L'inventeur divin

Une minute de lecture

Je suis le plus laid des dieux. Et alors ? Comme s’il suffisait de regarder quelqu’un pour savoir ce qu’il a dans le ventre.

On dirait que les autres sont amoureux de leur propre reflet. Ils ne s’intéressent qu’à eux-mêmes. Incapables d’aimer vraiment, ils sont des coquilles étincelantes, mais vides…

C’est cela les dieux de l’Olympe ? Des êtres qui ne sauront jamais ce qu’est le véritable amour, tout juste le désir.

Je porte ma laideur comme on porte un trophée. Le signe que je ne suis pas le centre de mes pensées, car elles vont vers une autre... Et moi qui suis si laid, c’est vers la plus belle qu'elles sont dirigées.

Car je suis amoureux de la beauté elle-même. Je lui consacre ma vie. Et c’est à elle que je dois ce corps difforme, conséquence d’un travail fastidieux, usant, sans concessions.

Je suis Héphaïstos.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 16 versions.

Vous aimez lire theaomai ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0