23 avril 2039

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                                                23 avril 2039

 

 

Besoin…, j’ai besoin… un impérieux besoin !

Mère m’a dévoilé ma vraie nature avant de s’éloigner.

Je suis détentrice d’une vie dont la singularité est d’être en devenir. Je suis en sommeil depuis la nuit des temps, il est temps que je m’épanouisse. Je dois m’adapter à ce nouvel écosystème et puis je m’imposerai !

 

 

 

 

Marco se réveilla bouillant de fièvre et garda le lit toute la journée. Ce qu’il considéra comme un coma délirant entrecoupé de cauchemar incompréhensible n’était en faite que des tentatives d’intrusions dans son subconscient d’un parasite particulier agressif.

À bout de force, il se laissa peu à peu conquérir par cette volonté implacable et finit par être submergé.

Oscillant entre la vie et la mort, il accepta l’intrusion dans son être de cette entité étrangère et négocia sa survie.

Un improbable dialogue s’engagea dans son subconscient :

  • Pitié, ne me tue pas !
  • Quitte ce corps, j’en ai besoin !
  • Ce corps est le mien, je ne peux pas le quitter.
  • Ce corps m’appartient désormais, j’en ai besoin !
  • Cohabitons alors ?
  • Ce corps m’est indispensable, j’en ai besoin !
  • Ne me force pas à détruire mon corps, je peux encore le faire !
  • NE TOUCHE PAS À CE CORPS, J’EN AI BESOIN !

     

    L’entité hurla cette phrase dans le crâne de Marco, qui en perdit connaissance.

     

     

     

     

    Dans l’immeuble, l’affolement était palpable. Les gens mourraient avant même l’arrivée des secours. Les autorités parlèrent d’intoxication, puis d’empoisonnement tant la mort intervenait rapidement. De tout Paris, les malades affluèrent dans les hôpitaux qui se trouvèrent rapidement débordés.

    Placés en quarantaine, les corps s’amoncelèrent sans que personne n’y comprenne rien. Pris de cours, le corps médical géra au mieux sans véritablement comprendre le tragique de la situation. Personne ne pouvait imaginer qu’il vivait les derniers jours de l’humanité.

     

    L’épidémie était en marche…

     


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