Un rêve

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J’éprouve un impérieux besoin de me sortir de la situation dans laquelle je me trouve. Je dois annuler toutes les menaces de la police à mon encontre, et apprendre les raisons pour lesquelles la rançon a pu être versée sans que la police n’intervienne, ainsi que les motivations du parquet à mon encontre. Car je ne suis qu’à moitié convaincu, dans l’hypothèse où je ne fais rien, que la police ne me tombera pas dessus dans six mois ou un an, pour m’achever.

Le leitmotiv également de certains membres de ma famille, qui se sont fait eux aussi avoir, mais qui refusent de s’en prendre à Rachel, et insistent pour me demander le remboursement de la somme qu’ils ont versée. Pourtant je suis aussi victime. Peut-être est-ce le pire, car lorsque je penserai sortir la tête de l’eau certains seront là pour me la plonger à nouveau, simplement parce que chaque conscience individuelle éprouve des difficultés à reconnaître s’être fait piéger. Pourtant c’étaient eux qui possédaient l’argent et qui étaient les premiers visés.

Je ne dois rien faire sauf chercher des solutions, et réfléchir. J’éprouve toujours une grande confiance pour les propositions de mon inconscient, il ne me reste plus qu’à les assimiler.

Je vais mieux explorer la piste des rêves : le matin, au réveil, aurai-je un éclair de génie ?

Le rêve lucide m’intrigue. Il s’agit de rêver, et au milieu du rêve, de prendre conscience que nous sommes plongés dans un univers onirique. À ce moment-là nous pouvons décider de passer au travers d’un mur, sur simple envie de notre conscient. Le rêve lucide doit se travailler. Il faut s’entraîner assez longtemps.

J’en parle aux enfants, surtout à Nicolas, qui devrait être amusé par les rêves lucides. Je lui explique que lorsqu’il est dans son rêve, et qu’il en prend conscience, alors il peut se faire plaisir, comme si tout était vrai. Il peut décider de s’envoler comme Superman ou un autre héros. Il vivra pleinement son rêve.

Pour ma part, je vais rechercher une autre application dans le rêve lucide. J’ai lu l’histoire d’une internaute qui parvenait à placer consciemment dans son sommeil une sorte de génie : celui-ci lui indiquait la solution qu’elle recherchait. Cette méthode permet à son personnage conscient au sein du rêve d’écouter une sorte de traduction du message subconscient.

Je passe des semaines à m’entraîner. Je me renseigne sur le sommeil et ses différentes phases. Ces connaissances m’aideront-elles ?

J’apprends qu’au Moyen Âge les gens fractionnaient leur nuit : au milieu de celle-ci ils se réveillaient durant à peu près une heure et vaquaient à certaines occupations. Puis ils se recouchaient. D’après mes lectures, ce ne serait qu’à l’époque de l’industrialisation, où pour des raisons de performance personnelle, cet espace vide au milieu de la nuit aurait été supprimé. Simplement parce que nous gagnions une heure de sommeil qui pouvait, la journée, être employée à travailler dans des ateliers.

J’essaie. Mon but est de mieux rapprocher mon conscient de mon inconscient. Ainsi le rêve, le sommeil m’apparaissent naturellement privilégiés. Le soir je n’hésite pas à veiller jusqu’autour de trois heures du matin. Mon but est de parvenir à un état de fatigue le matin, au cours duquel je privilégierai mes réactions inconscientes. Je fixe l’heure de mon réveil au temps nécessaire pour préparer les enfants le matin et les mener à l’école. Je me recouche ensuite.

Lorsque mon réveil sonne, je m’efforce de garder en mémoire mon rêve, puisque j’y reviendrai. Je suis parfaitement éveillé lors des tâches matinales. Je souris au moment de me recoucher, car j’aperçois là une grande proximité entre mon esprit conscient qui conçoit la nécessité de rejoindre l’inconscient suspendu un temps.

Au fil des jours je parviens à mieux m’approcher de cet équilibre. Contrairement à Nicolas à qui je présentais l’aspect ludique du rêve lucide, je ne recherche rien de sensationnel. Pourtant j’y arrive. Je ne recherche pas non plus la création de ce « génie » dans mes rêves : juste accorder une part plus importante à la compréhension de mon inconscient, bien que par définition il demeure toujours insaisissable.

Je ne cherche pas à jouer, mais à progresser. Lors d’un rêve parmi d’autres, j’acquiers la conscience. Je ne cherche pas à me prouver que je suis arrivé au rêve lucide. Je suis dans une rue. Le contenu du rêve importe peu. Je suis à côté d’une borne incendie, rouge. Pour vérifier l’état de ma conscience, je la touche pour la faire changer de couleur : elle vire au bleu. Je suis content, très content d’être parvenu à cet état. Je la touche à nouveau et elle devient verte. J’abandonne mon conscient pour la suite du rêve. Je ne sais plus si je me réveille juste après. Là encore ceci importe peu. Je conserve le souvenir d’être intervenu consciemment dans mon rêve.

D’une manière générale je ne saurais qualifier mes avancées, si elles sont effectives. Mes problèmes personnels continuent à peser sur mes épaules. La solution ne relèvera peut-être pas celle d’un éclair de génie, mais simplement d’une meilleure ouverture d’esprit.

En parallèle je renoue avec l’hypnose de rue : un autre hypnotiseur est en train d’établir régulièrement des séances à Aix. Je suis souvent indisponible, mais quelques occasions se dégagent. Je raconte toujours aux enfants quelques phénomènes réalisés.

Une après-midi lorsque nous sommes chez ma grand-mère, Océane et Nicolas me demandent à nouveau de les hypnotiser. J’accepte.

Je commence par Nicolas. Après une ou deux variantes de catalepsies, puis d’amnésie, je m’apprête à tenter une hallucination. Nicolas est de tempérament assez difficile pour manger, contrairement à sa sœur qui goûte de tout. À midi il avait refusé les choux-fleurs au prétexte du goût qui ne lui plaisait pas.

Il est sous hypnose, et je vais chercher dans le réfrigérateur des gros morceaux du chou-fleur qu’il avait refusé un peu plus tôt. Maintenant tout est froid, et la sauce de la viande qui l’accompagne ne donne plus envie. Pourtant je découpe trois grosses pièces, que je pose dans une assiette et la lui apporte.

— Tout à l’heure quand tu ouvriras les yeux, tu verras devant toi de gros morceaux de chocolat, lui dis-je. Tu sais que normalement je n’aime pas beaucoup que vous preniez des sucreries, mais on dira qu’aujourd’hui c’est spécial, et je fais une exception. Tu aimes le chocolat, n’est-ce pas ? Tu peux ouvrir tes yeux.

Nicolas s’exécute. Il voit l’assiette devant lui.

— Tu aimes le chocolat, n’est-ce pas ? Je vais faire une exception, là nous sommes chez Mamie, tu peux les manger, tu diras merci à Mamie.

Il me regarde. J’enchaîne :

— Vas-y, tu peux les manger.

Il saisit le premier morceau. Je ne bronche pas. Il est très important en hypnose de ne montrer aucune défaillance, aucun signe imperceptible de doute. Il suffit d’être sûr de soi et toute la suite se déroule normalement. Nicolas mange la première portion de chou-fleur. Il tire la tête.

— Tu n’aimes plus le chocolat maintenant ?

— Si, mais c’est du chocolat blanc, et j’aime un peu moins.

— Ah, enchaîné-je, ce n’est pas grave, regarde l’assiette, les deux autres morceaux sont du chocolat au lait, tu aimes un peu, je crois, et le dernier, du chocolat noir, ce que tu préfères. Tu le vois, ça va comme ça ?

— Oui.

Il finit les autres morceaux devant les yeux ébahis de sa sœur et de ma grand-mère. Je poursuis l’hypnose par encore un ou deux jeux supplémentaires, puis je le réveille. Comme à l’accoutumée je lui demande de se souvenir de tout ce qui s’est passé et d’en retirer de bonnes choses.

Il est maintenant dégoûté du chou-fleur dont le goût subsiste dans sa bouche. Il va boire de l’eau, se rincer la bouche. Exceptionnellement il ingurgite de vrais carrés de chocolat. Ceci dure plusieurs minutes durant lesquelles il semble avoir du mal à se défaire du goût déplaisant.

Je lui rappelle qu’au moment où il pensait manger du chocolat il n’avait eu aucune mauvaise sensation. C’est maintenant uniquement la connaissance qu’il a de ce qu’il a fait précédemment qui le dégoûte. Je lui rappelle que l’hypnose est un apprentissage. Son inconscient l’a laissé manger du chou-fleur parce qu’il savait que ce n’était pas dangereux pour lui. Il a trouvé un petit goût bizarre, mais il a quand même continué. L’impression de mauvais goût qu’il ressent maintenant est minime par rapport à tout à l’heure. Sauf que sa perception actuelle lui fait ressentir maintenant le mauvais goût. J’insiste auprès de Nicolas pour qu’il se méfie des perceptions, beaucoup plus modulables que ce que l’on pourrait imaginer.

Cet épisode, au fond de moi-même, soulève de lourdes interrogations. Sous hypnose il n’est pas possible de forcer une personne à faire quelque chose qu’elle se refuse en temps normal. Dans le pire des cas, la personne se réveille, et plus fréquemment la suggestion n’a pas de prise sur elle. Avec Nicolas, lorsque je lui présente l’assiette de chou-fleur en tant que chocolats, il aurait simplement pu me dire que l’hypnose ne fonctionnait pas, qu’il voyait du chou-fleur, et nous serions alors simplement passés à un autre phénomène.

Ça n’a pas été le cas. Et Nicolas a vu des chocolats qu’il allait manger. Ceci ne dérangeait pas son subconscient. Pourtant il a tiqué. Il a vu du chocolat blanc après l’avoir goûté. Or, lorsque nous annonçons à quelqu’un que nous avons du chocolat, nous pensons systématiquement à du chocolat noir ou au lait. « Couleur chocolat » correspond au marron. Son inconscient est allé chercher une variante du chocolat, très peu fréquente. Je reste très surpris par cette réponse du « blanc ».

Cette anecdote m’interpelle très fortement, car elle me montre une puissance démultipliée de notre inconscient. J’attribuais le pouvoir de choisir des variantes futiles, tirées de notre monde industriel telles que cette confiserie lactée qui ne contient d’ailleurs pas de cacao, à notre conscient. Je croyais que notre inconscient n’intervenait que lors de choix stratégiques et laissait à la partie consciente de notre esprit les miettes insignifiantes de décisions futiles. Or à travers de ce qui vient de se produire, je ne peux que constater que notre inconscient a une maîtrise totale des situations, y compris de ce que j’attribuais au conscient.

Mais ce n’est pas tout. Si l’inconscient de Nicolas ne voulait pas qu’il mange le chou-fleur, il aurait dû le réveiller. Il ne l’a pas fait. Le subconscient est allé chercher une raison tordue, celle d’un chocolat inhabituel. Pourquoi ? Le mot « tordu » est de mise, pas seulement chez Nicolas, qui n’est qu’un enfant, mais chez nous tous. Nous ne comprenons pas ce qui nous entoure. Nous pensons comprendre, mais ce n’est qu’une croyance, nous ne saisissons qu’une infime fraction du monde. La phrase d’Erickson qui dit que notre conscient, prétendu intelligent, n’est qu’imbécile devant notre inconscient s’illustre parfaitement ici.

Notre esprit, à nous tous, est tordu, et nous vivons parfaitement ainsi. Notre vie dépend des paramètres différents que ceux que notre conscience croit. Ce sont trop souvent nos croyances, auxquelles nous accordons à tort une importance injustifiée, qui nous guident sur un chemin tortueux, bizarre. Notre vie, celle que nous pensons suivre, n’est pas là. Nous existons, mais sur des chemins parallèles.

Je poursuis avec Océane. Elle connaît le « pause-lecture », et je le réitère. Les enfants jouent à « pierre-feuille-ciseaux » : ils cachent dans leur dos leur main qui va prendre la forme d’un de ces trois objets. Statistiquement on ne gagne qu’une fois sur deux. Je propose à Océane ce jeu qu’elle connaît bien, sauf qu’au moment de sortir la main je prononce « pause ». Océane se fige et ne se souvient plus de ce qui va se passer. Je triche et regarde dans son dos l’élément qu’elle s’apprête à me présenter. Je la contrecarre. Océane apparaît pleinement consciente lors du jeu, elle n’est pas endormie et, dans l’apparence, dispose de toutes ses facultés. À part un moment imprécis, je gagne par neuf points contre un. Après quelques autres jeux, je lui pratique un réveil propre :

— Je vais compter jusqu’à trois. Un, tu prends de bonnes respirations et tu sens tous tes muscles, tout ton corps retrouver toute cette puissance que tu as toujours eue. Deux, toujours avec de bonnes respirations tu oxygènes ton cerveau. Tout revient, tu te souviens de tout, tu te souviens de tout ce qui vient de se passer, et tu pourras en rire. Tu retiens de cette expérience tous les souvenirs marrants et bénéfiques. Trois, tu ouvres les yeux.

Elle est à l’aise. La surprise se lit tout de même sur ses yeux. Deux ou trois secondes passent, puis elle se jette sur moi pour me frapper :

— Papa ! Tu es un tricheur !

Dans la rue je ne peux pas avoir de tels retours. Ici je ris. La réaction d’Océane est spontanée, directe. Elle continue à m’asséner quelques coups.

Cette expérience, bien que basée sur un jeu anodin, me prouve qu’il n’est pas possible d’empêcher les souvenirs à quelqu’un, il n’est pas possible de créer véritablement une amnésie. La mémoire peut être enfouie, enterrée quelques instants dans le cas présent ou plus longtemps à d’autres occasions, mais elle n’est jamais effacée. J’insiste : il n’est pas possible sous hypnose de provoquer une amnésie. Les souvenirs existeront toujours. Dans de graves cas, un hypnothérapeute pourra toujours faire rejaillir des souvenirs, s’ils ne sont pas traumatisants. Là encore les pouvoirs de l’hypnose, de s’adresser à notre inconscient, sont démesurés. Le problème réside dans la conscience que nous accordons aux événements. Notre conscience est partielle, tronquée de tout ce qui peut nous choquer. Et par là elle n’est pas exacte, elle est une source d’erreurs. Nous devons plonger plus profondément dans notre inconscient, au fond de nous-mêmes.

Je pense à un astrophysicien de la NASA. Ils sont des milliers, mais tous doivent avoir un moment ou l’autre le même rêve : les étoiles. Rêver, imaginer l’espace interstellaire, inaccessible depuis notre Terre. Puis voir les étoiles briller, quand nous sommes dans l’espace. Les planètes telles que Mars, ou notre satellite la Lune, ne sont que des étapes vers l’infini. Nos États ouvrent la voie vers cet Univers. Il faut aller plus loin. Voilà notre rêve commun. Combien d’argent est dépensé dans cette course ? Nous sommes des microbes dans l’univers, et nous voulons grandir, nous donner une autre consistance.

Alors la recherche avance pour aller plus loin. Des budgets considérables sont débloqués pour franchir des caps. L’astrophysicien rêve. Il rêve d’autres galaxies, d’autres planètes, d’autres mondes. Il a déjà quitté la Terre.

Mais le rêve, ne l’avons-nous pas déjà à portée de main ? Avant de se rendre à son travail, l’astrophysicien n’était-il déjà pas en train de rêver dans son lit ? Oui, mais ce n’était pas le même rêve. Éveillé, il cherche l’inaccessible alors qu’un autre rêve à portée de main lui tendait les bras : le sommeil. Il a mis son réveil, ce n’est pas la même chose. Pourquoi cherche-t-il cet inaccessible ? Quels sont ces millions ou milliards de dollars engloutis hors de notre Terre ? Pourquoi ne pas constater que le rêve est déjà à notre portée, chaque nuit, et que ces crédits faramineux devraient plutôt y être consacrés ?

Je continue à visionner des conférences sur l’hypnose. Certaines portent sur des sujets connexes. C’est le cas de l’une d’elles qui donne la parole à un chercheur au Collège de France. Il parle des rêves. Je ne regarde que vingt ou trente minutes de la conférence qui dure pourtant plus d’une heure, avant d’éteindre mon écran : je viens d’être surpris par ce que j’ai entendu, je reprendrai plus tard.

L’homme vient d’expliquer assez brièvement son idée. Il expose que nous ne pouvons pas passer des nuits entières à rêver, et que le rêve est une version accélérée de notre imagination. C’est une distorsion du temps. Je connais bien ça pour la pratiquer et je suis d’accord avec sa proposition. Je sais qu’en quelques fractions de seconde nous arrivons à concevoir des scènes, des actions. J’ai besoin d’éteindre le téléviseur pour réfléchir à ce que je sais déjà. Je ne poursuis pas sur sa vidéo, mais rapidement je jette un œil sur des articles qu’il a publiés sur la Toile.

Les informations que je trouve concordent. Moi-même ne peux que me rendre à l’évidence. Nous nous souvenons de certains de nos rêves. Quelquefois nous parvenons à reprendre un ancien rêve, même imparfaitement. Nos rêves ne sont pas si étoffés, en nombre ou en qualité que cela. Dans l’hypothèse où nous rêverions durant six ou huit heures par nuit, avec le rythme accéléré de ce que notre conscience peut produire nous atteindrions l’équivalent de cinquante ou cent heures d’actions rêvées par nuit. Or, nous n’y arrivons pas, avec quelques efforts nous ne nous parvenons qu’à nous souvenir de minutes.

Notre cerveau, comme notre corps, a besoin de repos. Je le sais. Il ne me faut qu’un peu de temps pour assimiler la nouvelle.

Quelques jours plus tard, je termine le visionnage de la conférence. Le chercheur explique que nous n’aurions qu’une dizaine de rêves par nuits, et que chacun d’eux ne durerait qu’entre trente secondes et une minute et demie. Ce qui signifie que nos rêves ne tiendraient pas plus qu’une dizaine de minutes par nuit.

Ce temps virtuel apparaîtra accéléré à notre cerveau, mais il restera négligeable comparé à la durée de notre sommeil.

Le chercheur doute même de l’utilité des rêves, autre que d’organiser une transition entre le repos de notre corps et esprit et le réveil.

Il n’y a pas si longtemps, je croyais que le sommeil était le temps nécessaire à la création de rêves ; je pensais que nous devions rêver plusieurs heures dans la nuit pour former nos idées, pour faire fonctionner une partie différente de notre cerveau. Je me trompais. Notre tête est suffisamment performante pour ne nécessiter qu’une dizaine de minutes de rêves quotidiens, le reste relevant du repos de notre corps et de notre esprit. Certes, corps et esprits fonctionnent la nuit, mais au ralenti, puisque nous respirons et nos pensées changent de mode. Mais ce ne sont plus des rêves.

Ceci signifie que mon cerveau fonctionne considérablement plus durant les heures conscientes de la journée plutôt que durant quelques minutes nocturnes. Ma réflexion doit se faire essentiellement le jour.

Bien que l’information soit difficile à intégrer, elle m’apparaît pleinement réaliste. Je ferme la page que j’avais ouverte sur les rêves et le sommeil.

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