Portrait d'un criminel - I (*)

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Lili respira un bon coup avant de pousser la porte de l’atelier de Cremona, le luthier. Elle venait récupérer le violon de Franz.

Tandis qu'elle attendait, elle soupirait d'ennui. La Lili gentille et polie d'autrefois aurait simulée une pointe d'intérêt à l'égard de son interlocuteur. Or, le radotage du vieil homme ne l'emballait pas. Pourtant, elle décélait un étrange mélange de fierté et de tristesse ponctuer ses phrases.

Apparemment, ce serait lui qui avait alerté la police lorsque les malfrats s'étaient pointés avec le Stradivarius de Jakob Shahn. Elle remerciait leur stupidité, lui, le destin de les avoir mis sur son chemin. Le luthier s'emporta dans une diatribe vantant son expertise en luthérie, sa coopération régulière avec la police dans des affaires de trafic d'art, puis, remarquant la douleur apparente sur le visage de la jeune femme, il se tut. Mais pas pour longtemps.

« Quelle tragédie ! Mais quelle tragédie ! » répétait-il avec son accent italien qu’elle trouvait de plus en plus agaçant.

Depuis la terrible annonce, elle sentait une petite boule de colère dans son ventre, elle se tordait à chaque fois qu'elle pensait à son violoniste. Elle parcourut des yeux la minuscule pièce et son attention se figea sur le plan de travail. Divers instruments désossés attendaient leur réparation, mais ce fut une singulière pique de violoncelle celle qui attira sa curiosité. Elle s'approcha pour la toucher, imaginant l'instrument qui l'avait portée. Son cello lui manquait tant qu'elle ressentit à nouveau cette petite boule lui tordre les entrailles.

Le vieil homme lui tourna le dos, poursuivit son monologue en même temps qu'il décrochait soigneusement un violon suspendu. Dès qu'il le prit, il l'admira, souriant, satisfait du travail accompli.

— Vous l’essayez ? demanda-t-il en le lui tendant.

Tirée de sa rêverie, la pique de violoncelle toujours dans sa main, Lili la posa sur la table et demanda, étonnée.

— Pourquoi faire ?

— J’ai besoin de savoir si la réparation convient au maître.

Lorsqu'elle entendit le mot "maître", elle étrangla un sanglot et faillit préciser que ce n'était pas possible, avant de se raviser. Si elle mentionnait Franz, elle se mettrait à pleurer, ce qu'elle voulait éviter à tout prix. Elle devait rester forte, ou du moins l'afficher.

Avec un sourire forcé, elle s'en saisit. Ses souvenirs du violon dataient de temps qu’elle aurait qualifiés d’immémoriaux. Elle avait été conquise dès le début par le violoncelle, et n’avait accordé que peu d’intérêt à son petit cousin.

Elle l'attrapa par le manche, posa la base sur sa clavicule et le maintint avec sa mâchoire. Jusque-là, elle se rappelait les consignes. Puis, elle s’empara de l’archet, sentant la prise en main plus simple et souple qu’avec son violoncelle. Enfin, elle interpréta sa version du Cygne, de Camille Saint-Saëns.

— Magnifique ! s’exclama le vieillard lorsqu’elle eut terminé. On dirait qu’il vous a adoptée.

— On dirait, oui, répondit laconiquement la jeune femme.

La petite boule dans son ventre s’apaisa. La musique lui avait fait du bien. Jouer de cet instrument avec une âme particulière lui avait redonné la force et la vitalité manquantes depuis quelques jours.

Avant de se rendre chez Cremona, Lili avait affrontée une épreuve difficile : revenir dans l'appartement de Franz.

Un grand vide l'avait envahie lorsqu’elle avait pénétrée dans le salon. Pour combler cette impression, elle s’était attardée sur la gravure du violoniste de Weisbuch. Impossible d’oublier les sensations que cet endroit provoquait en elle. Curieusement, le seul souvenir qui avait surgi fut celui de la première fois qu'elle s'y était rendue. A cet instant-là, elle aurait tout donné pour le voir apparaître. Le voir rire, se moquer d’elle et de sa naïveté. L’humilier même, comme il l’avait fait. Elle aurait tout donné.

Elle s'était dirigée vers la chambre du fond, celle où il avait confessé ses crimes. Elle était venue chercher le cahier de composition pour récupérer sa symphonie.

Elle remarqua la photo sur l'étagère, celle avec les parents de Franz. Un couple amoureux. Une future mère, éphémère. Elle était très belle. Rousse. Radieuse. Souriante. Lili avait trouvé que ses yeux verts en amande lui paraissaient curieusement familiers. D'autres clichés la montraient de plus près et elle y décela une petite ressemblance avec quelqu'un qu’elle avait beaucoup croisée ces derniers jours : Teresa.

Soudain, elle s'était rappelée du coup de fil de Franz depuis New York, au cours duquel elle avait évoqué son agression dans le métro. En retour, il lui avait demandé des nouvelles de la flûtiste. Sur le moment, elle n'avait pas compris. Puis, elle s'était souvenue de la méprise de Krotz, lors de leur rencontre. Qu’avait dit Franz sur Teresa pour que le sénateur retienne son prénom ?

Elle avait retrouvé le cahier sur le bureau et l'avait serré contre son sein, écoutant son morceau, gravé à jamais dans son âme.

Il contenait quatre mouvements. Quatre femmes ? Des victimes ? Des amantes ? Était-ce une confession ?

Elle avait baissé son regard et remarqué un bloc notes avec un nom, une adresse.

Lorsqu'elle s'était interrogée sur ce qu'il avait en tête au moment d'écrire ces lignes, Lili s'était redressée et avait soupirée profondement. En exhalant, elle avait découvert le violon en laiton. Les événements récents étaient venus se mêler dans son esprit : sa récente conversation avec Karl, puis la folie de Franz au retour de l'hôpital. Tout s'était enfin remis en place.

Franz aurait tué d'un coup d'archet dans la gorge. Insensée, avait-elle pensé, mais pas impossible avec l'archet de ce violon.

Alors, elle avait compris.

Désormais, elle s’était fixée un objectif.

Lili se sentait enfin prête, confiante. Du moins, en apparence.

Elle avait attendu. Elle l'avait cherché. Elle l’avait trouvé.

Maintenant ou jamais.

Elle l'avait guetté. Il était là.

— Docteur Essig ! s’écria-t-elle.

La jeune femme attira l'attention de l'homme qui attendait devant l'ascenseur.

— Votre secrétaire ne prend plus de rendez-vous, poursuivit-elle en marchant vers lui. Je me demande à quoi vous occupez votre temps.

Karl la toisa avec dédain. Lorsqu'elle se plaça à sa gauche il remarqua la crispation de la musicienne, son sourire forcée dissimulé par un faux sourire. Il s'approcha dangereusement d'elle et se pencha pour chuchoter à son oreille :

— Vous êtes surprenante, mademoiselle. Hâte de payer votre dette ?

Les portes de l'ascenseur s’ouvrirent. Un homme, visiblement impatient, occupait la cabine. A l'extérieur, sans bouger, l’assassin examinait minutieusement la jeune femme, qui, elle, dévisageait l'homme pressé. Ce dernier les somma d'entrer.

— Je veux récupérer mon bracelet, lança-t-elle à voix haute sans se soucier de l'autre individu.

Elle se plaça dans l'extrêmité de la cabine, près des commandes. Sa main frottait machinalement son poignet, là où elle avait porté son bijou. Karl la talonna, fit mine de l'ignorer, appuya sur le bouton du deuxième sous-sol et se plaça à l'opposé. Leur compagnon de voyage les observait alternativement du coin de l’œil, jusqu’à ce qu’il atteignît son étage et sortît. Tous deux poursuivirent leur descente.

— C’est de votre faute ! s’emporta-t-elle, enfin.

Karl avança, tout près d'elle. Lili se raidit, dos collé aux parois de la cabine. Avec le pouce et l'index, il attrappa fermement son menton et le dirigea vers lui, pour suivre son regard. Elle ne put le soutenir, intimidée par ces iris d'ozone. Elle tira une manche de son pull tricot, en guise de repli sur elle même.

— Qu'est-ce qui vous le fait croire, mademoiselle ? rétorqua-t-il calmement, lâchant son menton.

Elle ne répondit rien. Les portes s'ouvrirent. Lili s'extirpa de la cage, remplit ses poumons d'air et poursuivit ses allégations :

— Je sais que c’est vous. Franz a été trouvé dans la déchetterie. C’est curieux, non ? C'est là que vous l'aviez agressé !

L’assassin sortit lui aussi, il la détaillait d’un air glacial, hochant la tête, un sourire sardonique.

— Son exact opposé ! s'exclama-t-il, la fixant des yeux. Vous êtes fascinante, mademoiselle. Est-ce que je vous inspire de la peur ?

Lili baissa à nouveau le regard, secoua la tête et fit un effort inconmensurable pour qu'il ne distingue pas l'émotion dans sa voix, même si son corps la trahissait avec des tremblements.

— Du tout ! Je sais que vous ne me ferez rien… Vous avez besoin de mes services.

— Au contraire, je m’en passerais bien. Mais puisque vous tenez tant à votre bijou, je vais vous le rendre. Suivez-moi.

Lili recula jusqu'à frôler le mur et fixa la porte, hésitante.

— Dans un parking sombre, je ne suis pas assez idiote, le défia-t-elle.

— Content de le savoir. Attendez-moi ici, alors.

— Non, vous allez vous enfuir.

— M’enfuir ? Vous êtes vraiment divertissante, mademoiselle. On fait quoi, alors ? demanda-t-il en croisant les bras.

Elle prit une grosse bouffée d'air tandis qu'elle caressait son avant-bras.

— Vous allez marcher devant moi et je veux voir vos mains, le somma-t-elle.

— C’est un ordre ou une menace ?

— Vous sentez-vous menacé ?

— Non. Amusé, plutôt.

— Tant mieux.

Il poussa la porte menant au stationnement et marcha d'un pas assuré jusqu'à une berline noire. Elle le talonna, nerveuse. Brusquement, il s'arrêta et se retourna vers elle. Surprise, Lili sursauta.

— Si vous cherchez à vous venger, vous avez mis du temps, opina-t-il, d'un ton quasi-pédagogue.

Lili mit les mains devant elle et recula, bégayant la même rengaine : "Je veux mon bracelet !". Karl avança d'un pas à nouveau vers elle, intimidant.

— Comment comptiez-vous faire ?

— Avec son intelligence ! répondit une autre voix.

Tchavo surgit de l’arrière de la voiture, un pistolet pointé en direction de Karl. L'assassin analysa la situation avant de lâcher avec dédain :

— Le gros rat a retrouvé la petite souris. Et maintenant ?

— Ouvrez le coffre, ordonna-t-elle.

Sans s'inquiéter de celui qui le braquait nerveusement, le tueur se tourna vers la jeune femme apeurée et la jaugea. Elle baissa le regard, troublée, anxieuse. Elle tira sur ses manches à nouveau. Soudain, d'un mouvement rapide, Karl l'attrapa et la retourna pour l'emprisonner, le bras autour de son cou. Il s'adressa ensuite au Tzigane :

— Lâche l’arme, Tchavo.

Terrifié, le jeune homme obéit, sortit de sa cachette et posa le pistolet par terre. Lili gémissait, sanglotait. Dans une tentative pour se dégager, elle agrippa l’avant-bras de son agresseur, essayant vainement de l'éloigner de sa gorge. Elle implorait des « Pitié ! Ne me tuez pas ! » timorés.

L'étreinte se relâcha légèrement. Lili profita de cet instant pour se servir de son talon pointu pour écraser de toutes ses forces le pied de son assaillant, suivi d'un autre coup au tibia. Profitant de la confusion, elle réussit à se dégager avec ses coudes, puis tira de sa manche un objet pointu qu'elle lui planta dans l’œil de son adversaire. Enhardie par un cri de rage, elle se retourna aussitôt et lui asséna un coup de pied à l’entrejambe.

— Tire ! Tire ! hurlait-elle à Tchavo.

Incrédule, stupéfié par ce qu'il venait de voir, le jeune Tzigane demeura figé.

L'espace de quelques secondes, Lili vit l'homme à terre, visage couvert de sang. Elle étouffa son humanité, son empathie, des éventuels regrets. Poussée par l’adrénaline, elle avait décidé de ne lui laisser aucune chance. Elle se jeta sur le pistolet et, déterminée, légèrement titubante, s’approcha de Karl pour ne pas le louper.

Un coup de feu retentit.

Affolé, le jeune homme regarda autour de lui, certain que le bruit avait dû alerter.

Le cœur battant la chamade, Lili s’avança encore plus et tira une dernière fois, à bout portant.

Ils pouvaient enfin partir.


Tandis que Tchavo conduisait la voiture volée, ni l'un ni l'autre n'avaient échangé mot. Chacun assimilait la scène qui venait de se dérouler. Pour sa part, Lili était en larmes. Elle avait des nausées, une grosse boule au ventre l'empêchait de respirer, même si ses pleurs l'aidaient à relâcher la tension. Elle avait du mal à rassembler les faits, réaliser son exploit : elle venait de tuer un homme.

Malgré tout, elle se sentait fière !

Fière, mais perplexe. Toute sa colère cumulée avait enfin jaillie. Tant d'humiliations, tant d'exactions endurées. Ironiquement, elle avait enfin pu mettre en pratique tout ce à quoi elle s'était entrainée à force de rencontrer des connards. Et grâce à qui ? Liesl, encore et toujours. Son amie l'avait encouragée à prendre des leçons d’autodéfense, de boxe ou de tir sportif. « Ça ne sert à rien » avait-elle pensé à l’époque, des lubies qui l'avaient pourtant aidée à penser à autre chose.

Paradoxalement, ces activités n'avaient été d'aucune utilité à la survie de son amie. Lili regreta le caractère malsain de sa situation : son amie avait voulu la venger et elle, qu'avait-elle fait ? Venger son meurtrier. Le destin est parfois cruel.

Le véhicule s'arrêta en lisière d'une route, au bord d'un canal. Ils descendirent. Tchavo pouvait souffler. Avec crainte, il reprit le pistolet, qu'il nettoya avec un mouchoir avant de le lancer dans l'eau. L'objet sombra dans les profondeurs sous leur regard attentif.

— C’était quoi c'machin que t'y as enfoncé dans l’œil ? s'aventura-t-il à lui demander.

"Une pique de violoncelle", répondit-elle. La même qu'elle avait dans les mains. « Magnifique pièce », se dit-elle, avant de le lancer à son tour.

Un silence s’installa.

— Merci. Tu n’étais pas obligé, ajouta-t-elle.

— Non. Mais j'me sentais un peu responsable.

Tête baissée, regard rivé au sol, Tchavo donnait des coups de pied aux cailloux tandis qu'il revivait son dernier échange avec le violoniste, son regard de supplique pour la retrouver. L'aurait-il fait sans lui avoir tendu la main, ce jour-là, dans le métro ? Il l'avait sauvée une fois, ce n'était pas pour qu'elle se trouve à nouveau en danger.

— Ce n’était pas ta faute..., ajouta-t-elle.

— Si. J'me sens responsable d'toi, j'veux dire, affirma-t-il en relevant la tête, les yeux étincelants. C’est con, mais quand tu sauves la vie d'quelqu’un, y a comme un truc étrange qui t'lie. Je n’allais pas t'laisser poursuivre seule.

— Ce n’est pas con du tout, répondit-elle.

Il enfouit la main dans sa poche, sortit le bracelet et le lui tendit.

— Tiens, il était dans la boîte à gants. Putain, ça doit valoir cher !

— Trop. Je te l’aurai donné si je n’en avais pas besoin.

— T'inquiète pas, j’veux pas. Mais j’veux bien son portefeuille.

Avant de s'enfouir, Tchavo avait fouillé rapidement le cadavre et l'avait confié à Lili. Elle avait eu le temps de l'examiner dans la voiture. Il prit tout ce qui lui serait utile, puis le lança dans le canal également.

— Tu vas faire quoi, maintenant ? demanda-t-il.

— Partir. Ailleurs.

Ils observèrent l'objet couler. Lili pensait à ce qu'elle y avait trouvé. La photo d’une femme avec une fillette. Elle préféra ne pas y penser. Elle avait perdue sa capacité d'empathie.

Au moins, elle pouvait être sûre d'une seule chose : elles ne le reverraient plus.

Tant pis.

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Défi
Tifenn Mha
Je crois que je n'ai jamais autant galéré pour répondre à un défi. J'avais plein d'idée mais finalement aucune ne me convenait alors j'avoue ne pas avoir fait dans l’originalité, désolée. J'espère, tout de même, que ce petit texte sera plaisant à lire !
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Jean Marchal

le neuf du 27 novembre 2017 est déjà périmé le 28 novembre, car le monde ne s'arrête pas de tourner. Emmanuel Macron est à Ouagadougou, et il est certain que Monsieur et Madame Zongo vont analyser et réanalyser tout ce que le président Français va rendre public. Mais c'est surtout en tant que membre du collectif de direction de l'Europe unie et désunie partiellement que ce que pense et communique Emmanuel Macron va être important. Je ne prends pas la place et je ne mobilise pas l'attention d'un lecteur sur le positionnement de l'ensemble de l'Afrique dans le monde, car tout cela est parfaitement indiqué et actualisé sur le site worldbank.org par des économistes du monde entier. Que chacun se pose cette question : Pourquoi le Nigeria est un pays si en avance sur ce qui est déjà en avance ? Pourquoi cela va si vite dans le domaine des cryptomonnaies en Afrique, dans un pays bien spécifique, le Nigeria ? Pour ma part, je n'ai pas la véritable réponse. Durant cette nuit où les personnes ont dormi en Europe, des fortunes ses sont amenuisées et d'autres ont augmenté encore. Des enfants ont perdu leurs maigres économies ou bien de l'argent qu'ils ont détourné de la carte de crédit de leur mère, ou de leur père. Et cela, partout où il y a des cartyes de crédits et des parents aimants et confiants. Spéculer avec de l'argent volé à ses parents, ce serait donc mal ? Ou ce serait bien? Je ne connais pas la réponse. Perdre 10 fois sa mise dans la cour de l'école, à 7 ans ou 8 ans, avec des billes, des voitures miniatures ou tout objet de valeur, est-ce bien ou est-ce mal ? Laissons à de savants moralistes de tout poil et qui ont le temps de s'étriper sur les réseaux sociaux reservés à l'univers de pédagogues ce soin. Je m'amuse à penser qu'un préadolescent Lituanien dépasse un jeune Estonien plus âgé que lui vers une conquête et une possession d'objets virtuels, que ces deux gaillards sont en compétition avec un jeune sénégalais dans un cybercafé de Dakar, et qu'ils n'émergent pas de quelques dizaines de milliers de leurs compatriotes englués en apparence, alors que la bonne question à se poser, seul un parmi 1000 se la pose, et que, de nouveau, à l'intérieur de cette population sélectionnée par l'usage qu'elle va faire de l'outil, seul de 1 pour 100 à 1 pour 1000 va s'en sortir. Cela n'est pas la compétition des Miss, mais cela y ressemble furieusement ! Et c'est bien amusant à voir. Je comprends bien sûr par ailleurs que les malheureux "laiderons" ou liassés pour compte de cette compétition bascuelent dans une forme de jalousie qui a ses raisons. Heureusement, nous progressons sur la voie d'un revenu universel, et il y a quelques débuts timides. L'essentiel reste bien de définir la meilleure façon d'affecter nos ressources humaines à la création de valeurs effectives, comme la durée de vie en bonne santé, le nombre raisonnable d'enfants pour optimiser cet objectif, et la diminution des souffrances humaines, inégalement réparties à la surface du globe. Omar Sy a-t-il la réponse tout seul ? Non, bien sûr, mais il mène son action et il est encouragé par son épouse...C'est déjà pas si mal de rendre son conjoint fier des actions communes et où le couple exprime sa solidarité.
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Serizawa Tamao
Premier jet, écriture d'une transcription presque instinctive d'images sombres inspirée par un avenir stérile.
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