Au Port de l'Ancienne Flibuste

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« Est-ce que c’est vrai que Lola a mis le feu à toute l’Isla Verde lorsqu’elle est devenue pirate ? »

Shadi jeta au petit mousse un regard surpris.

Il travaillait assis sur le ponton flottant du quai, les pieds dans l’eau, roulant entre ses doigts les fils de chanvre que Shadi utiliserait pour ses voiles. Elle-même taillait de nouvelles aiguilles dans les os d’une petite mauve qu’elle avait déjà nettoyées et poncées au sable.

« C’est vrai » confirma-t-elle en omettant de préciser que le plan original n’incluait d’incendier que les barques que son père aurait pu utiliser pour la rattraper. La clouer à l’inventaire de son commerce parce qu’une femme ne devait pas naviguer ? Il avait dû s’en mordre les doigts.

Shadi sourit en se remémorant la jeune Lola, qu’on appelait encore Dolorès à l’époque, mademoiselle Dolorès Mar y Huada, impudente et tempétueuse comme la mer elle-même. « Ma mère a mis les voiles ! » disait-elle. « Si ma mère a mis les voiles, c’est bien qu’une femme peut le faire. »

« Nous avons volé une barque et mis le feu à tous les navires à la ronde. L’incendie s’est propagé jusqu’à l’intérieur des terres et a ravagé la forêt. »

Lola lui avait jeté un regard anxieux lorsqu’elle avait pris conscience de l’ampleur du désastre. Elles s’étaient retrouvées, toutes les deux, sur cette barque à une voile au milieu des eaux alors que l’horizon s’embrasait. Puis elle avait rit. « Bah, là au moins c’est sûr, j’ai aucune raison de rentrer ! »

« Ça t’est déjà arrivé… » Le mousse hésita. « Ça t’est déjà arrivé de te demander si elle était… enfin, pas elle, vraiment, mais… si la personne que tu suivais était un peu démente ? »

Shadi jeta un oeil au fil de son aiguille et la piqua dans sa ceinture pour en travailler une autre.

« Des fois, je me dis qu’elle a subit une Grande Fracture du crâne » déclara Shadi. « Puis je me souviens que des gens prétendent avoir du sang de dieu dans les veines et qu’ils pensent que la valeur d’un homme se mesure au nombre de rubans qu’on leur a cousus sur l’épaule, alors ça me passe. »

Colin eut un sourire amer.

« C’est ton petit oiseau qui te met dans cet état ? Tu ne devrais pas t’en faire pour lui. Franchement, si les rumeurs sont vraies et que la reine de Sinclair est bien en train de faire fouiller la forêt Mué, on sera débarrassés d’une bonne peste. Je n’imagine pas ce que sera le monde si on en laisse vagabonder d’autres comme celui-là. »

Colin lui jeta ses fils à la figure et sauta sur ses jambes. « Peut-être que si vous les aviez laissé tranquilles, personne ne serait jamais sorti de la forêt ! » s’écria-t-il en serrant les poings. « Quoi qu’il vous arrive maintenant, vous l’aurez bien mérité. »

Shadi s’apprêtait à le rattraper pour le secouer un bon coup mais à cet instant un moussaillon débarqua sur le ponton à toutes jambes et vint lui tirer le pantalon. « T’es de La Gazelle Pourpre ? »

Elle fronça les sourcils. Au port de l’Ancienne Flibuste personne ne demandait de comptes mais il restait rare de donner son nom. « C’est pour quoi ? »

« J’ai une lettre » répondit le petit garçon en brandissant un bout de papier plié.

Shadi sourit. « Je suis pas de l’équipage » dit-elle, « mais tu peux aller donner ça au garçon qui vient de partir ; c’est justement le mousse à bord… »

*

« On vient de recevoir ça » lança Colin en tendant un morceau de papier au capitaine Sinclair. Il semblait renfrogné mais ne fit aucune remarque. Contrairement à son comparse, il savait tenir sa langue. « Ça vient d’un gamin, sur les quais. »

Armand de Sinclair saisit la missive entre le majeur et l’annuaire d’un air dégouté, l’observa quelques instants puis la laissa tomber devant la Mué. Ce dernier reposa la plume qu’il tenait à la main et, lentement, en grimaçant car chaque geste faisait mal, déplia le papier de ses doigts tachés d’encre.

Le capitaine congédia le mousse avec impatience en attendant une réponse de l’Hirondelle.

« Au Baron Armant de Sinclair »… Un mince sourire vint s’étirer sur le visage fiévreux lorsqu’il remarqua la faute à ce prénom, qui errait sans doute aussi au fond de la mer, gravé sur une grosse arête plate.

« C’est une lettre du Lieutenant Lambert » dit-il. « C’est écrit que si vous vous rendez à Fort Real avec tous vos corsaires, vous recevrez une amnistie de la Reine à condition de livrer La Gazelle et son équipage. »

Sinclair fronça les sourcils. « Fais-voir. »

Il examina le cachet de cire apposé aux bas de la lettre, sous deux signatures difformes. C’était bien la marque du gouverneur, mais tout le monde à l’Ancienne Flibuste savait où s’en procurer une.

« Lis-la moi. »

L’Hirondelle fit la grimace mais s’exécuta sans commentaire. Comme quoi, une bonne raclée est la solution à tous les problèmes.

À la fin de sa lecture, Sinclair lui reprit la lettre et frotta légèrement le papier entre deux doigts.

« Qu’est-ce que tu en penses ? »

L’Hirondelle se crispa imperceptiblement et lui jeta un regard méfiant. Son regard obscur se porta sur le va-et-vient discret des doigts rugueux sur la feuille en papier végétal. Si la Mariada avait trouvé une manière d’éloigner Sinclair de son navire, il pourrait sans doute en bénéficier.

Au lieu de relire la lettre, Sinclair gardait les yeux posés sur lui. Des années passées à se reposer sur le savoir des autres avaient presque entièrement effacées ses connaissances en lettres, que son dégoût en la matière n’avait jamais rendues bien florissantes. Il savait cependant reconnaître les marques de l’aristocratie. Et son propre nom, que Lambert n’aurait pas osé écorcher de la sorte.

« Je suis moins versé que vous dans les subtilités de la noblesse épistolaire » répondit l’Hirondelle prudemment. « Je ne saurais pas reconnaître un faux, si c’est votre question. »

Sinclair eut un petit sourire et reposa la lettre, dont le cachet de cire heurta le bois de la table avec un bruit mat. Puis il empoigna la Mué par les cheveux et lui tira brusquement la tête en arrière. « Tu cherches à m’éloigner de mon propre navire ? »

« En sachant que c’est moi qui devrait vous lire ce chiffon ? » protesta la Mué sans chercher à se dégager. « Je sais bien que vous me prenez pour une truite, mais il ne faut quand même pas exagérer ! »

Sinclair le relâcha et croisa les bras. Payer un scribe n’était rien, mais il fallait un peu de flair pour dénicher un cachet de bonne contrefaçon. Si son intuition se vérifiait…

Il saisit une feuille vierge et la plaqua sur la table face à la Mué. « On va répondre. Et si tu souffles un mot de tout ça à qui que ce soit, je te casse en deux, c’est compris ? »

*

L’Hirondelle se laissait flotter sur le dos dans l’eau translucide au bord de la plage, les bras écartés et le regard clos. Le soleil tapait fort, mais une ombre vint le recouvrir soudain de sa fraîcheur.

« Je vais certainement regretter ma question, mais qu’est-ce que tu fais ? »

Vivien se redressa et s’assit, passant sa tresse lourde d’eau devant son épaule. « Je me suis dit que ce serait bien d’apprendre à nager, vu qu’on passe notre vie sur un bateau qui flotte. »

Colin vint s’asseoir sur le sable sec de la plage en face de lui. « Si tu tombes à la mer en pleine tempête il vaudra mieux te laisser couler au lieu de te débattre, vu que que de toutes façons tu finiras par mourir. »

« Tu ferais bien de venir flotter avec moi, au lieu de dire des âneries. »

Colin poussa un soupir. « Tu n’as toujours pas changé d’avis ? »

« Non. Par contre, je me demande encore si je dois prévenir Lola au sujet de la lettre de Sinclair. D’un côté il m’a ordonné de ne pas en parler, mais d’un autre, il m’aurait fait confiance ? »

« Personne n’est assez bête pour ça » répondit Colin en posant les mains sur le sable.

Les grains dorés glissèrent agréablement entre ses doigts alors qu’une brise tiède se faufilait entre sa peau et la chemise.

On s’affairait derrière eux, et une travailleuse à peine plus âgée passa non loin en portant deux énormes seaux remplis de palourdes. Colin se souvint qu’il n’y avait pas si longtemps c’était lui, les petites mains du théâtre, qui transportait tous les encombrants et accomplissait les basses besognes.

Peu de changement de ce côté-ci à vrai dire.

Un navire ballotait comme un charriot sur la route et on risquait tout autant de se faire attaquer au détour d’un bois que d’une île… La Chevreuse aussi distribuait des taloches, et les gens d’armes vous trouvaient suspect dès que vous n’étiez pas en habit de prince. La seule vraie différence était que la petite Viviane avait soudain comprit qu’on accordait plus de valeur à la vie des hommes qu’à celle des femmes et qu’elle avait profité de son changement de vie pour changer de nom. Cela dit, cela n’avait pas modifié son attitude. Après tout, les Mués n’étaient pas humaines ; elle ne faisait qu’en emprunter la culture.

« Tu devrais venir apprendre à nager » dit Vivien en essorant l’eau qui appesantissait sa natte. « Ça te sera certainement utile à un moment de ta vie. »

Les petits pieds bruns de la travailleuse revenaient près d’eux ; cette fois-ci les seaux étaient vides.

Colin la suivit du regard.

« Et si on s’installait sur une île ? » demanda Colin. « Il fait bon ici, comme chez toi, et il y a beaucoup de grands arbres. »

« C’est ça, et quand la reine et ses clampins décideront de prendre d’autres Mués de compagnie, il leur suffira de tendre la main pour les cueillir. »

Colin pinça les lèvres.

« J’ai bien compris comment ça fonctionnait, chez vous » continua la Mué d’un ton presque aussi tranchant. « Une poignée de puissants édicte une justice que tous doivent suivre, et tous s’empressent de les aider à se soustraire constamment à ladite justice pour pouvoir y échapper eux-même quelques fois. Vous vous privez volontiers de liberté tant que votre liberté reste supérieure à celle des autres. Mais si on n’a pas la chance d’être par hasard né puissant, on peut devenir riche ; et je ne m’installerai nulle part tant que je n’aurais pas plus de richesses que tous les puissants réunis. C’est la seule manière de protéger les miens dans votre monde. »

Colin serra les dents, d’abord parce qu’il n’avait pas tout compris, et ensuite parce qu’il détestait voir Vivien comme ça. Dans ces moments où il n’avait, clairement, rien d’humain.

« Je voulais juste dire que tu n’étais peut-être pas obligé de porter le poids de tous les tiens sur tes épaules. »

Vivien lui jeta un regard indéchiffrable, puis se rallongea dans l’eau tiède où nageaient de petits poissons aux reflets multicolores, sa longue tresse comme un serpent noir près de son visage.

La travailleuse revenait, trébuchant sous le poids de ses seaux débordants. Colin remarqua pour la première fois une coupure sur sa peau brune.

« Tu devrais aller lui parler » déclara Vivien d’un ton froid et distant.

Colin lui jeta un regard noir. « Peut-être que je n’en ai pas envie. »

« Peut-être que je vais aller le faire moi-même, alors. »

Colin se leva en fronçant les sourcils. Il allait ajouter quelque chose mais changea d’avis et partit, les poings serrés, à la poursuite de la jeune fille.

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Revenant à mon domicile en fin d'après midi, un papy vient me trouver .
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- Il me semble que celui- ci habite dans la même résidence que vous. Au deuxième étage ... J'ai une amie la- bas et ce soir là , alors que je descendais l'escalier , j'ai croisé ce jeune homme qui avait une grosse tache de sang sur son imperméable et son attitude était bizarre , comme agitée !
-Savez vous comment il s'appelle ?
-Non  , mais il habite au numéro treize...
- Connaissiez vous la victime "Géraldine" ?
- Un peu... Mon amie l'appréciait beaucoup pour sa gentillesse ! Et son petit Tom était adorable... Oh le pauvre , il doit être terrifié !
Je remercie le gentil papy et je rentre chez moi. Tout en buvant mon thé breakfast , je réfléchis avec quelle excuse je pourrais aborder mon voisin du dessus...
L'idée me vient avec un problème de plomberie. Je monte à l'étage , je sonne au numéro 13. La porte s'ouvre, un charmant jeune homme agacé m'accueille .
-Bonsoir monsieur , j'ai un soucis de fuite d'un syphon de cuisine ! Je suis votre voisine du dessous et mes voisins sont absents... Alors j'ai pensé à vous ! Voudriez vous  bien m'aider à réparer  cette gène ?
- Ben là... Je suis aussi occupé madame... Mais si vous voulez je passe d'ici une heure ...
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Je repars espérant que ce jeune voisin ne me fasse pas un faux bon !
Une demie heure après , on sonne à ma porte. Je souris ma ruse fonctionne (j'avais dévissé légèrement  le tube  du robinet ...
- Vous avez fait vite ... Suivez moi ... ( J'emmène mon dépanneur  bénévole dans la cuisine devant l'obstacle.)
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- Et ça fait longtemps que vous résidez ici monsieur?
- Dix ans ... C'est un coin calme , je m'entends bien avec les résidents !
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- Oui nous étions de proches amis  intimes ! Je l'adorais ainsi que son fils Tom. Si je retrouve son meurtrier, je le zigouille...
-  Avez vous une idée de qui ça serait ?
- Vous êtes flic madame ?
- Appelez moi Quincy ! Oui je suis détective de métier. Je m'aperçois que les enquêteurs ne sont pas très efficaces. Je me porte bénévole discrètement.
Le voisin continue à décrire son  avis.
- Je sais que le père de Géraldine et elle se sont fâchés , suite à un divorce mal prononcé!  
- Soupçonneriez vous le père de Géraldine ? Pensez vous que ce soit une raison ? Interroge Quincy.
- Je ne sais pas... On peut supposer... Ah ... Je me souviens que Géraldine craignait son voisin du dessus à cause de sa grossièreté, et son intolérance au bruit.
- Savez vous qui est ce ? Son âge ?
- C'est un monsieur âgé de soixante dix ans , habitant dans la même résidence.
-  Humm c'est bizarre ! Un monsieur du même âge s'est présenté à moi l'autre soir, en rentrant chez moi ! Il avait l'air de vous connaitre !
C'est une bonne remarque  pour  retourner la situation  , voir si le papy et ce voisin allait avoir une altercation dans les prochaines heures... L'enquête avancerait un grand pas !
Le jeune homme qui n'était pas décidé à se prénommer me mit en garde de suite.
- Oh celui-là , il faut s'en méfier... C'est le grand père de Géraldine ,  et il est très mesquin ! Je ne suis pas étonné qu'il ait parlé de moi. Il ne m'aime pas. Il m'accuse d'avoir provoqué le divorce  de sa petite fille.
- Je vois...
Le jeune homme après avoir terminé sa tasse de café , se lève du fauteuil , et regagnant la porte d'entrée, me dévoile son prénom.
- Je m'appelle Pascal ! Je pense que nous nous reverrons ? Me demande t'il.
- Il est fort probable que oui ! Lui  confirmai je.
La dessus , il partit en me souhaitant une bonne soirée . A mon tour, je le remerciai  de son dépannage et de ses renseignements.
Le lendemain matin, un jeudi à  neuf heures , on sonne à ma porte.
A ben tiens , quand on parle du loup , il sort du bois... Pensais tout haut.
- Bonjour madame , notre collègue nous a informés que vous cherchez à nous joindre ...? Que souhaitez vous savoir ? Pardon reprit calmement Siam en regardant du coin de l'oeil son collègue Simon. Nous tenons à vous dire que l'enquête est strictement confidentielle. Nous apprenons par ci par la , que vous êtes aussi détective. Nous avons pas besoin de vos services. Merci de nous laisser tranquille ...
Je  reprends ce Siam tranquillement.
- J' occupe  mon temps libre monsieur. Je peux vous apprendre les détails que je connais déjà !
- Non merci ... Nous serons obligés de porter plainte contre vous , si vous ne respectez pas notre avertissement ! Au revoir madame.
Je referme la porte toute bredouille ... Il a raison j'enfreins la loi en mêlant de ce qui ne me regarde pas .
Je décide de ne pas en rester là... Durant l'après midi , je retourne au commissariat , et qui vois je? les deux détectives !Siam revient à la charge ! Partez madame ...
- Quincy... Je m'appelle Quincy !
- Quincy partez , laissez nous travailler !
- Si je vous dévoile quelques indices , est ça fera avancer l'enquête ?
- NON... Attends reprit Simon en tapotant discrètement l'épaule gauche de son implacable collègue. Ecoutons la , elle peut nous  être utile  ... Ne soit pas si dur !
Je compare ces deux détectives comme Simon et Simon de la bande dessinée de Tintin. Ils sont habillés presque pareille ... Heureusement qu'ils ont un caractère différent... Je comprends la raison que cette affaire n'avance pas vite. Si l'un avance et l'autre recule... Sacrée démarche à ne pas suivre !
- Ok ! On veut bien vous écouter ... Déballer votre sac et partez ensuite !
Celui là commence à me chauffer ! Je reste centrée sur mes détails, après je lui déballe un autre sac qu'il va être surpris ce grand sec ! Ce Siam est grand et filiforme ...
Je décris mes détails. Simon est attentionné , Siam est plus effacé ! Histoire de le réveiller , je le regarde droit dans les yeux en ponctuant mes propos avec une voix légèrement ferme ! Il sursaute par moment...
- Je suis désolée  de vous réveiller Siam... Puis je vous appeler ainsi ? Il me fait un signe affirmatif!
Cependant , je sens que je ne vous intéresse pas ! C'est votre choix d'agir comme bon vous semble ! Mais pensez à Simon qui n'a pas peur d'avancer  , de le suivre dans ses démarches spontanées. Il a de bonnes idées , et s'implique beaucoup ! Au cas ou que vous vous ennuyez , je peux demander ma mutation ici , et être la partenaire de votre collègue ...
- Non ça ira ... Je ne vous permets pas de me parler ainsi. Maintenant PARTEZ !
- Je m'en vais... Mais... Nous nous reverrons Siam.
Discrètement , je m'approche de Simon et lui tend un papier ou est écrit mon téléphone... Si vous avez besoin...
Il me répond par un clin d'œil !
Je repars fière et soulagée de cette tension avec Siam.
Maintenant, je me repose ...
Une nuit, alors que je dormais, j'ai senti une main me baillonner la bouche. Prise de panique, j'essaie de me défendre, l'agresseur me plaque sur le matelas et me serre le cou. Il m'avertit de me tenir au l écart sinon c'est à mon tour prochainement.
Je suis  toute retournée, à moitié endormie. Je  me demande si c'est un cauchemar ou un fait réel. Je me lève et devant le miroir, j ausculte mon cou. De légères marques rouges se dessinent. ..
Je me désaltère, récupère de mes émotions virtuelles ou réelles , j'ignore. Je laisse faire les événements...
Je me recouche , j'aperçois des traces inhabituelles sur l'oreiller. Je demande à Siam de faire des prélèvements d'identité des empreintes.  Ce n'était pas un cauchemar!
A neuf heures, je me reviens au commissariat  , avec la désolation de l'inspecteur Siam et la gratitude de Simon.
Je m'adresse à lui en lui expliquant mon drame.
- Je viens cet après-midi et j'envoie aussitôt ceux ci au laboratoire vers Corine. 
De retour chez moi, je réfléchis à cet individu pénétrant dans ma demeure. A part mon voisin du dessus, le papy que j'ai croisé l'autre soir... Je verrai bien à l'ADN des emprunts.
Simon sonne à ma porte à treize heures. Je lui prépare un café pendant qu'il prélève une trace sur mon lit.
- Voila c'est fait ... Je porte le sachet à Corinne ; ce soir vous avez le résultat. Je viens vous l'annoncer à mon retour à domicile. Siam ne vous apprécie pas. Nous avons beaucoup de travail. Et pour le meurtre de Géraldine, les emprunts ne correspondent pas à son amant ni à son grand père et ni à son ex -mari. Il se peut que ce soit cet agresseur qui ressurgit ... Il y a trois mois, une série de viols ont été commis ... et les autopsies ressemblent à celle de Géraldine. Je vais mettre deux hommes devant l'immeuble... Vous vous sentirez en sécurité. Conclut Simon.
- Si vous voulez l'arrêtez, il faut qu'il revienne et qu'une sirène retentisse dans vos bureaux..
- Vous feriez ça ?
- Oui répondis je . Je suis armée... (Je lui montre mon bijou.) Je ne rate personne .
- J'enregistre votre  téléphone et vous appuyez sur diez qui m'envoie une sonnerie. Je saurai que c'est vous. Vous êtes prioritaire comme victime à protéger . Une patrouille et moi viendront à votre rescousse. L'assassin va revenir ... Il prépare ses proies !
Une fois parti , je verrouillai bien la porte d'entrée. Le fait d'en avoir parlé , m'a donné la chair de poule. Je suis aussi détective , mais pas insensible aux malfrats. Ca fait parti des aléas et risques du métier.
La journée se déroule tranquillement, je visite un musée représentant la principauté Winsor. Je sens le vibreur de la sonnerie de mon portable.  Après m'être isolée, je réponds à l'appel de l'inspecteur Simon.
- bonjour Quincy, comment allez vous ?
- bien merci et vous?
-également... J'ai les résultats des empreintes.    Ce sont les mêmes que ceux de la victime Géraldine. Le serial killer fait son retour. .Je place deux hommes en bas de chez vous dès ce soir!
- Et pourquoi pas maintenant ?
-Nos patrouilles sont occupées la journée... J' essaie de faire le nécessaire ! Simon avait anticipé la remarque de Quincy.
Je termine la visite du musée, et de retour chez moi , je prépare un thé citron, un réchauffant devant la TV .Soudain, on sonne à la porte. Je me demande qui ça peut être a cette heure ! Le voisin du dessus vient prendre des nouvelles de la plomberie. 
- Entrez , vous allez bien m'accompagner à boire le thé avec une tasse de café ?
- Désolé, je suis attendu. .. Je venais prendre de vos nouvelles... N'hésitez pas à me rappeler en cas de problème.
- Je n'y manquerai pas ... Bonne soirée. .
Après avoir refermé la porte, je reviens à mon thé. La soirée se déroule tranquillement.
Je m'endors tranquillement, le portable à mes côtés. Soudain , j'entends un déclic de la porte d'entrée. Quelqu'un essaie d'entrer. Je me lève et me cache avant que la porte s'ouvre... Elle s'ouvre violemment et me fait chuter au sol.  L'agresseur m'attrape par les cheveux et me traîne sur le lit.
- ah tu croyais à mes sornettes hier soir? Et non. .. Je suis venu tâter le terrain. Me dit ironiquement le voisin du dessus.
Pendant qu'il m'attache, je lui demande...
- Qu' est ce que je vous ai fait ?
- Sale garce, tu me poses des soucis de te mêler à  ce qui ne te regarde pas ! Je t'avais prévenue un soir, te rappelle tu des mains gantées qui t'ont baillonné la bouche ?
C'était moi. C'est mon pote qui a zigouillé Géraldine .  J'aurai été le principal suspect si c'était moi.  Mon ami , un détective s'en est chargé. .. Vous le connaissez détective Siam ?  Il m'a blanchi . J'étais en froid avec Géraldine , elle a été trop loin dans sa connerie.  Je l'ai fait éliminer.  Mais toi, toi... Je vais te faire mourir à petit feu... Déjà je te trouve très mignonne, et je veux abuser de toi...
Je le vois préparer sa trousse de boucher. Il sort un couteau, un scalpel, une hachette , un crochet des gants et autres...J'essaie vite d'appuyer sur le bouton diez du téléphone posé près de moi pour donner l'alerte à Simon... je crains qu'il ne soit trop tard... Le tueur me bande les yeux et me baillonne la bouche . Je prie vite les anges gardiens  avant ma dernière heure !
- Par quoi vais je commencer se demande le serial killer ?
Il me caresse les seins , le ventre, j'aime son toucher sa tendresse même si elle est fausse... Il vient explorer mon intimité je sens mes lèvres vaginales petites et grandes se faire pincer... Le clitoris se fait chahuter. J'entends un bruit de ferraille sonner dans son matériel... Je garde mon sang froid mais je pressens qu'il va me le meurtrir...
- Joli bouton à percer en désignant  le clitoris... Voyons voir avec le crochet. Je suis gynécologue , plasticien de métier... Tu comprends mieux mon sadisme ... je vois que tu as un coté masochiste... j'aime les challenges ... Attends toi de subir des atrocités!
Je suis choquée et indifférente. Je me laisse mourir...
Je sens cette pointe qui titille ce petit bouton qui me brule d'excitation électrique , je commence à gémir fort des cris étouffés ! je reçois une gifle.
- Ai je t'autoriser à jouir salope ? Non ? Alors tais toi !Sinon je t'endors !
Il reprends son activité en activant la manœuvre.  le crochet gratte d'avantage cette zone qui me devient insupportable .
- Je reviendrai a cet endroit plus tard. j'explore l'intérieur de ta chatte ! Attention pas de cris ... Entendue ?
Je sens cette grosse main me pénétrer brutalement et subtilement. Des spasmes se font ressentir et j'essaie en vain de les ignorer mais c'est trop éprouvant , je sue , j'ai des frissons...
Je me sens retournée sur le ventre, toujours sur l'emprise vaginale . le tortionnaire m'autorise à jouir... Je me laisse aller en sanglots , des cris étouffés ...
- c'est bon calme toi , tout va bien...
- J' ai mal ... Lui dis je ...
- Tu paies ton indiscrétion , il fallait prendre au sérieux mon avertissement ! Sache que je te surveille en permanence...  Tu es trop belle ... Il se fait tard et les flics en bas vont se poser des questions avec ta lampe allumée .
Il voit le téléphone portable vibrer. D'une furie, il le casse et me regarde en colère .
- Je sais ce qu'il me reste à faire !
Le voisin me détache pour me rattacher sur une chaise , bras et pieds. Je suis traînée sans répit dans la cuisine. Je souffre énormément des parties intimes . Je n'ose pas me défendre, dans l'espoir que Simon vienne ma sauver.
- Ne bouge pas, je reviens dans quinze minutes.
Il sent va ,fermant la porte à clé. Je me sens seule . Je sanglote. Ma bouche est baillonée. Je ne peux hurler. ...
La porte se rouvre. L'agresseur me prend en sac de pomme de terre , la tête cagoulée.
Je sens ses pas descendre l'escalier rapidement. Il m'installe dans le siège du passager de sa voiture...
En démarrant, il me dit qu'il va continuer son chef d'oeuvre dans son laboratoire isolé.  Personne ne nous retrouvera.  Je choisis de me laisser mourir ...
D'un seul coup , j'entends les sirènes des flics  approcher.
- Merde,... Il descend de la voiture et me prend par les cheveux devant les eux !
- Lâchez la! Rendez vous. .. Vous êtes en état d'arrestation !
- Barrez vous sinon je la tue provoque le tueur !
Je sens une lame de couteau effleurer mon cou.
- Dommage Quincy. .. j'aurais aimé t'explorer davantage. ... j'entends un coup de feu , mon agresseur s'effondre.  Je sens d'autres mains me rassurer...
- c'est moi Simon! Tout est fini... Est ce que ça va aller ?
Je fais signe que oui, malgré mon agression...
Je suis emmenée dans un hôpital. Après examens de mon intimité assez abîmée, je risque d'être fertile! Tant pis .
Simon m'attend pour ramener à la résidence.
Il m'informe qu'il y a eu erreur dans les diagnostics des empreintes de chez moi. Corine s'est trompée de dossier ! D'où son incompréhension . C'est au silence de mon téléphone qu'il a repris le dossier de la victime.  C'est un détail qui la fait remonter au voisin. Celle-ci était souvent harcelée par l'agresseur. Pas d'appel du téléphone et personne à mon domicile, il s'est déplace avec sa patrouille.
Je le remercie et lui avoue que son collègue le blanchissait.
- Je suis au courant.  Les voisins nous ont décrit un complice ressemblant à lui.il passe aux aux aveux actuellement. Qu'allez vous faire maintenant ?
- Je rentre dans mon Allemagne City.  Les vacances se terminent tragiquement.
Simon me raccompagne à la gare et je lui montre toute ma gentillesse.  Je pars les mains vides, l'appartement est sous célé.  Rien ne doit bouger.. Je n'ai pas l'envie d'y remettre les pieds ! Simon a récupéré mon sac à main.

En réajustant mon string dans les toilettes du train, j'aperçois une marque sur une lèvre vaginale... L'agresseur m'a laissé sa signature ...
 
 
 
 
 
 
 
 
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