Le jet-lag

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Il est accoudé à une table du bar de l’hôtel depuis bientôt 4 heures. Son voyage depuis les Etats-Unis a été long. Malgré le choix d’un hôtel international habitué à gérer des arrivées et départs à toute heure, sa chambre ne sera disponible qu’à midi. Heureusement que son dîner d’affaires n’est qu’à 20 heures.

Après une nuit dans l’avion, une douche s’impose. Perdu dans cette pensée terre-à-terre, une autre s’impose à lui. Une femme vient d’entrer dans le bar et s’installe à la table près de la sienne.

Il n’arrive pas à décoller ses yeux de son décolleté. Il manque de sommeil, de moments torrides également mais il est attiré par cette femme qui pour le moment ne le regarde même pas, voire même ne l’a-t-elle peut-être pas vu.

Il se raisonne, et ferme sa bouche qu’il semble avoir oublié de fermer. Elle n’est ni mignonne ni laide, ni mince ni grosse. Elle porte un jean et des baskets blanches et noires, une veste noire et jean couvrant un petit haut noir et blanc. Même son décolleté, il en a déjà vu des plus attrayants. Mais il n’arrive pas à décoller ses yeux d’elle, comme si tel un aimant il était téléguidé. Il l’observe et se raisonne en même temps pour comprendre cette bosse incompressible qui lui serre entre les jambes. Elle a quelque chose : un sourire ravageur, dont elle ne se défait pas même en commandant un café à la serveuse (qui n’est pas mal non plus d’ailleurs). Des yeux, cernés, mais rieurs qui sont cerclés par une chevelure naturelle courte mais visiblement sans option brushing de bon matin. Elle est sûrement là comme lui, en jet lag complet à attendre sa chambre après une nuit à parcourir une partie du globe. Elle n’est pas forcément son type de femme de prime abord mais il est attiré vers elle … physiquement mais après avoir entendu sa voix, charmante, il se sent envoûté… par un café ! Il continue de la regarder dans l’espoir d’être vu mais elle est plongée dans son IPhone.

« Monsieur, votre chambre est prête. Voici la carte. Chambre 722.

  • Et la mienne ?
  • Monsieur attend depuis plus de 4 heures Madame. La vôtre sera disponible dans moins d’une heure. Mes collègues font le maximum.
  • Très bien. Merci.
  • Apportez-moi un café svp que j’accompagne Madame en attendant sa chambre.
  • Oh. Merci mais ne vous sentez pas obligé surtout si vous connaissez déjà ce lieu depuis plus de 4 heures.
  • J’ai tout mon temps et être seul dans ma chambre ou ici en bonne compagnie, j’ai choisi ! »

Elle le regarde, médusée, et parcourant chaque millimètre de cet homme qu’elle découvre à l’instant pendant que lui ne parle plus qu’avec ses yeux. Quand leurs regards se croisent vraiment, l’étincelle semble se produire en elle aussi.

Les deux cafés sont en approche mais la serveuse se la joue discrète tellement elle ne veut perturber cet échange communicatif. En posant les cafés, elle pense qu’ils ne vont pas être bus… ou pas par les clients. Elle retourne derrière le bar et les observe, échanger au plus trois paroles et se lever sans boire leur boisson chaude.

Il la suit et son jean est tellement serré qu’elle ne peut ignorer l’effet que la quadra semble faire sur lui.

L’ascenseur est là. Sept étages où leurs lèvres ne vont savoir se décoller. Ils ne résistent pas non plus à découvrir leurs fesses avec les mains. Ding. Arrivés à l’étage, ils peinent à sortir de l’ascenseur tellement ils ont envie l’un de l’autre. Avant de franchir le seuil de la porte, elle hésite en ignorant tout de cet homme au demeurant si charmant. Puis il reprend sa valse de baisers. Elle se laisse emporter, par l’excitation de l’instant et du moment imprévu mais excitant. Porte franchie, elle a déjà démis deux boutons de sa chemise blanche révélant un torse comme elle aime. Leur étreinte est plus forte que dans l’ascenseur. Il se colle à elle pour qu’elle perçoive son sexe enfermé mais gonflé mais surtout qu’il sente ses tétons contre sa chemise.

Tout en s’embrassant fougueusement, elle termine sa tâche de déboutonnage et le voilà torse nu.

Il l’attire vers le lit à ôter ses baskets puis son pantalon. Elle cherche à lui libérer de l’espace dans son jean mais il veut s’occuper d’elle et découvrir cette femme aux formes voluptueuses. Debout face à elle, il prend ses pieds qu’il pose sur son torse pour tactilement attaquer doucement par le bas du corps avant de prendre possession de son corps.

Ses caresses commencées des orteils s’orientent lentement vers l’entre cuisse. À ce moment-là elle regrette d’avoir voyagé en tanga, elle qui apprécie follement la nudité. Et là dans sa tête le drame « mais je ne suis pas épilée ! » sauf que Monsieur a déjà sa tête entre ses jambes et toute histoire de poils s’oublie très vite. Il joue à peine avec son clito qu’elle commence déjà à jouir … il a des doigts et une langue en or. Il la dévore, littéralement. Elle est subjuguée par l’effet qu’il lui fait et qu’elle lui fait. Il redresse la tête pour l’embraser sans la quitter du regard. Les yeux disent beaucoup de choses que la bienséance nous oblige à taire ici mais encore habillée en haut pour elle et en bas pour lui, il l’attire sur lui. Elle frotte ainsi son pubis contre ce jean honteusement déformé, pendant qu’il s’affaire à dégrafer cette prison de seins si ronds et magnifiques. Libérés il les empoigne tous les deux avec l’envie de les téter. Mais elle se redresse pour mieux l’exciter encore et le laisser admirer et jouer de ses atouts féminins fort appréciés. Il palpe son sein droit, titille son sein gauche mais se sent surtout à l’étroit totalement. Il glisse une main sous l’intimité de sa partenaire imprévue et déboutonne son jean. La bête est à peine déployée qu’elle est déjà profondément installée. Naturellement comme une évidence. Elle crie au premier contact sexuel. Ses gémissements l’avaient bien excité mais ce cri de plaisir décuple le sien. Il agrippe ses hanches, soulève son bassin pour aller davantage en profondeur et atteindre la paroi la plus éloignée de l’entrée du coin secret. Malgré leurs nuits chahutées, l’énergie est bien vigoureuse et elle s’active sur son membre comme si elle n’avait plus jamais fait l’amour depuis longtemps. Il ne la quitte pas des yeux alors qu’elle s’évade en les fermant. Elle monte et descend chaque fois plus intensément sur sa tige. Un cri plus aigu que les autres déclenche un afflux de sève qu’il ne sait retenir. Il donne tout dans un râle libérateur sans lâcher ses hanches de peur qu’elle ne fuit à peine fini. Quelle idée ? Le coït se terminant, elle ne sait quelle attitude prendre … peut-elle oser un câlin dans ses bras protecteurs ? Elle se penche vers lui pour l’embrasser. Ce baiser est encore plus fougueux que tous les autres. Il l’enserre de ses bras de ses mains de ses jambes comme s’il ne voulait pas la laisser partir. Émue par cette sensation forte, elle ne peut retenir deux larmes qu’elle dissimule comme elle peut. Au moment où la larme finit sa course dans son cou, il passe sa main sur sa joue comme pour effacer toute trace de ce passage inopiné. Il y perçoit de la tristesse. Elle n’y voit que du bien-être et du lâcher prise. Ils restent un moment ainsi avant qu’elle ne glisse sur le côté de lui pour finir ou commencer leurs nuits collés serrés.

Rêve ou réalité ? Réalité ou fantasme ? A faire ou à refaire ?

Voyagez à travers le monde et avec un peu de chance, vous vivrez la même chose ... ou pas ! À votre libre choix de monter ...

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