Get a grip !

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Reprendre confiance en soi, quatre mots tellement faciles à coucher sur le papier alors que les appliquer est d’une toute autre complexité.

Je me suis échoué dans l’abysse de mes sentiments. Je me dirigeais pourtant vers la lumière du phare que Cole aime éclairer pour me guider.

J’ai emprunté par orgueil une voie dangereuse pour vous rejoindre toujours plus vite.

Fier d’un voilier filant à toute allure qui fendait chaque vague sans perdre son cap. Cette impression de vitesse m’enivrait. Je n’ai pas su et je n’ai pas voulu apercevoir l’écueil qui se dressait pourtant devant moi.

J’ai fait naufrage par gourmandise et par paresse juvénile.

Allongé sur le deck, en espérant qu’on vienne me secourir tout en pensant à l’ironie de toutes ces cartes maritimes rangées à portée de main. J’étais ivre des promesses de luxures artificielles. Je venais de terminer solitairement avec avarice ma dernière bouteille d’eau pour rester en vie.

En levant la tête, je distinguais avec envie ce ciel pourtant si bleu. Allais-je périr seul ici ? Pour quelle raison ?

J’étais en colère !

Il n’avait suffi que d’une fraction de seconde pour me stopper dans mon envolée vers vos rivages.

Je venais de comprendre que je n’étais pas préparé à cette traversée.

Il me fallait trouver une solution pour survivre et comprendre les raisons de mon triste Titanic des temps moderne.

Quelles avaient été mes erreurs et qu’allais-je devoir sacrifier pour reprendre ma route vers vous ?

Si esseulé dans un océan mêlé de promesses, d’opportunités toutes teintées d’angoisses. Je me relevai pour saisir ces livres que j’avais écrits et emportés dans l’espoir de vous les lire.

Je devais alléger cette coque brisée avant que l’eau ne m’engloutisse à jamais.

J’espérais que l’on viendrait à mon secours alors que mes écrits disparaissaient de mon horizon. Il fallait que je reprenne confiance en moi. Cet ultime crève-cœur devait me sauver.

Ma ligne de flottaison venait de remonter grâce à cet effort.

Je compris que rien n’était jamais vain alors que j’apercevais enfin, au loin, un navire venir à ma rencontre pour me sauver de cet enfer.

Texte sur les 7 péchés capitaux

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LanyHU
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Chômeur, je vis au quotidien la dure réalité du chômage. Je suis rejeté par ma famille. J’ai voté à gauche pour sortir de ma condition de chômeur. Il est vrai, j’avais fini par tirer parti des avantages que me donnait l’oisiveté: affalé devant la télé, me couchant tard, me levant tard, gorgé de bière, la plupart du temps. J’étais souvent saoul comme un cochon, incapable de la moindre initiative, attisant la colère de ma femme. J’avais obligation néanmoins de me présenter aux convocations de pôle emploi sous peine de perdre mes droits, enfin ce qu’il me restait au bout de trois ans de chômage. Autant dire qu’il ne me restait pas grand-chose. Après avoir perdu mon travail, les années passèrent et le temps passe vite quand on est chômeur. J’ai perdu dans la foulée et ma femme et mes gosses, j’ai fini par vendre ma maison pour payer mes dettes, mes impôts aux socialos et les diverses taxes. J’étais pour ainsi dire chômeur à la rue. Maintenant, je vis dans une caravane. Mon dossier de logement s’est perdu dans les méandres de l’administration, oublié en bas d’une pile de dossiers en souffrance. Mon frigo est vide. Je suis en fin de droits et je fais les fins de marché. J’accepte les dons de fruits et de légumes encore mangeables. Je suis juste un grade au-dessus de clochard. Je regarde autour de moi. Le marché se vide. Les derniers chalands ont donné leurs derniers sous, des gens qui, comme moi, le dos courbé, remuent les poubelles, des sacs remplis d’immondices, espérant trouver une pitance salvatrice.
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