Sans induction

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Je pars quasi systématiquement écrire à la bibliothèque de Beaubourg, et le soir je pratique un peu d’hypnose.

Je demeure très surpris par ce que l’on parvient à faire sous hypnose. Bien entendu personne n’a jamais eu son corps complètement bloqué, personne ne peut oublier définitivement son prénom, c’est impossible (en excluant les cas cliniques isolés d’amnésie, qui sont traités en hôpitaux, mais il s’agit d’un autre contexte).

Et pourtant mes quelques volontaires ne simulent pas. Ils oublient, le temps d’un instant, leur identité… D’autres oublient un chiffre, par exemple le quatre qui n’a jamais existé : ils comptent leurs doigts : un, deux, trois, cinq, six, jusqu’à onze… Arrivé à onze, on lit sur leur visage de la surprise, du doute, de l’incrédulité. Je m’amuse à leur dire de vérifier en comptant à rebours. Ils commencent à dix, sautent le quatre qu’ils ne connaissent plus, et arrivent à zéro pour leur dernier doigt, le pouce.

Nous étions en maternelle quand nous faisions ce type d’erreurs dans les nombres. Depuis des années sont passées, et il devrait être impossible de produire ces phénomènes d’oubli d’un nombre. Là encore : « Et pourtant !… »

Certains d’entre nous vont même plus loin dans le calcul naturel des nombres, je pense aux joueurs de cartes par exemple, lorsqu’ils comptent les points. Ceux-ci s’additionnent très vite au fur et à mesure que les cartes défilent. Notre cerveau est depuis assez tôt dans notre enfance apte à compter, sans de trop grandes erreurs.

La personne qui est hypnotisée sourira de ce qu’elle aura pu faire, ou oublier, durant ce spectacle. Certes, elle y réfléchira plusieurs jours, et s’en amusera. Et tout cas elle devrait conserver un bon souvenir de cette expérience.

Mais nous, les hypnotiseurs… Nous sommes loin de rester insensibles à ces phénomènes, même si nous ne le montrons pas, d’autant plus que nous connaissons le « truc ». Et le « truc », c’est qu’il n’y en a pas. Tout prétendu pouvoir présenté par certains charlatans n’a jamais existé. La seule chose que nous faisons est, par notre parole, de faire croire à la personne qui est en train d’être hypnotisée ce qu’on lui raconte. On lui explique avec suffisamment d’aplomb qu’elle va oublier son prénom, et elle nous croit, jusqu’à faire du zèle.

C’est en côtoyant d’autres hypnotiseurs que j’apprends. Sur le site internet figurent des défis. L’un d’eux est de réaliser une hypnose sans induction, c’est-à-dire sans utiliser le mot d’ordre clé « dors » et sans faire tomber la personne dans cette transe proche du sommeil. La personne reste consciente, mais elle constatera que ses pieds seront collés au sol, ou qu’elle aura oublié son prénom.

Je visionne quelques vidéos où des exemples d’hypnose sans induction sont fournis. Je trouve cela très difficile et je ne suis pas sûr d’y arriver. Je me renseigne auprès des autres hypnotiseurs :

— Pour l’hypnose, je n’ai pas de problème, dis-je, mais sans induction, vous faites comment ?

— Tu fais comme d’habitude, mais ton volontaire ne doit pas fermer les yeux.

— Mais c’est impossible… Enfin, trop dur. On ne lui dit pas de dormir, et ça marche quand même ?

— Oui.

— Et l’approfondissement, s’il a les yeux ouverts, il ne peut pas le faire.

— Non, tu n’en fais pas.

— Mais parmi les inductions que j’utilise, il y a celle d’Elman. Je fais inspirer la personne les yeux ouverts, puis fermer les yeux pendant qu’elle expire.

— Eh bien ! tu choisis autre chose.

— Hum, d’accord, je vais essayer.

En hypnose peut-être seule la première phase d’explications de ce qui va se passer est primordiale. L’induction aura quand même lieu, mais pas selon nos habitudes. Par raccourci de langage, nous disons « sans induction », alors qu’elle se produit, sans cela l’hypnose ne serait pas possible. L’appellation correcte est « sans induction formelle ». L’approfondissement, qui consiste à dire à la personne, à l’occasion d’un décompte, qu’elle plonge deux fois plus profondément dans cet état de relaxation est supprimé. Il faut que j’enchaîne avec les jeux hypnotiques.

C’est l’astuce : suite à un test physiologique, le plus courant est celui des doigts aimantés, le volontaire doit être subjugué, et ceci me permet de continuer sur une catalepsie, puis je tente une amnésie de manière classique.

Je tente sur quelques volontaires. Les résultats sont mitigés. Mais je demeure surpris de pouvoir pratiquer une hypnose sur une personne qui reste éveillée devant moi. Et cela fonctionne assez facilement, une fois mes propres doutes dissipés.

Une vidéo m’a séduit, l’hypnotiseur était allé jusqu’à réussir une hallucination, celle d’un petit chat qu’on tient dans nos mains, et qui parle. J’entends le recopier. Trois jeunes, deux filles et un garçon sont devant moi. Je les questionne :

— Vous avez déjà été hypnotisés ou c’est la première fois ?

— Non, aucun de nous.

Je vais un peu tricher, lors de mes explications initiales : je leur détaille une hypnose classique avec l’endormissement, tout en sachant que je ne la pratiquerai pas. Je passe de bonnes minutes à leur instiller l’idée qu’ils vont être endormis sous hypnose, mais pas tout de suite. Je pense que l’induction a déjà commencé selon une forme différente. Je demande aux trois jeunes de faire le test des doigts aimantés. Les trois ont leurs doigts qui se rapprochent. Une fois qu’ils se touchent, je m’adresse à chacun d’eux à tour de rôle, et en exerçant un geste qui part de leurs doigts vers leur poignet :

— Vos doigts sont tellement attirés qu’ils en deviennent collés. Vous ne pourrez plus les détacher l’un de l’autre. Et cette sensation remonte à travers vos mains, peut-être que déjà vous ne sentez plus rien à partir de votre poignet, continué-je avec le sourire.

Ils sourient et aucun d’eux ne parvient à détacher ses doigts. J’enchaîne rapidement. Cette fois je leur montre leurs mains, et, en m’accroupissant, leurs pieds :

— Cette attraction de vos doigts remonte à travers vos mains, vos bras, votre corps, et s’amplifie durant son cheminement. Elle descend jusque dans vos jambes, vos pieds ! De la même manière que vos doigts ont été collés, c’est maintenant au tour de vos pieds, qui deviennent collés ! soudés ! totalement collés ! soudés ! impossibles à détacher…

Je regarde leur visage. J’essaie avec l’appui de mon regard d’accroître ma persuasion. À l’aide de mes mains, je mime leurs pieds collés. Et j’enfonce le clou :

— Et lorsque vos pieds seront totalement collés, alors vous verrez que vos doigts se détacheront. Essayez !

Ils écartent leurs doigts, mais ils ne peuvent plus bouger leurs pieds. Si l’un d’eux commence à déplacer ou soulever sa jambe, j’exerce avec mes mains comme un pouvoir invisible de les coller :

— Le pied se colle à nouveau, il est attiré avec d’autant plus de forces que maintenant il est totalement collé, soudé, impossible à bouger !

Je viens d’induire l’hypnose subrepticement, sans qu’ils aient eu besoin de fermer leurs yeux, et sans s’en être rendu compte. Maintenant je peux enchaîner les phénomènes. Je commence par leur montrer qu’ils vont suivre un cheminement pour s’en sortir :

— De la même façon que vos doigts étaient collés, puis que ce phénomène est descendu dans vos jambes pour libérer vos pieds, vous allez maintenant poser votre main droite sur l’épaule gauche de votre copain ou copine. Et ce même phénomène de colle va se déplacer de vos pieds jusque dans votre épaule, votre bras, votre main qui va venir se souder sur l’épaule. Il faut quelques instants pour que cette puissance fasse effet, et quand votre main est totalement soudée sur l’épaule, alors vos pieds sont libérés et peuvent à nouveau bouger.

Les trois jeunes forment maintenant un cercle, chacun avec sa main sur l’épaule de l’autre. Des curieux de plus en nombreux nous regardent. Je scrute le visage de chaque volontaire pour tenter de mieux comprendre son état, s’il est content, surpris, amusé. Si l’expérience devient trop difficile pour l’un d’eux, je dois l’arrêter et continuer avec les deux autres.

Je les observe tous avant d’enchaîner. Je vais tenter une amnésie :

— De la même façon que tout à l’heure je vous ai proposé une solution pour décoller vos doigts, puis vos pieds, il y en a une pour cette main qui est actuelle­ment soudée sur l’épaule de votre voisin. Mais comme chaque fois, en hypnose, et c’est le but de ces petites présentations que nous faisons dans la rue, vous devez auparavant entendre les explications de ces phénomènes.

Nous ne pouvons pas faire naître chez la plupart des volontaires des phénomènes s’ils ne sont pas expliqués. L’esprit du volontaire entend notre récit, et il l’applique. Nous lions des attitudes naturelles avec ce qui va se produire. Je commence par détailler les amnésies :

— On n’y fait pas suffisamment attention, mais des phénomènes assez fréquents se produisent naturelle­ment, mais sans conséquence. C’est le cas de ce qu’on appelle une amnésie, d’un simple trou de mémoire. Il nous arrive de rentrer dans une pièce parce qu’on avait quelque chose à y faire, mais quand nous y sommes, nous ne nous rappelons plus pourquoi. Ce n’est pas grave, nous ressortons de la pièce. C’est pareil, parfois nous ne savons plus où nous avons mis nos clés, et plus nous les cherchons, moins nous les trouvons. Ce qu’il faut faire c’est accepter ces simples oublis, ne pas se formaliser, et tout à coup, c’est comme ça que tout revient dans l’ordre.

Il est possible, lecteur ou lectrice, qu’en détaillant ces quelques explications apparaisse pour toi également une légère amnésie. Elle est très légère, amusante, juste à l’idée de se dire que l’on est comme tout le monde, sensible aux suggestions, et que des effets naturels peuvent se produire dans notre cerveau. Il y a des choses pas si importantes que nous voudrions bien croire que nous pouvons oublier le temps de cette lecture. Peut-être un petit signe de notre inconscient qui veut en profiter pour nous signifier qu’il existe, qu’il est là à nos côtés.

Je viens de placer le cadre dédramatisant d’une perte de mémoire, d’expliquer que cela est courant et sans danger. Maintenant je dois détacher la notion du prénom de leur propre personne. Je poursuis :

— En fait, c’est notre inconscient qui nous protège, qui protège notre personne, l’individu que nous sommes. C’est l’inconscient qui sait ce qui est utile pour nous, pour vivre : manger, dormir, rencontrer des amis ou la famille, faire la fête, s’autoriser quelques plaisirs de temps en temps… Voilà ce qui compte. Se sentir bien, se sentir soi-même, l’inconscient sait que c’est la seule chose importante. Le conscient croit, à tort, que notre personnalité est notre nom et notre prénom. Or il se trompe et l’inconscient le sait. Notre personnalité est bien plus que ça, c’est nous-mêmes, nos émotions. Nous pouvons détacher la fausse importance liée au prénom et continuer à bien vivre, très bien vivre. Par exemple, nous voyons une connaissance dans la rue. Nous ne nous souvenons plus de son nom, mais nous nous rappelons qu’il s’agit de quelqu’un « bien », d’un « mec cool », et tout est plus important que de se rappeler ou non son nom.

Une fois la dissociation entre le prénom et l’individu intégrée, je continue à scruter des signes sur leur visage. Je place l’amnésie :

— Tout à l’heure je vous avais expliqué qu’il y avait une possibilité pour que votre main se décolle. Le phénomène de la colle va se substituer à l’oubli de votre prénom. Là, maintenant…

D’un geste la main, je fais semblant de saisir, à tour de rôle, le prénom dans la tête de chacun des trois jeunes, et de le lancer très loin en l’air. Et je continue mon discours :

— Hop ! Je prends votre prénom, qui d’ailleurs n’était pas si important que ça puisque vous cherchez à libérer votre main, je l’envoie très loin. Vous l’avez déjà oublié, vous ne vous le rappelez plus. Et comme tout à l’heure, quand il sera totalement impossible de vous en souvenir, alors vous verrez que votre main se détache. D’ailleurs vous arrivez à la détacher dès à présent.

Les jeunes se libèrent les bras, certains le secouent comme s’il avait été un peu ankylosé. Je vérifie l’amnésie :

— Au fait, on n’est pas présenté, moi c’est Lionel, et vous ?

Ils me regardent béatement. J’en remets une couche :

— Ah ! Vous avez oublié votre prénom… C’est ça ? Ce n’est pas grave, ce qui compte est que vous sentiez bien. Vous pouvez prendre une bonne respiration et rire de votre oubli.

La surprise se lit également sur certains visages de gens qui se groupent autour de nous.

Dans les cas d’hypnose, il arrive que certaines personnes autour de nous soient elles aussi sujettes aux mêmes symptômes. Tu peux vérifier, lecteur ou lectrice, pendant quelques instants toi non plus tu ne vas plus pouvoir te rappeler ton prénom. Un peu comme s’il était parti. Tu peux ressentir un moment « blanc » et ne plus te souvenir de ton prénom. Nous ressentons qu’il existe, nous pensons le connaître pourtant il est impossible de le dire à haute voix.

— C’est dingue, n’est-ce pas ? Mais rien n’est grave, et c’est ce qui compte, ce qui est important. Il faut prendre conscience de nos capacités cachées.

Je propose aux trois de retrouver leur prénom en l’attrapant en vol et en se le replaçant sur leur tête : tout revient dans l’ordre.

J’enchaîne avec une « pause-lecture » qui fonctionne à merveille avec les trois : je donne mes explications alors qu’ils ont les yeux ouverts, puis j’enchaîne :

— Donc à partir de maintenant, au mot « pause » tout se fige autour de vous et vous ne vous souvenez de rien, jusqu’au mot « lecture », où vous pouvez à nouveau bouger et vous rappeler ce qui se passe depuis ce dernier mot. Pause !

Je bouge à peine.

— Lecture !

Je vois dans leur regard une très légère hésitation : le test fonctionne. Je poursuis.

Devant le succès, je passe à l’hallucination. Sur la base de la « pause-lecture », j’explique que ce que l’on croit voir, ou croit savoir ne correspond que rarement à la réalité, qui n’est d’ailleurs qu’une notion subjective. En même temps que je leur demande s’ils veulent une démonstration de ma part, je saisis les mains d’une des trois volontaires que je fais se rejoindre comme pour former une coupelle, avec mes mains qui la soutiennent.

— Tu aimes les animaux ?

Je pose cette question, car je veux éviter toute réaction de répulsion si je fais apparaître un animal dans ses mains.

— Oui, me répond-elle.

— Je pose la question parce que, tout à l’heure, il est possible que tu aies un hamster au creux de tes mains. Continuez tous les trois à regarder mes yeux pour l’instant. Depuis tout à l’heure vous voyez, vous vivez des choses extraordinaires. Eh bien ! ça continue, tu sens un léger poids au creux de tes mains, c’est d’ailleurs pour ça que mes mains te soutiennent. Oh, regarde, tu as un petit hamster dans tes mains !

Son regard semble creux. Je ne sais pas si elle « voit » ou si elle cherche à voir.

— Il est joli, n’est-ce pas ?

— Oui.

— Tu peux dire à tes amis ce que tu vois ?

— Ben, c’est un hamster…

— Il a quelle couleur ?

— Il est blanc et marron.

— Tu peux le caresser, il est tout doux…

La fille fait semblant de caresser au creux de sa main un petit animal. Plusieurs des gens autour de nous sont médusés.

— Tu peux le passer à tes amis afin qu’ils le caressent aussi.

À tour de rôle chacun le saisit et le choit.

— Les animaux sont très mignons, poursuis-je. En fait, on ne le sait pas, mais ils peuvent eux aussi parler, sauf que personne n’a pensé leur adresser la parole. Tu vas voir, si tu lui parles, il te répondra. Tu peux lui dire « bonjour » par exemple.

— Bonjour, dit-elle en regardant au creux de ses mains.

— Qu’est-ce qu’il t’a répondu ?

— « Bonjour ».

— Ah, ben tu vois, il suffisait de lui adresser la parole. Demande-lui ce qu’il a mangé à midi.

— Qu’est-ce que tu as mangé à midi ?

— Qu’est-ce qu’il t’a répondu ?

— Des graines.

— C’est formidable, vois-tu, tout ce que l’on peut découvrir sous hypnose. On va quand même s’arrêter là, d’accord ?

Ils hochent la tête. Je prends mon temps pour les réveiller proprement, même s’ils ont tout le temps gardé les yeux ouverts. Ils me quittent, je passe à d’autres volontaires.

Je réfléchis à ce qui vient de se produire : juste avec les paroles, il est possible de faire voir et entendre à plusieurs personnes simultanément un cochon d’Inde qui parle. La réalité des faits est impensable, inimaginable, et pourtant c’est ainsi que s’est déroulée cette petite séance.

Quinze ou trente minutes plus tard, je vois les deux filles revenir vers un autre hypnotiseur : elles sont déçues que je ne les aie pas mises sous transe, pas faites dormir.

L’hypnose qui ne fait pas trop peur est celle du prétendu endormissement. L’autre, celle des hallucinations collectives, ou des amnésies, dérange plus notre esprit conscient. De mauvaise foi, le conscient va préférer faire comme si l’hypnose n’avait pas eu lieu…

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