Assaut sur un dock

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Retour au bureau pour prévenir Rasan. Techniquement, il est déjà au courant du plus gros, puisque je lui ai envoyé une rapide note de synthèse le temps de me sécher. Cela dit, il est des choses qui ne se discutent que de vive voix. Et puis s’il faut passer à l’action, je préfère enfiler quelque chose de moins vaporeux.

Parmi tous les sympathiques gadgets auxquels nous avons droit, L’albatros est mon préféré : c’est un véhicule antigravité multirôles (transport, secours, mais aussi assaut) et qui est également amphibie. Je sonne donc le rappel des troupes de choc, soit une quinzaine de vétérans, je m’équipe et nous partons pour le dock perdu du clan Wartir. Le plus dur est de convaincre Rasan de ne pas venir avec nous.

Et d’empêcher le pilote de passer La charge des valkyries ; d’ailleurs, on n’y arrive pas.

***

L’Albatros s’amarre sur l’accès de service du dock ; je pars avec Sise et deux groupes de cinq, laissant le dernier en renfort, si nécessaire. C’est à peu près au moment où je me dis que ce serait mieux si je savais ce que j’ai en face qu’une grosse voix avec un accent roulant s’annonce dans le haut-parleur du sas :

— « Alors Sen, tu viens nous rendre une petite visite ? Ça tombe bien, j’ai à te causer.

— Qui c’est ?, demande Sise avec méfiance.

— Denis Dubreuil, le chef des Crabes. Enfin, un des chefs. » Un qui ne me tire pas dessus à vue. Enfin, pas toujours.

Je fais signe à ma soldatesque de se calmer et Dubreuil finit par apparaître, avec sa moustache en guidon de vélo, son marcel et ses bretelles. C’est son style ; on s’y fait.

— « Ô confrère, doucement avec les sulfateuses…

— Agent Sisekelu Clear–

— Je sais qui vous êtes, ma petite, mais sauf vot’respect, je suis venu pour causer au chef.

— Je t’écoute, Denis.

— Tu es au courant pour le petit Taran ?

— C’est celui que tu as envoyé au casse-pipe récupérer la navette singaporienne ?

— Tu me vexes, Sen. Je n’envoie pas les gens au casse-pipe, moi ! C’était un tuyau en or, cette navette, ça aurait dû être du tout cuit, mais les Légionnaires nous ont doublé et, depuis, ils squattent.

— Je vois. Ils squattent le dock Wartir.

— Si fait, mon prince ! Ils se sont retranchés dans la seule partie au sec et je ne sais pas trop ce qu’ils mitonnent, mais ça n’a pas l’air propre.

— Pas propre genre ? »

Denis s’arrête, regarde à gauche et à droite.

— « Genre matériel médical, mon gars. Ça ne sent pas bon, je te dis… »

***

Je renvoie Denis expliquer la configuration des lieux aux chefs tactiques de mes groupes, ce qui me laisse seul un instant avec Sise. Si ce qu’il dit est vrai, je confirme : ça craint ; le problème…

— « Tu en penses quoi ? Tu as pu le sonder ? »

J’en manque de flinguer le plafond : « Que… quoi ? Tu… »

— « Oh, arrête, j’ai aussi lu ton dossier, je sais que tu as fait des études d’Arcaniste à l’université d’Ardanya.

— Je voulais devenir telandil… »

Elle éclate de rire. « Toi ? Escorte de grand luxe ? Mais bien sûr ! »

Du coup, je suis doublement vexé, d’une part parce que ne l’avais pas vu venir et, d’autre part, parce que je voulais vraiment devenir telandil. Enfin, jusqu’au moment où j’ai commencé la formation. Comme c’était beaucoup trop dur, je me suis plus concentré sur les Arcanes de l’esprit. Et même là, j’ai vite lâché la rampe.

— « Donc ?

— Donc non, je n’ai pas pu : Denis est naturellement immunisé. En plus, ce sagouin pense en basque et je n’y comprends juste rien. Mais ça me paraît bizarre. Un peu trop…

— Pratique ? »

J’approuve. On nous mène en bateau, en navette spatiale et en véhicule d’assaut antigrav. Le problème, c’est qu’à ce stade, on n’a pas beaucoup d’autres choix que de suivre le plan initial.

Pour une fois, je regrette l’absence de Rasan : malgré sa carrure d’athlète, le cousin est un boulet de première force pour tout ce qui est action, mais quand il s’agit de réfléchir, c’est une pointure.

***

Le sas secondaire est devant nous. Je fais le compte à rebours avec les doigts et, au signal de mon point fermé, l’énorme vantail d’acier vole vers l’intérieur de la pièce. Je fonce avec le premier groupe, Sise a la charge du second ; après sa séance d’hier soir, j’ai comme dans l’idée qu’elle est plus douée que moi dans ce numéro.

À peu près tout le monde est équipé de fusils QR, des petites merveilles multifonctions en provenance directe de la Fédération des hautes-terres (via au moins quatre planètes, deux stations spatiales et une entreprise d’import-export de produits d’hygiène) ; les consignes sont d’utiliser la fonction neutralisateur d’abord, mais si ça ne tombe pas tout de suite, on balance la purée (à base d’antimatière abâtardie). En général, il n’y a pas grand-chose qui résiste à un coup de fulgurant. D’ailleurs, les premiers zozos que l’on croise s’horizontalisent bien sagement.

En fait, tout va bien jusqu’à ce que nous arrivions dans le dock lui-même. L’espace principal contient une autre navette, visiblement du modèle « pirate ». Ça, c’est Mal !

J’ai tout juste le temps de m’aplatir derrière un muret pare-flammes, une des tourelles laser secondaires de l’engin balaie deux de mes hommes ; le premier est coupé en deux, volatilisé au-dessus de la ceinture, le deuxième ne prend « que » des débris en fusion, mais tombe au sol en hurlant. Le médic l’envoie illico au pays des songes avec une dose de tranquillisant pour tigre enragé.

Du coup, je n’ai plus que quatre troufions en état de marche et, en face de nous, cinq cents tonnes de méchanceté véhiculaire. Quand je disais que pas grand-chose ne résiste à un tir de fulgurant, il fallait comprendre « pas grand-chose de bipède » ; là, c’est autre chose. Déjà, s’il décide de fuir, ça va noyer la baie ; et s’il choisit de nous éliminer d’abord, il a sans doute la puissance de feu pour éplucher les superstructures, centimètre par centimètre. Dans tous les cas, on est très mal !

Un lourd grincement métallique se fait entendre. Du coup, je crains la première solution, mais ce que je vois est plus réjouissant : Sise a fait activer le pont roulant de la baie et l’utilise pour se positionner, elle et quatre de ses combattants, au-dessus de la navette.

Je crois avoir compris son plan. Il est débile, mais il a toutes les chances de fonctionner, surtout si on leur offre une bonne diversion. Je donne mes ordres : le doc et moi ouvrons le feu au fulgurant sur les tourelles ; vu le blindage du machin, je doute qu’on arrive à le chatouiller, mais on n’est jamais à l’abri d’un coup de chance. Pendant ce temps, le trio d’assaut restant ramasse les lance-roquettes, s’éparpille, puis balance la sauce, chacun son tour, depuis des positions séparées.

Ce genre de feu d’artifice en milieu clos n’est pas recommandé par les manuels, mais ça agace suffisamment nos petits camarades de jeu pour qu’ils ouvrent les sabords des lance-missiles. J’ai un bref frisson, avant que Kowper, un de mes survivants, ne parviennent à coller sa dernière roquette pile dans l’ouverture.

Comme diversion, c’est réussi ! L’arrière de la navette se soulève de deux bons mètres – ce qui manque d’ailleurs de faire chuter les commandos de Sise, posés sur le toit. Kowper vole en arrière et j’ai les oreilles qui sifflent, malgré les protections.

C’est le moment que choisit un des pirates, visiblement excédé par notre chance éhontée (ou par le manque de visette de ses artilleurs), pour ouvrir une écoutille de toit. Mauvaise pioche : il se retrouve face à Solène.

Solène est une Rowaan plutôt mignonne, employée en temps normal comme ingénieur antigrav, mais assez peu commode de nature et, qui plus est, qui réagit assez mal aux frustrations. Quand elle est dans les commandos, ça lui permet d’évacuer son stress. Du coup, le nouvel arrivant a à peine le temps de respirer qu’elle l’empoigne par le col et l’envoie dinguer en contrebas.

Le reste de l’équipage ne se rend compte qu’il y a un problème qu’au moment où Sise et son orchestre sautent dans l’écoutille.

***

Il faut lui laisser ça : Sise a bien retenu les consignes sur le thème « opération de police, ne pas génocider sans bonne raison ». La prise de la navette se fait avec un nombre somme toute très raisonnable de pertes adverses et seulement deux blessés chez nous (trois si on compte les deux coups de hache encaissés par Solène, mais elle assure que ce sont des égratignures).

La mauvaise nouvelle, c’est que Sise est l’une des deux. Elle a encaissé une décharge de fusil à pompe en plein buffet et si son uniforme highlander en a arrêté le plus gros, elle a quand même une quantité peu saine de chevrotine dans l’organisme et perd du sang. J’ai un peu la gorge nouée quand je demande au doc de gérer une évacuation sanitaire d’urgence et ce n’est pas l’avis médical pas du tout autorisé de Solène, du genre « petite blessure de rien du tout » qui me rassure.

Parlons d’autre chose. On ramasse l’énervé de l’écoutille, encore à peu près en vie malgré une quantité déraisonnable de fractures et qui s’avère être le capitaine. On récupère également leur cargaison, à savoir quarante-sept caissons cryogéniques, dûment occupés par nos Highlanders et Singaporiens perdus. Au moins ça.

Du trafic de personnes. Pas banal, même pour Irrwisch ; bon, pas inédit non plus, mais il faut faire très fort pour nous surprendre (même si je dois avouer que la contrebande d’illustrations sportives d’il y a deux ans m’a un peu scotché). Ça me turlupine quand même. Il y a un truc qui ne colle pas.

Par pur instinct, je passe un message à notre légiste, sur canal sécurisé, qu’il jette un œil sur la « cargaison ». Il n’aura qu’à prétendre que c’est pour raisons médicales, ça le changera de tripoter du vivant.

Je regarde autour de moi : les miliciens de la régulière ont pris le relais de mes troupes de choc et commencent à faire le tri des pirates survivants. Je me sens prodigieusement inutile, alors je lève le camp en réprimant très fort l’envie de faire un crochet par le rade de Pa Hudson.

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Barach MAEL

Le Galion noir était une des ces nombreuses tavernes de bas étage perdu dans les mers du sud, que les pirates en quêtes d’aventures et de plaisirs affectionnaient temps. Ces mures étaient fait de planches de bois minables à peines polies et vernies, aux longueurs approximatives qui imbibé de d’eau salé à la saison des marées commençaient à pourrir. Malgré son apparence rustique qui lui faisait mauvaise presse, le Galion noir comme toutes les tavernes de bas étage était fréquentée par les marins que l’odeur de l’alcool attiraient, ceux qui n’avaient pas le sou et qui pourtant étaient à la recherchent de l’ivresse. Sur l’île de Balmort il y avait justement un dicton qui résumait cette philosophie bien propre au Galion noir.
« La pauvreté n’étanche ma soif, c’est le rhum de chez Cai Hong qui le fais »
Ce soir là l’humeur était à la fête, l’alcool coulait à flot et les rires des marins retentissaient jusqu’au fond de salle. Au comptoir quelques hommes enivrés tentaient leurs chances au près de la barmaid Cai Hong aussi propriétaire de l’établissement. Qui jouait de ses charmes sur ces quelques gredins assez fous ou saouls pour essayer la séduire. Elle leurs extorquait quelques pièces de bronzes, contre une simple conversation à la vu de tous qui se clôturait toujours par la même phrase.
« Je te ressers un verre ? »
Au centre de la taverne, à une table ronde aux pieds mal agencé tremblante et au bois étrangement collant, trois pirates étaient attablés et en pleine conversation.
« Vous avez entendu la nouvelle, un pirate au visage balafré prit un air sérieux. Le capitaine du Galion Noir à trouvé un trésor de 10000 pièces d’or, et aurait coulé trois galions de la flotte royal.
- Impossible », son camarade à l’œil de verre et au crane mal rasé réfuta immédiatement ces allégations après avoir recraché une gorgé de rhum qu’il avala de travers. L’autre homme assit avec eux resta muet et observa la progression de la conversation.
« Pourquoi se serait impossible Jony le borgne, tous les capitaines ne sont pas sans un sou comme toi.
- Sans un sou ! Dois-je te rappelé qui est ton capitaine Tony », Jony le borgne qui était connu pour son sang chaud commença à s’emporté et donna un puissant coup sur la table avec le plat de sa main. Tony soupira voyant que son capitaine perdait à nouveau son calme pour une broutille.
« Si seulement j’avais suivit cet homme, Tony leva les yeux au ciel et dit dans un soupire. Je serait riche, pas en train de boire un rhum étrange dans une taverne miteuse », la barmaid Cai Hong qui écoutait la conversation d’une oreille grimaça.
«Tony la poise, que tu insultes ton pauvre capitaine est une chose, mais que tu insultes ma taverne en est une autre, sa vois était enroué à force de crier dans la salle pour se faire entendre, si je t’entend encore parler ainsi du Galion noir tu finiras en nourriture pour les requins »
Les quelques hommes au comptoir riaient à gorge déployé en voyant ce grand gaillard de Tony la poise, au visage balafré se faire recadrer par la douce Cai Hong, comme un enfant qui aurait désobéi à sa mère.
Tony qui connaissait Cai Hong depuis des années et qui avait développé aux files des ans une certaine complicité avec elle, ne prit pas à mal sa remarque et se tourna vers elle.
« Et toi qu’en penses-tu de cette fameuse histoire de 10000 pièces d’ors »
Tous les matelots attablé dans la tavernes se turent, un silence insistant s’installa dans la taverne où tous les yeux se braquèrent vers Cai Hong. Qui était connu dans la région pour être bien informé sur tout, si quelqu’un dans cette taverne était capable de démêler le vrais du faux se ne pouvait être qu’elle.
Cai Hong semblait réfléchir en tapotant sur le comptoir avec son majeur. Quelques secondes passèrent et la calme plats de la taverne devenait de plus en plus inconfortable. Jusqu’a ce que Cai Hong arrête le tapotement régulier de son majeur, et sourissent avec malice en direction de Tony.
« Paies moi quelque chose à boire et si tu souhaites connaître cette information »
Tony sortie une bourse de sa poche et la jeta en direction de Cai Hong qui la réceptionna aussi-tôt. Son regard était remplit avec regrette en voyant ces derniers économies s’envoler entre les mains de cette succubes à forme humaine.
Cai Hong inspecta la bourse puis la rangea sous le comptoir. D’où elle en sortie une bouteille de rhum étrangement belle qui devait la seul chose de qualité dans cette taverne. Elle arracha le bouchon avec ses dents puis bu au goulot comme si l’alcool n’avait aucun effet sur elle. Une fois un trière de la bouteille vidé elle décolla ses lèvres et regarda Tony, toute son attention était concentrée sur lui.
« Tu veux que je te dise ce que je pense de ce fameux capitaine et de cette soit disant histoire de 10000 pièces d’or ?
- Exactement, acquiesça Tony. »
Cai Hong resta silencieuse son regard était sérieux, les marins dans la salle commencèrent à se questionner, peut-être que la fameuse Cai Hong ne connaissait pas la réponse. Jusqu’a ce qu’un sourire taquin se dessine sur son visage et que Cai Hong plonge sa main dans son décolleté pour en sortir une magnifique pièce d’or, qu’elle brandit en direction de Tony.
« Vois-tu ces rumeurs sont toutes vrais, et pas une n’est exagéré, il a bien coulé trois galions de la flotte royal et cette pièce c’est lui même que l’a donné pour payer ses dettes avec intérêts. Ces informations te conviennent-elles ?
- Oui… », Tobie resta quelque instant hagard comme la plupart des marins dans la taverne qui se sentaient touse insignifiant face aux les exploits du capitaine du Requin rouge.
Soudainement un bruit de pat lourd et confus venant du fond de la salle rompit ce silence. C’était le fameux Billy l’alcoolique aussi connu sous le nom de Billy verre de trop, qui manquait de raison lorsqu’il était alcoolisé et qui était toujours alcoolisé car il manquait de raison. Il racla sa gorge bruyamment avant de craché.
« ÇA… ÇA c’est un capitaine, UN VRAI qui tient ses promesses de richesses. Je devrais rejoindre son équipage.
- Et tu penses qu’il voudrait bien toi, Cai Hong se mit à rire en voyant Billy qui tenait à peine débout.
- Qui, Billy semblait avoir oublié de le sujet de la conversation.
- Le capitaine de Requin rouge pardi, cria Tobie d’incrédulité.
-Ah lui ehhh oui, oui il voudrait surement que je rejoigne son équipage, car si cette homme est le meilleur des capitaines de ces mers alors il lui faut le meilleur des matelots sur son bateau, c’est à dire moi. »
Jony œil de verre, qui était resté en retrait se leva de sa chaise tout en donnant puissant coup de pied dans sa table. Les verres et les bouteilles de rhums qui étaient empilé(e)s dessus se déversèrent sur le sol et tout les regards se concentrèrent vers lui. Certain marin se mirent à frotté leurs mains espérant assisté à une des fameuses bagarres de Jony.
« Comment sais-tu qu’il est le meilleur capitaine de la région ? L’as tu au moins déjà rencontré cet homme que tu sembles tant admiré, Tony se tourna vers son auditoire. Laissez moi vous dire ce qui fait un bon capitaine. Se n’est pas la richesses où les soit disant exploit. C’est la manière qu’a un capitaine de traiter son équipage qui fait de lui un bon ou un mauvais capitaine. Qui vous dit que ce gredin à partagé équitablement les 10000 pièces d’or, moi je l’aurais fais, et qui connaît le nombre de marin qu’il a du sacrifier pour couler trois Galion de la flotte royal. Vous pensez vraiment qu’un homme sans aucune considération pour vos vie soit un bon capitaine ? »
Jony venait de marquer un point, et de nombreux hommes levèrent leurs verres en signe d’approbation. Pendant ce tant Billy s’approcha du comptoir et se resservir en rhum sous le regard avisé de Cai Hong.
« Mais tu as oublié quelque chose, Billy se retourna et fit face à Jony. C’est que sans argent être un bon capitaine ne même à rien. Regarde toi Jony, tu n’as pas un sous en poche et la seul chose que tu partages avec nous ton équipage c’est la misère, je préfère largement servir de chaire à canon pour devenir riche plutôt que de vivre une vie entière dans la pauvreté. »
L’argument de Billy était vrai, qui ne connaissait le légendaire Jony œil de verre, connu pour être le pirate le plus pauvre des mers du sud.
La taverne redevenait de plus en plus bruyante, le débats qui opposait Billy et Jony au départ se rependit comme un trainé de poudre dans l’établissement. Bientôt plusieurs camps se formèrent, il y avait ceux qui pensaient comme Jony qu’un bon capitaine était quelqu’un qui respectait son équipage, ceux qui pensaient comme Billy qu’un bon capitaine devait tenir ses promesses de richesses, et d’autre camps plus petit comme celui de Tobie la poise qui pensait qu’un bon capitaine était quelqu’un capable de protéger son équipage. Très vite des noms de divers capitaine de la région furent choisis pour représenter certain camps. Il y avait, Marco le barbu connu pour son habilité hors norme dans le maniement du sabre. Jony œil de verre qui respectait et écoutait son équipage plus que quiconque. Le capitaine du Requin rouge dont les exploits étaient connu de tout. Et quelque autres capitaines dont les noms étaient familiers à certains pirates.
Au final le débat ne menait nul part, les esprits s’échauffaient et quelques hommes avaient du être séparé pour empêcher aux bagarres d’avoir lieu. Jusqu’au moment où le vieux You Youg dit le sage décida d’intervenir pour mettre fin à cette enfantillage. Il se leva en s’aidant de sa cane en bois d’Albizia Saman avant de s’approcher de Jony qui était au centre de la salle en train d’argumenter avec Billy.
« Et si, je vous disais que vous avez tous tord », la salle redevint silencieuse, les regards se tournèrent vers You Yong. De nombreuses personnes étaient dans l’incompréhension total. Que You Yong leurs dise qu’ils avaient tord était possible mais qu’il leurs dise qu’ils avait tous tords n’avait aucun sens, quelle capitaine avaient-ils pu oublier. Billy que l’ivresse rendait excessivement confient remit même en question la sagesse du vielle l’homme.
« Vielle homme je crois bien que vous êtes devenu sénile qui pourrait être un meilleur capitaine que ceux que nous avons cité au cours de la soiré.
- Un homme en particulier, You Yong regarda Billy droit dans les yeux avec défis. Tu penses tous savoir mais tu as encore beaucoup à apprendre Billy. Vois-tu l’homme dont je te parle joue dans une une catégorie bien plus haute que la tienne.
-Et qu’a-il fait ton capitaine pour être dans un catégorie haut dessus ?
- Qu’a-il fait, répéta You Yong avec un ton sarcastique. Et bien je l’ai vu nettoyer le pont d’un Galion si vite que vos soi-disant pirates les plus forts des mers pâliraient face à ce carnage. Je l’ai vue obtenir des richesses si folles et inimaginables que 10000 pièce d’or paraitraient bien maigre en comparaison. Et si vous vous demandiez comment il se comporte avec ses hommes pour être honnête il sait si faire, il est bien plus qu’un simple capitaine pour eux c’est un frère qui partage plus qu’il ne reçoit… »
Billy que l’alcool et la stupidité rendaient facilement impressionnable s’approchât du vieux You Yong avec une expression d’incrédulité qu’il partageait avec quelque autres marins.
« Son nom quelle est son nom que je rejoigne son équipage ! »
You Yong regarda Billy avec un faible sourire avant de soupirer et de s’asseoir sur la chaise la plus proche de lui.
« De nombreux mystère entour cet homme et de nombreux nom lui on été attribués. Certains disent qu’il est la mort en personne, d’autres qu’il est un démons à l’apparence humain, mais au final beaucoup s’accordent à dire qu’il est le Roi des mers.
- Le Roi des mers, répéta Billy avec admiration.
- Si ma mémoire ne me fait pas défaut ses amis proches l’appelaient Kidd, You Yong toussa dans son coude avant de continuer son récit. Il avait été fait prisonnier par le terrible pirate Black Joe qui prévoyait de le fait esclave lui et son ami Prince une fois de retour à terre »
La taverne resta silencieuse, seul la vois tremblante de You Yong était audible. Tout les matelots et même Cai Hong écoutait son récit avec un étrange dévotion, bientôt il connaitraient la vie d’une légende, celle du roi des mers.
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anonyme


Dans un monde où les ténèbres semble régner
J'aperçois encore une petite lueur d'espoir,
L'espoir de retourner dans un lieu, un temps où on était bien.
Y'a des noms, des mots dans la vie qui me ramène vers toi,
Et pendant quelque heures,
Quelque instant nous sommes encore ensemble,
tu es encore là.
Et dans la nuit noir
J'arrive encore a voir ton sourire.
Un sourire blanc éclatant semblable à la lune,
Qui m'apaise et me protège.
Mais saura-tu sauver mon âme qui est destiné au enfer ?
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Défi
- Kyllyn' -
Quand on est une mère-grand et qu'on a un nouveau p'tit bout dans la famille, il faut le couvrir tout partout pour qu'il n'attrape pas froid en hiver!
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