~ Secrets ~

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Alors qu'elle commençait à s'endormir, le grincement de la porte la fit sursauter.

  • Oh, euh,... excuse-moi, je ne voulais pas t'effrayer... Je... Je ne devrais pas être là mais j'ai pensé que tu aurais peut-être un peu faim alors ... Je t'ai amené des provisions pour la nuit.
  • Merci.


Il s'avança timidement et déposa à ses pieds un panier rempli de merveilles à l'odeur appétissante. Il y en avait vraiment pour tous les goûts et elle sentit l'eau lui monter à la bouche. Elle se saisit alors d'un des fruits et le croqua à pleines dents. Un goût de miel lui emplit la bouche et elle faillit presque tourner de l’œil tellement c'était agréable.

Voyant que la jeune femme entamait son repas, l'inconnu décida de repartir en silence quand Nelly l'interrompit.

  • Eh ! Tu veux manger avec moi ? – Voyant l'hésitation du garçon, elle insista – Il y en a assez pour deux tu sais, je ne pourrais pas tout terminer.
  • D'accord, merci.


Il s'assit alors à ses côtés et ensemble, ils mangèrent en silence. Le vent se leva légèrement et commença à propager de petites poussières brillantes dans la pièce. Le garçon tendit la main et en attrapa une afin de la montrer à Nelly.

  • Dans ma langue natale on appelle ça des Bohilys, ça veut dire « enfants des toiles » ... Ici, les gens pensent que ce ne sont que des poussières et les chassent. En vérité ce sont des êtres vivants... d'une pureté sans pareille... Ce sont les plus petites créatures de l'Univers. Si elles viennent à toi, alors, elle te porteront chance.


Il prit sa main et mis la petite chose à l'intérieur. En relevant la tête elle vit qu'il avait détourné le regard, pensif. C'était un homme qui semblait beaucoup plus âgé qu'elle. La peau mate et les yeux noirs il dégageait quelque chose d'amical, d'affectif... et de blessé. Elle se demanda alors quelle avait bien pu être sa vie pour ressortir de toute ses épreuves aussi attristé.

  • Tu t'appelles comment ?
  • Oh je suis désolé, j'ai totalement oublié qu'il fallait refaire les présentations, dit-il en soupirant, visiblement désespéré par sa question soudaine. Moi c'est Anak.
  • Je vois, je n'ai sans doute pas besoin de me présenter je suppose... Tout le monde à l'air de me connaître ici...
  • Nelly, dit il en prenant soudainement son visage entre ses mains, tout le monde te connais... Absolument tout le monde. Tu es en danger... Je t'en supplie il faut que tu te souviennes !

Il semblait au bord des larmes et sans faire attention, il resserrait de plus en plus ses mains, commençant à lui faire mal au crâne.

  • A...Anak, tu... me fais mal !
  • Tu dois te souvenir,Nelly, c'est pour ton bien je t'assures, tu DOIS savoir ce qui va t'arriver ! Je t'en supplie cesse de te débattre !
  • Anak !

Ses yeux couleur charbon semblaient ravivé par des braises et sa pupille convulsait tandis qu'elle commençait à rougir.

  • Ils ne veulent pas que tu te rappelles. Ils pensent que tu n'es pas prête, que tu es encore sous leur emprise, mais moi ! Moi je crois que pour te guérir tu dois savoir qui tu es !
  • Arrête, je t'en prie !

La peau du jeune homme se réchauffait dangereusement, presque brûlante, Nelly avait de plus en plus de mal à supporter son contact sur sa peau à nu. Elle tentait de se dégager mais il ne lâchait pas prise, il semblait pris de folie.

  • SOUVIENS-TOI ! Cria-t-il d'un coup.

A ces mots Nelly rejeta la tête en arrière, fixant le plafond de ses yeux désormais vides. C'est devant une jeune femme à genoux la tête vers le ciel et les pupilles blanchies comme celles d'un aveugle qu'arrivèrent Alfan et ses compagnons.

Alfan bouscula Anak et se jeta sur la jeune femme en tentant de la réveiller.

  • Elle n'est pas prête, je t'avais dit qu'elle n'était pas prête ! hurla Alfan à l'intention du fautif.
  • Tu ne veux pas qu'elle soit prête c'est différent ! Mais c'est trop tard ! Elle a trouvé la porte. Quand elle se réveillera... Elle saura. Tout. Nelly, la vraie Nelly... sera de retour.


D'un coup, Alfan et Reendar se jetèrent sur lui afin de le maintenir à terre.

  • Olphys, à toi !
  • A vos ordres !


Le petit aux cheveux verts sortit une longue aiguille et la planta directement dans le cœur de Nelly, ce qui ne manqua pas d'arracher un hurlement de détresse à Anak.

  • Non !

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