Un cadavre de trop

de Image de profil de Marley Liesje-houlyMarley Liesje-houly

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- Vous êtes ?

- Écossais.

- Non, votre nom.

- McCarson, John.

- Bien, désormais, vous serez Mr John Alberts.

- McCarson, monsieur.

- Votre nom de détective sera Mr Alberts !

- Bien, monsieur.

- Maintenant sortez !

John tourna les talons, se dirigea vers la sortie et, une fois devant la porte, il s'arrêta, lança un dernier regard en direction de son nouveau patron et dit :

- Je m'appelle McCarson, monsieur.

- Sortez ! Immédiatement ! rugit celui-ci.

John se précipita hors de cette salle luxueuse dans laquelle le chef des services secrets britanniques, Sir Williams Joyter, avait posé son carton trente ans plus tôt. John McCarson, plus fier que n'importe quel Écossais de l'être, ancien marine dont la carrière fut interrompue en 1988 à la suite d'un accident de perçeuse à percussion qui lui fit perdre son oeil gauche, homme blond de bonne famille et de solide constitution avec le nez en trompette et une bouche fine presque dépourvue de lèvres, le front dégagé, un bon mètre quatre-vingts et allergique à tout ce qui est de poils et de plumes, venait d'être engagé dans le NDR (le National Department of Research), branche du NTFDRA ( National Task Forces Department of Research and Analysis) après des mois de tests et d'épreuves toutes plus compliquées les unes que les autres. Il était fier de lui pour cet accomplissement qu'il ne manquerait pas d'annoncer à sa mère, elle qu'il aimait d'un amour tendre et profond, et qui avait toujours été son soutien moral et affectif.

Il repensa à son père mort dramatiquement dans une fusillade lorsque John était encore adolescent. C'était d'ailleurs la raison principale pour laquelle John ne supportait pas les armes, une aversion née pendant une mission de routine en 1986. Désormais, il ne voulait plus en porter ni en utiliser, ni même en voir. John avait peu de souvenirs de son père, l'un d'eux était celui du jour de son onzième anniversaire, quand son père lui avait offert un chiot de race labrador. Sitôt approchés de son visage, les poils de l'animal déclenchèrent chez lui une éruption de boutons et un gonflement du corps si puissants qu'il fallut presque le faire rouler jusqu'a l'hôpital qui se trouvait, à l'époque, dans une rue attenante.

Trois jours, et plusieurs piqûres plus tard, John sortit de l'hôpital et le chien avait été revendu.

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McCarsonChapitre2 messages | 7 mois
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