02 mai 2039

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02 mai 2039

 

 

La nature a cela de particulier qu’elle a toujours su se prémunir contre l’anéantissement. Il en va de même pour l’espèce humaine. Quelle que soit la nature de l’agression, certains survivront. Il faut croire que la multitude des patrimoines génétiques en circulation est assez diverse pour que quelques-uns résistent et s’adaptent.

Ces survivants sont-ils des miraculés, des chanceux peut-être ? Ou bien des moribonds, renvoyés brutalement à l’état d’animal dont ‘Sapiens’ est issu ?

La question reste entière.

 

 

 

 

(Lundi 2 mai 2039)

Une semaine ! Déjà, une semaine…

 

Ce matin, cet imbécile réveil a sonné à 6h30 !

Il faut le voir pour le croire… Comme si je devais aller travailler comme chaque lundi…

Plutôt crever !

Cela fait une semaine que je me contente de piller l’épicerie chinoise en bas de chez moi. Les frigos fonctionnent parfaitement, les stocks sont pleins à craquer, même pas besoin de me rationner ! Ces Chinois sont des gens prévoyants et je les en remercie (à titre posthume).

 

Un hélico est passé dans le ciel hier soir, je n’ai même pas eu le temps de me précipiter au balcon. Je suis soulagé, d’autres ont survécu. J’espère qu’il repassera rapidement, j’ai déposé une banderole sur le toit de l’immeuble : « SURVIVANTE AIDEZ-MOI ».

 

L’odeur des morts est insoutenable, je dois garder un chiffon sur ma bouche dès que je sors. La bonne nouvelle c’est que j ai fini de pleurer toutes les larmes de mon corps, je me sens vidée…à sec…ma sœur me manque…

 

 

 

 

Comme chaque soir, Manon se barricada et calfeutra portes et fenêtres. Elle ne prit pas conscience que la nuit, un étrange ballet macabre avait lieu. Les morts, certains morts, se relevaient et partaient en direction du sud.

 

 

La fine pluie de météorites qui s’était étalée sur plus d’une semaine avait ensemencé la Terre. Et si 60% de ces cailloux contagieux se perdirent en mer, chaque continent et la plupart des pays furent tout de même touchés.

 


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Peter, à la suite d’une vie vagabonde n’a qu'une seule idée en tête : rentrer sur sa planète natale, la Terre. Rien, ni personne ne le rattache pourtant à ce lieu. D’ailleurs il n’a pas d’attache, aucune famille, ni de « train-train ». Il n’aime véritable aucun être, sa propre présence lui suffit amplement. On ne pourrait pas le qualifier d’associable, il préfère juste observer les gens de loin. Il a passé toute sa vie à parcourir l’univers, sans véritable objectif. Il a souvent vécu chez les gens prêt à l'accueillir en échange de quelques semaines de travail. Il mène sa vie de manière inconsciente, laissant son ange gardien prendre les décisions à sa place. Aussi, il n'a presque aucun souvenir de son existence misérable. C’est peut-être pour ça qu’il se contente d’une solitude quotidienne. Il ne se rappelle que d’une phrase que lui disait son père “laisse toi guider par le silence éternel de ces espaces infinis”. C’est la seule chose qui le relie à lui, il ne sait même plus à quoi il ressemble et son existence ou sa mort sont un secret pour lui. Ces souvenirs sont étranges pour lui, comme s’ils appartenaient à une partie de son enfance et qu’il était trop vieux pour s’en rappeler. Ou alors, comme si son esprit les avait vécu il y a plusieurs vies de cela. Il n’était pourtant pas si vieux que ça.
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