Ce milieu

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Le ressenti « heureux » de cette fin n’est ni une illusion, ni une tentative d’appliquer la méthode Coué.

Un nombre incalculable de personnes, qui toutes vivent dans cette même société qu’est la nôtre, sont heureuses. Ce n’est pas tant le contexte qui influence notre moral, mais essentiellement notre capacité à faire face aux diverses tracasseries qui nous arrivent, pour nous en sortir.

En septembre dernier, j’ai obtenu le divorce. Mon ex-épouse a décidé de ne pas faire appel de la décision.

Depuis un an, mes cheveux ont poussé. Je n’aime d’ailleurs pas ma nouvelle apparence, mais je m’y tiens : c’est un moyen efficace qui me pousse à persévérer dans mes actions par rapport au faux rapt et aux entraves à enquête. À chaque occasion où je veux me couper mes cheveux, je me rappelle que je dois persévérer contre certains policiers ou magistrats, et que mes démarches doivent aboutir.

Entre temps, ma famille m’a aidé. Mes mère et grand-mère ont écrit au Premier ministre pour demander l’arrêt des pressions à mon encontre. Mais la réponse des autorités a aggravé la situation : les lettres sont redescendues à la préfecture de police. Ces services ont alors inventé que j’aurais déposé un lot de huit plaintes contre mon épouse, et que pour cette raison j’ai l’obligation de me rendre chez le psychiatre qui a été désigné…

J’ai exercé un nouveau recours administratif contre ce courrier que je qualifie de faux, mais en vain, je suis débouté.

Je reçois également une lettre de la Direction des affaires criminelles et de grâces auprès de la Chancellerie. Ce courrier est signé par le « Chef de la police judiciaire ». Imagine-t-on que d’autres ministères puissent posséder leur propre service qui donne des ordres à des policiers en dehors de la hiérarchie habituelle des policiers ? Il s’agit d’actions transversales qui court-circuitent nos institutions.

Cette particularité montre que le gouvernement utilise ce service du ministère de la Justice pour contourner la prétendue indépendance des parquets : ils donnent ainsi des ordres directement à des policiers.

La situation s’éclaircit au sujet de l’effraction de mon domicile un an plus tôt devant des policiers niçois : des fonctionnaires du ministère de la Justice avaient directement demandé à des policiers visiblement véreux de monter un chantier à mon encontre, en dehors de toute instruction du parquet. Ce dernier ne devait qu’intervenir pour étouffer l’affaire, par exemple en me menaçant de dénonciation imaginaire ou en m’envoyant devant un psychiatre. Ce système est connu de plusieurs, mais tabou.

Ainsi, le juriste de mon assureur qui avait refusé d’intervenir pour obtenir la copie des enregistrements vidéos de ma rue avait peur. Peur de quelque chose qui le dépassait. Cet assureur avait par la suite persisté pour que je me rende devant le psychiatre. J’ai jusqu’à présent refusé. Alors il y a deux ou trois mois, par lettre recommandée, l’assureur vient de mettre fin à notre contrat : tout est fait pour étouffer les affaires qui dérangent.

Les petites magouilles continuent. Le département des Bouches-du-Rhône avait prétendu il y a deux ans m’avoir envoyé une convocation à laquelle je ne m’étais pas rendu. J’avais nié l’expédition de ce courrier, tout en demandant, à l’époque en vain, à voir la preuve de l’expédition.

Il y a six mois j’ai reçu une copie de l’enveloppe : deux autocollants y sont apposés : le premier, « recommandé », et un second, « adresse introuvable, retour à l’expéditeur ». Mon facteur me connaissait, ce n’est pas lui qui a refusé que la lettre me soit transmise. J’avais le sentiment de quelque chose qui m’échappait, jusqu’à ce que je réalise que l’enveloppe était affranchie d’un simple timbre au tarif lent, et non au prix d’un recommandé ! C’était une manœuvre de fonctionnaires du département en accord avec des facteurs : ils faisaient croire que la lettre était envoyée en recommandé, alors que ce n’était pas le cas, et ils apposaient un autocollant « retour à l’expéditeur », en court-circuitant la procédure encadrée des courriers recommandés.

J’ai saisi le juge administratif ainsi que le procureur de Marseille cette fois-ci. Les deux m’ont donné tort en confirmant que l’envoi avait été régulier : le premier jugement affirmait qu’il s’agissait d’une erreur de ma part, car j’aurais gardé une boîte aux lettres inaccessible aux services de La Poste, et le procureur qu’il ne s’agissait pas de la création d’un faux document…

J’ai saisi la hiérarchie de La Poste à Paris, qui eux aussi ont nié tout dysfonctionnement : après une prétendue enquête, la directrice du centre de distribution d’Istres a affirmé que le pli avait été envoyé à son expéditeur car, selon elle, Rachel n’habitait plus avec moi à cette époque. Ceci est faux, elle n’a déménagé que six mois plus tard…

J’ai également été progressivement été écarté de l’association de défense des consommateurs : lorsque j’avais fui trois semaines à Paris, la structure avait temporairement pourvu à mon remplacement. Et quand j’étais revenu, on m’affirmait d’une semaine à l’autre que les plannings étaient déjà établis avec d’autres personnes, et qu’ils n’avaient plus besoin du volontaire que j’étais. J’avais travaillé six ans pour eux, une page qui se refermait.

Dans l’affaire contre mon assureur cette structure de Martigues avait refusé de me soutenir. J’ai dû me rendre à Marseille dans l’association sœur pour obtenir un appui.

Quand une situation tourne mal, nous devons nous attendre à perdre plusieurs soutiens que nous croyions, auparavant, pourtant solides.

Ceci est un apprentissage. Je conserve le sourire, car les dernières visions que j’avais de notre société se sont révélées exactes.

Ma perception de notre environnement n’a pas changé. L’essentiel se situe ici : je ressens beaucoup mieux ce qui m’entoure. Je suis content d’avoir vu juste. Je persiste avec la « fin heureuse ».

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