5 décembre (J-20)

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5 décembre (J-20)

Nous sommes le 5 décembre, il reste vingt jours avant le spectacle final. J’ai la migraine depuis ce matin et je n’arrive pas à m’en débarrasser. Par conséquent, je ne suis pas très motivée pour une surprise extravagante. Chéri sait aussi se contenter de peu, ce soir, pas besoin de grand jeu…

***

Il est vingt et une heures et j’ai encore mal à la tête. Tranquillement allongés dans notre cocon d’amour, Kevin et moi regardons une série télévisée dans les bras l’un de l’autre. Blottie contre son cœur, je me sens bien, en sécurité. Ses doigts me caressent les tempes, son souffle glisse sur mes cheveux, je suis à l’aise, au chaud, détendue.

Kevin est vraiment un homme merveilleux. Il est doux, gentil, romantique, attentionné et je sais qu’il m’aime de tout son être. Notre mariage, il y a deux ans, le prouve ! Je réalise soudain avoir beaucoup de chance. En plus d’être bon, Kevin est aussi charmant. Il prend toujours soin de moi, fait passer mes besoins et mes désirs avant les siens, il est patient et aux petits soins. Je l’aime comme une folle. Il est toute ma vie. Tout ce que je rêvais d’avoir.

Ma main se promène sur son torse imberbe. Mes doigts effleurent sa peau. Mes ongles agacent ses tétons. Mon amoureux remue sous mes caresses, ses pointes se dressent. Je poursuis mon chemin jusqu’à atteindre cette ligne de poil que j’adore. Celle-là même qui mène à la tour de Pise. Je laisse mes doigts jouer sur sa toison pendant un instant avant de dériver droit sur sa verge. Grande, grosse et gorgée de désir. Déjà…

Kevin lâche un râle et tend ses jambes sans bouger le haut de son corps. Toujours allongée sur son cœur que je sens battre de plus en plus rapidement, je caresse son sexe, imprime un mouvement doux et suave. De bas en haut, lentement, en terminant mon ascension par une pression du pouce sur son gland. Je sais qu’il adore ça. Je le connais bien, mon Kevin.

Lorsqu’il commence à gémir, je me redresse et me glisse en vitesse sous la couette. Je me place entre ses jambes écartées et, d’une main, je masse ses testicules, de l’autre, je le masturbe et le suce avidement. Je le pompe avec ardeur et le loge au plus profond de ma gorge en exerçant des mouvements de va-et-vient d’une poigne ferme. Sa tension est palpable, je peux sentir les pulsations de son cœur dans son phallus. Je veux qu’il devienne fou. Fou de désir, fou d’amour, fou de moi. Je veux qu’il comprenne à travers cette passion, combien je l’aime et combien je le chéris.

J’accentue mes gestes et le branle plus ardemment tout en laissant ma langue lui chatouiller le gland. Je laisse mon majeur descendre jusqu’à son anus que je titille avec gourmandise. Pour que la caresse soit plus exquise, je porte mon doigt à mes lèvres et récolte une goutte de salive que je viens déposer sur son entrée. La sensation est tout de suite meilleure. Kevin prend son pied et se trémousse de plaisir. J’intensifie un peu le geste, ma bouche toujours autour de sa verge et laisse mon doigt glisser entre ses fesses. Mon époux, au bord du gouffre, écarte un peu plus les jambes. J’accélère la cadence, son dos se cambre. L’homme de ma vie halète, puis se crispe après quelques va-et-vient supplémentaires. Son liquide se répand sur ma langue, chaud, salé, je l’avale d’un trait.

Je délaisse les parties basses de son corps et reviens au creux de son bras. Son cœur saccadé tente de reprendre un rythme stable, sa respiration se calme. Il me fixe de ses magnifiques billes luisantes d’amour, je lui souris et dépose un chaste baiser sur ses lèvres charnues. Ses doigts reviennent prendre place sur ma tempe qu’il caresse distraitement. Nos yeux se ferment, repus de sentiments, de sexe, d’amour et d’eau fraîche, nous nous endormons paisiblement.

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Défi
Axel 48

Il est sept heures du matin, tandis que la chaleur des rayons du soleil commence à se faire ressentir. Et moi, assis sur un banc, dans le parc se situant à côté de chez moi. Je lis. Je savoure le silence un instant. Il n'y a absolument personne. Seul l'envol d'une tourterelle derrière moi casse ce moment de sérénité. Tandis que je me replonge dans la lecture du Désert des Tartares, j'entends des bruits de pas. Ah ? La ville n'est peut-être finalement pas le désert dont il est question dans mon livre. Je cherche du coin de l'oeil qui a rompu cette solitude. Pourtant, pas l'ombre d'un humain.
Jetant un oeil à droite, puis à gauche, avant de continuer ma lecture. Encore un bruit de pas. Cette fois, je ne peux pas le rater. L'homme se tient devant moi. Il est plutôt mal habillé. Je m'attends à ce qu'il me demande de l'argent.
« J'peux m'asseoir ?
- Hein ? Je suis occupé là.
- Oui mais j'peux m'asseoir ? »
J'acquiesce. Je ne prends pas un grand plaisir à l'inviter à s'asseoir et me décaler pour lui laisser une place, mais soit. Sinon je sens qu'il va insister toute la matinée. C'est tout de même bizarre. Nous ne nous connaissons pas me semble-t-il. Il souffle fort, je n'arrive pas à lire.
«Vous pourriez respirer plus discrètement s'il vous plaît ? Je suis en train de lire. »
Il m'ignore. Je n'y crois pas. Je lui laisse la place et voilà comment il me remercie.
« Au fait. Pourquoi tenez-vous à vous asseoir à mes côtés ? Il y a des tas de bancs dans le parc ! Finis-je par lâcher.
- J'ai b'soin de quelqu'un, me répond-il.
- Comment ça ?
- Ben oui, je ne sais qui a décidé ça, mais tous les évènements de ma vie sont faits pour me détruire. Je ne sais plus quoi faire. »
Décidément, son cas m'intrigue réellement.
Il continue : « Le peu d'amis que j'avais sont tous partis faire leur vie ailleurs. Moi, je suis resté ici avec ma femme. Enfin, mon ex-femme. Elle m'a trompé. »
Voilà quelqu'un de bien seul. Pas d'amis, pas de femme. Je suis sans voix.
« Il me reste mon père, mais il est très âgé, il n'y a plus vraiment place à la discussion. Je n'ai plus personne. Vous est-il déjà arrivé de penser que votre vie était finie avant l'heure ? Car c'est mon cas. A quoi bon, s'il n'y avait pas mon père, je me serais suicidé. Mais les médecins sont formels, ce n'est plus qu'une question de mois pour lui. Et à ce moment-là, je n'aurai plus rien à faire dans ce monde. Est-il possible d'autant souffrir ? Même la lame d'un couteau ne pourrait causer pareille blessure. »
J'ai pitié pour lui. D'ailleurs, qui peut rester de marbre face à cette personne ? Je me retiens de pleurer. Mais je ne sais comment le réconforter. Cette femme est terrible ! En le trompant, elle a tué son ex-conjoint !
« Je...
- Ça ne fait rien. Qu'y pouvez-vous ? Me coupe-t-il.
- A part vous faire part de mes sincères condoléances, je ne vois pas. Votre cas m'attriste profondément. »
Nous restons tous les deux, silencieux. Soudain, je vois une autre personne se baladant dans le parc. Cela me fait chaud au coeur, c'est ma dulcinée. Je l'ai rencontrée il y a peu, je l'aime énormément.
« Oh non... fait l'homme à côté de moi.
- Qu'est ce qu'il y a ?
- Cette dame ! C'est elle ! Mon ex-femme ! »
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Dans un café, un client observe un adolescent et une vieille dame, imaginant ce qui les unit.
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Lescure . D

J'avais bien dormi ! Comme tout les matins je m'étirais un peu , prête à l'attaque pour gambader dans de belles forêts . Parfois je croisais des animaux , et parfois elles s'avéraient bien plus silencieuses. Le mieux , c'est quand toute la terre se penche, et là je peux faire du toboggan tout le long de la rampe des feuillages . Parfois mes bras s'accrochent dans des branches nouées , mais une force venu d'ailleurs m'aide à les déraciner , ou les démêlées . Cette force venu d'ailleurs est une sorte d'araignée, mais en bien plus grand , et qui possède que cinq pattes . Je n'ai encore jamais aperçu ses yeux , mais quand cette arachnide m'attrape par ma grosse jambe, ( oui car je suis unijambiste), je me sens surpuissante ! Enfin bref, je fais ma petit vie , et heureusement pour moi , après ces grands moments de sport , j'ai le temps de me reposer avec bien d'autre amis à moi . Parfois tous fatigués on dort , mais parfois on se lance des dialogues interminables ! Il y en a qui raconte leur vie et leurs exploits , toujours à ce venter, dire qu'il est le plus fort ou d'autres qui disent qu'elles sont les plus belles . D'autres sont silencieux , dans leur petit endroit solitaire, plongés dans l'ombre . Et moi je regarde ce spectacle , je profite de la vie , et je ris de certains qui se plaignent tout le temps . Ma vie est assez mouvementée , j'ai eu  des bras brisés , un jour j'ai dû changé même ma jambe car j'étais tombée de très haut . Pourtant , moi on ne m'entend pas . Il y en a qui se plaigne juste pour un vernis qui est partie , c'est si ironique ! Je me suis relevée , personne m'a aidé , et moi je suis maintenant tout le temps heureuse . Je glisse dans ces douces feuilles , laissant glisser mes bras dans les feuillages , la douceur me tend ses bras , et la main qui me tient semble beaucoup m'aimer . Et ça , c'est le meilleur des sentiments !
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