.

— Générale, répliquai-je, si vous pouviez…

— Une bonne soldate sait se taire quand il faut. Toutefois, tu m’as quelque peu impressionnée, Denna. Tu as mis moins de temps que je ne l’aurais imaginé. Et je suppose que tu l’as aussi perdu pour lui.

— Lisime a été courageuse ! complimenta Maedon. Elle a parfaitement compris ce qu’on attendait d’elle. Son comportement altruiste est un exemple pour chaque soldat.

— En aidant les faibles, les forts se mettent eux-mêmes en danger.

— Je ne suis pas d’accord et je…

Jalode intimida son subordonné des yeux, lequel tenta désespérément de regarder ailleurs.

— Tu oses contester mon autorité ? réprimanda-t-elle. Peut-être qu’une petite correction te rappellera où est ta place !

— Non, non, ma générale ! s’excusa le commandant. Jamais je ne remettrais votre opinion en question…

— J’aime mieux cela. Le jour où ton impertinence ressurgira, souviens-toi de grâce à qui tu t’es hissé jusqu’à ce poste. Aide donc nos deux grabataires à récupérer maintenant. J’ai à faire.

Ajustant sa cape, ma tante quitta ce débat. Résidait un commandant à court d’argument que son homologue rejoignait après un retrait stratégique.

— Lequel de vous deux a raison ? commenta Denhay. Je ne sais pas… Es-tu vraiment honnête, Maedon ?

— Pourquoi tout le monde m’agresse, aujourd’hui ?

— Tu appelles ça une agression ? Tu ne serais pas un peu sensible, mon vieux ? J’ai juste l’impression que toi et Ashetia êtes exactement les mêmes : tout gentils avec votre unité pour mieux être appréciés. Vous ne cacheriez pas quelque chose, par hasard ? Soigner autant son image…

— Ce n’est pas le moment, Denhay ! Je vais aider mes soldats parce que c’est mon devoir de commandant. Rien d’autre. Et je les féliciterai comme il se doit, car aujourd’hui, ils m’ont tous prouvé leur valeur.

Alors que Denhay fronça les sourcils, Maedon adressa un signe de la main à mes compagnons et moi. Ainsi des camarades aidèrent à porter Kolan et Lisime vers notre camp. À ce moment se consolidait notre unité. Entraide et camaraderie étaient synonymes… Mais qui défendrait encore ces valeurs lorsque les circonstances l’exigeraient ?

Pourquoi me distançaient-ils ? À chacun de mes pas se propageaient des ondes de douleur à travers tout mon corps ! Hors de question de boîter, pas après ces efforts, pas après cet amalgame de compliments et mépris. Une silhouette se dirigeait pourtant vers moi. Qui était ce jeune homme svelte à la superbe chevelure flavescente, au bouc doré et aux yeux azurs luisant ? Il portait un arc à double courbure d’une pureté sans pareille, et ses renforcements en cuir s’accordaient à sa tunique verte. Son bracelet semblable à celui de Rohda indiquait son appartenance.

Il me tendit sa main.

— Tu as l’air épuisée, me dit-il avec un léger accent guttural. Même les retardataires doivent se reposer.

— Vous êtes sergent ? demandai-je.

— Kiril Molher, sergent de l’unité onze, en effet.

— Je vous reconnais ! Vous étiez devant tout le monde lors de la course. Vous êtes largement meilleur que…

— Plus entraîné, peut-être, mais pas meilleur. Tant que nous sommes isolés, je peux aller clairement dans le fond de mes pensées. J’ai entendu de loin la générale Jalode et le commandant Denhay. Sans leur manquer de respect, je trouve leur attitude incorrecte. Cette hiérarchie est élitiste et n’encourage pas les soldats à se surpasser, comme vous l’avez pourtant fait aujourd’hui.

— Certains pourraient considérer votre opinion dangereuse…

— Et alors ? Ils ne me font pas peur.

— Pourquoi vous l’exprimez à l’abri des regards, dans ce cas ?

— Parce qu’ils ne sont pas prêts. Ma commandante est très réceptive, mais la plupart des autres se contentent d’utiliser leurs sergents comme assistants. Si je monte en grade, peut-être qu’ils m’écouteront. Telle est mon ambition.

De la détermination rayonna sur les traits du sergent comme il me guidait vers la lueur du camp. À peine arrivée que je me confrontais déjà à la hiérarchie, d’une manière ou d’une autre… Il fut l’un des premiers à m’intriguer, mais loin d’être le dernier.

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