1er décembre (J-24)

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1er décembre (J-24)

Dans très exactement vingt-quatre jours, ce sera Noël et il me tarde de trouver le cadeau parfait pour Kevin. Ça suffit quoi ! Tous les ans, c’est la même chose : je déambule telle une âme en peine dans les rayons des magasins, des boutiques de jeux vidéo, sans succès. Mais cette année sera différente de toutes les autres. J’en suis convaincue ! Une idée de génie m’est apparue et cette fois, je suis certaine que cette attention lui fera plaisir. Si ce n’est plus…

Pour tout vous dire, ce que j’ai en tête, ce n’est pas un cadeau, mais plutôt vingt-quatre. Oui, vous avez bien compris le principe ! Mon cher et tendre en recevra un chaque jour jusqu’au grand final.

Nous sommes le 1er décembre et c’est ce soir qu’il consommera sa première surprise.

***

Tranquillement installés sur le canapé, devant un bon vieux film policier, Kevin et moi dégustons une coupe de champagne bien frais. Ma tête posée sur son épaule, je me sens bien. Mes pensées vagabondent vers cette surprise que je prépare en secret. Je me redresse et le scrute intensément. Kevin sent mon regard posé sur lui et se décale pour me faire face.

— Qu’y a-t-il Krystal ? Je te trouve… étrange ce soir. Quelque chose ne va pas ?

Bien. Je suis contente qu’il réagisse ainsi, c’est ce dont j’avais besoin pour capter entièrement son attention. Mes iris toujours plantés dans ses yeux azur, je souris, me lève et avance vers la télévision que j’éteins.

— Nous sommes le premier décembre, chéri…

Kévin me sonde, sans comprendre puis articule lentement :

— Oui… et ?

— Eh bien… il est l’heure d’ouvrir la première case de ton calendrier de l’Avent, dis-je d’une façon très suggestive. Installe-toi confortablement, les mains sur les genoux et observe…

L’homme de ma vie déglutit et obtempère sans opposer de résistance. Il s’installe bien au fond du canapé, se passe la main dans les cheveux avant de les poser, toutes deux, sur ses genoux entrouverts.

Ainsi peut commencer mon show.

De mon smartphone, j’allume l’enceinte Bluetooth qui diffuse aussitôt les premières notes de « Joe Cocker, You can leave your hat on », dans notre salon aux lumières tamisées.

Je commence mon spectacle par une danse lascive. Mon bassin allant de gauche à droite, au rythme des douces notes, puis lentement, je lui présente mon dos pour qu’il ait une vue saisissante sur la chute de mes reins. J’intensifie un peu mes mouvements, mes mains jouent avec mes cheveux, effleurent mon corps, mais je ressens le besoin de faire monter la température d’un cran.

J’attrape le bas de mon débardeur que je remonte sensuellement avant de le retirer, puis de le jeter sur une note aiguë de la musique.

Je me retourne et lui fais face, exhibant fièrement ma poitrine enveloppée de sa lingerie. Kévin n’en perd pas une miette et me scrute intensément. C’est alors que, à l’aide de mes pouces, je saisis le haut de ma jupe que je baisse au fur et à mesure que les intonations augmentent puis, toujours sur une note plus aiguë, je la retire et l’envoie valser du pied.

Pour accentuer son désir, je le fixe et me lèche la lèvre supérieure suivie d’un clin d’œil provocateur. Ce qui fait sourire l’amour de ma vie.

Me voici en sous-vêtements et bas collants. Sur le chemin du final dansant.

Tournant en rond sur moi-même, j’agite mon bassin sous son nez avec excès, faisant mine de vouloir faire descendre mon string en dentelle noire, mais je n’en fais rien. Au lieu de ça, je me claque sauvagement les fesses avant de saisir l’une des bretelles de mon soutien-gorge que je laisse glisser lentement sur mon épaule. Lascivement, je fais de même avec la seconde puis, sans crier gare, je passe mes mains dans mon dos et dégrafe la lingerie qui tombe à mes pieds, dévoilant ma poitrine tendue à Kévin.

— Putain de merde, Krystal ! N’arrête pas !

A tes ordres, Grand Chef…

Je fléchis les jambes jusqu’à ce que mes fesses touchent mes talons puis, comme une vraie strip-teaseuse, j’écarte les cuisses, lui offrant une vue plongeante sur mon sexe qu’il peut d’ores et déjà deviner mouillé sous le tissu gênant de ma lingerie, avant de me remettre debout, lentement, seins en avant.

Le moment est propice à la suite. Les yeux dans les yeux, j’avance vers lui, pose mes mains sur ses épaules viriles et danse encore un peu plus en agitant ma poitrine voluptueuse devant son visage. J’ondule mon corps de façon à ce que mon sexe effleure son torse, la tension est palpable alors, sans trop m’attarder, je tourne sur moi-même, joue avec le seul rempart de vêtement qu’il me reste, me trémousse et me caresse à la fois.

Là, je laisse vraiment tomber mon string au sol.

La tension sexuelle est si forte ! Je ne peux plus attendre. J’attrape violemment Kévin par le haut du t-shirt et, avec une force que je ne me connaissais pas, le soulève du canapé sans aucune difficulté. Mon visage à quelques centimètres du sien, ma langue cherche à entrer en contact avec la sienne, lui lèche les lèvres, le menton tout en marchant à reculons dans le salon.

Bestiale, je le relâche lorsque nous atteignons la table de salle à manger et d’une pression bien placée sur son torse, lui intime de se coucher dessus. Ce qu’il fait avec empressement. Espiègle, je laisse mes doigts parcourir son corps d’une fine caresse lui donnant des frissons, avant d’atteindre l’objet de mes désirs. Son membre durci m’appelle, m’incite à la tentation.

Mes pouces se calent de chaque côté de son boxer blanc tandis qu’il soulève un peu les fesses pour m’aider. Son sous-vêtement s’envole dans la pièce et aussitôt ma bouche le goûte. Une de mes mains lui intime de doux va-et-vient tandis que ma langue, elle, s’acharne à rouler autour de son gland palpitant.

Kévin gémit et se tord de plaisir lorsque je le prends plus profondément entre mes lèvres, allant au-delà de mes limites. Alors que mon excitation personnelle augmente, une main entre mes cuisses, je le suce plus vite, plus fort, plus goulûment quand soudain, dans un ultime soubresaut, il se libère de sa semence au fond de ma gorge. En le fixant de mes yeux verts de jade, j’avale tout sans en laisser une goutte. Alors, qu’il reprend sa respiration, je m’accorde quelques pressions supplémentaires sur mon clitoris au bord de l’extase avant de crier mon amour.

De retour sur le canapé, repu de jouissance, nous reprenons nos esprits quand la voix faible de Kévin résonne près de moi :

— J’ai besoin de savoir une chose…

— Oui, quoi ?

— Tu as parlé de calendrier de l’Avent, donc, si j’ai bien compris le principe, j’aurai droit à cette splendeur tous les jours jusqu’à Noël ?

— C’est exactement ça, chouchou. Sache aussi que le final sera grandiose…

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