Le dernier train

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Il fait nuit, on prend le dernier TGV de 22h22.

C’est quitte ou double : soit il est bondé, soit il est vide.

Je suis installée la première. Au deuxième étage, tout au bout de la voiture 8. Dans la souricière en cas de terroristes, mais bien pratique pour limiter les passage(r)s dans le couloir.

Je prends mes aises en m’installant confortablement : j’ai mis mon pantalon jupe culotte qui t’autorise toute distraction manuelle sans que je sois contrainte de l’enlever.

Le chef de bord annonce le départ imminent et tu n’es pas là. Tu m’avais prévenue d’un niveau faible de batterie sur ton téléphone. Pourvu que tu ne le rates pas, c’est le soir idéal : je n’ai qu’une vieille dame en face de moi, mais à l’entrée du wagon.

Le bruit caractéristique de la porte du wagon qui s'ouvre : c’est toi. Quel soulagement. Le train démarre. Tu arrives dans le fond du wagon, poses ton bagage, enlèves ta veste. Mes mains sont déjà affairées à descendre la braguette de ton pantalon car je sais que ce mot d’accueil va conditionner tout le reste du trajet. Ma fouille est vite concluante avec ton sexe déjà affolé mais pas totalement au niveau de gourmandise souhaité. Tu restes debout face à moi, accroché au porte-bagages, bras légèrement relevés comme attaché, tel un soumis.

Le sexe en bouche. Un délice !!! Et le sentir gonfler par ma chaleur buccale est un exquis plaisir.

Tu cherches vite à t’asseoir : les contrôleurs sont dans ta ligne de mire.

Retour au calme.

Tu t’assois face à moi. Je grogne, je n’ai même pas eu un baiser et comment vais-je te faire jouir comme ça ?

Ta seule réponse est de chercher un passage, sous la tablette, pour que ta main se faufile dans mon pantalon ultra large, vers ma zone la plus érogène et la plus humide. J’en suis ravie même si je n’ai pas dit mon dernier mot. Les contrôleurs sont toujours occupés avec la mamie du début de wagon.

Tu continues de m’agiter de l’intérieur et tout l’enjeu est de jouir, sans gémir, sans crier. C’est mission impossible. En plus il y a trop longtemps que nous ne sommes pas vus donc chaque effleurement est comme une redécouverte de mon anatomie. Mais tu y prends un malin plaisir et tu m’en donnes beaucoup.

Je sens mon intimité humide se répandre sur ta main et entre mes jambes, dans mon pantalon.

Je retire ta main : les contrôleurs viennent vers nous mais à mi-wagon font demi-tour. Nous voilà donc tranquilles pendant près d’une heure. Donc je quitte mon siège (et là je sens ce liquide visqueux glisser le long de mes cuisses tellement tu y es allé très fort dans mon vagin).

Je cherche à prendre ta place pendant que tu glisses vers le siège côté fenêtre. Les tablettes sont parfaitement relevées. L’éclairage à son minimum. « Détends-toi, je m’occupe de tout. Mais ne dors pas ! » Je suis déterminée à te faire jouir pendant que je t'offre ma plus belle pipe. Les conditions sont idéales : je me penche donc sur toi, ton matériel ayant été à peine remballé. Au fur et à mesure que tu me pénètres et que j’enfonce ma bouche sur toi, je sens ton corps se relâcher ...

J’ai envie de toi, de ton sexe en moi mais le lieu n’est pas idéal même si nous sommes quasi seuls ... Je continue ma tête, entre tes jambes. Tu glisses ta main dans mon dos et y descends un doigt entre les fesses. Je m’extasie devant ces plaisirs buccaux, manuels, érotiques. Ta queue est à son maximum, je pense que l’explosion est proche : le feu d’artifice d’entre les jambes. Mais le chef de bord intervient : « Le train est arrêté en pleine voie. Il ne redémarrera pas ce soir. Veuillez descendre svp ! »

Coupés dans notre élan et dans l’excitation, impossible d’atteindre le bouquet final.

Nous nous apprêtons à sortir du train avec cette envie de l’autre ... quelle frustration...

Dans la nuit noire, froide, nous sommes encadrés par les agents SNCF qui nous guident vers un autocar. À l’abri dans ce bus, on nous informe que les conditions climatiques ne permettent pas de nous amener jusqu'à la destination finale, où nos chemins devaient se séparer pour rejoindre nos familles. Nous sommes donc informés que nous allons passer la nuit à l’hôtel le plus proche.

Génial pensons-nous ... une nuit d’escapade imprévue ... mais avant, j’achève mon travail buccal initié dans le train. La tension qui retombe, l’excitation du fond du bus qui augmente, il ne te faut pas longtemps pour ouvrir les vannes.

Ton sperme a un petit goût sucré salé indéfinissable mais très bon.

Nous voilà dans un hôtel de campagne. Il fait très froid dehors, guère mieux à l’intérieur. Heureusement que nous sommes tous les deux à réchauffer ces draps glacés, l’un contre l’autre, déjà emboîtés car l’excitation par sextos depuis le matin doit s’exprimer cette fois entre mes jambes. Habituellement doux, tes coups de reins sont plus forts, les miens aussi. Les pauses de coups de rein servent à nous embrasser avec fougue car nous sommes déchaînés et il faut se réchauffer !

Je reste allongée sur le dos mais lève mes jambes à tes épaules, mon orgasme ne fait que grandir, je gémis dans l’oreiller mais je ne te vois plus (j’aime pas) ... tu enlèves l’oreiller et poses ta main sur ma bouche. Je gémis plus fort, et passe ma langue sur ta main ce qui, bêtement (ou sensuellement ?), t’excite encore plus. Nous allons jouir, ensemble en harmonie...

Rêve ou réalité ? Réalité ou fantasme ? A faire ou à refaire ?

Pour le savoir, commence par prendre le dernier train ... le premier est toujours trop plein

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