Nous voulons des informations

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Le soleil est déjà levé depuis longtemps quand elle émerge, elle rabat les draps sur sa tête en marmonnant des choses peu aimables sur la planète. Puis, il y a une seconde de pause. Puis quelque chose comme : « Aaaah ! Où suis-je ? Où est mon uniforme ? Où est mon arme ? Qui m’a déshabillée ? Pourquoi j’ai mal à la tête ? Qui êtes-vous ? Ah, c’est toi… »

Mais très vite et avec beaucoup trop de décibels pour sa propre gueule de bois.

Je rigole et je lui apporte le grand verre d’eau que j’avais préparé depuis un petit moment. Du coup, il est chambré, mais ce n’est pas grave.

Je m’assois au bord du lit. Comme je ne suis vêtu que d’une chemise très légère, elle s’emballe dans le drap et recule à l’opposé du lit. Elle a beaucoup de mal à me regarder dans les yeux, mais elle prend quand même le verre et boit. J’en profite pour répondre :

— « Tu es chez moi, je t’ai amenée là quand tu es tombée dans les pommes. J’avais quelque peu surestimé la tolérance à l’alcool des Humains highlanders. » Je m’abstiens de lui dire que, même pour moi, le bourbon spécial de Pa, c’est du raide. « Ton uniforme et ton arme sont posés sur le coussin là-bas. » Je lis la détresse dans ses yeux quand elle s’aperçoit qu’elle ne peut pas l’atteindre depuis le lit.

— « C’est toi qui m’a, euh…

— Déshabillée ? Ben oui, je n’allais pas te laisser dormir dans cet uniforme, tout de même.

— Mais…

— Mais il ne t’est rien arrivé d’autre, je te rassure. Ce n’est d’une part pas mon genre de profiter des beautés évanouies et, d’autre part je ne couche pas avec des partenaires en qui je n’ai pas confiance. »

La remarque la douche un peu. « Tu n’as pas confiance en moi ?

— Pas encore. Mais sauve-moi la vie encore une fois ou deux et on reparlera. »

À ce moment, je suis à cinq centimètres de ses lèvres et je peux presque goûter son trouble. J’adore ça.

Heureusement pour elle (mais pas pour moi), nous sommes interrompus par ma sœur, qui nous amène à manger. Nous échangeons quelques commentaires en eyldarin à base de sous-entendus grivois (ma chère Endil a un faible pour les peaux sombres) ; si j’en juge par la tête de Sise, elle en comprend assez pour piquer de nouveau un fard. Le fait qu’Endil n’ait pas juger bon de s’habiller (et qu’elle me ressemble beaucoup, ce qui est un peu normal pour une jumelle), n’aide pas.

Par pitié, j’adresse une requête mentale au reste de la maisonnée de ne pas nous rejoindre pour le déjeuner.

***

Une petite heure plus tard, je dépose Sise à sa chambre d’hôtel pour qu’elle puisse récupérer ses affaires et faire un brin de toilette. Elle a bien évidemment refusé de prendre une douche dans la salle d’eau collective. Ni d’utiliser les latrines (collectives aussi). On convient de se contacter dans la journée : j’ai à faire et, prétend-elle, elle aussi. Ça me va.

Retour à la centrale. Je n’y ai pas posé un orteil que j’ai déjà droit à un savon de la taille d’un minéralier siyansk de la part de Rasan, rapport aux frasques de la nuit. Les Administrateurs sont pour une fois d’accord pour dire que quatre cadavres en une seule soirée, c’est trop, surtout quand un agent highlander s’adjuge les trois-quarts du tableau de chasse.

Je laisse passer l’orage et rappelle, à tout hasard, que si Sise n’avait pas été là, Sa Seigneurerie aurait l’immense joie de se choisir un nouveau chef de la sécurité avec la même tolérance pour ses humeurs de chien. On enchaîne sur le couplet des gens irremplaçables qui ne le sont pas, pour le plus grand plaisir du reste du bureau, qui adore autant le théâtre que les excuses pour ne pas bosser. Pour finir, Rasan et moi passons sur sa terrasse pour discuter plus calmement.

De Sise, justement. Il me passe un dossier qui, si j’en juge par les codes de transit, est passé entre autres par Trian. Ça ne m’étonne pas : Rasan et moi sommes de deux clans distincts, mais alliés (c’est d’ailleurs un peu pour cela que j’ai le job) et je sais que le sien a pas mal de contacts sur Trian et, notamment, dans la zone ex-highlander.

Sans surprise, elle a fait des études de droit et de sociologie à Kinshasa, puis l’académie de police de Dakar, dans le cadre des habituelles bourses militaires. Du coup, en paiement d’études, elle a été engagée dans un machin paramilitaire au nom improbable d’Agence de coopération pour la sécurité des routes commerciales, basé à Singapore mais financé par les joyeux drilles de Central City.

La chose étonnante dans son dossier est qu’il y a une réelle dichotomie entre ses résultats, très bons, et son rang actuel. Pour une nation qui se pique d’être une pure méritocratie, la Fédération des hautes-terres aurait pu faire mieux que de la coller simple agent d’une officine obscure sur des routes commerciales de second rang.

Le rapport conclut qu’elle vient d’une famille qui vit du côté de Djibouti, mal vue pour des « raisons idéologiques » (ça veut dire « religieuses », en général), ce qui expliquerait ses études de l’autre côté de l’Afrique, son récent traitement génétique et son changement de nom. Et son intolérance à l’alcool.

— « Ça doit lui faire tout drôle de se retrouver dans un tel micmac pour sa première mission. »

Rasan approuve, mais enchaîne : « Il y a d’ailleurs un truc bizarre à ce sujet : en toute logique, elle aurait dû être à bord de la navette, surtout s’il y avait d’autres agents.

— Si tu le dis. Je ne suis pas aussi au fait des pratiques highlanders.

Le sous-entendu est évident, mais ça le fait rire quand même. « Ce n’est pas ce que j’ai entendu dire.

— Détrompe-toi, je ne l’ai pas touchée. » Et comme il me regarde bizarrement, j’ajoute : « Je préfère la faire languir encore un peu.

— Y’a pas, depuis ta copine sur Eridia, la fréquentation des Terriens t’a rendu sadique. » Je rigole ; ma liaison passée avec une Parisienne pur sucre est un sujet de plaisanterie habituel.

— « Et en parlant de fréquentation, ça a donné quelque chose avec la capitaine de poche ?

— Beaucoup d’enthousiasme, peu d’imagination.

— Mais encore ?

— À mon avis, il y a un pataquès vraiment pas clair derrière cette histoire, mais non seulement elle ne sait pas quoi, je soupçonne qu’en plus elle a reçu l’ordre de me tomber dans les bras pour mieux contrôler l’enquête. Et, si ça se trouve, Sise aussi.

— J’en doute. »

Rasan se redresse soudainement et me rappelle qu’il fait plus de deux mètres tout en étant deux fois plus épais que moi. Même sans être télépathe, je peux percevoir sa question.

— « Ce n’est pas impossible, bien sûr, mais si ça avait vraiment été calculé, on m’aurait envoyé un beau blond. Elle me paraît un peu trop enthousiaste et naïve pour être suspecte.

— Tu l’as sondée ? »

Je ricane brièvement à l’allusion. « Un peu. Elle me paraît gravement perdue.

— Pas si perdue que ça hier soir…

— Justement. Elle n’a pris l’initiative que lorsque ça a commencé à bouger. Ses automatismes de flic, sans doute. Et encore, je suis à peu près certain que c’est la première fois qu’elle tuait quelqu’un.

— Ça m’arrangerait que ce soit la dernière.

— Oui, elle aussi je pense. »

***

Nous revenons dans le central et je fais le point avec le reste de l’équipe. Le Rentelian est sous séquestre provisoire, ce qui nous vaut des protestations de clans, heureusement suffisamment mineurs pour qu’on les ignore.

Kaenar a pu passer leurs barrières informatiques suffisamment longtemps pour constater l’effacement des logs, mais son oubli lui a donné des idées et il est en train de compiler toutes les données de trafic venant des agglomérations voisines pour tenter de reconstituer les minutes qui suivent la disparition du Blue Globe. Il veut se racheter, c’est bien.

Les trois tueurs sont arrivés par un vol commercial en provenance de Fantir, bien évidemment sous un faux nom. Youpi. Comme Irrwisch – enfin, l’Autorité planétaire d’Irrwisch, dont cette partie du starport dépend – n’est pas rattachée au Cepmes, nous n’avons pas un accès direct aux fichiers d’Interpol, mais Flitzossim a lancé des recherches par la route touristique ; ça prendra du temps, mais ça viendra.

Rien à dire sur Antje Hemmerlan, sinon qu’il a mangé trois balles expansives tirées d’une variante américaine d’un Frontière 12.7 européen. Le légiste a conclu que, je cite, « le hamburger est mort sur le coup ».

Bref, les choses suivent leur cours, je décide donc de profiter de ce que Sise ne m’a pas contacté pour aller aux thermes avec la moitié de l’équipe qui finit son service. C’est bon d’être le chef !

***

J’aurais dû m’y attendre. C’est en plein milieu d’une séance de mets-ton-doigt-où-j’ai-mon-doigt avec Kaenar et Thyris (des douanes) que Sise se rappelle au bon souvenir de mon communicateur. Bien entendu, je l’ignore. Bien entendu, elle récidive dix minutes plus tard, alors que les deux précédents se liguent contre moi, avec l’aide de Tuomen, l’agent de liaison avec le continent.

Je profite que les trois s’amusent entre eux et ne prêtent plus trop attention à moi pour la rappeler, avant qu’elle ne réessaye à un moment réellement gênant (quand je mange, par exemple ; je déteste parler la bouche pleine). Elle est excitée comme une puce et, selon ce qui semble être son habitude, me jette à la face une phrase avec beaucoup trop de mots et pas assez d’espaces, mais dont il ressort qu’elle a appris des choses. Je lui dis donc de nous rejoindre, sans préciser qu’il s’agit des thermes. Rasan a raison : je suis sadique.

Il ne lui faut qu’une demi-heure pour arriver, ce qui m’étonne un peu. J’aurais parié sur dix minutes de plus, le temps de trouver le courage d’entrer, mais son enthousiasme semble avoir pris le pas sur ses tabous personnels. Ce n’est que quand elle nous découvre, tous les quatre sérieusement dénudés dans et autour d’un bassin qu’elle se rend compte de ce que « thermes » signifie dans un contexte atlano-eyldarin.

Elle reste au bord du bassin, la bouche ouverte.

— « Ah, Sise, tu nous rejoins ? Tu connais mes collègues : Kaenar, Tuomen et celle qui va faire surface dans dix secondes devant Tuomen, c’est Thyris. »

Elle n’a pas le temps de réagir que Thyris surgit hors de l’eau, lui attrape le bras et l’attire dans le bassin.

C’est donc une Sise entièrement mouillée, mais entièrement habillée qui nous explique ses trouvailles – après avoir fort civilement repoussée les avances de tous mes petits camarades. Elle est peut-être coincée, mais elle a du cran.

Je vous la fait courte, surtout parce que je n’ai pas tout compris, mais elle a passé la journée à analyser une quantité indécente de données et de rapports, tout en sirotant le café de l’hôtel (ce qui m’impressionne presque autant que le reste). Elle a reporté un certain nombre d’incidents avec une synthèse de différents plans de la Taupinière ; je ne sais d’ailleurs pas où elle a trouvé certains des éléments, parce que personne d’entre nous ne les avait vus avant.

Il en ressort qu’à son avis, la navette n’a pu se poser que dans une ancienne annexe, qui appartient à une Guilde siyansk qui a perdu presque tous ses avoirs pendant les Guerres corporatives et qui a revendu l’endroit à un clan atalen de Prasidian, le clan Warkir, peu avant la destruction de la planète, il y a cinquante ans. Les autorités highlanders et Interpol soupçonnent que c’est un Clan de l’ombre, autrement dit du crime organisé.

C’est à ce moment que la recherche de Kaenar aboutit et nous livre une explication sur l’arrivée discrète de la navette : elle s’est cachée dans l’ombre du Rentelian. En d’autres termes, elle s’est glissée tellement près du cargo que leurs échos radars se sont confondus – vus du sol, en tous cas.

Sise a aussi découvert qu’Antje Hemmerlan s’appelait en fait Anto Simalang et avait passé quelques années dans la Légion étrangère highlander, avant de passer dans le civil. Or, les balles qui l’ont tué sont d’un modèle souvent employé par certaines unités de la Légion, celles spécialisées dans l’élimination directe.

Pour le coup, tout le monde décide d’un commun accord la fin du batifolage. L’uniforme de Sise est sec avant que je me sois rhabillé.

Cette fille m’épate.

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Barach MAEL

Le Galion noir était une des ces nombreuses tavernes de bas étage perdu dans les mers du sud, que les pirates en quêtes d’aventures et de plaisirs affectionnaient temps. Ces mures étaient fait de planches de bois minables à peines polies et vernies, aux longueurs approximatives qui imbibé de d’eau salé à la saison des marées commençaient à pourrir. Malgré son apparence rustique qui lui faisait mauvaise presse, le Galion noir comme toutes les tavernes de bas étage était fréquentée par les marins que l’odeur de l’alcool attiraient, ceux qui n’avaient pas le sou et qui pourtant étaient à la recherchent de l’ivresse. Sur l’île de Balmort il y avait justement un dicton qui résumait cette philosophie bien propre au Galion noir.
« La pauvreté n’étanche ma soif, c’est le rhum de chez Cai Hong qui le fais »
Ce soir là l’humeur était à la fête, l’alcool coulait à flot et les rires des marins retentissaient jusqu’au fond de salle. Au comptoir quelques hommes enivrés tentaient leurs chances au près de la barmaid Cai Hong aussi propriétaire de l’établissement. Qui jouait de ses charmes sur ces quelques gredins assez fous ou saouls pour essayer la séduire. Elle leurs extorquait quelques pièces de bronzes, contre une simple conversation à la vu de tous qui se clôturait toujours par la même phrase.
« Je te ressers un verre ? »
Au centre de la taverne, à une table ronde aux pieds mal agencé tremblante et au bois étrangement collant, trois pirates étaient attablés et en pleine conversation.
« Vous avez entendu la nouvelle, un pirate au visage balafré prit un air sérieux. Le capitaine du Galion Noir à trouvé un trésor de 10000 pièces d’or, et aurait coulé trois galions de la flotte royal.
- Impossible », son camarade à l’œil de verre et au crane mal rasé réfuta immédiatement ces allégations après avoir recraché une gorgé de rhum qu’il avala de travers. L’autre homme assit avec eux resta muet et observa la progression de la conversation.
« Pourquoi se serait impossible Jony le borgne, tous les capitaines ne sont pas sans un sou comme toi.
- Sans un sou ! Dois-je te rappelé qui est ton capitaine Tony », Jony le borgne qui était connu pour son sang chaud commença à s’emporté et donna un puissant coup sur la table avec le plat de sa main. Tony soupira voyant que son capitaine perdait à nouveau son calme pour une broutille.
« Si seulement j’avais suivit cet homme, Tony leva les yeux au ciel et dit dans un soupire. Je serait riche, pas en train de boire un rhum étrange dans une taverne miteuse », la barmaid Cai Hong qui écoutait la conversation d’une oreille grimaça.
«Tony la poise, que tu insultes ton pauvre capitaine est une chose, mais que tu insultes ma taverne en est une autre, sa vois était enroué à force de crier dans la salle pour se faire entendre, si je t’entend encore parler ainsi du Galion noir tu finiras en nourriture pour les requins »
Les quelques hommes au comptoir riaient à gorge déployé en voyant ce grand gaillard de Tony la poise, au visage balafré se faire recadrer par la douce Cai Hong, comme un enfant qui aurait désobéi à sa mère.
Tony qui connaissait Cai Hong depuis des années et qui avait développé aux files des ans une certaine complicité avec elle, ne prit pas à mal sa remarque et se tourna vers elle.
« Et toi qu’en penses-tu de cette fameuse histoire de 10000 pièces d’ors »
Tous les matelots attablé dans la tavernes se turent, un silence insistant s’installa dans la taverne où tous les yeux se braquèrent vers Cai Hong. Qui était connu dans la région pour être bien informé sur tout, si quelqu’un dans cette taverne était capable de démêler le vrais du faux se ne pouvait être qu’elle.
Cai Hong semblait réfléchir en tapotant sur le comptoir avec son majeur. Quelques secondes passèrent et la calme plats de la taverne devenait de plus en plus inconfortable. Jusqu’a ce que Cai Hong arrête le tapotement régulier de son majeur, et sourissent avec malice en direction de Tony.
« Paies moi quelque chose à boire et si tu souhaites connaître cette information »
Tony sortie une bourse de sa poche et la jeta en direction de Cai Hong qui la réceptionna aussi-tôt. Son regard était remplit avec regrette en voyant ces derniers économies s’envoler entre les mains de cette succubes à forme humaine.
Cai Hong inspecta la bourse puis la rangea sous le comptoir. D’où elle en sortie une bouteille de rhum étrangement belle qui devait la seul chose de qualité dans cette taverne. Elle arracha le bouchon avec ses dents puis bu au goulot comme si l’alcool n’avait aucun effet sur elle. Une fois un trière de la bouteille vidé elle décolla ses lèvres et regarda Tony, toute son attention était concentrée sur lui.
« Tu veux que je te dise ce que je pense de ce fameux capitaine et de cette soit disant histoire de 10000 pièces d’or ?
- Exactement, acquiesça Tony. »
Cai Hong resta silencieuse son regard était sérieux, les marins dans la salle commencèrent à se questionner, peut-être que la fameuse Cai Hong ne connaissait pas la réponse. Jusqu’a ce qu’un sourire taquin se dessine sur son visage et que Cai Hong plonge sa main dans son décolleté pour en sortir une magnifique pièce d’or, qu’elle brandit en direction de Tony.
« Vois-tu ces rumeurs sont toutes vrais, et pas une n’est exagéré, il a bien coulé trois galions de la flotte royal et cette pièce c’est lui même que l’a donné pour payer ses dettes avec intérêts. Ces informations te conviennent-elles ?
- Oui… », Tobie resta quelque instant hagard comme la plupart des marins dans la taverne qui se sentaient touse insignifiant face aux les exploits du capitaine du Requin rouge.
Soudainement un bruit de pat lourd et confus venant du fond de la salle rompit ce silence. C’était le fameux Billy l’alcoolique aussi connu sous le nom de Billy verre de trop, qui manquait de raison lorsqu’il était alcoolisé et qui était toujours alcoolisé car il manquait de raison. Il racla sa gorge bruyamment avant de craché.
« ÇA… ÇA c’est un capitaine, UN VRAI qui tient ses promesses de richesses. Je devrais rejoindre son équipage.
- Et tu penses qu’il voudrait bien toi, Cai Hong se mit à rire en voyant Billy qui tenait à peine débout.
- Qui, Billy semblait avoir oublié de le sujet de la conversation.
- Le capitaine de Requin rouge pardi, cria Tobie d’incrédulité.
-Ah lui ehhh oui, oui il voudrait surement que je rejoigne son équipage, car si cette homme est le meilleur des capitaines de ces mers alors il lui faut le meilleur des matelots sur son bateau, c’est à dire moi. »
Jony œil de verre, qui était resté en retrait se leva de sa chaise tout en donnant puissant coup de pied dans sa table. Les verres et les bouteilles de rhums qui étaient empilé(e)s dessus se déversèrent sur le sol et tout les regards se concentrèrent vers lui. Certain marin se mirent à frotté leurs mains espérant assisté à une des fameuses bagarres de Jony.
« Comment sais-tu qu’il est le meilleur capitaine de la région ? L’as tu au moins déjà rencontré cet homme que tu sembles tant admiré, Tony se tourna vers son auditoire. Laissez moi vous dire ce qui fait un bon capitaine. Se n’est pas la richesses où les soit disant exploit. C’est la manière qu’a un capitaine de traiter son équipage qui fait de lui un bon ou un mauvais capitaine. Qui vous dit que ce gredin à partagé équitablement les 10000 pièces d’or, moi je l’aurais fais, et qui connaît le nombre de marin qu’il a du sacrifier pour couler trois Galion de la flotte royal. Vous pensez vraiment qu’un homme sans aucune considération pour vos vie soit un bon capitaine ? »
Jony venait de marquer un point, et de nombreux hommes levèrent leurs verres en signe d’approbation. Pendant ce tant Billy s’approcha du comptoir et se resservir en rhum sous le regard avisé de Cai Hong.
« Mais tu as oublié quelque chose, Billy se retourna et fit face à Jony. C’est que sans argent être un bon capitaine ne même à rien. Regarde toi Jony, tu n’as pas un sous en poche et la seul chose que tu partages avec nous ton équipage c’est la misère, je préfère largement servir de chaire à canon pour devenir riche plutôt que de vivre une vie entière dans la pauvreté. »
L’argument de Billy était vrai, qui ne connaissait le légendaire Jony œil de verre, connu pour être le pirate le plus pauvre des mers du sud.
La taverne redevenait de plus en plus bruyante, le débats qui opposait Billy et Jony au départ se rependit comme un trainé de poudre dans l’établissement. Bientôt plusieurs camps se formèrent, il y avait ceux qui pensaient comme Jony qu’un bon capitaine était quelqu’un qui respectait son équipage, ceux qui pensaient comme Billy qu’un bon capitaine devait tenir ses promesses de richesses, et d’autre camps plus petit comme celui de Tobie la poise qui pensait qu’un bon capitaine était quelqu’un capable de protéger son équipage. Très vite des noms de divers capitaine de la région furent choisis pour représenter certain camps. Il y avait, Marco le barbu connu pour son habilité hors norme dans le maniement du sabre. Jony œil de verre qui respectait et écoutait son équipage plus que quiconque. Le capitaine du Requin rouge dont les exploits étaient connu de tout. Et quelque autres capitaines dont les noms étaient familiers à certains pirates.
Au final le débat ne menait nul part, les esprits s’échauffaient et quelques hommes avaient du être séparé pour empêcher aux bagarres d’avoir lieu. Jusqu’au moment où le vieux You Youg dit le sage décida d’intervenir pour mettre fin à cette enfantillage. Il se leva en s’aidant de sa cane en bois d’Albizia Saman avant de s’approcher de Jony qui était au centre de la salle en train d’argumenter avec Billy.
« Et si, je vous disais que vous avez tous tord », la salle redevint silencieuse, les regards se tournèrent vers You Yong. De nombreuses personnes étaient dans l’incompréhension total. Que You Yong leurs dise qu’ils avaient tord était possible mais qu’il leurs dise qu’ils avait tous tords n’avait aucun sens, quelle capitaine avaient-ils pu oublier. Billy que l’ivresse rendait excessivement confient remit même en question la sagesse du vielle l’homme.
« Vielle homme je crois bien que vous êtes devenu sénile qui pourrait être un meilleur capitaine que ceux que nous avons cité au cours de la soiré.
- Un homme en particulier, You Yong regarda Billy droit dans les yeux avec défis. Tu penses tous savoir mais tu as encore beaucoup à apprendre Billy. Vois-tu l’homme dont je te parle joue dans une une catégorie bien plus haute que la tienne.
-Et qu’a-il fait ton capitaine pour être dans un catégorie haut dessus ?
- Qu’a-il fait, répéta You Yong avec un ton sarcastique. Et bien je l’ai vu nettoyer le pont d’un Galion si vite que vos soi-disant pirates les plus forts des mers pâliraient face à ce carnage. Je l’ai vue obtenir des richesses si folles et inimaginables que 10000 pièce d’or paraitraient bien maigre en comparaison. Et si vous vous demandiez comment il se comporte avec ses hommes pour être honnête il sait si faire, il est bien plus qu’un simple capitaine pour eux c’est un frère qui partage plus qu’il ne reçoit… »
Billy que l’alcool et la stupidité rendaient facilement impressionnable s’approchât du vieux You Yong avec une expression d’incrédulité qu’il partageait avec quelque autres marins.
« Son nom quelle est son nom que je rejoigne son équipage ! »
You Yong regarda Billy avec un faible sourire avant de soupirer et de s’asseoir sur la chaise la plus proche de lui.
« De nombreux mystère entour cet homme et de nombreux nom lui on été attribués. Certains disent qu’il est la mort en personne, d’autres qu’il est un démons à l’apparence humain, mais au final beaucoup s’accordent à dire qu’il est le Roi des mers.
- Le Roi des mers, répéta Billy avec admiration.
- Si ma mémoire ne me fait pas défaut ses amis proches l’appelaient Kidd, You Yong toussa dans son coude avant de continuer son récit. Il avait été fait prisonnier par le terrible pirate Black Joe qui prévoyait de le fait esclave lui et son ami Prince une fois de retour à terre »
La taverne resta silencieuse, seul la vois tremblante de You Yong était audible. Tout les matelots et même Cai Hong écoutait son récit avec un étrange dévotion, bientôt il connaitraient la vie d’une légende, celle du roi des mers.
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anonyme


Dans un monde où les ténèbres semble régner
J'aperçois encore une petite lueur d'espoir,
L'espoir de retourner dans un lieu, un temps où on était bien.
Y'a des noms, des mots dans la vie qui me ramène vers toi,
Et pendant quelque heures,
Quelque instant nous sommes encore ensemble,
tu es encore là.
Et dans la nuit noir
J'arrive encore a voir ton sourire.
Un sourire blanc éclatant semblable à la lune,
Qui m'apaise et me protège.
Mais saura-tu sauver mon âme qui est destiné au enfer ?
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Défi
- Kyllyn' -
Quand on est une mère-grand et qu'on a un nouveau p'tit bout dans la famille, il faut le couvrir tout partout pour qu'il n'attrape pas froid en hiver!
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