6 décembre (J-19)

4 minutes de lecture

6 décembre (J-19)


En ce jeudi 6 décembre, jour de saint Nicolas, il me faut vous dire que la journée ne s’est pas déroulée comme prévu. Tout est parti en sucette dès le matin ! Les plombs de la maison ont sauté alors que je faisais du café. Ma voiture est tombée en panne sur le parking où je travaille. Kevin est resté coincé dans les bouchons en allant au garage… Mais je n’ai rien lâché. J’ai mis en place mon plan coquin. Il fallait que sa surprise du sixième jour soit parfaite. Sauf qu’une fois de plus, rien ne s’est passé comme prévu…

***

Comme tous les jours de la semaine, Kevin et moi nous levons à six heures, puis partons travailler à huit heures. Comme à chaque pause, on s’envoie des messages, parfois même, on s’appelle.

C’est à ma coupure de dix heures que mon plan séduction s’est mis en route.

Alors que mes collègues en profitent pour aller fumer une clope, je décide, sac en main, d’aller en salle de pause pour me faire couler un café. Pendant que la machine me prépare le délicieux breuvage, je sors mon portable et effleure l’onglet caméra. Je m’installe devant la grande baie vitrée donnant sur le parking et active le mode selfie. Je sais que Kevin adore me regarder de haut alors, c’est tout naturellement que je lève la main jusqu’à ce que l’objectif soit au-dessus de moi.

Lorsque mon reflet est correct sur l’écran, je prends une pose lascive qui fait ressortir mon « petit » 95B et ma chevelure rousse flamboyante. Je suis immédiatement satisfaite du résultat. Mon regard est aguicheur, mes lèvres lui envoient un chaud baiser, ma poitrine s’est fait une place sur le cliché, encadrés par quelques mèches orangées égarées. Je vais le rendre chèvre à coup sûr. Je lui envoie par MMS.

J’emporte avec moi une tasse de café que je sucre, puis retourne au bureau. Toutes les deux heures, et ce, jusqu’à ce que je quitte l’immeuble, je lui envoie un autre cliché personnalisé. Une partie de mes fesses dénudée. Mon soutien-gorge en dentelle blanche ou simplement, mes jambes longilignes. Et l’effet est plus que satisfaisant ! Kevin bave littéralement de désir, ses réponses se font de plus en plus coquines et j’ai beaucoup de mal à rester concentrée lorsque je lis des messages dans ce genre :

« Je vais te lécher jusqu’à ce que tu coules comme un ruisseau. Je vais tellement te faire trembler que tu ne pourras plus te lever avant deux jours. Hum, j’imagine ma queue entre tes seins de déesse… »

Quand la fin de journée sonne à dix-huit heures, j’ai vraiment hâte de rentrer et de retrouver mon époux. Il faut dire que nos échanges m’ont gravement émoustillée ! Puisque ma voiture ne démarre pas, une de mes amies me dépose devant mon cocon. Il est à peine 18 H 20 et Kevin ne sera pas là avant 19 heures alors, en l’attendant, je m’en vais faire couler un bain.

Pendant que l’eau chauffe, je me prépare un ensemble de lingerie bleue électrique en satin ainsi qu’une robe de chambre décolletée que je dépose sur le meuble. Enfin, j’entre dans la baignoire. Le clapotis de l’eau qui continue de couler m’apaise et mes mains viennent à la rencontre du jet puissant. Je m’allonge, me bouche le nez et m’immerge sous la surface quelques secondes quand soudain, le déferlement d’eau se déverse sur mon clitoris, me procurant une sensation incroyable de plaisir.

Je me rassois immédiatement, choqué par la puissance du massage avant de retenter l’expérience. Cette fois, je me prépare à l’assaut. J’installe mes jambes de part et d’autre du robinet et fais glisser mes fesses au fond du bain. En m’aidant de mes mains, je tente tant bien que mal de placer mon clitoris sous l’écoulement. Lorsque j’y parviens enfin, ma tête se penche en arrière, ma bouche s’ouvre pour former un O parfait et mes jambes sont prises de violentes secousses. La sensation est divine !

Très vite, je halète, me cambre tout entière, je gémis, je crie, je hurle mon plaisir en me reculant du jet en vitesse. Ma chair ne peut plus supporter, c’est trop intense !

De l’index, j’imprime de légères caresses sur mon clitoris gonflé. De l’autre main, je coupe le robinet, puis attrape le godemichet très réaliste que je garde toujours dans le placard de la salle de bain. Je me pénètre de bon cœur, vite et fort, comme j’adore. Rapidement, de violents spasmes me parcourent. Je retire le sextoy que je laisse flotter à la surface de l’eau et repose ma tête sur le rebord de la baignoire. Ce n’était pas prévu, mais qu’est-ce que c’était bon !

C’est à ce moment que j’entends une respiration dans mon dos.

Je me retourne, les joues en feu, et découvre Kevin, verge en main dans l’entrebâillement de la porte. Il fait comme moi, il se masturbe de bon cœur après une dure journée de labeur. Il remarque que je l’ai vu et s’approche de moi tout en continuant ses gestes de va-et-vient. Je m’assois dans l’eau tandis que son sexe fait face à mes yeux. Grand, gros, solide, j’ai envie de le lécher en fixant mon homme dans les yeux.

Comme sur la première photo, je bombe la poitrine et ressors mon regard d’aguicheuse. Kevin approche son sexe de mes lèvres, je sors la langue et le titille. Il attrape mes cheveux mouillés et utilise ma bouche pour se donner du plaisir. Mes lèvres chaudes s’occupent de son gland que je sens croître sous ma langue. Dans un cri bestial, Kevin éjacule sur mon visage.

Comment dire… ce n’était pas tout à fait prévu, mais finalement, c’était peut-être mieux ?

Annotations

Recommandations

Défi
Axel 48

Il est sept heures du matin, tandis que la chaleur des rayons du soleil commence à se faire ressentir. Et moi, assis sur un banc, dans le parc se situant à côté de chez moi. Je lis. Je savoure le silence un instant. Il n'y a absolument personne. Seul l'envol d'une tourterelle derrière moi casse ce moment de sérénité. Tandis que je me replonge dans la lecture du Désert des Tartares, j'entends des bruits de pas. Ah ? La ville n'est peut-être finalement pas le désert dont il est question dans mon livre. Je cherche du coin de l'oeil qui a rompu cette solitude. Pourtant, pas l'ombre d'un humain.
Jetant un oeil à droite, puis à gauche, avant de continuer ma lecture. Encore un bruit de pas. Cette fois, je ne peux pas le rater. L'homme se tient devant moi. Il est plutôt mal habillé. Je m'attends à ce qu'il me demande de l'argent.
« J'peux m'asseoir ?
- Hein ? Je suis occupé là.
- Oui mais j'peux m'asseoir ? »
J'acquiesce. Je ne prends pas un grand plaisir à l'inviter à s'asseoir et me décaler pour lui laisser une place, mais soit. Sinon je sens qu'il va insister toute la matinée. C'est tout de même bizarre. Nous ne nous connaissons pas me semble-t-il. Il souffle fort, je n'arrive pas à lire.
«Vous pourriez respirer plus discrètement s'il vous plaît ? Je suis en train de lire. »
Il m'ignore. Je n'y crois pas. Je lui laisse la place et voilà comment il me remercie.
« Au fait. Pourquoi tenez-vous à vous asseoir à mes côtés ? Il y a des tas de bancs dans le parc ! Finis-je par lâcher.
- J'ai b'soin de quelqu'un, me répond-il.
- Comment ça ?
- Ben oui, je ne sais qui a décidé ça, mais tous les évènements de ma vie sont faits pour me détruire. Je ne sais plus quoi faire. »
Décidément, son cas m'intrigue réellement.
Il continue : « Le peu d'amis que j'avais sont tous partis faire leur vie ailleurs. Moi, je suis resté ici avec ma femme. Enfin, mon ex-femme. Elle m'a trompé. »
Voilà quelqu'un de bien seul. Pas d'amis, pas de femme. Je suis sans voix.
« Il me reste mon père, mais il est très âgé, il n'y a plus vraiment place à la discussion. Je n'ai plus personne. Vous est-il déjà arrivé de penser que votre vie était finie avant l'heure ? Car c'est mon cas. A quoi bon, s'il n'y avait pas mon père, je me serais suicidé. Mais les médecins sont formels, ce n'est plus qu'une question de mois pour lui. Et à ce moment-là, je n'aurai plus rien à faire dans ce monde. Est-il possible d'autant souffrir ? Même la lame d'un couteau ne pourrait causer pareille blessure. »
J'ai pitié pour lui. D'ailleurs, qui peut rester de marbre face à cette personne ? Je me retiens de pleurer. Mais je ne sais comment le réconforter. Cette femme est terrible ! En le trompant, elle a tué son ex-conjoint !
« Je...
- Ça ne fait rien. Qu'y pouvez-vous ? Me coupe-t-il.
- A part vous faire part de mes sincères condoléances, je ne vois pas. Votre cas m'attriste profondément. »
Nous restons tous les deux, silencieux. Soudain, je vois une autre personne se baladant dans le parc. Cela me fait chaud au coeur, c'est ma dulcinée. Je l'ai rencontrée il y a peu, je l'aime énormément.
« Oh non... fait l'homme à côté de moi.
- Qu'est ce qu'il y a ?
- Cette dame ! C'est elle ! Mon ex-femme ! »
2
1
0
3
Zéro Janvier
Dans un café, un client observe un adolescent et une vieille dame, imaginant ce qui les unit.
8
20
3
2
Défi
Lescure . D

J'avais bien dormi ! Comme tout les matins je m'étirais un peu , prête à l'attaque pour gambader dans de belles forêts . Parfois je croisais des animaux , et parfois elles s'avéraient bien plus silencieuses. Le mieux , c'est quand toute la terre se penche, et là je peux faire du toboggan tout le long de la rampe des feuillages . Parfois mes bras s'accrochent dans des branches nouées , mais une force venu d'ailleurs m'aide à les déraciner , ou les démêlées . Cette force venu d'ailleurs est une sorte d'araignée, mais en bien plus grand , et qui possède que cinq pattes . Je n'ai encore jamais aperçu ses yeux , mais quand cette arachnide m'attrape par ma grosse jambe, ( oui car je suis unijambiste), je me sens surpuissante ! Enfin bref, je fais ma petit vie , et heureusement pour moi , après ces grands moments de sport , j'ai le temps de me reposer avec bien d'autre amis à moi . Parfois tous fatigués on dort , mais parfois on se lance des dialogues interminables ! Il y en a qui raconte leur vie et leurs exploits , toujours à ce venter, dire qu'il est le plus fort ou d'autres qui disent qu'elles sont les plus belles . D'autres sont silencieux , dans leur petit endroit solitaire, plongés dans l'ombre . Et moi je regarde ce spectacle , je profite de la vie , et je ris de certains qui se plaignent tout le temps . Ma vie est assez mouvementée , j'ai eu  des bras brisés , un jour j'ai dû changé même ma jambe car j'étais tombée de très haut . Pourtant , moi on ne m'entend pas . Il y en a qui se plaigne juste pour un vernis qui est partie , c'est si ironique ! Je me suis relevée , personne m'a aidé , et moi je suis maintenant tout le temps heureuse . Je glisse dans ces douces feuilles , laissant glisser mes bras dans les feuillages , la douceur me tend ses bras , et la main qui me tient semble beaucoup m'aimer . Et ça , c'est le meilleur des sentiments !
0
0
0
1

Vous aimez lire Mistyque ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0