Dans la rue

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Mon apprentissage de l’hypnose de rue se poursuit. Deux différences notables avec le spectacle sont le respect de la personne et que le bénéficiaire de l’hypnose ne soit pas le public, mais l’hypnotisé.

Lors d’un spectacle, dans une salle avec par exemple deux cents spectateurs, l’hypnotiseur pratique un premier test, fait monter sur l’estrade une dizaine de personnes sélectionnées pour leur capacité à être extrêmement réceptives. Le divertissement se déroulera essentiellement pour le plaisir du public et non pas des volontaires. Ceux-ci ne conserveront pas toujours un exact souvenir et une appréciation sereine de ce qu’ils auront fait, outre faire rire l’assistance. Pourtant l’hypnose ne saurait se limiter à un simple spectacle. C’est une différence que l’on apprend sur les forums qui traitent d’hypnose.

Lors d’une hypnose de rue, la personne volontaire est le centre même des phénomènes, qui peuvent être inaccessibles du public alentour. Ceci est le cas par exemple lorsqu’un volontaire vit une hallucination : il est le seul à avoir la certitude de ce qu’il voit. Les badauds peuvent douter s’il s’agit d’un complice, acteur, ou d’un volontaire qui joue le jeu de raconter n’importe quoi, de délirer.

J’apprécie l’hypnose en ce qu’elle nous permet d’aller au-delà des convictions usuelles. Il s’agit d’un cadeau laissé à l’hypnotisé. De son côté, l’hypnotiseur tire lui aussi un bénéfice, dans la compréhension du fonctionnement intérieur des gens, l’approfondissement de l’incompréhensible.

Une autre caractéristique en hypnose de rue tient au respect de la personne hypnotisée. L’hypnotiseur ne doit avoir de cesse de protéger son volontaire, de veiller avec bienveillance sur lui : éviter les chutes physiques, mais aussi prendre soin à son intellect, ses convictions personnelles, prévenir tout choc moral ou physique.

L’hypnose urbaine est également utile pour apprendre : il n’est pas possible de devenir hypnotiseur en se basant uniquement sur des connaissances théoriques. L’entraînement sur ses proches, famille et amis est délicat : ils nous connaissent depuis trop longtemps comme quelqu’un sans capacité extraordinaire, et là, du jour au lendemain leur présenterions-nous de nouveaux pouvoirs ? Nous devons alors faire preuve d’une conviction beaucoup plus forte.

Des vidéos tournent sur les réseaux sociaux. Ces quelques films sont assez impressionnants. Mes enfants, lorsqu’ils les voient, deviennent curieux et demandeurs.

Une hypnose s’obtient en plusieurs étapes : les tests qui consistent à valider que la personne est réellement réceptive, puis l’induction et les phénomènes hypnotiques. Les tests idéomoteurs, qui sont basés sur notre constitution physiologique, sont les plus aisés à pratiquer. Puis viennent les suggestions du rapprochement des mains, avec des aimants collés sur les paumes par exemple.

Je débute et ne fais pas très bien la différence entre les tests et l’hypnose à proprement parler. Je relis le livret d’apprentissage de l’hypnose. À chaque nouvelle lecture, j’intègre des détails qui m’avaient auparavant échappé. C’est ainsi que je progresse.

Nicolas et Océane sont toujours curieux d’essayer. Je m’y attelle l’un après l’autre. Nicolas, le premier, explique à sa sœur ce qu’il vient de ressentir :

— Ce sont des sensations calmes, comme si l’on se repose.

Je me doutais que je n’allais pas bien loin dans la profondeur des suggestions hypnotiques. Ces quelques mots me dévoilent que la moitié du chemin est parcourue : je parviens à un certain effet, qu’il convient d’amplifier.

L’hypnose ne saurait se résumer à la pratique de phénomènes dans la rue, ou dans un premier temps à domicile. Il existe plusieurs auteurs sur le sujet, et je décide de diversifier mes références.

Au hasard de mes recherches, je tombe sur un ouvrage de Paul Clouvel intitulé Récits et techniques. Il compile plusieurs épisodes, au long de sa carrière, durant lesquels il a fait usage de l’hypnose. L’auteur est thérapeute. Je n’entends pas tirer de ma lecture d’enseignement pour tenter de soigner ou de guérir de quelconques pathologies. Les situations hétéroclites rencontrées, et la manière d’aborder et résoudre ces cas par la puissance de l’hypnose me subjuguent, moi, novice.

La puissance de l’esprit est considérable. Je crois que c’est le thème même de l’hypnose qui fait peur à la grande majorité des gens. Certains peuvent y associer la sorcellerie, la manipulation, la captation des esprits, alors dans le doute, l’hypnose fait l’objet d’un rejet social.

D’autres franchissent la barrière de la méconnaissance. À eux s’ouvrent de nouveaux horizons. Je retrouve ces perspectives infinies dans ce livre. Nulle nécessité d’enchaîner les paragraphes rapidement, deux ou trois récits par jour suffisent à me tenir en haleine.

Paul Clouvel ne rentre pas dans le détail des techniques d’hypnose. Il évoque cependant des passes magnétiques, un dialogue avec la personne, un approfondissement du problème et sa résolution. L’auteur fait preuve d’humilité, allant jusqu’à narrer une application malheureuse pour l’une de ses patientes. Ceci ne peut que nous conduire, nous lecteurs, à conserver une certaine distance et à ne pas tenter de pratiquer un semblant de soins tant que nous n’avons pas reçu de formation.

Lorsque nous connaissons nos limites, nous les acceptons et nous savons que nous ne les dépasserons pas. Nous nous en approchons seulement. Ce livre produit sur moi ce même effet : je ne pratiquerai pas d’hypnothérapie, mais je me renseigne sur ses pouvoirs.

Connaître et prendre conscience de cette grandeur va m’aider par rapport aux simples phénomènes amusants que je pratiquerai à l’avenir. L’hypnose de spectacle m’apparaît maintenant plus facile. J’emploie le terme de « spectacle » parce que les phénomènes proposés aux passants se rapprochent assez du divertissement.

Le principe fondamental de l’hypnose demeure la puissance de la suggestion : l’hypnotiseur ne détient en lui strictement aucun pouvoir inné ou acquis. S’il parvient à l’accomplissement de phénomènes, c’est uniquement parce qu’il sait au fond de lui-même que le volontaire, sous ses yeux, suivra ses suggestions. Et ce volontaire veut aller plus loin.

Un bon hypnotiseur est uniquement quelqu’un qui « sait » que la suggestion qu’il va passer sera acceptée. Nous croyons qu’en tant que personnes ordinaires, seuls les doutes extrêmes sont décelables. Ceci est faux : en hypnose les hésitations les plus minimes peuvent être ressenties et amplifiées, avec toutes les conséquences.

Un certain mode opératoire doit quand même être observé : avant qu’une suggestion ne passe, l’hypnotiseur doit tester l’état de son volontaire. Et encore avant, il doit s’être appesanti avec des explications détaillées lors d’une longue introduction sur ce qui va se produire, les prolégomènes. Puis il ne tentera, au début, que des phénomènes simples, tels que des catalepsies. Ensuite seulement pourront venir des propositions plus évoluées.

Parce que l’hypnotiseur sait qu’il va respecter scrupuleusement ces recommandations apprises, il a la certitude de réussir. Et uniquement parce qu’il a cette certitude au fond de lui, il réussit. Nous entrons dans un cercle vertueux.

J’avais réussi avec les enfants à aller jusqu’à l’état de relaxation. Cette étape se situe après l’induction, cette fameuse instruction « dors », suivie d’un approfondissement de l’état de bien-être et de relâchement. Même si l’endormissement n’était pas complet, car dans cette matière rien n’est binaire, il n’existe pas de « tout ou rien », mais des nuances à plus ou moins lâcher prise, à nous distancer de l’extérieur.

Notre croyance d’une induction qui a réussi ou échoué devrait rester sans grande importance au regard de notre volonté de poursuivre l’expérience. Nous enchaînons sur l’approfondissement.

Ce moment correspond à la détente tant de notre corps que de notre esprit. Par la suggestion, nous devons opérer une distanciation : même si nous affirmons que tout se relâche, aussi bien la tête que le corps, aussi bien l’esprit que les muscles, le mode opératoire peut légèrement différer. L’esprit s’en va, comme dans un rêve. Quant à l’organisme, il devient un peu plus étranger, peut-être pour permettre à notre conscient de mieux s’en éloigner. La sensation des muscles se perd petit à petit, nous ne sentons plus le corps ; l’esprit se concentre ailleurs.

Cette sensation est agréable, étrange peut-être, mais très agréable. Un peu comme si nous flottions, ou si nous étions entourés d’ouate, de nuages de coton. Dans ces errements, nous restons reliés à la voix de l’hypnotiseur. Nous entendons ses paroles qui nous guident de loin, très loin. Nous nous promenons dans nos pensées.

Nous pouvons prendre plaisir à faire durer ces émotions. Le temps n’a plus la même valeur, plus les mêmes bases, presque comme dans un rêve, nous vivons dissociés de la réalité extérieure.

À ce moment, l’hypnotiseur nous suggère de poursuivre sur des jeux : par exemple en posant et collant une de nos mains sur notre tête, et en nous martelant, au point d’en être totalement convaincu, qu’à notre réveil, il nous sera impossible de retirer notre main, qui reste incroyablement collée, soudée. Nous ouvrons les yeux, la main est bloquée sur notre tête, nous sommes incapables de la retirer, elle est rivée, extraordinairement figée. À moins d’un effort surhumain… Or, il ne s’agit plus de force, mais d’esprit, d’imagination.

Peut-être l’hypnotiseur sent-il le besoin de nous faire replonger dans cet état de demi-conscience ? Il utilise alors une nouvelle induction, par exemple d’une main il s’assure que notre bras est totalement détendu, mou, et de l’autre, avec ses doigts qui s’agitent, il simule les battements d’un petit papillon devant nos yeux. Il nous faut les suivre du regard sans interruption, jusqu’au prononcé, une nouvelle fois, du mot magique « dors ! ».

Nous plongeons à nouveau. S’ensuit un nouveau décompte qui nous fait pénétrer toujours plus profondément notre transe. Nous retrouvons l’état agréable de tout à l’heure. Nous le connaissons déjà, et il nous est encore plus facile d’y retourner.

Nous ne savons plus à quel moment nous avons lâché prise : là, maintenant, ou il y a déjà quelque temps ? Mais peu importe, nous nous laissons plus que jamais entraîner au fil des suggestions de l’hypnotiseur. À chaque réveil, quand il propose l’incroyable, nous ne pouvons que constater la situation ubuesque au sein de laquelle il nous a fait descendre.

La démonstration prend fin. L’hypnotiseur nous demande de suivre une dernière fois ses suggestions, d’étirer nos membres, de nous oxygéner profondément, de reprendre nos esprits et d’ouvrir nos yeux.

Je suis toujours extrêmement sidéré de ces expériences. Elles ressemblent à une lutte entre notre partie consciente et notre inconscient. Et ce n’est pas en quelques heures que nous pourrons en comprendre les tenants et aboutissants, si un jour nous parvenons à cette clairvoyance. Que je sois hypnotiseur ou hypnotisé, je table au minimum sur quelques jours voire quelques semaines d’intégration des phénomènes qui viennent d’être vécus. Juste pour que la partie consciente de mon esprit admette ce qui vient d’avoir lieu.

L’intérêt de cette prise de conscience est d’accepter que les frontières du possible ne soient pas là où nous les croyons, mais encore plus loin. Notre esprit conscient, cette partie prétendument plus intelligente, se trompe à certaines occasions et nous limite, à tort.

Sans faire appel à l’hypnose thérapeutique, de simples démonstrations dans la rue suffisent à ce premier pas vers une réflexion approfondie sur nous-mêmes et nos capacités. Voilà l’intérêt que j’y trouve.

L’hypnose, comme toute matière, doit se pratiquer. L’hypnose urbaine est l’occasion rêvée pour cela. Dans les Bouches-du-Rhône, que ce soit à Marseille ou dans les villes avoisinantes, je ne trouve pas grand monde. Certes, j’obtiens quelques contacts, mais les rencontres ne peuvent être qu’épisodiques. J’ai la volonté de poursuivre, dois-je commencer un mouvement ? Oui…

Un site Web de rencontres amicales propose diverses activités telles que balades ou concerts. Je m’y inscris avec l’idée de faire découvrir l’hypnose. L’été commence, il fait bon de traîner en terrasse et je participe à une première sortie à Istres, juste l’occasion de boire un verre, incognito. Le principe m’apparaît simple. Mais la ville est de taille moyenne, et je ne suis pas sûr de trouver suffisamment de monde pour les sorties que j’envisage.

Dans le cadre de mon divorce, j’ai rendez-vous dans quelques jours à Aix-en-Provence avec ma nouvelle avocate. Notre entrevue a lieu en fin de matinée ; je vais profiter de l’après-midi pour tenter, pour la première fois, mes démonstrations d’hypnose.

Je passe une annonce relativement sobre sur le site de rencontres et découvertes. Pour le nombre de participants, je me cantonne à trois personnes, pas plus pour ce ballon d’essai. Une certaine appréhension m’envahit : vais-je être à la hauteur ? Je n’ai jusqu’à présent hypnotisé personne, si ce n’est mes propres enfants, et le résultat était discutable puisque limité à la une légère transe…

Je me sens capable d’une telle démonstration uniquement grâce à ce que j’ai lu : l’hypnose fonctionne parce qu’on sait qu’il en est ainsi. Si je sais, sans l’ombre d’un doute, que ça va marcher, alors je réussirai. Il n’existe aucun pouvoir paranormal, aucun magnétisme, aucune prédisposition innée à avoir. Il ne s’agit pas tant de convaincre l’autre, mais d’être d’abord convaincu soi-même.

Nous sommes à quelques jours du rendez-vous chez mon avocate, et sur l’interface Web des rencontres sociales je constate que le seuil de trois personnes est atteint depuis longtemps, tandis que d’autres s’inscrivent sur une liste d’attente…

Je pousse à dix le nombre d’inscrits. De temps en temps, l’inquiétude m’envahit un peu, mais je la fais disparaître avec témérité.

Le jour venu, je me rends au cabinet de ma nouvelle avocate. Les présentations sont classiques. Je lui expose ma volonté de divorcer, et le fondement qui consiste en une affaire pénale, celle du faux rapt et des menaces de mort. Mon défenseur me précise qu’elle vient récemment d’être diplômée, et que, par précaution, elle ne pense pas être en mesure de me défendre dans un cas trop complexe : elle se limitera strictement à mon divorce.

Je conclus en rappelant mes priorités : ma sécurité avant d’aller plus loin dans notre séparation. L’ordonnance précédemment rendue par le juge peut être signifiée à mon épouse sous deux ans et demi : aucune urgence n’apparaît pour le divorce.

Je ressors mitigé de cette entrevue. Je prends congé vers midi et déambule dans quelques ruelles d’Aix, avant de choisir un petit fast-food mexicain. Lors mon repas, je rêvasse. Comment va se dérouler la séance tout à l’heure ?

Au moins dix personnes sont en train de m’attendre… Vont se rajouter quelques passants curieux. Je n’ai pas connu d’autre hypnotiseur avec lequel j’aurais pu m’exercer, et qui aurait pu me conseiller… Vais-je être à la hauteur ? Je suis seul, je serai seul. Je souris : oui. Il n’y a pas sur le forum d’hypnose de récits d’échecs significatifs. Certes, il arrive que certaines personnes soient plus réceptives que d’autres ; il convient de se focaliser sur ces dernières.

J’avais donné rendez-vous près d’une fontaine moussue sur le cours Mirabeau, l’artère d’Aix la plus touristique. Ma première déconvenue est que se trouvent deux fontaines végétales. Une fois ce problème mineur résolu, après quelques appels téléphoniques, je rejoins un petit groupe qui m’attendait déjà.

J’ai le sourire ? Je propose sans broncher de commencer. Je pose quelques généralités sur le phénomène, rappelle qu’il n’y a pas de danger. Aux questions sur mon expérience ou sur mes pratiques antérieures je réponds par des sentences évasives, toujours plaisant, frottant mes mains comme pour un départ imminent.

Certains veulent essayer tout de suite, d’autres se réservent cette possibilité pour un peu plus tard et enfin de simples curieux, très intrigués, regardent tout en se refusant de tenter quoi que ce soit qu’ils ne maîtriseraient pas. J’explique que je vais débuter par un test auprès des premiers volontaires, et que petit à petit tous ceux qui le désirent pourront participer.

Mon premier essai se déroule sur cinq ou six personnes. Je commence par les doigts aimantés. Deux volontaires ont les phalanges qui se rejoignent bien vite. D’un geste discret, je fais signe aux autres que pour l’instant je continue avec celles que je désigne. J’enchaîne avec les mains aimantées. Cette fois, il n’y a plus d’élément idéomoteur, tout se situe dans la suggestion, et la réceptivité aux images que j’évoque. Des mains tremblent légèrement, ce qui est bon signe.

Assez rapidement, après les approfondissements, je poursuis sur quelques catalepsies, telles que les mains collées : notre esprit peut tendre fortement des muscles, en se rigidifiant. C’est ce phénomène qui est principalement utilisé pour faire croire qu’une partie de notre corps apparaît collée. En réalité ce ne sont que les muscles qui ne bougent plus.

Je continue jusqu’à une amnésie du prénom. Face à moi, lorsque la personne rouvre ses yeux, je lui demande comment elle s’appelle, et elle ne sait plus.

Mon propre cerveau est en ébullition tout au long de l’après-midi : tout hypnotiseur doit également fournir des efforts psychiques.

La démonstration s’est très bien déroulée. À la fin, on m’invite à boire un verre, occasion durant laquelle on parle de tout et de rien. Le lendemain sur le site Web je trouverai des commentaires très encourageants. L’un d’eux, sur le ton de la plaisanterie, pousse jusqu’à m’appeler « Maître ».

Je viens de réussir mon entrée dans le petit monde des hypnotiseurs. Certes, il me faudra des années pour approfondir, pour continuer d’apprendre, mais là, je suis extrêmement content. Jamais auparavant je n’aurais imaginé pouvoir être capable de ce qui vient de se produire. En quelques mois de lecture et une seule vraie mise en pratique, je parviens à une amnésie de prénom, peut-être un des fondements de notre personne ! Et hop, plus rien, le prénom a disparu quelque temps durant l’expérience.

Je reconnais éprouver un peu de mal à admettre ces capacités. Ce ne sont pas les miennes. Je sais que je n’ai rien de spécial. C’est notre cerveau, l’encéphale de l’être humain qui nous permet de telles prouesses.

Je me sens pousser des ailes : les limites du possible sont à nouveau un peu plus reculées. Fort de cette expérience tangible, je décide de réitérer dans quelques villes alentour, sur le même principe : une inscription sur le site de rencontres et découvertes. Je vais à Martigues, puis à Marseille j’organise un après-midi conjoint avec un autre hypnotiseur de rue. Il a plus d’expérience que moi et me prodigue quelques recommandations utiles. Enfin, je programme une démonstration à Istres. Après chaque journée les gens repartent contents. Les commentaires qui suivent sur mon interface Web sont unanimes.

Je projette une nouvelle journée à Salon-de-Provence. À ce moment, mon compte est désactivé par les modérateurs du site Web. J’envoie aussitôt une réclamation, en vain.

L’hypnose continue de traîner une réputation sulfureuse. Elle fait peur à ceux qui ne la connaissent pas, certainement la crainte de croire que l’on pourrait être manipulé.

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