Chapitre 7 - La souffrance

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Ce soir-là, j'étais retournée dans ma chambre pour m'ouvrir la peau dans le silence. Je n'avais plus la force de vivre ça. Je pleurais tellement que mes larmes se mélangeaient à mon sang. Je me sentais abandonnée et exclue. Peu importe où j'allais, quelqu'un se moquait de moi.

Ma mère me complexait sur mon poids et mon apparence. Toujours à faire des plaisanteries qui ne faisaient rire qu'elle. Du genre, si quelqu'un me faisait chier, je n'avais qu'à m'asseoir dessus pour l'écraser. Voilà le genre d'aide que j'avais...

Le pire conseil qu'elle m'avait donné était d'ignorer ceux qui se moquaient de moi. Cela ne marchait pas. Au contraire, ça empirait la situation. Comme je ne répondais pas et essayais de faire comme s'ils n'étaient pas là, ils prenaient ça pour de la faiblesse et continuaient à s'amuser. C'est ce que faisait cette fille qui me harcelait. Dès qu'elle me croisait, elle ne pouvait pas s'empêcher de me critiquer.

Je sais que ce n'est pas bien, mais lorsqu'elle avait eu un cancer, j'avais ressenti un grand soulagement en moi. Elle n'allait plus pouvoir aller à l'école pendant un certain temps et je m'étais sentie libre, même si ça n'avait duré qu'un an. Dès l'année suivante et le premier jour de la rentrée, je l'avais croisé et je savais que ça allait recommencer.

En fin de journée, je m'étais dirigée vers le bus et assise à une place à l'avant pour être sûre d'être tranquille pendant le trajet. Malheureusement, ça n'avait pas été le cas. Dès que je l'avais vu au loin qui s'approchait du bus, je venais de comprendre que le calme n'allait pas durer.

En entrant dans le bus, elle exigeait de prendre ma place assise, car elle avait eu un cancer. Elle s'était même amusé à retirer sa perruque devant tout le monde pour me le prouver. Ayant envie de souffler durant le trajet, je lui avais donné et étais resté debout. Je pensais que le fait de lui céder ma place lui permettrait de me laisser en paix...

Elle recommençait à m'embêter. Déjà en collant une serviette hygiénique sur mon sac, mais aussi en me tirant les cheveux. Ne voulant pas attendre qu'elle quitte le bus pour ne plus subir ses moqueries, j'étais descendue plus tôt que prévu et j'avais terminé le chemin jusque chez moi à pied, pendant une bonne dizaine de minutes.

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