La fête du cinéma

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En cette belle soirée d’été, j’ai décidé d’aller au cinéma.

Mon mari étant allé au match avec ses copains, je me suis décidée à aller voir ce film que j’avais repéré depuis quelques semaines, bien que mes copines ne soient pas disponibles.

J’ai une petite quarantaine, heureuse en couple et j’ai deux beaux enfants. Tout va bien donc et en plus, on me dit assez mignonne et coquette.

Ce soir-là, je portais une robe estivale et des chaussures avec un léger talon. Normale somme toute.

Alors que je faisais la queue à la caisse de ce multiplex impersonnel mais bien équipé, au moment de saisir mon porte-monnaie pour payer, je le fis tomber.

A peine étais-je déjà penchée pour le ramasser, qu’un homme l’avait récupéré et me le tendait…

Je rougis car je ne l’avais pas vu et en me baissant, dans la précipitation, je n’avais pas mis ma main devant mon décolleté. Bon, je n’ai pas une grosse poitrine mais ce n’est pas une raison.

Bref il me tendit mon porte-monnaie et je le saisis (le porte-monnaie, pas l’homme…).

Il avait une cinquantaine d’années, grand, assez bel homme. Des pattes d’oies soulignaient des yeux rieurs et quand je le remerciais, il se fendit juste d’un hochement de tête et d’un sourire, assez enjôleur d’ailleurs.

Je venais de m’installer dans mon fauteuil quand quelqu’un s’installa à côté de moi. Je n’y prêtai pas attention sauf quand j’entendis un « bonsoir ». Je tournais la tête et reconnus mon inconnu, les yeux toujours rieurs et le sourire accroché au visage. Il avait une voix chaude et agréable et je pus sentir son parfum agréable. Je fus surprise et un peu troublée.

Alors que le film avait commencé, je sentis son avant-bras toucher le mien sur l’accoudoir puis se retirer. Tout d’un coup, son bras se colla au mien et sa main se posa carrément sur mon poignet…

Je fus saisie par tant d’audace mais sa main était chaude et douce et tournant la tête, il me regardait avec toujours ces yeux rieurs et ce sourire franc et rassurant. Alors, sa main se posa sur la mienne et ses doigts s’infiltrèrent entre les miens. Je me rendis compte que j’avais le souffle court, ma poitrine se soulevait et je commençais à avoir des papillons dans le ventre.

Il commença à caresser le dessus de ma main avec son pouce. Cela m’électrisa et je sentis mes tétons durcir et mon sexe s’humidifier…

Je ne savais pas si je rêvais ou non…

Ce n’était pas un rêve quand il se tourna vers moi et dit « suivez-moi », me tirant en même temps la main vers lui. Je lui enboîtai le pas et nous quittâmes la salle. Nous marchions dans le grand couloir vide du complexe. Je le suivais presque mécaniquement mais je n’avais pas peur, il était rassurant et beau.

Tout d’un coup, il obliqua vers les toilettes et nous entrèrent dans celles des hommes qui étaient vides.

Là, nous sommes entrés dans les toilettes du fond qui étaient les plus grandes car pour les handicapés.

Il me plaqua contre le mur et toute résistance s’envola. Il était beau et avait beaucoup de charme. Il posa un baiser sur ma bouche et me fit un merveilleux baiser.

Moi, la femme mariée et heureuse, j’embrassais un inconnu et le pire c’est que j’y prenais plaisir comme me le prouvaient mes seins durs et mon sexe rarement aussi humide. D’ailleurs il s’en était rendu compte en glissant sa main dans mon petit rempart de dentelle. Ses doigts allaient et venaient dans ma fente et chaque fois qu’il posait ses doigts sur mon clitoris, ça me donnait des décharges électriques faisant trembler mes jambes.

Alors que nous nous embrassions, j'osai poser ma main contre sa braguette. Je sentis une forme avantageuse…Hum, je devenais folle mais j’avais envie de ce sexe.

Je m’agenouillai devant lui et libérai l’objet de mon désir de sa cachette…

Même son sexe était beau, dur et chaud. Je le voulais dans mon ventre mais je fis d’abord tourner ma langue autour de son gland avant de tout engloutir dans ma bouche. J’avais envie de lui faire la pipe de sa vie…

Mais tout d’un coup, il me redressa et me plaqua face au mur. Là il me fit me pencher, retroussa ma robe et baissa ma culotte.

J’avais envie qu’il m’investisse, me fouille, me laboure le ventre. J’entendis qu’il ouvrait un préservatif et tout d’un coup, je sentis son gland à l’entrée de mon vagin trempé. Il progressa lentement quand tout d’un coup, d’un grand coup de rein, il me pénétra entièrement.

Je fondais, me liquéfiais, mes seins me faisaient mal mais j’avais envie que cet inconnu me baise. J’avais envie d’un mâle et de lui appartenir.

Il me baisa un certain temps allant et venant de toute sa longueur dans mon ventre, m’arrachant des râles de plaisir que j’avais du mal à réprimer et sentant qu’il allait venir, je me mis face à lui à genoux. Je voulais lui faire ce cadeau et il éjacula dans ma bouche…

Nos ébats terminés, je me rendis dans les toilettes des femmes et quand je sortis, j’eus la désagréable surprise de voir qu’il avait disparu.

Quel salaud me dis-je.

Cette soirée incroyable était terminée, j’avais baisé avec un inconnu et j’avais aimé ça, je m’étais sentie femme. S’il me l’avait demandé, je lui aurais même donné mon cul alors que je ne le fais que rarement avec mon mari. C’est fou mais j’avais eu envie que cet homme me sodomise.

Alors que j’étais dans la voiture en train de chercher mon téléphone, je trouvais une carte de visite avec juste un prénom et un numéro de téléphone.

Allais-je le rappeler ?

Je ne savais pas car j’avais peur en fait. Oh pas de lui mais de moi…

J’avais peur de mon plaisir, de ce que j’avais ressenti car j’avais l’impression que mon désir s’était réveillé et qu’il était exacerbé. C’était affreux car j’avais envie de lui ou d’un autre, que l’on me fouille, que l’on baise ma bouche, mon ventre et mes entrailles, de prendre du plaisir et d’en offrir à des inconnus et j’avais peur de cet engrenage…

C’est pourquoi je ne savais pas si j’allais le rappeler. Pourtant, la moiteur que je sentais couler, m’apportait déjà un début de réponse…

Rêve ou réalité ? Réalité ou fantasme ? A faire ou à refaire ?

La prochaine séance est à quelle heure déjà ?

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