Brouillon

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Un des enseignements très intéressant en programmation neurolinguistique réside dans la possibilité modifier à tout moment ses propres objectifs, notamment lorsque nous acquérons une meilleure connaissance du contexte.

Ceci suit le présupposé qu’il n’existe pas d’échec, mais des enseignements. Lorsque nous rencontrons un obstacle qui nous apparaît de plus en plus insurmontable nous devons apprendre qu’à l’origine de notre défi de vouloir le dépasser se trouvait une appréciation déformée de ce que nous pensions voir.

Nous corrigeons alors en modifiant ce qui était notre but : par exemple à partir de maintenant nous déciderons de le contourner.

Je rencontre de très grandes difficultés : attaqué par des personnes au cœur d’un étrange système, je dois m’extirper de la situation. Lorsque j’essaie en utilisant les moyens traditionnels, en l’occurrence le dépôt d’une plainte, l’attente d’une enquête aux yeux de magistrats indépendants, il m’apparaît alors que je ne peux pas réussir. La réalité diverge de ce que nous pouvions imaginer.

Je ne peux recevoir aucun secours extérieur. Même si des personnes de bonne foi désiraient m’aider, elles aussi se retrouveraient tôt ou tard confrontées au blocage d’un système, et qui sait le sort qui serait alors réservé à mes soutiens ?

C’est en moi-même que je dois chercher de nouvelles issues.

Je n’aime pas trop parler d’une sorte de division de notre esprit entre le conscient d’un côté, et l’inconscient de l’autre. Ce n’est qu’une vue de l’esprit, une image, une simplification, pas forcément la réalité. Une fois ceci précisé je peux avancer.

Je persiste à vouloir garder des choses incompréhensibles, c’est le propre de l’inconscient, en tout cas la vision que je m’en fais. Je crois que notre conscient est source de plusieurs erreurs, notamment quand il croit voir la vérité, ou pire la savoir. La vérité n’est qu’une notion pas forcément utile. La difficulté réside à remettre en cause ces principes inculqués depuis notre plus tendre enfance.

Alors je pense différemment de la majorité des gens. Par exemple sur la notion du mensonge :

— Dis la vérité, ne mens pas, et tu ne seras puni qu’à moitié, entend-on dire à des enfants.

À ma progéniture, j’aborde la question d’une manière plus pragmatique :

— Si tu me dis la vérité, je ne te punis pas du tout, parce qu’en disant maintenant la vérité, tu as compris que tu avais fait une erreur, avant. C’est du passé que tu viens de corriger. En revanche, avec les autres personnes, méfie-toi. Ils t’ordonneront de dire la vérité, mais souvent eux-mêmes mentent. Quelquefois tu te feras piéger, mais malgré cela, malgré ces pièges, si tu persistes à ne jamais mentir on reconnaîtra en toi l’honnêteté.

Nous savons, au moins depuis Freud, que notre inconscient censure des informations, celles qui sont trop bouleversantes pour notre propre personne, celles qui risqueraient de remettre en cause notre petite existence tranquille.

Nous savons ainsi que les informations transmises à notre conscient sont partielles, tronquées. Et pourtant nous insistons pour croire, ou faire semblant de croire que notre conscient détiendrait la vérité.

Au moment de percevoir des données, certaines ne sont pas transmises. Mais lorsqu’il s’agit de restituer ce que nous croyons être le monde qui nous entoure, malgré la censure de notre subconscient, nous nous berçons de l’illusion de tout connaître, de tout comprendre.

Il nous faut juste prendre conscience que ce que nous croyons vrai ne l’est certainement pas. Prendre conscience que nous cernerons mieux notre environnement en nous rapprochant de cette partie de nous-mêmes qui détient plus d’informations, puisqu’elle inclut ces données qu’elle a censurées. Nous devons accorder une plus grande confiance à notre inconscient plutôt qu’à notre conscient.

D’un côté, nous avons notre conscient qui cherche à placer une notion imparfaite au premier rang, celle d’une prétendue vérité. Et de l’autre, l’inconscient qui sait que le conscient se trompe, mais qui sait également que l’erreur est sans grande importance.

Je continue à dire quasi systématiquement la vérité, comme le veut l’honnêteté radicale. Mais je comprends qu’au fond de moi-même s’élève tantôt une petite voix qui cherche à me faire comprendre qu’il y a quelque chose de bancal. J’attribue cette impression intérieure à une légère mauvaise foi, que je m’autorise.

La mauvaise foi et la croyance de l’existence d’une vérité absolue peuvent coexister. Ainsi des actes sont réalisés avec un peu d’illogisme par rapport à ce que j’annonce, mais ceci ne prête pas à conséquence.

Les actions ne sont plus en adéquation avec ce qui est annoncé : c’est exactement ce qui se passe avec une cohabitation du conscient et du subconscient. J’adhère à cette vision et je vais m’autoriser un peu plus souvent des écarts de ce genre.

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