La journée

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Madame a pris soin de vérifier l’agenda de Monsieur.

Puis elle lui envoie un message inhabituel

Rdv à 10h avec une adresse précise mais que monsieur ne connaît pas.

Dans son message, madame lui précise qu’il ne doit pas être en retard ni oublier son téléphone car le reste des instructions sera donné le jour j à 10h.

Le matin même, aucun échange matinal coquin comme ils en ont pris l’habitude. Madame se contente d’un « tu seras à l’heure ? »

Monsieur répond par l’affirmative même s’il trouve le message un peu froid et hésite même à faire le déplacement.

10h : il est devant une maison bourgeoise. Que doit-il faire ? Sonner ? Il n’y a pas de sonnette. Frapper ? Entrer ?

10h01 : Un nouveau message.

« Tu es face à la porte d’entrée. Pivote d’un quart de tour sur ta gauche et marche jusqu’à la prochaine rue à droite. Et reste sur le même trottoir jusqu’au numéro 22.

Entre. Dis bonjour éventuellement aux personnes que tu pourrais croiser. Et marche tout droit au bout du couloir. Monte dans l’ascenseur. Appuie sur le numéro 5.

Arrivé au cinquième étage, dirige-toi tout droit vers la chambre 555. Le code est le même que le numéro de la chambre. Entre. »

Monsieur s’émoustille déjà de ce message qui ne lui dit nullement ce que lui réserve Madame mais il en a une petite idée.

Il saisit fébrilement le code sur le boîtier de la porte. En pénétrant dans la pièce, peu éclairée, une subtile odeur de vanille et de café chaud.

Mais personne. Juste deux tasses sous la Nespresso, encore bien chaudes.

Il ôte son manteau. Il hésite entre prendre une tasse ou jouer à cache-cache et la trouver. Il tranche et attrape une tasse de café, en boit une gorgée tout en scrutant chaque recoin de la pièce.

La porte de droite attire son œil et s’y dirige. Plus il approche plus l’odeur de vanille se fait précise et ce n’est finalement peut-être pas que de la vanille.

Machinalement il frappe. Aucun bruit. Aucune réponse. Mais la poignée tourne et l’ouverture de la porte lui révèle déjà une magnifique vue sur la ville, fortement ensoleillée en ce jour d’hiver pourtant glacial.

Il sait donc qu’elle est derrière la porte. Il est tout excité de la retrouver enfin.

Oh mais ce n’est pas Madame. Une magnifique femme, blonde, élancée, à l’allure parfaite et avec une poitrine comme il n’en avait vue que sur les sites pornographiques jusqu’à maintenant. Ils ont l’air si naturels, si goutus. Pourtant il est déçu ce n’est pas sa Dame. Ce n’est pas celle qui lui dicte sa vie sexuelle depuis quelques temps déjà et c’est d’elle dont il a envie.

La jolie blonde perçoit dans son regard sa déception. Un clin d’œil, un sourire suffisent à lui faire comprendre que Madame est là. Quelque part. Il fait chaud d’un coup dans cette pièce qui est plus grande qu’une salle de bain mais bien plus petite qu’une piscine.

Tu la cherches du regard. Tu cherches un indice.

Tiens la deuxième tasse de café n’est plus là. Elle est donc de ce côté-ci de la porte.

Tu bois une nouvelle rasade de café.

Et reviens dans la chambre immensément grande pour un tel hôtel et là, dans un magnifique peignoir moelleux blanc, Madame est assise sur le lit, presque perdue parmi les nombreux oreillers.

Monsieur est prêt à lui sauter dessus mais s’inquiète de la jolie dame blonde qui ne le laisse pas totalement de marbre. Ses yeux vont de l’une à l’autre ne sachant que faire. Il admet que Madame a bien tout orchestré mais que ... mais que ... il cherche ses mots car il a envie des deux mais il sait qu’il n’assurera pas mais il veut aussi retrouver sa Dame à l’abandon depuis quelques semaines ...

La jolie blonde lui sauve la mise en disant dans un large sourire « je vous laisse maintenant, amusez-vous bien. Le repas vous sera monté par mes collègues vers 13h. Bonne journée ! »

Monsieur laisse donc la jolie blonde s’évaporer et s’approche de Madame qui n’a pas bougé du lit, les jambes nues et croisées.

Ils s’embrassent comme pour se dire bonjour avec une passion forte qu’ils ne se connaissent pas.

Il est assis au bord du lit pour mieux tendre sa main sur cette cuisse, ferme, douce et bien galbée.

Il ne tarde pas à vouloir remonter et atteindre un point crucial et humide.

Mais à sa grande surprise, madame n’est pas nue ...

Un signe que dame nature s’est incrustée dans ces retrouvailles ?

Madame entreprend de le déshabiller tout en l’embrassant et déboutonnant sa chemise. Elle lui embrasse son torse. Elle retrouve cette odeur du mâle parfumé mais aux testostérones activées.

Il cherche à dénouer son peignoir pour retrouver cette magnifique poitrine exquise.

Il n’est pas encore totalement nu qu’il est déjà allongé sur elle pour embrasser, lécher, téter chacun de ses seins ... madame s’en réjouit et l’exprime par de petits cris, mais aussi des mouvements du corps qui ne donnent qu’envie de la pénétrer violemment et en délicatesse.

Il se met à nu pour assouvir ce besoin incommensurable. Mais elle en profite pour bondir du lit.

Que fait-elle ? Il a tellement envie d’elle, tellement rêver de se retrouver face à elle pour être en elle. Apparemment pas elle.

L’a-t-elle fait venir pour jouer comme deux jeunes ados à se chercher sans se trouver ?

Il a oublié ses années ado depuis bien longtemps, il en espère autre chose.

Monsieur est nu. Madame debout devant la porte de la salle de bains. Elle se tourne vers lui en tendant une main comme pour l’inviter à la rejoindre.

Il se lève, presqu’inquiet car se demandant encore quelle surprise elle lui réserve.

Ils entrent dans la salle de bains qui n’en est pas vraiment une.

Il découvre un hammam, un spa et une immense douche.

Et là elle ôte son peignoir, laisse descendre son string avant de se coller à lui, de commencer déjà à mêler leurs corps en les entraînant vers cette pièce à la vapeur chaude.

Monsieur découvre cette sensation molle et excitante de faire l’amour à une femme vaporeuse humide glissante. Madame le fait languir depuis trop de temps là il la veut maintenant.

La vapeur chaude de la pièce ne va pas l’en empêcher ... il se colle à elle pour caresser son dos, embrasser ses lèvres et commencer à glisser son sexe en elle ... le décalage de hauteur de jambes oblige Madame à en poser une sur le banc .... monsieur n’a plus qu’à foncer dans la brume chaude ....

il ne tarde pas à se retrouver au fond de ce vagin frétillant d’envies.

Les coups de bite de Monsieur sont quasiment violents, une puissance que Madame ne lui reconnaît pas ... comme quoi cette mise en scène, ce jeu de patience, cette jolie blonde ... contribuent à réveiller la bête.

Elle aime quand il la prend ainsi, elle se sent femme enfant pendant que monsieur lui révèle tout son désir ... ses sensations, ses sentiments se mêlent .... elle est bien. Elle se libère. Elle lâche prise pour réussir à ne penser, à ne vivre que le bonheur de l’instant... elle vit les retrouvailles avec l’amant perdu dans un endroit idyllique. Il prend un immense plaisir à lui en donner. Il reste l’homme plein de charme sexuel et d’envie. Elle sent ses émotions controversées, mêlées, liées envahir son corps, arrivant progressivement jusqu’au cerveau.

Les émotions positives du bien être dans lequel elle est à l’instant t, la submergent ... elle ne parvient pas à les refouler .... et des larmes commencent à poindre au coin de l’œil. Ou bien est-ce uniquement la vapeur d’eau du hammam ?

Monsieur sent son corps se raidir, se contracter et se relâcher pendant cette tourmente de cerveau ... il la connaît. La relâche du corps est un véritable lâcher prise où elle est bien et sensible qu’elle est, pleure par un afflux soudain de trop de bonheur ... qu’elle ne sait pas gérer.

Il achève son mouvement de va et vient par une dispersion de sa semence au plus profond de sa Dame avant de la serrer fort dans ses bras et profiter du silence vaporeux. Lui-même est heureux de cette journée qui s’annonce, comme il est heureux de lui procurer autant de plaisir ...

Ils reprennent leurs esprits. Profitent de la mue de leur peau pour se la gommer.

La vapeur s’arrête. Ils s’embrassent en se serrant très fort au point que Madame sent la pointe de Monsieur.

Direction le lit cette fois pour des pratiques sexuelles plus classiques mais si excitantes.

Il l’allonge au milieu du lit et engouffre sa langue dans sa chatte bien humide du hammam ? Ou naturellement ?

Il y ajoute des doigts de fée mêlés à sa langue. Il sent les variantes dans les contractions de son corps, il anticipe les gémissements de plaisir car ce muscle sexuellement puissant se contracte différemment sous l’impulsion de ses doigts et particulièrement de celui qui joue avec son point G.

Monsieur aime jouer ainsi et là, le moment qu’il apprécie car madame va râler mais madame va lui donner plaisir. Elle a comme un petit bouton poussoir au fond d’elle et dès qu’il est enclenché elle ressent le besoin de se masturber elle-même. Elle râle car selon elle, ce moment est solitaire non partageable. Mais le déclencheur est actionné et le stopper n’est qu’en y mettant ses propres doigts ... pour cela la vue de monsieur est exceptionnelle et les bruits associés multiplient son envie de la sodomiser.

Madame se met sur le ventre pour répondre à cette pulsion que monsieur a éveillée. Elle se doigte en tendant ses jambes d’une force inexpliquée mais cela doit contracter un muscle du vagin. L’image de la contraction du bas de son corps fait écho au haut du corps qui ne semble que mouvements de plaisir. Mais l’écouter monter au 7eme ciel, si vite et la laisser reprendre corps, reprendre souffle est d’une excitation divine. Monsieur veut la prendre ainsi. Après un rapide tour d’horizon, il aperçoit le flacon de gel lubrifiant (ainsi que divers accessoires d’ailleurs).

Il s’enduit le gland et les mains pour jouer avec le p’tit trou de madame afin de libérer les voies d’accès, celles vers le plaisir maximal.

Elle est encore essoufflée de sa course à l’orgasme solitaire qu’il lui caresse la zone à agrandir pour mener de vastes expériences à deux et laisser un engin bien taillé s’enfoncer dans le taille-crayon. Il glisse le long des parois progressivement. Elle se cambre pour qu’il ait le choix des poignées : hanches ou seins ? Il opte pour les seins non pris à pleines mains depuis trop longtemps. Le crayon est bien au bout, la taille jouissive commence lentement très lentement.

Son plaisir est immense, elle l’exprime fort en saisissant un oreiller pour camoufler ses gémissements bestiaux ... puis se ravise, repensant être dans une chambre insonorisée. Pour une fois que les sons sont libres d’expression, elle se lâche encore plus. À en croire le rythme en cadence plus soutenue, il semblerait que Monsieur ne soit pas indifférent à cette ultra excitation sonore.

Rêve ou réalité ? Réalité ou fantasme ? A faire ou à refaire ?

A poursuivre la rédaction déjà car la journée n'est pas finie ...


jFA

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