Refus d'enquête

16 minutes de lecture

Plus qu’un simple refus d’enquêter, la police m’a menacé de prison si je persistais à fouiller l’affaire de 2008, sans même étudier les éléments que j’apportais sur un plateau au parquet. Existe-t-il des dossiers judiciaires volontairement fermés par les autorités françaises ? La volonté ne consisterait-elle pas ici à cacher des coupables, mais à ne pas remettre en cause le fonctionnement de la justice ?

Il ne faut surtout pas montrer à un procureur qu’on a trouvé plus facilement que lui les délinquants. Il semble que ce ne soit que dans les téléfilms que nous voyons des enquêteurs privés, des détectives, apporter à la police des éléments qui lui servent à arrêter des coupables.

Dans mon affaire, je vais plus loin : je signale que je peux disparaître à cause de ce que je sais… Le parquet et la police préfèrent-ils n’enquêter que sur des meurtres consommés ? Vraisemblablement. Donc tant que je reste en vie, aucune raison d’accorder une quelconque réponse à mes appels. Leur attitude n’augure rien qui vaille, et c’est essentiellement en moi-même que je dois rechercher un sursaut salvateur.

Je suis en désaccord avec ce système. Soit je garde mes pensées pour moi-même, soit je communique, je laisse une trace. Je me dirige vers cette seconde piste. Je maîtrise assez bien les outils informatiques, je peux construire des pages Web et les référencer. Je ressens la nécessité d’avancer, et je sais que mon salut se trouvera à l’arrivée. Mais, je n’en connais pas le chemin.

J’élimine la création d’un site Web qui ne se conçoit qu’à partir d’un schéma fermé. Je m’oriente vers un journal en ligne, un blogue. Ce sera la première fois que j’en réalise un. Je souhaite informer, sans être reconnu : montrer l’existence de situations pour lesquelles le parquet et la police bloquent des enquêtes, indépendamment de mon nom.

Ce qui m’arrive peut se produire contre n’importe qui. En revanche, je ne voudrais pas qu’à partir d’une recherche sur mon nom l’on tombe sur mes récits personnels. J’ouvre donc un compte totalement anonyme : nouvelle boîte courriel et un blogue. J’écris.

Dès le début, je dois poser le cadre, en deux ou trois articles, puis, au fil du temps j’agrémenterai le blogue suivant mes ressentis, mes impressions, mes intuitions.

Le 27 novembre 2012

Comment en sommes-nous arrivés là ? (1re partie)

Il y a un peu plus d’un an, pour raison personnelle, j’ai annoncé à mon épouse mon intention de divorcer. Elle s’est mise très en colère, et a poussé son refus jusqu’à menacer de tuer nos quatre enfants (elle a deux grandes filles de 14 et 16 ans, et nous avons en commun un garçon de 7 ans et une fille de 5 ans) et moi-même.

Choqué, et ne sachant trop que faire, je suis allé au commissariat déposer une main courante. Quand je suis rentré à la maison, mon épouse m’a raconté avec toute la froideur possible que la plus grande avait passé tout l’après-midi à pleurer. (Ma femme n’avait pas caché aux deux aînés ses menaces de tuer toute la famille, seuls les deux plus jeunes ne sont pas au courant de la teneur des intentions de leur maman.)

C’était en juin 2011. Puis pendant six mois, mon épouse a continué quand nous étions seuls, à me donner avec froideur (c’est important de noter qu’elle ne parle pas dans des moments de colère) des détails sur l’assassinat qu’elle envisage :

« Un jour tu vas rentrer, et tu verras le sang des enfants sur le mur… »

« Je ne te tuerai pas, je tuerai nos enfants, pour te laisser pendant dix ans devenir fou et tu mourras comme ça… »

« La prison, Dieu ne l’a pas faite pour les animaux, mais pour les gens. J’irai en prison.

Etc., etc.

Je n’en pouvais plus, je ne voyais pas de solution pour sortir de cette situation. (Quand j’avais déposé la main courante en juin 2011, le policier m’avait précisé qu’ils n’étaient pas sociologues et qu’il n’existait aucun moyen de prévenir un meurtre.)

Mais n’ayant pas d’autre solution, et face à la multiplicité des détails de meurtres, je retourne au commissariat début décembre 2011. Là, derrière l’accueil, j’aperçois une affiche d’une association d’aide aux victimes (aujourd’hui je m’en mords les doigts). Cependant à cette époque j’y suis bien écouté, et l’on me présente jusqu’à un lieutenant de police (cette fois, retour au commissariat), et qui est prêt à prendre ma plainte et la transmettre directement au parquet. Je suis très content de cette situation, que je vois comme un espoir pour faire cesser ces menaces.

Je reste cependant suspicieux quant au danger réel, celui des représailles promises par ma femme, qui jure de tuer soit moi-même, soit deux ou quatre de nos enfants, même plusieurs années après. Il me faut donc bien analyser la situation, et c’est trois semaines plus tard, le 22 décembre 2011 que je porte enfin plainte.

Mon épouse sera convoquée à la mi-janvier. Elle sera choquée de cet interrogatoire, même s’il est simple et sans conséquences.

Pendant un à trois mois, elle va être assez bouleversée, va se mettre à boire, parler de se suicider, mais va cesser temporairement ses menaces de mort orales.

[Fin de la première partie, demain ou après-demain je poursuis l’écriture]

Le 27 novembre 2012

Le rapt et le rançonnement de ma belle-fille en 2008

Je suis Français, marié à une Africaine qui a deux enfants issus d’une union précédente. Ses deux filles devaient nous rejoindre en France, le temps que la procédure du regroupement familial aboutisse.

L’annonce de l’enlèvement de la fille

Mais, entre-temps, en 2008, on nous apprend que l’une d’elles a été enlevée à la sortie de son école avec une camarade.

Mon épouse part au pays, et au bout d’une quinzaine de jours, elle m’informe qu’on lui demande 150 000 à 200 000 dollars pour la libération de la fillette vivante.

Nous n’avons pas cet argent. Je cherche auprès des banques, en vain, ainsi qu’auprès de la famille et d’amis à réunir cette somme, mais je ne parviens à envoyer au bout d’un mois « que » 40 000 dollars.

L’extorsion et la volonté de récupérer l’argent de la rançon

Il existe deux tempéraments de personnes dans de pareils cas : certains paient par fatalisme, et d’autres paient parce qu’ils y sont contraints, mais décident, une fois l’enfant libéré, de tout mettre en œuvre pour retrouver et arrêter les coupables. Je rentre dans cette seconde catégorie.

Je fais noter les numéros des 400 billets qui vont être donnés, et je souhaite, une fois l’enfant libérée et en sécurité en France, publier des récompenses auprès des changeurs de rue, très fréquents dans la capitale africaine (genre « tripler chaque billet » qui sera rapporté avec l’identification de la personne qui les possédait).

En parallèle, je dépose une plainte contre X ici en France pour extorsion de fonds.

L’enfant sera libérée, mais ne viendra nous rejoindre qu’un an plus tard en France (2009). Trop tard pour récupérer l’argent. Pendant trois ans, nous ne parlerons plus de cette histoire.

La découverte du pot aux roses

Mais lors de notre procédure de divorce, un rebondissement s’est produit. Début 2012, mon épouse s’était mise à boire, et un soir elle discute avec une de ses cousines en région parisienne, à qui elle apprend qu’elle s’est acheté un commerce (un dépôt de boissons) dans la capitale africaine. Nous sommes ruinés depuis l’affaire du rapt, et ni mon épouse ni moi-même n’avons de l’argent à placer. Sauf si…

Alors que jusqu’à présent j’avais été profondément touché par l’histoire du rapt et je n’avais pas pu envisager un montage crapuleux, petit à petit le doute s’installe dans mon esprit. Je me plonge dans différents documents de l’époque, dont les factures téléphoniques détaillées, et je découvre que durant les jours qui ont précédé l’annonce de l’enlèvement, mon épouse appelait systématiquement et longuement le numéro d’un de ses oncles au pays, au point de totaliser trois heures d’appels en seulement dix jours. Tandis que le jour de l’annonce de l’enlèvement, elle ne passera que deux appels de quinze minutes. Et le lendemain, aucun appel…

Durant 2012, mon épouse poursuivra ses provocations (je persiste maintenant à la trouver « tarée » et très dangereuse par son extrémisme) jusqu’à renouveler devant moi et une autre personne l’achat de son dépôt de boissons.

Une solution amiable est refusée par mon épouse

Je suis en instance de divorce avec mon épouse, et je n’aurai aucun scrupule à ce qu’elle soit jugée pour ses actions.

Sauf que, point primordial pour moi, je me soucie de nos deux plus jeunes enfants, de cinq et sept ans : ils ne pourront qu’être extrêmement perturbés par le fait de savoir que leur mère est en prison, et à leur âge ils ne parviendront jamais à comprendre qu’ils n’y sont pour rien. Ils seront certainement anéantis.

Je propose donc une solution amiable à mon épouse : elle rembourse l’argent qui a été pris, même sur de très longues périodes (40 000 euros, c’est tout à fait faisable, surtout qu’elle dispose de l’argent qu’elle a investi en Afrique…), et je ne fournis pas d’élément supplémentaire auprès du procureur (même si dans la théorie le procureur dispose déjà d’éléments suffisants pour une inculpation).

Malgré plusieurs tentatives de conciliation via des amis communs ou des associations, mon épouse refuse tout accord amiable, et persiste à annoncer qu’elle va « faire de la prison »…

Je mets en parallèle cette ligne très dure suivie par mon épouse, avec ses menaces de mort, incluant la vengeance. Je vois là clairement une fin tragique, d’où la nécessité d’informer de cette histoire qui que ce soit par ce présent blogue.

Le 27 novembre 2012

Quelle crédibilité accorder aux menaces de mort ?

Il faut faire la distinction entre :

* l’expression de menaces de mort (dire que l’on va tuer quelqu’un),

* le réel danger, qui peut être ou non préalablement annoncé (certaines personnes préviennent qu’elles peuvent tuer, d’autres non).

Ce qui compte pour moi est uniquement de désamorcer le second point : l’existence d’une possibilité de meurtre. J’écoute donc ce que me dit mon épouse, et je l’évalue.

Les peines d’amende ou de prison édictées dans le Code pénal confirment d’ailleurs que de simples menaces verbales ne sont pas si graves : ce sont de « simples » délits, punis autant que le vol ou l’usage de faux. En revanche, les viols, les extorsions avec armes, les meurtres sont quant à eux poursuivis en tant que crimes, devant une cour d’assises.

Je n’ai donc aucun intérêt à obtenir une condamnation de mon épouse pour ses menaces verbales. Au contraire, je vais « écouter » ses menaces et les mettre en parallèle de ses actes, pour estimer si mon épouse est oui ou non capable de nous tuer.

Et la réponse fait froid dans le dos…

Mon épouse n’a cessé depuis un an de se prendre physiquement à tout ce qui lui passe sous la main : violences physiques sur moi-même (avec un peu de retenue tout de même, mais j’ai conservé des traces – la police a plusieurs fois été appelée chez nous), un peu sur l’aînée (j’ai une vidéo), et beaucoup sur le mobilier, avec différentes casses. Alors que je suis informaticien installé à mon compte à domicile, elle m’a forcé depuis six mois à déménager mon bureau hors de ma propre maison !

Pire, certains soirs, quand la tension monte, il m’arrive d’aller me réfugier et dormir chez ma famille, quelques fois seul, une fois accompagné des deux plus jeunes enfants. (Dans le cadre du divorce, une ordonnance a été rendue, le logement familial m’est attribué, et c’est mon épouse qui doit partir. Mais chez nous, c’est le contraire de ce qu’a ordonné le tribunal qui se passe, et la police refuse de prêter main-forte, voire, on le verra, faussera des enquêtes.)

Ces faits sont « dingues », mais c’est surtout quand je les mets en parallèle des menaces verbales que je prends conscience que mon épouse me tuera prochainement, ou à défaut en tant que vengeance, tuera nos enfants…

Le 28 novembre 2012

La psychologie du tueur

Le conditionnement du futur tueur

Il n’est pas possible, pour qui que ce soit, de décider facilement d’exécuter quelqu’un, sans s’y être « conditionné ». (En excluant quelques cas tels que les accidents, les bagarres qui dégénèrent.)

Le conditionnement consiste pour le futur tueur à se préparer psychologiquement afin qu’au moment de passer à l’acte il n’ait pas de remords qui remettraient tous ses plans en question.

Un conditionnement psychique normal prend plusieurs mois. L’esprit du futur tueur doit pendant cette période évacuer toute alternative au meurtre : le tueur sera prêt quand son esprit croira qu’il n’existe pas d’autre solution.

Il existe cependant de très nombreux cas de conditionnement qui ne sont nullement une préparation à commettre un crime : un étudiant se conditionne pour se concentrer lors des examens, un commercial se conditionne pour augmenter ses chances de vendre, une personne adultère se conditionne pour ne pas être découverte, un homme politique se conditionne pour ne pas que ses défauts transparaissent, etc., etc.

Les tentatives de conditionnement de mon épouse

Je vois des tentatives de conditionnement de mon épouse. Mais ce conditionnement est-il normal, ou peut-il relever de pires intentions ?

J’ai bien analysé mon épouse à ce sujet. Quand dès le mois de juin 2011 elle annonçait qu’elle allait me tuer ou tuer les enfants, elle n’était pas trop crédible, car ses déclarations émanaient plus d’une colère (même si cette colère était froide) ou d’un chantage. Elle n’aurait rien fait de mal.

En revanche, quand elle répétait régulièrement qu’elle allait mettre fin à nos jours, alors son conditionnement psychique commençait. Si l’on ne lui présentait pas d’alternative à ce qu’elle annonçait, alors il est vraisemblable que la situation allait empirer.

Une des alternatives a été la convocation au commissariat pour écouter sa déposition. Cette convocation lui a permis de sortir de cette spirale, puisqu’elle-même a été forcée à expliquer qu’elle ne pouvait pas tuer ses propres enfants. Et ses explications ont continué auprès de son entourage. S’il y avait un début de conditionnement, celui-ci a été coupé court.

Durant cette période, vers février à mai 2012, elle s’est mise à boire, quelquefois elle parlait de suicide, et ressassait sa situation.

La situation réelle de mon épouse en grosse contradiction

Notre situation réelle était simple : depuis plus de six mois, je demandais le divorce, auquel s’opposait fortement mon épouse, prétendant qu’elle voulait rester à tout prix avec moi (elle évoquait elle-même de pouvoir tuer pour éviter toute séparation).

Nous sommes passés devant le juge aux affaires familiales en juin 2012, une ordonnance de non-conciliation, étape décisive du divorce, a été rendue. Mais ni mon épouse ni moi-même ne l’avons signifié à l’autre, malgré nos deux avocats respectifs qui poussaient fortement en ce sens. (Nous avons des raisons différentes : pour ma part je veux désamorcer tout risque qu’elle tue mes enfants et je veux un règlement de l’affaire de l’enlèvement, fait décisif dans la décision ultime d’un divorce pour faute, et quant à mon épouse, elle persiste à ne pas vouloir divorcer… Qu’attend-elle d’un homme qu’elle ne supporterait plus ?)

Je constate chez ma femme une grosse contradiction entre ses affirmations de ne plus me supporter depuis 2011 (au point où elle casse des meubles et me chasse de chez moi), et en parallèle de freiner notre divorce…

Qu’y a-t-il derrière ? Je n’ai pas, cette fois, de preuve, mais de gros soupçons qu’elle espère mettre la main sur un bien immobilier appartenant à ma grand-mère. Cette hypothèse n’est pas réaliste, car il faudrait que plusieurs d’entre nous décèdent, et vraisemblablement une enquête se ferait contre ma femme. Mais elle a tellement de culot, d’imagination (cf. l’histoire du rapt, et je n’écris pas tout !), même erronée, que je sais qu’elle espère ma disparition : un accident, un prétendu suicide (la police serait très contente d’éviter d’avoir à enquêter)…

Les biens de ma famille reviendraient à mes enfants. Et avant leur majorité, ce sera mon épouse qui en aura la gestion.

Nos quatre enfants ont tous eu des livrets « A » ouverts, sur lesquels la famille ou nous-mêmes déposions de l’argent à diverses occasions. Or, depuis 2010, je me suis aperçu que mon épouse allait se servir sur le compte des enfants, jusqu’à les vider, et sans que nous, dans notre sphère familiale, ayons eu besoin d’argent (nous vivons difficilement, mais pas au point de prendre l’argent des enfants).

Cette attitude, qui consiste à vivre au mépris de ses propres enfants va me renforcer dans l’idée qu’il est possible qu’un drame soit en préparation.

Les différents conditionnements de mon épouse

J’expliquais précédemment que pour pouvoir tuer quelqu’un, il fallait se conditionner mentalement :

1 — se cacher l’existence de solutions au problème (le divorce serait une solution, mais mon épouse le refuse),

et 2 — imaginer une fin qui serait le moins tragique, même pour le propre esprit du tueur.

Pour le point numéro 1, se cacher l’existence de solutions, ceci a commencé : durant le premier semestre 2012 mon épouse buvait et se rendait constamment chez des personnes connues pour divers trafics. Elle s’opérait un bourrage de crâne, qui lui faisait croire qu’il lui était impossible de continuer à vivre avec moi. Son conditionnement avait commencé par supprimer au fond de son esprit la possibilité du divorce, pourtant salvateur.

J’ai désamorcé cette situation par des films que je prenais d’elle rentrant saoule à la maison, et parfois s’en prenant aux enfants. Je lui montrais ces vidéos le lendemain, mon but étant qu’elle arrête. Puis j’ai introduit devant le Tribunal (JAF) une requête en vue d’une mesure de protection, ce qui lui a produit un nouveau choc.

Quant au point numéro 2, imaginer une méthode qui atténuerait l’action, je continue malheureusement à voir plusieurs situations qui lui permettent de se dédouaner de tout scrupule :

* Les empoisonnements, car on ne voit pas la personne directement mourir, et les remords, s’ils interviennent, sont inopérants, car tardifs.

* Que je reçoive un coup de couteau un soir, et que mon épouse me mette, une fois que je suis mort, un autre couteau entre les mains pour prétexter une légitime défense. (En prévention de cela, quand je vois la tension monter, je quitte tout de suite la maison et pars me réfugier chez ma famille.)

* Une accusation de sorcellerie, monnaie courante en Afrique, permettrait à mon épouse de se dire qu’il n’existe pas d’autre choix que ma mort pour tuer un prétendu démon qui m’habiterait.

* Que mon épouse me considère comme un obstacle à sa propre vie, à cause du risque qui pèse sur elle quant à l’affaire du faux enlèvement.

* …

J’essaie de me débrouiller tant bien que mal contre ces hypothèses (et je garde également à l’esprit que peut-être il n’y a pas de risque). Cependant un dénouement de l’histoire de la fausse rançon pourrait être la solution la plus solide : l’arrestation et le jugement de mon épouse avant que d’autres drames ne se préparent…

Le 29 novembre 2012

Les absences d’enquêtes qui sont fatales

C’est, paradoxalement, à travers les documentaires d’enquêtes policières que regardait ma femme que j’ai pris conscience que, dans quelques cas, il existe des enquêtes qui ne sont pas faites à temps, ou dont les conclusions sont mal dirigées, et qui ont pour conséquence de permettre à un tueur de continuer son œuvre… Plusieurs de ces « conclusions » d’enquêtes débouchent sur des déclarations de suicide, qui semblent surprenantes.

Le suicide des frères Saincené

Le cas qui m’a le plus marqué est celui du « suicide des frères Saincené », dans le Var en 1994 : après autopsie et contre-autopsie, la thèse du suicide simultané des deux frères est confirmée, ceintures attachées dans leur voiture, et un tuyau branché sur l’échappement qui revient dans l’habitacle pour qu’ils se donnent la mort par asphyxie.

Plusieurs de ces morts sont rapidement classées en suicides. Pourtant, en cas de diagnostic erroné, les conséquences, celles de laisser des tueurs, libres, dans la nature, sont dramatiques.

L’affaire Romand

Jean-Claude Romand est un mythomane qui fait croire à son entourage pendant plus de vingt ans qu’il est docteur à l’OMS à Genève. Ses finances s’effondrent, il se sent découvert, et tue ses parents, sa femme, ses enfants et son chien.

Quelque temps avant le meurtre de sa famille, le beau-père de Romand, venu réclamer à ce dernier un remboursement de l’argent qu’il lui avait prêté, fait une chute mortelle dans l’escalier. La police conclut à l’accident.

Une connaissance de Jean-Pierre Treiber

Jean-Pierre Treiber a été soupçonné du meurtre de Katia Lherbier et de Géraldine Giraud, la fille de Roland Giraud. Il s’évadera de la prison. Pendant son évasion, une de ses connaissances, vivant à proximité de sa planque, sera quelque peu électrocutée dans sa voiture, son visage aura des traces de brûlures, et ira se suicider en se pendant sur une tractopelle. La police conclura au suicide. (Plus tard Treiber sera récupéré par la police, et se suicidera en prison.)

Alfredo Stranieri

Cette fois il ne s’agit pas d’une conclusion d’une mort en suicide, mais des retards graves d’enquêtes. En 1997 Alfredo Stranieri achète une discothèque à un jeune couple. Ce couple disparaît sans laisser de trace. Le père de la jeune disparue multiplie les demandes d’enquête auprès de la gendarmerie, en vain. Mais pendant un an et demi durant lequel la police ou la gendarmerie font la sourde oreille (voire, disent à ce père qu’il les ennuie…), trois autres personnes se feront tuer !

C’est-à-dire qu’il faudra que Stranieri tue le vendeur d’une Jaguar puis le couple d’une auberge dont il fait l’acquisition pour qu’une enquête soit déclenchée et débouche sur son arrestation.

Ce ne sont que quelques cas qui me viennent à l’esprit. Mais malheureusement, combien de morts pourraient être évitées par des enquêtes plus appropriées ?

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Recommandations

Défi
Coffre-à-histoires
Viens me voir, humain. Tu ne peux pas résister, n'est-ce pas ? C'est normal. Je suis le roi de l'hypnose.
1
0
0
1
Défi
IvanO55
J'ai vu ce défi, et je me suis dit :
"tiens, je n'ai jamais écouté"
donc j'ai décidé de noter ma réaction à, chaud de "Time" de Hans Zimmer, j'espère que vous apprécierez !
4
8
28
2
Raelka
Aujourd'hui, le stylo me démangeais. J'avais en tête d'écrire un énième roman que je ne terminerait sans doute pas et reléguerais dans un dossier dédié aux cas comme celui-ci. Mais mon stylo, poussé par mon état d'ennui profond me laissant seul avec moi-même, en avait décidé autrement.
Je partage donc ici les quelques vers sans rimes et sans règles qu'il a dépeint de son ancre noire.

♣ Aussi publié sur mon compte Wattpad dans mon recueil "Les maux des mots" ♣
4
2
3
1

Vous aimez lire lionel ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0