L'homme et l'enfant perdu !

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Comme à mon habitude, j’aime être transparent avec vous, j’avoue que j’ai cherché mes mots avant de vous les livrer, en espérant qu’ils vous conviendront. Quand je dis convenir, j’imagine que c’est très réducteur.

Une seule personne pourra comprendre les sous-entendus dans ce chapitre, mais j’espère qu’il prendra un grand plaisir à le lire.

Cela n’a rien à voir avec L’aliéniste, de Caleb Carr, que mon papa adorait, mais qui est très dur pour moi. J’ai essayé de retrouver un peu de sa présence en le lisant, mais je n’ai jamais pu dépasser le premier chapitre (la perception). Il parait que c’est un bijou qui de toute évidence ne m’est pas encore accessible.

Je sais que beaucoup de vous vont se dire, « Mais, Lany, pourquoi écris-tu un titre comme cela ? »

C’est un peu comme un film de Disney, enfants et parents peuvent l'apprécier et c’est toute la magie de Disney. Savoir parler en même temps à plusieurs générations sans en oublier aucune !

Comme vous le savez, à Los Angeles, il y a beaucoup de gays. Chez nous, on dit « Birds of a feather flock together » et c’est très bien ainsi. Dans notre quartier, il y a de la liberté et de la tolérance pour nous, et j’imagine que ma place est ici. Je suis heureux et fier de mon parcours entouré de tous mes amis.

On me demande fréquemment par MP si je suis beau. Je ne veux pas paraitre prétentieux, mais de l’extérieur c’est certain et c’est même ce qui souvent m’amène à des situations que je n'exagère pas et n’espère pas. Je suis heureux avec Cole et, bien qu’étant jeune, je n’ai pas envie que cela change.

Je suis un rêveur, mais je ne suis pas stupide quand il s’agit de mon état de santé que mon entourage aime vouloir minorer.

J’ai, depuis, repris des forces et un peu de raison qui m’aident à pouvoir enfin vous narrer mes aventures dans un français plus respectable.

Les médicaments soignent, mais ont toujours un effet pervers. Dans toute magie, il y a un prix qu’il faut savoir payer. J’avoue que je paie ce prix chaque jour, mais je continue à avancer pour ma famille, pour vous et pour moi aussi.

Alors, pourquoi faire un texte qui semble ne parler que de moi quand je promets de parler d’un autre ?

Mon histoire peut vous sembler banale, excentrique, lunaire, mensongère ou détestable, mais il existe un seul point commun : laisser une trace, un témoignage, un espoir.

C’est cette trace que j’ai choisie, dans la langue de ma maman. Je l’aime énormément et parler dans sa langue rend notre complicité encore plus grande. Elle sait me corriger et se taire quand elle aperçoit toutes mes fautes. Une mère sait quand dire ou ne pas dire pour le bonheur de son enfant.

Toi, l'homme, je veux par ces mots te remercier d’avoir su adapter mes chapitres sans les déformer comme avaient fait d’autres hommes. J’ai cru à tort que ce serait plus joli ou plus français, mais en relisant plus calmement le tome un, je me rends compte, ô combien, ce n’est plus moi, car ce ne sont plus mes mots.

Ton message m’a fait pleurer, car j’avais l’impression de perdre le cap de mon projet, mais je t’en remercie.

Je sais que derrière ton image de grand-père virtuel se cache une belle personne qui a déjà traversé mon Oasis et j’espère que l'arrivée est à la hauteur de tes attentes.

C’est à tes côtés, et surtout avec toi, que j’ai envie de continuer mon histoire.

Je t’aime et vous aime tous, car chacun de vous m’apportez la force dont j’ai tellement besoin.

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LanyHU
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