V – La Reine du twirling baton

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Arthur ferme la porte derrière lui, en silence, comme si je dormais. Je me laisse choir dans le canapé. Je flageole encore, mais je peux enfin souffler. Sur la table basse s’étalent arrêt de travail, ordonnances et antidépresseurs. Après m’avoir tenu la main comme un gosse aux urgences, Arthur s’est laissé convaincre de partir travailler. Il voulait rester. Je l’en ai dissuadé. Je ne peux pas m’occuper de son inquiétude en plus de la mienne. Il n’a pas insisté.

Je suis encore piqué par l’humiliation des médecins qui répétaient qu’il s’agissait seulement d’une crise de panique. Ils ne voulaient pas entendre la sensation de mort imminente que j’ai vécue. À mes commotions cérébrales, ils ressassaient des termes grecs pour mieux m’embrouiller. Arthur tentait de me calmer. C’est plus rassurant une crise d’angoisse qu’une crise cardiaque… Mais je ne vois pas en quoi. Savoir que c’est ma tête qui lâche plutôt que mon cœur devrait me tranquilliser ? Et puis, pour quelles raisons paniquerais-je ? Je ne reviens pas d’Irak ou je ne sais où.

— Ça, c’est un stress post-traumatique, c’est encore autre chose.

Arthur a passé la matinée à me rectifier. C’est censé me calmer ? Il fallait qu’il parte. Je m’allonge sur le canapé. D’un coup, le sommeil m’assomme.

***

Je suis réveillé par des vibrations au poignet. Ma première réaction est l’angoisse. Une nouvelle crise cardiaque ! J’ouvre les yeux, paniqué. Je regarde ma montre. Le visage de ma mère enturbannée d’un voile de bonne sœur clignote à l’écran. C’était soi-disant une blague, quand elle m’a harcelé pour que je la prenne en photo. Pourquoi je l’ai mise en image de contact ? Aucune idée… Je rejette l’appel. Je ne suis pas sûr qu’écouter ma mère après un infarctus soit recommandé par les médecins… Je ferme les paupières pour tenter de retrouver la paix.

Ma montre se remet à vibrer. Elle ne lâchera pas… Je grogne, attrape mon téléphone et décroche.

— Je suis très inquiète et tu ne décroches pas quand je t’appelle ? Qu’est-ce que j’ai bien pu faire au Bon Dieu pour mériter un tel traitement de la part de mon propre fils ?

La liste est trop longue pour un jour être exhaustive. Mais je peux déjà citer les repas terminés sur les chiottes quand j’avais huit ou neuf ans pour avoir blasphémé, les matins d’anniversaire passés sur le balcon parce qu’on ne célèbre que la naissance de Jésus Christ, ou le rendez-vous avec le curé qu’elle m’a imposé le lendemain de mon coming out.

— J’ai tout imaginé : attentat, accident de la route, meurtre… Bon, raconte-nous tout, qu’est-ce qui se passe ?

— T’es avec papa ?

— Ne dis pas de sottise. Je suis au Départ, avec les Marie.

Elle glousse. Ça l’amuse de nommer ainsi les deux religieuses avec lesquelles elle passe ses journées. Je n’ai jamais compris pourquoi. Après un licenciement compliqué, elle s’est consacrée corps et âme à « son » diocèse, avant de décider de son propre chef de quitter Salon-de-Provence, la ville de mon enfance, pour s’installer avec mon père au Puy-en-Velay, point de départ de pèlerinages vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Maintenant, elle gère bénévolement une association qui offre va savoir quoi à ces dilettantes qui s’accordent plusieurs mois de vacances au nom de Dieu et aux frais de Ses fidèles.

— Bon, qu’est-ce qui t’arrive ?

— Quoi ? Qu’est-ce que tu veux qu’il m’arrive ?

— Ne me mens pas. Ce n’est pas comme ça que tu iras au paradis.

— Pour ce que j’en–

— J’ai reçu un message bizarre à six heures, ce matin. C’est pas une heure, tu sais ? Tu disais que tu n’allais pas bien, que tu as été à l’hôpital ou je ne sais quoi. C’est quoi cette histoire ? Si c’est encore une blague…

Merde… ma mère fait aussi partie de mes contacts d’urgence. Quand j’ai raccroché du 112, Arthur et elle ont donc reçu le même message les prévenant de ma détresse, de ma prise en charge, etc. Bien sûr, Arthur n’a pas eu besoin du message pour être alerté. Ce con de clébard s’est enfin mis à aboyer quand le Samu a tambouriné à la porte d’entrée.

— J’ai fait une crise d’angoisse, maman. Juste une crise d’angoisse. Il n’y a pas de quoi fouetter un païen.

— Attention avec ton langage. Alors pourquoi tu m’envoies un texto ?

— Je ne t’ai pas envoyé de texto, c’est ma montre.

— Depuis quand les montres envoient des textos ? (Je soupire.) J’ai 52 ans. T’imagines bien que j’en ai vécu des choses terrifiantes dans ma vie, mais jamais de crise d’angoisse. Tu sais pourquoi ? (Je n’ai pas besoin de répondre. Elle s’en charge pour moi.) Parce que ça n’existe pas ! C’est un truc de grandes villes, ça. Comme la dépression. Vos docteurs à Paris utilisent de grands mots pour mieux vous embobiner et vous facturer. Voilà. Ils vous manipulent. Ils créent des maladies pour vous vendre des remèdes fantaisistes.

Elle s’accorde un silence dramatique. Bien sûr, cela fait des années que ses propagandes, récoltées dans je ne sais quel missel, ne m’atteignent plus.

— Tu sais ce qu’il te faut ? Quitter cette maudite ville. Je t’avais dit que c’était une mauvaise idée. Mais comme toujours tu n’en as fait qu’à ta tête. Et voilà où ça t’amène. Fais comme moi, retourne vivre au naturel. La campagne, c’est ça le vrai.

— T’habites Le Puy-en-Velay, maman, c’est pas tout à fait la campagne.

— Ce n’est pas non plus Paris. Regarde-toi, tu te lèves à pas d’heure, tu te couches à pas d’heure, tu bois tous les soirs…

— C’est faux.

— Et je ne parle même pas du reste… (Le sexe. Elle n’a jamais réussi à prononcer le mot.) Ta vie, c’est les horaires des magasins et des métros. Tu bosses pour t’acheter des choses dont tu n’as pas besoin, quand d’autres n’ont rien. Et puis, ton boulot… être payé pour aller sur Facebook ! C’est quoi ça ? C’est une blague ? Nous, au Départ, nous sauvons des vies ! Tiens, d’ailleurs–

Et elle enchaîne sur dix minutes de présentation d’un projet de rénovation d’un lavoir plusieurs fois centenaire. Je m’endors quand elle évoque les travaux de la sacristie de je ne sais quelle cathédrale dont je me fous.

***

Quand je me réveille, j’ai oublié son appel. Le café à la main, le chien au pied, je sillonne l’appartement à la recherche d’une occupation, en évitant soigneusement le bureau. Je finis devant le placard qu’Arthur et moi nous promettons de ranger depuis notre emménagement. Je soupire et l’ouvre en grand. Le carton d’une vieille télévision et des flocons de poussière me tombent sur la tête. Je le rattrape, tousse, peste et le lâche par terre. D’un doigt inquiet, je vérifie que ma plaie au front ne s’est pas remise à saigner. Rassuré, je m’assois sur le parquet. Le chien en profite pour poser sa tête sur ma cuisse. Je décoince les battants. S’emmêlent sous mes yeux des câbles d’appareil que nous n’avons plus, des photos sans légende, des CD, cartes postales…

J’en saisis une, barrée d’un « Camargue » en lettres capitales sur des chevaux qui courent au ralenti sur une bande de sable, la crinière au vent. Plus kitsch, c’est l’overdose. Sur le dos, un message de Blanche, ma meilleure amie, me souhaite de passer de bonnes vacances au Japon. Elle a hâte de lire mon livre sur la bande dessinée. Je ricane. Elle retient toujours la moitié des choses. Je soupire, presque nostalgique. J’avais oublié mon grand projet de roman imitant la structure du manga. J’avais vérifié : une telle idée n’avait jamais été entreprise. Après des milliers d’heures de travail et un voyage sur la terre du soleil levant, j’ai compris pourquoi : ça n’a aucun intérêt. J’ai abandonné. Je pose la carte sur le sol.

Une photo attire mon regard. Je l’attrape. Wes s’érige dans une robe blanche à la Marilyn Monroe sur la scène du théâtre de Salon, le bras tendu négligemment vers la coulisse. Pour respecter la tradition de Shakespeare, notre prof avait tenu à donner à Wes le rôle de Desdémone, la jeune épouse d’Othello. Loin de s’en offusquer, il avait insisté pour porter des talons. On les devine sur la photo. Elle rejoint la carte de Blanche.

J’extrais d’un entortillement de vieux chargeurs une enveloppe non jaunie par le temps. Je la retourne dans tous les sens, comme si elle allait me donner un indice sur son contenu. À la place de l’adresse est inscrit un tremblant « Pour maman ». J’ouvre le pli et en sors une feuille de classeur. Je la déplie. Quatre vers recouvrent la page.

Je voudrais changer salope en princesse,

Je te déteste en je t’aime toujours.

Je voudrais pouvoir t’embrasser sans cesse,

Et entendre ta voix me parler d’amour…

Je ne lui ai jamais donnée. C’est préférable. Vu son contenu, j’aurais eu droit à dix jours de confession matin et soir. Je joue avec les oreilles du chien qui ni ronchonne ni ronronne. Le texte n’est pas mal, cela dit. Les vers sont même plutôt bons. Pourquoi n’ai-je pas continué la poésie ? Il faudrait que je retrouve le reste du poème. Si ça se trouve, je galère autant à terminer un roman parce que ma vocation est ailleurs…

Je me jette sur mes pieds et me précipite dans le bureau. Je parcours les étiquettes au-dessus du panier du chien. Je sors la boîte « poésie ». Je la retourne sur le bureau. Se déversent des feuilles à gros carreaux, des blanches et du papier tressé comme du papier peint, folie de mes dernières années de lycée où je pensais que la qualité de la fibre influait sur celle des vers. Certaines sont reliées pour constituer de fiers recueils. J’en attrape un au hasard, m’installe dans mon fauteuil et le balaie d’un œil fébrile. L’excitation retombe à la fin du premier poème. Le désespoir l’emporte après le deuxième. Je jette le livret sur le tas de feuilles et plante mes yeux dans mes paumes frustrées. Je ne réagis pas à la décharge que m’envoie mon front.

La strophe dédiée à ma mère était un hasard… La chance du débutant… Ce ne sont pas des poèmes. Ce sont des catalogues de mots confus, listés les uns à la suite des autres dans l’espoir que quelqu’un y comprendra quelque chose. Ce n’est pas mauvais. C’est mignon. Voilà ce que n’osaient me dire mes premiers lecteurs, parce qu’ils pensaient que ça passerait, comme ces gosses qui jettent un bâton dans les airs et se prennent pour des danseurs. Sans pour autant les inciter à s’inscrire au conservatoire, on ne les décourage pas. Ils ont le temps de trouver une vraie passion… Et puis il y a moi qui, quatorze ans plus tard, m’entête encore. À seize ans, c’est adorable. À trente, c’est pathétique.

Mon cœur s’agite. Tambourine. J’appuie sur ma montre, rythme cardiaque à 120 BPM. Oh là. Je me lève.

J’écris toujours. Je suis ces femmes de quarante ans qui poursuivent les concours de twirling bâton. Elles réservent une chambre dans leur maison pour entreposer leurs coupes et médailles. Elles se lèvent aux aurores le dimanche pour forcer leur mari à les conduire à une ville au nom imprononçable dans le nord de la France. Elles ne vivent que pour ça et se pavanent devant leurs collègues : « je serai reine du twirling bâton ! » Les gens sourient pour étouffer leurs rires. Je suis la même.

Mon pas s’accélère. J’ai mon bureau spécial où j’expose mes œuvres. Mes boîtes en faux cuir sont mes trophées. Je les exhibe comme des accomplissements, quand il ne s’agit que d’échecs. En devenant adulte, cette obsession enfantine ne s’est pas tarie. Je l’ai nourrie. J’ai construit ma vie autour d’elle. Nous avons emménagé loin du centre pour disposer d’un bureau. Je me lève tous les matins à cinq heures pour écrire en paix. J’ai traversé l’Islande pour écrire un policier, le Japon pour un manga, les États-Unis pour une série noire… Je ne vis que pour ça et parade devant mes proches : « j’aurai le Goncourt ! » Les gens me poussent sur cette voie, quand au fond d’eux ils pensent chemin de fer : Fais-toi rouler dessus par wagons, pauvre majorette !

Je m’appuie sur le plateau de verre. Mes jambes tressaillent. Je suis exactement l’homme que je refusais de devenir quand j’avais vingt ans. Et même si j’étais assez fou pour me croire le Rimbaud du XXIe siècle, j’étais lucide le jour où j’ai décidé que, si à trente ans je n’étais pas publié, j’arrêterais d’écrire.

La date de péremption est arrivée.

***

L’antidépresseur s’accroche à ma gorge. J’avale le fond du verre. Il passe. Mal. Je m’agrippe aux bords de la table, la tête pendante, les paupières fermées. J’inspire et expire profondément. Pendant une minute. Lorsque je rouvre les yeux, mon rythme cardiaque a ralenti.

Pourquoi m’obstiné-je à y croire, quand la vie aligne sous mes yeux des signaux limpides ? Parce qu’un éditeur a décelé un potentiel chez moi il y a dix ans ? Parce que mon entourage s’impatiente de lire ce que j’écris ? Parce que Stieg Larsson a publié son premier roman à cinquante ans ? Mais c’était il y a dix ans ! Personne n’avoue à son mari qu’il fait de la merde ! Et je ne suis pas Stieg Larsson, merde !

J’attrape mon ordinateur. Si j’ai eu plus de trois visites hier sur mon blog de nouvelles, j’ai encore de l’espoir. Le chiffre tombe. Un seul visiteur. Moi. Les statistiques ne mentent pas : je n’intéresse personne. Mon doigt fébrile clique sur Tumblr. La vidéo que j’ai publiée hier enregistre plus d’un millier de commentaires, partages et likes. La différence entre mes deux blogs est frappante. Pourtant je n’ai jamais percuté : le monde se fout de ce que j’écris ; seul mon cul l’intéresse.

D’un geste vif, je repousse l’ordinateur. Le tas de feuilles s’effondre au sol. Je visse mon front dans le verre du bureau. Combien de temps vais-je continuer à me ridiculiser ?

— Ça suffit !

Le chien se jette sur ses pattes, comme un appel. Je cours dans la cuisine et reviens avec d’immenses sacs-poubelle. Je me plante devant le mausolée des œuvres inachevées. J’inspire un grand coup et me lance. Je retire frénétiquement les boîtes et les fourre dans les sacs. Il me faut cinq minutes pour faire disparaître des milliers d’heures passées le dos courbé sur la machine à écrire. Quand j’ai terminé, je me laisse choir devant les quatre ballons qui me font face. Voilà à quoi se résume mon rêve pathétique.

Mes yeux picotent, prêts à couler. J’attrape un nouvel antidépresseur et l’avale sans eau. Je ne vais pas me laisser m’effondrer alors que je deviens enfin adulte. Je descends un à un les sacs dans le local à poubelles. Je jette le poème pour ma mère, la carte de Blanche et la photo de Wes dans le vieux carton. Je le saisis par les côtés et m’apprête à le descendre à son tour, quand la vieille Remington accroche mon regard. Toi aussi, bien sûr ! Je la pose sur le carton déjà plein, avec ses bobines d’encre et ses ramettes de papier. Je laisse tomber le tout au pied des bennes débordantes.

Lorsque je m’enfonce à nouveau dans mon fauteuil, je pousse un long soupir. Mon cœur résonne encore dans mon corps, mais je me sens libéré. Comme si je me délivrais de mes propres chaînes. La pièce paraît vide à présent. La bibliothèque est libérée de mes manuscrits. Sur le bureau, il ne reste que l’ordinateur, encore ouvert sur le trafic de mon Tumblr. J’y jette un œil curieux. Les compteurs ont encore grimpé. La pastille « 3 » est toujours fichée sur l’icône de messagerie. Je clique.

Kum Kardashian : Alors ?

Kum Kardashian : Fontainebleau, ça ne te tente pas ?

Kum Kardashian : File-moi ton 06, ce sera plus simple.

Je souris. Excessivement et anormalement heureux. Sans réfléchir, j’entre mon numéro de téléphone. J’hésite une seconde. Que va penser Arthur ? Je hausse les épaules et clique sur « Envoyer ».

Il n’en saura jamais rien.

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