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Une minute de lecture

Le lendemain, nous retournons à la gare. Cette fois, je veille à choisir une destination plus petite. Un endroit plus calme, plus vert. Avec moins de bruit et plus d’espace. Le train est à nouveau presque vide. Assise face à moi, ton regard est tourné vers la fenêtre. Dehors, il pleut toujours. Je profite du voyage pour trouver un logement plus calme, plus intime. Quitte à devoir nous éloigner encore plus, peut-être louer une voiture. Je n’ai pas regardé mon compte en banque depuis notre départ, mais je m’en fiche. Le plus important, c’est toi.

Je t'observe de temps en temps du coin de l’œil. Tu t’es changée ce matin. Un de tes tatouages dépasse de ton pull. Celui qui remonte légèrement sur ton cou. Tu me disais que l’âme ne devait pas rester enfermée. Tu veux la montrer, tu veux qu’on la voie. Alors tu la tatoues partout sur ton corps, tu l’encres dans ta peau. Je te découvre un peu plus au fil des jours, je mémorise chaque tache d’encre, j’apprends sa signification.

Un jour, allongée contre toi, je caressais un petit espace dépourvu d’encre, le long de ta clavicule.

— Tu vas te faire tatouer ici ?

— Je veux me tatouer partout où tu m’as touchée.

Le sourire aux lèvres, je m’étais redressée pour te regarder dans les yeux tout en glissant ma main sous les draps, entre tes jambes, et j’ai joué avec ton clitoris.

— Même là ? avais-je fini par demander.

Tu ne m’as pas répondu. Pas avec des mots. Non, tu as écarté les jambes, fermé les yeux et laissé le plaisir t’envahir. Tu vas te faire tatouer ici ?

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Défi
Jacques IONEAU
Ce texte, co-écrit par carolinemarie78 et Jacques Ioneau, en réponse au défi "Imaginaire", est une suite de Fleur de nave : "https://www.scribay.com/text/337348389/fleur-de-nave" .
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Anna Greensayer
Voici un calcul simple :

Harcèlement + Injustice - Un "grand" homme.

10 ans après, on y applique également le calcul suivant :

Un beau détective + Un policier qui sort de l'académie - 420 de Q.I

Impossible mais non.

= Flandre
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Victor Bouvier


Il vit un profond calvaire dans cet enfer
Banal qu’est cette inhumaine planète terre.
Attendant que sa peine soit exécutée
Il doit porter sa croix, solitaire oublié.
Au milieux de ces Hommes, il se sent bien seul.

Eux, d'ailleurs, tissent succinctement son linceul,
Lors de leurs dégoulinantes veillées passées
A se bourrer, ne pouvant y participer,
Ange déchu, risquant de s’électrocuter.
Corneille déçu aux artères écœurées,

Le vermeil poison, la virulente sangsue,
S'éparpille dans ces veines bleutées. Perdu
Dans ces folles nuées de possibilités
Il ne sait comment agir, rester éveillé
Toujours sur ces gardes, sortant ces rêches griffes.

Son destin ne cesse de le gifler, nocif,
Alors obnubiler par l'espoir, il encaisse.
Il les voit sans les voir, tous tenus en liesse,
Pauvres chiens drogués par cette rouge fontaine
De jouvence, profit, aveuglés par la haine,

Haine quotidienne. La sale violence
Etend rapidement ses tentacules fourbes.
Fourbes et viles sont les divines puissances
Qui règnent sur ce monde d'ondes et de courbes.
Courber l’échine, s’échiner à en pleurer

Le soir, saignant, devant son enfant affamé.
Il lit dans les métro, sur les suants visages
De ces êtres, la désillusion des rêves
Enfantins, des palpitants, colorés, paysages
Imaginaire. Mais sombre est sa vie de rêve.

Le jour est devenu nuit depuis qu'il s'enlise,
Que les barres d'immeubles sont devenus grises,
Blanchâtres, à en faire pâlir un croc mort.
Devant son noir miroir, il regarde la mort
L'enlacer. Il avale des médicaments

Pour mentir puisque c'est la loi, le monde ment,
Tout le monde tente de se voiler la face.
Alors il cherche à faire partie de la masse
Pour être tranquille, libre. Lui fils de rien,
Il veut devenir fils du bon dieu, fils de chien.
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