Le travail de sape morale

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Rachel est convoquée à la mi-janvier au commissariat. De retour à la maison, elle feint de m’expliquer que j’avais mal compris, qu’il s’agissait d’un malentendu : quand elle parlait de tuer les enfants, en réalité, elle ne faisait que répéter ce qu’elle voyait à la télévision, aux informations, mais ce n’était pas applicable à elle-même. Tant mieux si elle se convainc elle-même qu’elle ne peut pas mettre fin à la vie de nos enfants.

Rachel est choquée par cette audition, et durant quelques mois elle tait ses menaces. Dans un premier temps, la tension baisse, mais ce n’est que pour changer de forme, pour muer vers une situation plus grave. Je ne m’en rends pas bien compte tout de suite.

En parallèle, je lance la procédure de divorce. Je sais que cela durera longtemps. Je m’emploierai à utiliser cette période pour maintenir cette situation calme.

Pour de stupides raisons, durant les six mois qui viennent de s’écouler, Rachel a menacé de mort ses propres enfants. Pourquoi s’en prendrait-elle à eux alors que je représente la source de ses problèmes, moi, son mari ? N’est-ce pas son mari qui l’a fait convoquer par la police pour qu’elle réponde des menaces de mort qu’elle proférait ? Rachel doit prendre conscience que son seul unique adversaire est son « mari ».

L’audition de Rachel au commissariat l’a choquée. Elle va détecter dans cet événement une faille en moi : elle constate que ses intimidations ont eu un impact. Elle doit donc continuer à menacer, mais sans le dire. Ceci revient à rendre le danger présent, mais le nier verbalement. Juste faire peser sur la maison qu’un drame est en préparation.

Rachel cherche à se conforter dans ses provocations. Pour cela, elle doit se donner une solide raison. Assez facilement le prétexte trouvé est celui d’un mari horrible, invivable. Son conditionnement mental est relativement simple, et tient en deux étapes. La première consiste à se prouver qu’elle n’a pas d’autre choix que de demeurer au sein de sa famille. La seconde étape revient tout de même à chercher une issue pour elle, c’est-à-dire ma propre disparition, ce qui lui permettrait de vivre avec ses enfants. Elle s’y prépare mentalement :

— Premier point : je dois rester en famille et je refuse fermement le divorce. Deux : mon mari m’oppresse, je n’ai pas d’alternative que de le tuer pour me libérer ! se convainc-t-elle.

Savoir qu’il existe des raisons suffisantes pour qu’on me donne la mort, et que Rachel, aidée d’autres personnes, est en train de mettre en place ma disparition attaque mon moral de manière lente et irrésistible. Je suis pourtant quelqu’un d’assez costaud mentalement, mais je commence à être profondément touché. Je dois vérifier si mes craintes sont fondées.

Je ne connais rien à la psychologie. Mais comme toutes les disciplines, cela s’apprend. À la bibliothèque j’emprunte un livre traitant des mensonges et de leur détection. L’auteur est une chercheuse française, Claudie Biland, experte dans ce domaine. Je suis assez content de cette lecture. Je découvre qu’en fait il existe tout un monde de spécialistes qui font appel à des études sérieuses sur ce sujet. Parmi les personnes qui suivent ces formations figurent certains policiers ou enquêteurs de haut niveau, ceci apparaît comme une évidence. Nous, simples citoyens, n’en avons que vaguement conscience.

À l’occasion d’une rencontre avec Mme Orsin de l’association d’aide aux victimes je demande comment il faut réagir face au danger. Elle ne sait pas trop, et me dit que ce que j’ai fait jusqu’à présent lui semble bien. Elle me dirige tout de même vers le Centre médico-psychologique, CMP, de ma ville. Je ne connaissais pas cette structure. À cause de listes d’attente, au terme de quelques semaines je suis accueilli par une psychologue. Au début je suis assez perplexe. Je ne m’étais jamais posé la question sur la fonction remplie par ces professionnels, qui ne sont pas médecins. Je saisis bien l’action d’un psychanalyste, et j’imagine alors qu’un psychologue exerce un métier similaire, mais plus général. Je suis reçu par une dame. Elle m’écoute attentivement, sans prendre de note. J’espère aller à l’essentiel, je raconte les menaces de mort qui me sont proférées, ainsi que ma façon de réagir. L’entretien de quarante-cinq minutes se clôt sans qu’elle me donne d’instruction pour la séance suivante. Je pense qu’elle attend de prendre une connaissance totale du contexte avant de prodiguer des conseils.

Nos rencontres durent plusieurs semaines. Je parle quasiment tout le temps. La psychologue m’oriente lors de quelques entretiens vers des sujets généraux tels que la famille. J’avance assez bien dans la compréhension de la situation. Pourtant je ne sais toujours pas comment annuler le danger de mort qui pèse sur moi et sur les enfants.

À la maison, je continue à ressentir ces sourdes menaces. Rachel commence à se mettre en tête de concevoir ma fin. Si elle n’y arrive pas tout de suite, ce n’est qu’une question de temps, et de tension qui monte. Assez rapidement, alors que Rachel ne s’était jusqu’à présent jamais prise à moi physiquement, elle entreprend de se déplacer sur le terrain de disputes conjugales qu’elle attise.

Le 5 mars 2012, elle lance une altercation, suivie pour la première fois de violences contre moi. Le prétexte est banal. Je suis dans notre salon, Carole est à côté dans sa chambre. Après avoir haussé le ton, elle tente de m’asséner un coup. J’esquive et la ceinture. Je parviens à la maîtriser. Ah, elle se prête à une première bagarre. C’est assez facile de l’imaginer le lendemain aller au commissariat porter plainte contre moi. Je me contente de la contrôler et prends les devants pour appeler depuis mon portable la police. J’annonce très simplement :

— Bonjour, je suis en instance de divorce avec mon épouse,. Et elle est en train de me porter des coups que j’évite. S’il vous plaît, si vous pouviez intervenir, au moins pour faire descendre la tension, merci....

Une policière vient assez rapidement. Entre-temps Rachel a fui hors de la maison. Il reste Carole, que je préfère tenir en dehors de nos disputes. Ce n’est que l’après-midi. Dès 17 heures Rachel rentre, violente. Elle tente de casser mon matériel informatique. J’appelle à nouveau le commissariat. Rachel me bouscule, raccroche le téléphone. J’essaie de la maîtriser, mais elle est hors d’elle. Ce qu’elle n’a pas réussi l’après-midi, elle le fera le soir. J’enchaîne les appels. Puis elle saisit le combiné et s’entretient tout de même avec le policier de service. Celui-ci lui raccroche au nez. Rachel brise le téléphone.

Rachel se fait aider de Jessie, à qui elle demande de soustraire des dossiers contenus dans diverses mallettes. Je joins ma mère depuis mon téléphone portable pour qu’avec sa voiture nous soyons plus rapides à sauver ces documents. Mes deux ordinateurs disparaissent ce soir-là, en plus d’autres dossiers de paperasses. J’appelle son oncle avocat à Paris à qui j’expose que Rachel a supprimé mes outils de travail. Le lendemain, elle me rend l’ordinateur fixe, sali des traces d’une poubelle où elle l’avait jeté. Elle ne me restitue le portable qu’au bout d’une semaine.

Rachel est en train de réorienter ma demande en divorce vers le terrain des différends conjugaux. Dans notre société où il est plus fréquent que les femmes apparaissent victimes de leur mari, ses propres méfaits seraient facilement protégés par une horde de travailleurs sociaux, voire de policiers qui se refuseraient à pousser de réelles investigations. Cependant pendant près de trois semaines je n’agis pas. Jusqu’au jour où Nicolas tombe malade. Rachel ne s’en occupe pas, je l’emmène chez notre médecin. Je prétexte d’avoir besoin du carnet de santé qu’elle a soustrait, et elle me le rend. Je porte plainte le lendemain au commissariat, en relevant le vol de documents professionnels. L’agent est gêné par ma déclaration : il me répète qu’« il n’y a pas de vol entre époux », ce à quoi je rétorque qu’il s’agit d’éléments professionnels qui appartiennent à une société distincte. Il réfléchit, puis part consulter un juriste au sein du commissariat. À son retour, il accepte de prendre ma plainte.

Rachel continue de rejeter toute idée du divorce. Son attitude est paradoxale : elle multiplie les tentatives de coups contre moi, mais persiste à demander que nous restions ensemble. Elle pourrait faire chambre à part, mais elle s’y refuse. Quant à moi, je préfère garder le lit plutôt que d’aller dormir sur un canapé. Nous stagnons dans le statu quo. Les journées et les nuits sont étranges.

L’ambiance est électrique. Jour après jour je constate le désœuvrement de Rachel. Elle passe ses après-midi à regarder des émissions de télévision sur des affaires criminelles. Depuis mon bureau j’entends ces reportages. Puis le soir, elle sort boire, souvent chez Jamila et Jules. Nous sentons la tension, lorsque des paroles sont prononcées. Le timbre de nos voix n’est plus le même, au moindre mot de travers nous devenons irascibles. Pourquoi se pourrir l’existence ? Nous devons tourner la page. La procédure de divorce a été lancée, attendons calmement la suite.

Rachel ne le voit pas du même œil. Elle refuse en bloc l’idée de la séparation. Rachel a réussi sa première étape, celle de se mettre en tête que je lui fais vivre une situation inextricable : elle finit par se sentir prisonnière de ce foyer, de cette maison. Elle doit se sauver chez Jules et Jamila. Jamila connaît très bien les comportements humains, surtout masculins, et sait anticiper toute réaction. C’est un de ses atouts. Ensuite, elle vit en ce moment avec Jules, une personne qui semble sans histoire si l’on ne creuse pas trop. Ce Jules a plusieurs liens amicaux avec des policiers, et cette situation intéresse Jamila.

Jamila toute seule a déjà commencé par avancer un plan sur lequel elle s’est posée en compétition avec Rachel : qui réussira à faire craquer son mari, ou, à l’extrême, qui parviendra à masquer sa mort sous un motif anodin ? Certains Africains excellent pour se présenter comme victimes, alors que ce sont eux-mêmes les bourreaux. Ils font semblant de ne pas connaître nos lois, au prétexte par exemple d’une base culturelle différente, mais en réalité sont certains de l’essentiel : nos lois sont bonnes, efficaces. Dans certaines circonstances ce sont ces mêmes lois qui vont protéger les auteurs de délits si leur culpabilité n’est pas certaine.

Jamila a toujours été quelqu’un qui se nourrit de petites magouilles. Une femme sans vergogne, à l’apparence cordiale et joyeuse, mais au fond répugnant. Comme toute personne qui vit déjà ou qui envisage de subsister d’intrigues autour de délits, elle sait qu’elle doit impérativement se créer un réseau auprès des premières gens utiles. La police tient une grande place parmi les institutions avec lesquelles elle doit se rapprocher. Il ne s’agit nullement d’infiltrer certains services, chose impossible, mais juste d’apparaître sympathique. Elle vient de Montpellier, et est nouvelle à Istres. Elle n’a jamais eu affaire à la police istréenne, et c’est tant mieux. Sa rencontre avec Jules est opportune. Il semble être un homme sans antécédent pesant. Il a ses contacts. Pour Jamila qui fait feu de tout bois, voilà un argument de poids pour elle qui ne pense qu’à étendre ses tentacules.

Jamila a été choquée lorsque, au début de l’année, Rachel avait été entendue par la police au sujet des menaces de mort qu’elle avait proférées. Jules lui apporte une aide décisive : il lui parle immédiatement de quelques policiers avec lesquels il est en contact. Ils sont peut-être de second rang, mais peu importe, cette complaisance régénère le moral du groupe.

— Rachel, même si tu as fait du mal, des mauvaises choses, on va t’aider, on va écraser ton mari qui a osé se plaindre. Il ne connaît personne au sein de la police, nous si…

Avec toujours, en fond, l’idée d’un partage d’argent « à l’africaine » une fois le mauvais coup réussi.

Avec Rachel, nous nous parlons, malgré un contexte incertain. Elle se trouve, nonobstant le soutien du couple Jules-Jamila, dans une position inconfortable. Elle éprouve ce besoin irrésistible de se rassurer, notamment en cherchant dans mon regard des signes de faiblesse, des doutes, lorsqu’elle m’affirme qu’elle sera plus forte. Sa faute est qu’elle ne peut s’empêcher de me raconter avec force détails les soutiens dont bénéficie Jules au sein du commissariat : la police est avec elle, et, toujours selon elle, les agents seraient ulcérés par mes plaintes. Rachel profite de ce nouveau contexte : peu importe ses actions, elle est implicitement protégée.

Jules et Jamila continuent la mise en œuvre de leurs plans. Ils sont plus que jamais motivés par un basculement de la situation, quel qu’en soit le résultat. Ils ont ce sentiment de devoir agir sans en connaître les conséquences. Ils utiliseront sans aucune retenue toute occasion qui se présentera à eux. Jules de son côté, et Jamila du sien. Jamila n’a pas beaucoup de marge de manœuvre contre moi. Certes, elle est capable de retourner l’esprit de Rachel, mais face à la séparation que je demande, pragmatiquement, il n’y a pas beaucoup d’impact. Elle va donc essayer de multiples provocations. La plupart m’apparaissent petites, et même si je les vois, je n’éprouve pas le besoin d’y répondre. Elle traîne régulièrement autour de notre maison, alors qu’ici, ce n’est pas son quartier… Peu importe, ceci n’a pas d’effet sur moi.

Un jour Jules abandonne la fille de Jamila dès quinze heures l’après-midi, hors de chez elle, sans clé ni téléphone portable. La maman est en déplacement à Montpellier, et l’enfant ne connaît pas grand monde, sauf moi depuis l’année dernière. Les ponts sont coupés aujourd’hui, et la fillette le sait. Elle hésite. Voilà deux heures que la nuit est tombée. Elle vient sonner chez moi, accompagnée de Jessie. Je perçois le machiavélisme de ses parents : ils lâchent leur fille pour me forcer à l’accepter. Pour ma part, j’ouvrirai toujours ma porte aux enfants, et ils le savent. Je tique tout de même, car la situation me dérange : comment peut-on volontairement délaisser sa fille ? J’appelle Rachel qui ne répond pas. Je lui laisse en vain un message. Beaucoup de personnes accepteraient de recevoir un enfant seul. Mais il ne faut pas que mon accueil soit perçu comme un effacement des fautes des parents. Et enfin, je demeure libre de choisir qui j’invite ou non. Finalement, avec beaucoup de scrupules je me résous à appeler le commissariat à qui j’explique qu’une enfant a été laissée par ses parents hors de son domicile. Tout de go, le policier me dit de venir au poste avec elle.

Nous marchons lentement à travers la ville. Je m’arrête dans une boutique pour perdre du temps : Rachel me rappellerait-elle avant que j’atteigne le commissariat ?

Lorsque nous arrivons, l’agent d’accueil relève nos identités. Je reste avec la fille dans la salle d’attente. La situation n’est guère réjouissante, mais le fait que je demeure auprès de l’enfant me rassure un peu.

Les parents ne viendront que plus tard. La mère qui prétendait être à Montpellier n’y était pas… Rachel avait dû avoir mes messages, n’y avait pas répondu, mais avait prévenu Jamila et Jules qui se sont alors manifestés.

Le policier demande au couple s’ils ont des reproches à me faire. Jules annonce que je suis violent contre mon épouse. Je suis estomaqué… L’agent m’ordonne de me taire, j’obéis. Il indique ensuite à Jules que ma femme doit porter plainte contre moi. Je maintiens que c’est un délire. Nous nous séparons.

Quelques jours passent. Alors que je suis toujours à mon bureau, à midi trente, je reçois un appel téléphonique d’un policier qui se présente brièvement. Il me demande l’identité des enfants.

— Ici, quatre enfants habitent à la maison.

— Non, non, seulement les vôtres.

Je trouve étranges ces questions. Et pourquoi se limite-t-il à l’identité des deux plus jeunes enfants alors qu’ils sont quatre ? Sous l’effet de la surprise, je m’exécute : je fournis ces informations. Puis je l’interroge :

— Pourquoi me demandez-vous ces renseignements ?

— C’est relatif à la plainte que vous avez déposée le 2 août dernier.

Le deux août est ma date d’anniversaire. Je ne crois pas à cette plainte, je m’en serais souvenu. Mais trop tard, le policier a noté mes réponses. De toute façon, je n’aurais rien caché.

Dans les semaines suivantes, Rachel m’informe qu’une enquêtrice s’est présentée à notre domicile, mais comme je n’y étais pas, elle est repartie.

À l’occasion d’un rendez-vous avec la psychologue, je raconte l’épisode. Elle me recommande de chercher qui a diligenté l’enquêtrice ; elle m’oriente vers les services sociaux du département. Je cogite, puis y vais. Après vérification, ils m’informent que rien n’a été entrepris. Il reste l’hypothèse du commissariat. Le lieutenant est en congé maternité. Je rentre en contact avec son assistante qui m’accorde un entretien. Elle annonce qu’elle va procéder à des recherches et que je pourrais la rappeler la semaine suivante. Ce que je fais. Elle me déclare alors qu’elle a mis un terme à cette enquête.

Je tente tant bien que mal de faire face à ces différents accrochages, de les minimiser. Je ne peux pas parler de situation morale ou mentale du foyer, car un contexte ne saurait revêtir des ressentis. Mais ce que j’entends n’augure rien de bon. La journée, les émissions criminelles visionnées par Rachel s’enchaînent : des maris, des épouses, des voisins, des familiers tuent. Rachel regarde des reconstitutions de drames réels. Au-delà du simple déroulement des enquêtes, les questions de fond tournent autour des raisons psychiques des meurtriers.

Quand il n’y a pas de réponse, c’est la seule horreur, gratuite, qui est mise en avant. Même face à mon ordinateur, le son du téléviseur est assez fort pour que je saisisse des bribes. D’autres fois, notamment le soir, je me pose devant ces émissions choisies par Rachel. L’aspect légal et le déroulement de l’enquête m’intéressent. Derrière tout cela se dresse l’inimaginable, les crimes les plus horribles. Et les personnalités et motivations des assassins. Des femmes tuent leur mari pour en hériter ou toucher une assurance sur la vie.

Rachel connaît toutes ces émissions au point où elle m’annonce elle-même qu’elle a déjà vu tel ou tel reportage. Alors nous changeons de chaîne pour des variétés, plus réjouissantes.

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