Le Capitaine au corbeau

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La Mariada constata non seulement que les rumeurs concernant La Gazelle Pourpre étaient vraies, mais qu’en plus elles la sous-estimaient : même La Reine Teuta n’était pas aussi maniable et, à taille comparable, la caravelle se serait montrée plus rapide. Raison de plus pour rester accroché à son bastingage comme un bulot à son bout de rocher.

L’équipage, d’abord surpris de voir une étrangère donner des ordres, s’y conforma lorsqu’il comprit l’urgence de la situation. Contrairement aux soldats qui respectaient scrupuleusement la hiérarchie, les pirates suivaient leur bon sens. Leur instinct de survie, qui leur dictait de fuir, s’accordait avec les directives de la nouvelle venue.

« Bordez la grand-voile ! » hurla Lola en faisant signe à son second de prendre le commandement d’un côté et à son troisième lieutenant de s’occuper de l’autre, par habitude. À bord d’un bâtiment aussi petit, cela n’était pas nécessaire, mais les pirates ne la connaissaient pas et ce renfort d’autorité ne serait pas de trop.

« Étarquez les drisses ! » ordonna une voix contrariée derrière elle.

Le capitaine Sinclair ne paraissait pas saoul mais sur un navire, difficile à dire. Si son nom n’avait évoqué aucun souvenir en Lola, son aspect suffit à lui rappeler des racontars échangés au fond des ports.

Autrefois surnommé le « Lion des mers » en raison de son opulente chevelure blonde et de son indolence, Sinclair couvait sous une paupière endormie le feu blanc des grandes marées. Son œil, d’un bleu de ciel délavé, enfoncé sous la broussaille d’un sourcil brun, semblait frappé de cécité. Ses cheveux, toison d’or sale, il les enserrait dans un foulard fané, jamais ôté, mais orné de dorures, duquel partaient des mèches de longueur inégale, laissées libres pour la plupart, tressées pour d’autres ; abandonnées, certaines exhibaient l’amas pendant de leur feutre de crin mort.

On disait de celui qui couperait sa tête qu’il emporterait de ce coup-ci plus d’or qui ne s’en pouvait amasser en un an dans la cale d’un navire. En effet, Sinclair ressemblait plus à un marchand ambulant qu’à un pirate sanguinaire tant son couvre-chef débordait de pierreries, broches, chaînes et matériaux précieux en tous genres et même une boucle de ceinture, prise, selon les dires, au cadavre de Liott Sellas.

Son visage aux joues creuses, au teint bistre, surmonté d’un nez bossué, aurait pu sembler avenant s’il n’arborait pas un air de perpétuelle condescendance. Il avait du reste d’assez belles mains, très grandes, qu’il couvrait d’or en bagues, et portait encore, posé sur ses épaules, le long manteau rouge qui servait d’uniforme aux corsaires.

« Je ne vous ai pas accordé la permission de monter à bord, ni de donner d’ordres à mes marins ! »

« Vous voulez en discuter maintenant ou le cou orné d’un cordage ? » rétorqua Lola en désignant le port. La caravelle s’était suffisamment éloignée des quais pour qu’on ne distingue plus les soldats de Lambert, mais il régnait sur les pontons la frénésie caractéristique des départs précipités.

La Gazelle Pourpre, jaillissant la première hors de la crique entourée de falaises, surprit même la petite flotte militaire qui attendait pourtant d’éventuels fuyards. Elle la dépassa si vite que la corvette de tête, après lui avoir tiré quelques flèches enflammées, abandonna la poursuite pour jeter sa troupe sur un autre navire également pressé de s’éclipser.

Lola ordonna de virer à bâbord, en direction d’une île qu’elle connaissait bien. Sinclair commanda de s’orienter à tribord. Chez les flibustiers, le capitaine ne supervisait que les batailles, mais clairement Sinclair ne l’entendait pas de cette oreille.

« Dois-je vous rappeler qui dirige, ici ? Ce n’est pas à vous de donner des ordres ! »

Les pirates, rassurés de n’être pas pris en chasse, se permirent le luxe d’hésiter. La Mariada remarqua que la Mué, en vigie, s’accoudait à la hune comme on se met au spectacle.

Lola tenait déjà certains de ces marins, bien que le lien soit fragile. Après tout, elle avait été la première à guider leur fuite hors du port et leur avait prouvé son utilité. Cependant Sinclair n’était pas arrivé seul sur le pont. Il était escorté de trois hommes qui portaient également d’anciens uniformes corsaires, même si les leurs étaient bleus.

Les fidèles de Lola étaient à la manœuvre et elle-même, à chaque geste, ressentait un élancement de douleur qui partait de sa hanche. Jetant un œil autour d’elle, elle avisa le jeune gabier qui lui avait déjà tenu tête. Si le nom de Sinclair ne lui évoquait rien, elle avait cependant entendu parler d’une Mué qui combattait sur les mers plutôt que dans les arbres, et sa réputation la disait sournoise et cruelle. Sinclair avait donc au moins six marins contre elle, d’anciens soldats et une créature à peine humaine dont Lola ne savait évaluer la force.

Et elle-même n’était pas au mieux de sa forme.

C’est qu’on ne devient pas une légende en se décomposant au fond des flots…

« Je n’ai pas vraiment eu le choix, capitaine ! » s’exclama-t-elle le moins agressivement qu’elle put (ce qui lui demandait un gros effort de concentration et, à ce qu’en disaient habituellement ses matelots, lui donnait l’air un peu malade). « Les troupes de Lambert ont déboulé dans le port alors que nous étions en train de négocier notre arrivée à bord. Et puis, vous avez toujours besoin de bras ! »

La caravelle avait gagné le large ; il n’y avait plus à s’inquiéter de la marine royale pour l’instant. Sinclair se détourna de la Mariada pour jeter un œil aux nouveaux venus. Une bande de bons à rien qui ignorait sans doute tout de l’art de l’épée.

« Vous aviez parlé de six marins ! »

« Dans la confusion, les autres sont restés au port. »

« Et vous n’aviez pas dit qu’il y aurait une autre… on ne peut pas garder ça à bord » ajouta Sinclair en désignant Shadi. « Les femmes portent malheur. »

Comme les marins de la Mariada, cette dernière venait de quitter son poste pour se placer à côté de sa capitaine. En entendant la remarque de Sinclair, elle fit mentalement ses adieux à l’univers : soit Lola était de bonne humeur et se montrerait raisonnable, soit il faudrait se battre contre une vingtaine de pirates dont cinq anciens soldats.

« Ce qui porte malheur, c’est un matelot qui dresse sa bitte d’amarrage en plein pont plutôt que de la laisser sur le quai », rétorqua la Mariada avec un sourire narquois. « Mais c’est un malheur inconnu au marin qui connaît son métier. »

Il ne restait plus grand monde à la manœuvre : La Gazelle Pourpre filait au large et la majorité des pirates s’était regroupée autour des deux capitaines.

« Elle sera débarquée au prochain port », répondit Sinclair, le regard glacial.

« Dans ce cas nous y descendrons tous », dit Lola en haussant les épaules.

Sinclair serrait les dents. Rodderick avait paru très enthousiaste à l’idée d’accueillir la Mariada et, en tant que maître d’équipage, il entretenait un lien assez privilégié avec les matelots pour savoir que ces derniers y étaient également favorables. Cependant, outre le fait qu’il s’agisse d’une femme (bien qu’elle n’ait pas grand-chose à voir avec les aristocrates que Sinclair imaginait lorsqu’il prononçait ce mot), elle avait été capitaine de frégate. Et n’avait certainement pas embarqué par hasard…

Elle ne semblait pas impressionnée par ses corsaires, ni par le fait d’être prisonnière d’un navire où elle ne comptait que trois alliés sur vingt. Elle arpentait le pont devant ses marins comme un fauve en cage… Mais le pan de sa chemise était collé contre son flanc gauche par une humidité jaunâtre et il l’avait vu boiter légèrement de ce côté.

À combien sa tête était-elle mise à prix ? Elle qui avait pillé trois ports valait bien une amnistie…

Sinclair entendit un choc près de lui : c’était la Mué qui, bondissant à terre, venait ajouter son grain de sel à l’affaire. L’Hirondelle n’était même pas humain et sa langue avait tendance à s’égarer dans l’impertinence, mais il faisait preuve d’une grande agilité d’esprit. Sinclair ne l’aurait avoué à personne, mais il avait appris à retenir ses coups pour laisser trainer une oreille de son côté avant de prendre une décision. Il ne perdait cependant pas de vue que l’Hirondelle n’avait qu’un maître : lui-même, et n’agissait jamais que dans son propre intérêt.

Dans ce cas, son intérêt était certainement de mettre la Mariada dehors le plus vite possible, étant donné son ambition absurde de devenir capitaine malgré sa jeunesse et son manque d’expérience. Seulement, il avait une façon de tourner les choses qui lui permettait de convaincre facilement ces imbéciles de pirates, et Sinclair commençait à voir l’attrait de garder la Mariada à bord quelque temps. Il agrippa donc l’Hirondelle par la nuque lorsqu’il passa près de lui.

« Tiens ta langue, avorton. On n’interrompt pas une discussion du capitaine. »

« Lequel des deux capitaines ? » demanda aussitôt l’Hirondelle et, dans la malice qui faisait pétiller son regard, Sinclair vit immédiatement que cette réplique n’avait pas jailli de manière aussi incontrôlée qu’on aurait pu le croire.

Cette vermine était littéralement en train de le menacer de saper son autorité au profit de la Mariada.

« Continue comme ça et je te débarquerai toi aussi, mais seul sur une île, sans même un couteau pour ami. »

L’Hirondelle sourit, l’air de trouver ça drôle, même si Sinclair vit poindre une grimace de douleur lorsqu’il resserra sa prise sur sa nuque. « Et vous vous priveriez de votre meilleur gabier ? Ce serait aussi insensé que de jeter à l’eau une pirate aussi reconnue que la Mariada ! Pourquoi ne pas couper les mâts et déchirer les voiles, tant qu’on y est ? »

Sinclair fronça les sourcils, et remarqua la même surprise dans le regard de la Mariada.

« On dit qu’avoir une femme à bord porte malheur, mais c’est parce que les pirates ont peur qu’on aligne leur ration de nourriture sur la sienne », ajouta l’Hirondelle avec un clin d’œil. « Ils craignent aussi qu’on leur demande de travailler tout autant pour moins cher… ou qu’elles leur rappellent à quel point ils sont laids ! Un marin qui craint les femmes n’est pas bien effroyable ; qui aurait peur d’un homme qui se comporte comme un enfant ? »

Un nuage sombre passa sur le front de Sinclair, qui envoya l’Hirondelle bouler au sol.

« Vous voulez faire partie de l’équipage ? » fit Sinclair en se tournant vers la pirate aux yeux vairons. « Alors emmenez cet impertinent tâter les coups du quartier-maître. Rodderick trouvera une place aux autres. Et je ne veux pas de problèmes de femme à bord, c’est entendu ? »

« Pourtant c’est utile de mettre du sang partout quand on est pirate » répliqua Lola sans animosité, en se dirigeant vers la Mué qu’elle releva par le bras d’une poigne de fer. En temps normal, la punition aurait été soumise à l’approbation de l’équipage avant d’être mise à exécution. Cependant Sinclair jouait toujours au petit corsaire et Lola n’était pas en position de le contredire ; elle entraîna donc sa prise vers Rodderick.

« Tu n’es pas obligée de me broyer le bras », fit remarquer l’Hirondelle en grimaçant. « D’autant plus que je viens de te rendre service. »

« Quelque chose me dit que tu n’as pas fait ça pour mes beaux yeux, petit oiseau. »

La Mué lui jeta un regard malicieux. « On dit qu’à même plumage, même ramage… »

« Je n’ai pas volé La Reine Teuta en écoutant le pépiement des autres. »

Arrivée devant Rodderick, elle brandit le bras de la Mué. « Vu que le capitaine n’a pas consulté les autres, j’imagine que c’est au maître d’équipage de décider de son sort ? »

Le grand roux jeta sur l’Hirondelle un regard ennuyé. « Tu te mets toujours dans des draps sales au possible », soupira-t-il. « Quand apprendras-tu à tenir ta langue ? »

« Qui dit que ce n’est pas le cas ? » répliqua l’Hirondelle avec gaité.

Lola leva les yeux au ciel et se retourna pour faire signe à ses hommes d’approcher. « Tu vas devoir nous trouver une place également. Si tu n’as pas de maître voilier, Shadi s’y connaît en bouts et voiles. »

Du coin de l’œil, elle vit Sinclair disperser ses corsaires aux postes de commandement. L’amas mêlé de ses cheveux blonds glissait dans le soleil comme des lignes dorées. Il faudrait le tenir à l’œil.

Elle porta également une main à son flanc et grimaça. Sa priorité était de guérir. Elle s’occuperait de voler des navires ensuite.

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-  Avez vous une idée de qui ça serait ?
- Vous êtes flic madame ?
- Appelez moi Quincy ! Oui je suis détective de métier. Je m'aperçois que les enquêteurs ne sont pas très efficaces. Je me porte bénévole discrètement.
Le voisin continue à décrire son  avis.
- Je sais que le père de Géraldine et elle se sont fâchés , suite à un divorce mal prononcé!  
- Soupçonneriez vous le père de Géraldine ? Pensez vous que ce soit une raison ? Interroge Quincy.
- Je ne sais pas... On peut supposer... Ah ... Je me souviens que Géraldine craignait son voisin du dessus à cause de sa grossièreté, et son intolérance au bruit.
- Savez vous qui est ce ? Son âge ?
- C'est un monsieur âgé de soixante dix ans , habitant dans la même résidence.
-  Humm c'est bizarre ! Un monsieur du même âge s'est présenté à moi l'autre soir, en rentrant chez moi ! Il avait l'air de vous connaitre !
C'est une bonne remarque  pour  retourner la situation  , voir si le papy et ce voisin allait avoir une altercation dans les prochaines heures... L'enquête avancerait un grand pas !
Le jeune homme qui n'était pas décidé à se prénommer me mit en garde de suite.
- Oh celui-là , il faut s'en méfier... C'est le grand père de Géraldine ,  et il est très mesquin ! Je ne suis pas étonné qu'il ait parlé de moi. Il ne m'aime pas. Il m'accuse d'avoir provoqué le divorce  de sa petite fille.
- Je vois...
Le jeune homme après avoir terminé sa tasse de café , se lève du fauteuil , et regagnant la porte d'entrée, me dévoile son prénom.
- Je m'appelle Pascal ! Je pense que nous nous reverrons ? Me demande t'il.
- Il est fort probable que oui ! Lui  confirmai je.
La dessus , il partit en me souhaitant une bonne soirée . A mon tour, je le remerciai  de son dépannage et de ses renseignements.
Le lendemain matin, un jeudi à  neuf heures , on sonne à ma porte.
A ben tiens , quand on parle du loup , il sort du bois... Pensais tout haut.
- Bonjour madame , notre collègue nous a informés que vous cherchez à nous joindre ...? Que souhaitez vous savoir ? Pardon reprit calmement Siam en regardant du coin de l'oeil son collègue Simon. Nous tenons à vous dire que l'enquête est strictement confidentielle. Nous apprenons par ci par la , que vous êtes aussi détective. Nous avons pas besoin de vos services. Merci de nous laisser tranquille ...
Je  reprends ce Siam tranquillement.
- J' occupe  mon temps libre monsieur. Je peux vous apprendre les détails que je connais déjà !
- Non merci ... Nous serons obligés de porter plainte contre vous , si vous ne respectez pas notre avertissement ! Au revoir madame.
Je referme la porte toute bredouille ... Il a raison j'enfreins la loi en mêlant de ce qui ne me regarde pas .
Je décide de ne pas en rester là... Durant l'après midi , je retourne au commissariat , et qui vois je? les deux détectives !Siam revient à la charge ! Partez madame ...
- Quincy... Je m'appelle Quincy !
- Quincy partez , laissez nous travailler !
- Si je vous dévoile quelques indices , est ça fera avancer l'enquête ?
- NON... Attends reprit Simon en tapotant discrètement l'épaule gauche de son implacable collègue. Ecoutons la , elle peut nous  être utile  ... Ne soit pas si dur !
Je compare ces deux détectives comme Simon et Simon de la bande dessinée de Tintin. Ils sont habillés presque pareille ... Heureusement qu'ils ont un caractère différent... Je comprends la raison que cette affaire n'avance pas vite. Si l'un avance et l'autre recule... Sacrée démarche à ne pas suivre !
- Ok ! On veut bien vous écouter ... Déballer votre sac et partez ensuite !
Celui là commence à me chauffer ! Je reste centrée sur mes détails, après je lui déballe un autre sac qu'il va être surpris ce grand sec ! Ce Siam est grand et filiforme ...
Je décris mes détails. Simon est attentionné , Siam est plus effacé ! Histoire de le réveiller , je le regarde droit dans les yeux en ponctuant mes propos avec une voix légèrement ferme ! Il sursaute par moment...
- Je suis désolée  de vous réveiller Siam... Puis je vous appeler ainsi ? Il me fait un signe affirmatif!
Cependant , je sens que je ne vous intéresse pas ! C'est votre choix d'agir comme bon vous semble ! Mais pensez à Simon qui n'a pas peur d'avancer  , de le suivre dans ses démarches spontanées. Il a de bonnes idées , et s'implique beaucoup ! Au cas ou que vous vous ennuyez , je peux demander ma mutation ici , et être la partenaire de votre collègue ...
- Non ça ira ... Je ne vous permets pas de me parler ainsi. Maintenant PARTEZ !
- Je m'en vais... Mais... Nous nous reverrons Siam.
Discrètement , je m'approche de Simon et lui tend un papier ou est écrit mon téléphone... Si vous avez besoin...
Il me répond par un clin d'œil !
Je repars fière et soulagée de cette tension avec Siam.
Maintenant, je me repose ...
Une nuit, alors que je dormais, j'ai senti une main me baillonner la bouche. Prise de panique, j'essaie de me défendre, l'agresseur me plaque sur le matelas et me serre le cou. Il m'avertit de me tenir au l écart sinon c'est à mon tour prochainement.
Je suis  toute retournée, à moitié endormie. Je  me demande si c'est un cauchemar ou un fait réel. Je me lève et devant le miroir, j ausculte mon cou. De légères marques rouges se dessinent. ..
Je me désaltère, récupère de mes émotions virtuelles ou réelles , j'ignore. Je laisse faire les événements...
Je me recouche , j'aperçois des traces inhabituelles sur l'oreiller. Je demande à Siam de faire des prélèvements d'identité des empreintes.  Ce n'était pas un cauchemar!
A neuf heures, je me reviens au commissariat  , avec la désolation de l'inspecteur Siam et la gratitude de Simon.
Je m'adresse à lui en lui expliquant mon drame.
- Je viens cet après-midi et j'envoie aussitôt ceux ci au laboratoire vers Corine. 
De retour chez moi, je réfléchis à cet individu pénétrant dans ma demeure. A part mon voisin du dessus, le papy que j'ai croisé l'autre soir... Je verrai bien à l'ADN des emprunts.
Simon sonne à ma porte à treize heures. Je lui prépare un café pendant qu'il prélève une trace sur mon lit.
- Voila c'est fait ... Je porte le sachet à Corinne ; ce soir vous avez le résultat. Je viens vous l'annoncer à mon retour à domicile. Siam ne vous apprécie pas. Nous avons beaucoup de travail. Et pour le meurtre de Géraldine, les emprunts ne correspondent pas à son amant ni à son grand père et ni à son ex -mari. Il se peut que ce soit cet agresseur qui ressurgit ... Il y a trois mois, une série de viols ont été commis ... et les autopsies ressemblent à celle de Géraldine. Je vais mettre deux hommes devant l'immeuble... Vous vous sentirez en sécurité. Conclut Simon.
- Si vous voulez l'arrêtez, il faut qu'il revienne et qu'une sirène retentisse dans vos bureaux..
- Vous feriez ça ?
- Oui répondis je . Je suis armée... (Je lui montre mon bijou.) Je ne rate personne .
- J'enregistre votre  téléphone et vous appuyez sur diez qui m'envoie une sonnerie. Je saurai que c'est vous. Vous êtes prioritaire comme victime à protéger . Une patrouille et moi viendront à votre rescousse. L'assassin va revenir ... Il prépare ses proies !
Une fois parti , je verrouillai bien la porte d'entrée. Le fait d'en avoir parlé , m'a donné la chair de poule. Je suis aussi détective , mais pas insensible aux malfrats. Ca fait parti des aléas et risques du métier.
La journée se déroule tranquillement, je visite un musée représentant la principauté Winsor. Je sens le vibreur de la sonnerie de mon portable.  Après m'être isolée, je réponds à l'appel de l'inspecteur Simon.
- bonjour Quincy, comment allez vous ?
- bien merci et vous?
-également... J'ai les résultats des empreintes.    Ce sont les mêmes que ceux de la victime Géraldine. Le serial killer fait son retour. .Je place deux hommes en bas de chez vous dès ce soir!
- Et pourquoi pas maintenant ?
-Nos patrouilles sont occupées la journée... J' essaie de faire le nécessaire ! Simon avait anticipé la remarque de Quincy.
Je termine la visite du musée, et de retour chez moi , je prépare un thé citron, un réchauffant devant la TV .Soudain, on sonne à la porte. Je me demande qui ça peut être a cette heure ! Le voisin du dessus vient prendre des nouvelles de la plomberie. 
- Entrez , vous allez bien m'accompagner à boire le thé avec une tasse de café ?
- Désolé, je suis attendu. .. Je venais prendre de vos nouvelles... N'hésitez pas à me rappeler en cas de problème.
- Je n'y manquerai pas ... Bonne soirée. .
Après avoir refermé la porte, je reviens à mon thé. La soirée se déroule tranquillement.
Je m'endors tranquillement, le portable à mes côtés. Soudain , j'entends un déclic de la porte d'entrée. Quelqu'un essaie d'entrer. Je me lève et me cache avant que la porte s'ouvre... Elle s'ouvre violemment et me fait chuter au sol.  L'agresseur m'attrape par les cheveux et me traîne sur le lit.
- ah tu croyais à mes sornettes hier soir? Et non. .. Je suis venu tâter le terrain. Me dit ironiquement le voisin du dessus.
Pendant qu'il m'attache, je lui demande...
- Qu' est ce que je vous ai fait ?
- Sale garce, tu me poses des soucis de te mêler à  ce qui ne te regarde pas ! Je t'avais prévenue un soir, te rappelle tu des mains gantées qui t'ont baillonné la bouche ?
C'était moi. C'est mon pote qui a zigouillé Géraldine .  J'aurai été le principal suspect si c'était moi.  Mon ami , un détective s'en est chargé. .. Vous le connaissez détective Siam ?  Il m'a blanchi . J'étais en froid avec Géraldine , elle a été trop loin dans sa connerie.  Je l'ai fait éliminer.  Mais toi, toi... Je vais te faire mourir à petit feu... Déjà je te trouve très mignonne, et je veux abuser de toi...
Je le vois préparer sa trousse de boucher. Il sort un couteau, un scalpel, une hachette , un crochet des gants et autres...J'essaie vite d'appuyer sur le bouton diez du téléphone posé près de moi pour donner l'alerte à Simon... je crains qu'il ne soit trop tard... Le tueur me bande les yeux et me baillonne la bouche . Je prie vite les anges gardiens  avant ma dernière heure !
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Il me caresse les seins , le ventre, j'aime son toucher sa tendresse même si elle est fausse... Il vient explorer mon intimité je sens mes lèvres vaginales petites et grandes se faire pincer... Le clitoris se fait chahuter. J'entends un bruit de ferraille sonner dans son matériel... Je garde mon sang froid mais je pressens qu'il va me le meurtrir...
- Joli bouton à percer en désignant  le clitoris... Voyons voir avec le crochet. Je suis gynécologue , plasticien de métier... Tu comprends mieux mon sadisme ... je vois que tu as un coté masochiste... j'aime les challenges ... Attends toi de subir des atrocités!
Je suis choquée et indifférente. Je me laisse mourir...
Je sens cette pointe qui titille ce petit bouton qui me brule d'excitation électrique , je commence à gémir fort des cris étouffés ! je reçois une gifle.
- Ai je t'autoriser à jouir salope ? Non ? Alors tais toi !Sinon je t'endors !
Il reprends son activité en activant la manœuvre.  le crochet gratte d'avantage cette zone qui me devient insupportable .
- Je reviendrai a cet endroit plus tard. j'explore l'intérieur de ta chatte ! Attention pas de cris ... Entendue ?
Je sens cette grosse main me pénétrer brutalement et subtilement. Des spasmes se font ressentir et j'essaie en vain de les ignorer mais c'est trop éprouvant , je sue , j'ai des frissons...
Je me sens retournée sur le ventre, toujours sur l'emprise vaginale . le tortionnaire m'autorise à jouir... Je me laisse aller en sanglots , des cris étouffés ...
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Il voit le téléphone portable vibrer. D'une furie, il le casse et me regarde en colère .
- Je sais ce qu'il me reste à faire !
Le voisin me détache pour me rattacher sur une chaise , bras et pieds. Je suis traînée sans répit dans la cuisine. Je souffre énormément des parties intimes . Je n'ose pas me défendre, dans l'espoir que Simon vienne ma sauver.
- Ne bouge pas, je reviens dans quinze minutes.
Il sent va ,fermant la porte à clé. Je me sens seule . Je sanglote. Ma bouche est baillonée. Je ne peux hurler. ...
La porte se rouvre. L'agresseur me prend en sac de pomme de terre , la tête cagoulée.
Je sens ses pas descendre l'escalier rapidement. Il m'installe dans le siège du passager de sa voiture...
En démarrant, il me dit qu'il va continuer son chef d'oeuvre dans son laboratoire isolé.  Personne ne nous retrouvera.  Je choisis de me laisser mourir ...
D'un seul coup , j'entends les sirènes des flics  approcher.
- Merde,... Il descend de la voiture et me prend par les cheveux devant les eux !
- Lâchez la! Rendez vous. .. Vous êtes en état d'arrestation !
- Barrez vous sinon je la tue provoque le tueur !
Je sens une lame de couteau effleurer mon cou.
- Dommage Quincy. .. j'aurais aimé t'explorer davantage. ... j'entends un coup de feu , mon agresseur s'effondre.  Je sens d'autres mains me rassurer...
- c'est moi Simon! Tout est fini... Est ce que ça va aller ?
Je fais signe que oui, malgré mon agression...
Je suis emmenée dans un hôpital. Après examens de mon intimité assez abîmée, je risque d'être fertile! Tant pis .
Simon m'attend pour ramener à la résidence.
Il m'informe qu'il y a eu erreur dans les diagnostics des empreintes de chez moi. Corine s'est trompée de dossier ! D'où son incompréhension . C'est au silence de mon téléphone qu'il a repris le dossier de la victime.  C'est un détail qui la fait remonter au voisin. Celle-ci était souvent harcelée par l'agresseur. Pas d'appel du téléphone et personne à mon domicile, il s'est déplace avec sa patrouille.
Je le remercie et lui avoue que son collègue le blanchissait.
- Je suis au courant.  Les voisins nous ont décrit un complice ressemblant à lui.il passe aux aux aveux actuellement. Qu'allez vous faire maintenant ?
- Je rentre dans mon Allemagne City.  Les vacances se terminent tragiquement.
Simon me raccompagne à la gare et je lui montre toute ma gentillesse.  Je pars les mains vides, l'appartement est sous célé.  Rien ne doit bouger.. Je n'ai pas l'envie d'y remettre les pieds ! Simon a récupéré mon sac à main.

En réajustant mon string dans les toilettes du train, j'aperçois une marque sur une lèvre vaginale... L'agresseur m'a laissé sa signature ...
 
 
 
 
 
 
 
 
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