Nerves on edge !

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Je remercie cette personne très attachante de m’avoir ouvert les yeux sur beaucoup de choses que je faisais ou oubliais de faire, par immaturité ou insouciance.

Je ne cacherai pas que son message a  déclenché chez nous une certaine tension et la nécessité d’un dialogue sur l’utilisation du web et surtout sur la possibilité de le faire encore à présent.

J’assume entièrement la responsabilité d'avoir trop parlé et regrette d’avoir mis en danger mes amis au travers de mes récits. Je les aime tellement qu’il m’est difficile d’accepter de les avoir trahis, et ce juste pour me sortir du malaise qui s’était installé en moi. Mes amis sont et doivent rester ma force, et non un prétexte pour porter le regard sur eux.

Alors, Relax, Take it Easy !

J’ai décidé de continuer mes récits tout en étant à présent plus évasif sur ma vie privée de tous les jours et de ne vous livrer que mon parcours qui, j’espère, restera intéressant à vos yeux et à votre cœur. Je reste le même, mais je dois accepter que cette histoire demeure la mienne et non la nôtre.

Maman me dit souvent que je suis un écorché vif et j’avoue ne pas bien comprendre la signification en français. Je pense qu’elle essaye de me préserver du monde qui m’entoure et qui n’a pas toujours la même bienveillance sur une rencontre entre deux personnes distantes.

Nos cultures sont différentes et je dois apprendre à coucher mes mots pour qu’ils soient interprétés et lus tel que j’aimerais qu’ils le soient.

Aujourd’hui, je veux redevenir à vos yeux, mais surtout continuer à être, ce garçon que vous avez appris à connaitre au fil des chapitres.

Il m’arrive encore souvent de rire de mon état en me disant que le mot garçon, que j’ai du mal à prononcer, n’est pas le bout du monde et encore moins le mien à présent.

Pourquoi devons-nous être pareils, si insipides ?

Le garçon unique que je suis, est une personne bercée et bloquée dans le monde de Peter Pan qui sait déjà que le pays imaginaire est sa frontière et doit la rester sous peine de représailles.

Grandir comme je le fais est une épreuve. C’est comme courir avec un seau d’eau percé pour arriver à la maison. On se dépêche pour en rapporter le peu qu’il reste, alors qu’on devrait penser que sur le chemin cette eau aura apporté de la vie et du réconfort. Un chemin n’est jamais vain.

Voilà celui que je désire emprunter avec vous. J’ai envie de partager mon esprit et de ne plus utiliser d’artifices démonstratifs pour combler ce vide que j’ai tellement envie de remplir. Je ne vais plus chercher à me justifier et vous promets à la place de vous faire découvrir la vie d’un garçon telle qu’il la vit et telle qu’il s'y accroche, malgré tout, de toutes ses forces.

À quoi bon vouloir absolument être un garçon quand on aime déjà un autre garçon qui est notre raison de vivre ?

Pourquoi devoir ressembler à ce garçon qu’on désire quand, dans son esprit, il n’y a plus que de la place pour une fragile féminité que j’aime ?

Aujourd’hui, ma maladie a remporté un combat, mais je vais à présent me dresser et me relever pour affirmer et construire la personne que je suis et que je veux être.

Un garçon, si parfait avec son imperfection et qui, chaque jour, vit avec courage une vie extraordinaire. Celle qu’il souhaite et accepte et qui l’accompagnera à présent tous les jours.

Après tout, la vie n’est jamais si lisse qu’on la pense et c’est à tout un chacun de se diriger dans la direction qu’il espère la meilleure pour lui.

J’ai enfin choisi à présent un bonheur simple, mais au quotidien. Je vis au travers de mes souffrances, mais surtout de mes joies. Chaque souffrance amplifie si durement, mais heureusement si doucement, toutes mes émotions qui me réchauffent le cœur comme les baisers que me faisait mon papa. Ces moments sont les miens et j’aime vous les faire partager comme des petites bouteilles à la mer.

Entouré de maman et de Cole, je vous ouvre enfin la porte de mon cœur.

Je l’ai déjà dit sans le penser et je l’ai trop souvent pensé sans vous le dire, mais ces quelques mots que j’écris sont et seront mon témoignage.

Un témoignage n’est pas une fin en soi, juste un début vers une autre pensée. Le temps m’a fait douter de ma force à crier haut et fort combien chacun de vous m’est important.

Nous vivons, nous sommes émus, par toutes ces choses qui nous entourent. Aujourd’hui, je continue et j’aime à me réconforter dans cette chaleur qui m’est nécessaire.

L’espoir est ma chaleur, mes mots ne sont qu’une façon de chercher un réconfort auprès de vous en attendant que je le trouve au fond de moi.

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