Règle #7

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Règle #7 : Définissez votre fin avant d’entamer le développement. La fin est vraiment difficile. Il vous faut l’affronter en priorité.

Vous devriez connaître la fin de votre histoire, avant même de connaître son début.

Connaître la fin de l’histoire est la meilleure garantie de ne pas vous tromper de direction en cours de route.

Voici une petite méthode d’écriture que Bugaj décrit dans son analyse de la règle n°6 :

Partez d’un concept dramatique de base, qui se construit selon l’évolution d’un postulat de départ, vers un nouvel état. (cf. règle n°4)

Définissez les détails de la fin de votre histoire. À savoir, la résolution de tous les conflits et les réponses à toutes les questions posées. Cela implique tout d’abord de savoir qui est le protagoniste sur un plan émotionnel, à la fin de votre histoire. Cela nécessite également de savoir comment le conflit principal sera résolu et comment cette résolution entre en corrélation avec les enjeux thématiques et les considérations philosophiques de votre histoire.

Définissez le début de votre histoire. À savoir, l’instauration du conflit (set-up), ainsi que le postulat de départ qui engendre toutes les questions qui seront développées par la suite. Ayez déjà une bonne vision de la direction que prendra l’intrigue et ses enjeux philosophiques. Établissez également la personnalité du protagoniste au début de l’histoire, toujours sur un plan émotionnel. Enfin, définissez le conflit central autour duquel tous ces éléments graviteront.

Définissez le milieu de votre intrigue en ayant à l’esprit que vous devez établir une liaison claire entre la fin et le début de celle-ci.

Ici Bugaj parle de « concept de base », autrement dit, le genre de film que vous pouvez vous faire dans votre tête en vous disant « Super ! Voilà une histoire ». En réalité, il ne s’agit pas d’une histoire, c’est juste votre « idée », ou votre « sujet » (s’il s’agit d’un concept particulièrement développé – cf. mes premiers billets sur l’idée et le sujet). Tous vos rêves éveillés, vos meilleurs flash créatifs, ne sont que des concepts. Ils ne deviennent des histoires qu’après un long périple à travers l’écriture. La structuration des concepts qui vous traversent l’esprit permet d’aboutir à une histoire. Vous pouvez avoir une idée de scène, de dialogue, de séquence dramatique etc., ce ne sont que des concepts. Si vous avez déjà le sens global de votre histoire, sa finalité, vous aurez moins de mal à intégrer toutes les nouvelles idées qui vous viendront (et les bonifier).

Notez à nouveau l’importance du protagoniste dans la vision du scénariste de Pixar.

Chaque fois que vous intégrez de nouveaux éléments à votre intrigue, remettez-les dans la perspective de votre histoire. Posez-vous la question de ce qu’ils apportent : modifient-ils votre concept de base ? Allez-vous devoir changer la fin ? Adapter le milieu ou le début ?

En suivant ce schéma, vous entrez dans un processus itératif de construction de votre intrigue.

"Le fait de penser en termes de structure est une démarche qui peut vous éviter beaucoup de problèmes par la suite. Celle-ci constitue également une solution intéressante pour repenser ou remanier votre histoire à chaque nouvelle réécriture."

Très peu d’entre nous fonctionnent de cette façon. Nous écrivons d’abord pour notre plaisir et rechignons à structurer. Nous voulons attaquer directement notre sujet. Les plus organisés utiliseront un synopsis, mais combien en écrivent ici ?

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Moi, ça me donne envie de faire la fête,
Cette fraîcheur me reste jusque dans la tête.

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On est triste, et on se sent vide dans la nuit.
On est malheureux, on a chaud,
Et les autres parfums ne nous montent pas jusqu'en haut.

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