Adieux

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Les années passèrent tranquillement dans les montagnes immuables. LLinôrah semblait rajeunir, depuis sa rencontre avec Amiord sa transformation physique avait accélérée alors que lui, vieillissait. Puis les prêtres annoncèrent à LLinôrah qu’elle ne pouvait rester d’avantage, que le temps était venu pour elle de reprendre sa vie, et qu’il n’y avait plus rien qu’ils puissent faire pour elle. Elle devait quitter ce lieu où elle avait vécu des décennies et qui était devenu chez elle, mais Amiord était là, et il la suivrait quoiqu’elle décide de faire. Quitter les prêtres n’allait pas être chose aisée, ils avaient été comme une multitude de père pour elle, et avaient été bienveillants en tout instant. Et pourtant quelques temps avant son départ, eux, si sages et si gentils, lui dirent qu’elle faisait une erreur en restant avec Amiord, qu’ils n’avaient pas confiance en lui, comme qu’ils avaient eu confiance en elle. Elle comprenait pas, il ne pouvait pas être pire qu’elle. Non, il n’était pas pire qu’elle, c’était impossible. La séparation en fut plus facile, elle était vexée et leur dit qu’elle ne voulait plus jamais les revoir et elle n’était alors plus la bienvenue chez eux.

Le jeune couple quittèrent le lieu sacré et choisir de rester en marge de la société, loin de tout, seuls. Le couple construisit une cabane dans un coin un peu verdoyant non loin de la Terre de l’Abandon, là où personne ne passait. Néanmoins il y avait à quelques semaines de marche quelques villages reculés où les habitants avaient les mêmes envies de solitude que le couple, mais ils n’étaient pas réticents au marchandage, ce qui permit au ménage de s’installer avec plus de confort et d’acheter des bêtes.

Ils profitèrent de leur nouvelle intimité pour parler un peu plus d’eux-mêmes. Amiord avait été trahi par son frère, et LLinôrah, pouvait ressentir la rage qu’il éprouvait pour son frère à chacun de ses mots le concernant, elle savait ce que c’était, elle le comprenait. Néanmoins, elle était étonnée par la force de cette haine, qui en une dizaine d’année n’avait apparemment pas diminué. N’avait-il rien appris des Gobbines ?

Cependant, elle n’avait pas elle-même utilisé tous les conseils des prêtres, elle se garda bien de parler de son passé, et raconta qu’elle était pauvre et malade et que c’était pour cette raison qu’elle s’était rendue dans les montagnes, pour y chercher la guérison. Il l’a cru sans trop de difficulté, il avait été témoin lui-même de la fin de la transformation.

Leur vie était désormais paisible, de temps en temps ils parlaient du futur, de ce que l’avenir pouvait avoir de bon pour eux. Ne méritaient-ils pas un peu de répis ?

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Votre Majesté,
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Ils sont les fondamentaux de toutes cultures et avant cela de toutes civilisations...
Mais laquelle de ces deux activités indispensables à la communication s'est effectuée en premier, l'écriture ou la lecture ?
C'est un peu comme l'histoire de l’œuf et de la poule … bien qu'en toute logique on ne peut lire ce qui n'a pas encore été écrit il en résulterait que l'écriture serait apparue avant la lecture …
Humph ! … pas si sûr cela !...
Il faut déjà envisager l'intention de communiquer entre les êtres vivant … Nous savons alors que cela ne tient pas qu'à l'écriture car le langage a, lui, plusieurs niveaux dans le domaine de l'expression.
L'écrit c'est à la fois l'abstraction et la traduction graphique du son, de l'image perçue mais aussi des émotions devant se transmettre à d'autres …
Avant cela il y a eu intériorisation de toutes les formes de la perception, ce qu'on désignera par représentations. On en conclue qu'une « lecture » s'est réalisée avant toute velléité d'écriture, laquelle, primordialement, tenait du pur graphisme (peinture rupestre).
 
Bien sûr, écrire et lire font partie des fondamentaux de la connaissance et s'inscrivant comme la base du savoir, ils constituent les rudiments primordiaux de l'enseignement scolaire devant constituer la faculté essentielle permettant de poursuivre toutes sortes d'études ; dès lors, écriture et lecture ne peuvent exister l'une sans l'autre, s'activant et se nourrissant réciproquement.
 
J'aime bien ces deux activités culturelles, la première se trouvant le viatique de toutes mes pérégrinations intérieures, la seconde mon credo dans ma soif à apprendre encore et toujours …
En fut-il toujours ainsi ?
Si l'intégration de l'une comme l'autre se fit sans réel difficulté ni retard pendant ma scolarité en primaire, c'est au moment de la puberté et pendant tout le temps de l'adolescence qui suivit, que j'ai accumulé pas mal de retard par rapport aux acquisitions indispensables à l'éveil d'une pensée à la fois rationnelle, conformiste et personnelle, soutenue par les idées et jugements devant se dégager des lectures recommandées que l'on recense comme étant les classiques du genre. Exit, les penseurs et chroniqueurs de l'antiquité, les poètes de la Pléiade, puis après eux, les Montaigne, Pascal, Rousseau, Voltaire, et encore Hugo, Chateaubriand, Stendhal, Balzac, Zola, Flaubert, Maupassant et enfin les Peguy, Camus, Sartre et consort et j'en passe … par contre, les Pieds Nickelés, Tom & Jerry, Spirou, Tintin et autre Bibi Fricotin ont alimenté mes lectures un bon bout de temps, y suppléèrent quelques livres de la bibliothèque verte, les romans d'aventures de Jules Verne puis ceux de Bob Morane … c'est en faisant mon service militaire que j'ai découvert "San Antonio", tout ceci constituant une littérature qui ne demande pas grande réflexion il faut bien l'avouer.
La vérité c'est que je n'étais pas assez mature pour m'intéresser à des ouvrages plus académiques conduisant à une meilleure élaboration de son jugement personnel.
L'écrit reflétait tout à fait ces lacunes et si l'orthographe et les produits de l'imagination ne constituaient pas un handicap majeur dans mes compositions, il s'en dégageait par contre un manque de rigueur dans la façon de rédiger et de références à auteurs, traduisant, en fait, l’immaturité me caractérisant à cette période.
Et ce ne sont pas les injonctions des adultes autour de moi m'invitant à lire les classiques qui pouvaient changer ce constat.
Lire, selon moi, à cette époque, ne pouvait être que distraction… toute forme littéraire constituant ce que l'on nomme aujourd'hui une prise de tête ou dont les descriptions qui n'en finissent pas sont plus que lassantes, m'ennuient à en bailler …
 
Mais voilà, le temps passant et la vie vous modelant, éveille votre conscience et vous permet de repérer quels sont les bons jalons pour élargir votre vision du monde et le champ de vos investigations pour en façonner la compréhension. C'est alors que vous vous remettez à lire des œuvres aux contenus bien plus denses, aux développements d'intrigues toujours plus complexes et aux savoirs bien plus étendus, parfois énigmatiques voire, quasi hermétiques...
Cela s'effectue graduellement, au gré de vos pas, de vos expériences et de vos intérêts, sans cesse, changeants. C'est ainsi que j'ai découvert G.Flaubert, G. Sand, J. Green, A.J. Cronin, Stendhal, Tolstoï, E. Hemingway, puis J.Giono, M. Mitchell, B. Pasternak. R Kipling, G de Maupassant, C. Dickens, A. de Saint-Exupéry, J. Kessel, H.Vincenot, B.Clavel, P.J. Heliaz, M.Tournier, M. Druon, F. Sagan, S. de Beauvoir, A. Fournier etc...
En fait, j'affectionne, beaucoup de genres littéraires : romans, nouvelles, chroniques culturelles, récits historiques, évocations de vies et métiers du passé, biographies, contes et légendes, essais philosophiques, anecdotes contemporaines, monographies, études de mœurs, ouvrages de réflexions, livres bibliques et ésotériques, compte-rendus scientifiques. Un panel d'ouvrages très diversifié que je soumets à mon esprit toujours curieux et enjoué...
 
S'agissant de mes écrits, le plus souvent ils sont narratifs et se rapportent à des événements ou des anecdotes vécus. Ils s'inspirent aussi de mes lectures et deviennent alors : récits historiques, descriptions de monuments ou édifices remarquables, résumés littéraires, commentaires de textes, critiques d'articles de presse etc. Et, comme vous pouvez le constater ici, ce sont ces genres d'écrits qui, essentiellement, habillent mon blog...
 
Pour conclure, je dois bien avouer qu'il me reste énormément de choses à lire et sans doute pas mal d'autres à écrire...
Lecture et écriture, sont manifestement ce qu'il y a de plus vivifiant pour l'âme humaine...
P.L.
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