Chapitre 3 -Adelaïde

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Un frisson parcourut le petit corps meurtri d’Adélaïde. Elle se tenait prostrée en chien de fusil sur le sol humide pour se réchauffer. Ses membres gelaient, sa joue la cuisait et son corps lui semblait de pierre. Ses souvenirs confus s’embrouillaient… l’inconnu qui avait essayé de tuer sa maman, les coups, le couteau, son enlèvement, le froid, les bruits de pas, son malaise, la violence d’un choc avec le sol, des voix…. Elle avait pleuré pendant des heures avant de s’endormir. Elle sanglota de nouveau et renifla bruyamment. Il faisait tout noir, froid, humide et elle était seule, terrorisée.

Après avoir vidé ses glandes lacrymales, elle se redressa et s’assit en tailleur sur le sol en essuyant d’un revers de manche son nez morveux. Elle tâta le sol moite sous ses petites fesses glacées. Ce n’était pas du bois ou des dalles froides, mais de la terre humide comme dans la cave de la maison. Une lampe à huile se trouvait peut-être à l’entrée pour éclairer ce lieu lugubre ? Elle se mit sur ses pieds nus et se frictionna les mains en soufflant dessus pour se donner un peu de chaleur. Elle n’y voyait rien, mais il y avait forcément une porte dont les entrebâillements laisseraient passer un trait de lumière. Elle tourna sur elle-même pour essayer de distinguer quelques choses dans ses ténèbres. Sans succès. Elle essuya un nouveau trait de morve qui lui pendait au nez. Elle se dirigea à tâtons droit devant elle. Les bras tendus, ses doigts palpaient le vite à la recherche d’un mur d’un meuble ou de n’importe quoi. Son orteil fut le premier à rencontrer un obstacle, déclenchant une crise de larmes et des couinements de douleur. De nouveau maitresse d’elle-même, elle tâta plus ce qui devait être une étagère. Sans se préoccuper de ce qu’elle pouvait contenir, elle la contourna pour trouver un hypothétique mur. Elle sursauta en poussant un cri de souris quand ses doigts rencontrèrent une matière gluante sur les briques. Une fois la stupéfaction passée, elle continua son exploration. Si elle le longeait d’un côté ou d’un autre, elle finirait forcément par tomber sur une porte. Pendant sa longue recherche, elle trébucha sur de nombreux objets, dont du charbon. Elle le reconnut au touché et à l’odeur. Une porte ou une trappe qui donnait sur une rue devait se dissimuler quelque part. Malgré tous ces efforts, elle resta introuvable. Des étagères encombraient l’espace, la gênant dans sa progression. La pièce devait être immense, car après une vingtaine de pas, elle n’avait passé qu’un seul coin ! Elle désespérait de toucher autre chose que des briques dégoutantes et froides quand soudain, la chaleur du bois réchauffa légèrement ses mains frigorifiées. La porte ! Elle tenta de l’ouvrir en vain. Verrouillée. Elle tâtonna aux alentours en espérant trouver une lampe ou quelque chose pour s’éclairer. Hélas, elle fit chou blanc. Elle tapa du pied de colère et se mit à tambouriner et à hurler tout en sanglotant.

— Laissez-moi sortir ! Laissez-moi sortir ! Maman ! MAMAN !

Elle frappait encore et encore, piétinant sur place. Ses cris désespérés restèrent sans réponse. De dépit, elle se laissa tomber sur le sol pour pleurer.

— Maman, maman, marmonnait-elle entre deux sanglots.

Elle était peut-être morte. Le grand couteau argenté qui avait entaillé les bras de sa mère hantait son jeune esprit. Cette pensée lui pétrifia le cœur et ses sanglots redoublèrent. Elle tremblait de peine et de douleur, sa tête plongée dans ses genoux.

Qu’allait-elle devenir ? La personne qui avait agressé sa maman viendrait-il lui faire aussi du mal ? Pourquoi ? Maman était une gentille commerçante appréciée des clients ! Pauvre maman ! Si seulement elle avait réussi à la protéger ! Elle se revoyait attaquer la personne en noir avec le manche à balai puis le parapluie. Elle avait été très courageuse à ce moment. Cette pensée alluma une lueur d’espoir dans son petit cœur plongé dans les ténèbres. Elle avait été capable de protéger sa mère contre cet homme en noir ! Elle lui avait mis une correction et c’était un adulte. Il avait mal agi, il devait être puni. Elle lui avait déjà asséné un coup de balai, elle lui en mettrait d’autres encore et encore. Puis la police viendrait, lui mettrait une fessée et le jetterait en prison !

— Je sortirai d’ici ! Et je te sauverai maman ! Tu m’entends sale type ! Je te mettrai autant de coups de balai que tu le mérites ! Espèce de résidu de caca de cheval !

Elle éructa une dizaine d’autres insanités avant d’asséner un violent coup de pied sur la porte. Un hurlement de douleur lui échappa à cause de ses orteils meurtris. Sa détermination fut réduite à néant par son estomac qui gargouilla avec vigueur. Elle avait faim et soif sans aucun moyen d’y remédier. Elle se résigna à attendre, car elle ne pouvait faire autre chose. Mais elle guettait le moment où la porte s’ouvrirait.

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