Chapitre 9 - Maximiliano

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Je suis assis à une table avec Freddy, sa femme Linda, Zacharie et deux autres coéquipiers accompagnés de leurs femmes. Le club accorde toujours de l'importance à intégrer les familles des joueurs. Dans ces quelques rendez-vous, on voit essentiellement des couples et je me sens comme un hétéro dans un bar gay pour le coup. Vraiment pas à ma place et en regardant Zacharie et Joachim qui se trouve à une autre table, je vois qu'ils ne sont pas non plus dans son élément. Les discussions et discours s'enchaînent, les coupes d’Asti aussi. On profite du peu de fois où on a le droit de boire. L’alcool me rend joyeux, ma tête est légère et j’ai qu'une envie c'est de partir d'ici. La soirée de gala que les dirigeants ont organisé touche à sa fin, je finis ma coupe d'une traite pour me diriger vers la piste de danse. Je propose à une petite blonde inconnue au bataillon de danser avec moi sur une musique trop romantique, à mon goût. Elle bégaie presque face à ma proposition, qui n'a qu'un objectif : faire passer le temps.

Trente minutes ont passés. La demoiselle n'a pas su émoustiller ma soirée malgré sa plastique parfaite. Plus jeune, je lui aurais proposé de me suivre, mais pas ce soir. Je sors de la salle de réception, je regarde l’heure 00:10. Il est bien tard pour contacter Giulia mais l'alcool que j'ai dans le sang me fait douter de ce paramètre. Est-il si tard que ça enfin ? Et après tout, elle m'a embrassé et hier, elle n'a pas réagi négativement à mon sms pourtant très direct. Elle était si douce et j'avais à ce moment là envie de lui exposer mes pensées les moins catholiques. Je n'en reviens toujours pas de l'élan qu'elle a eu et là franchement il est grand temps que je lui montre combien elle me fait de l’effet, je ne suis pas si patient que ça. Je cherche son nom dans mes messages, et le trouve assez rapidement après nos brefs textos d'hier. Je lui envoie un message osé espérant une réponse rapide :

«Giulia, on peut se voir ? J'ai une folle envie de continuer ce que tu as entrepris lundi soir».

Je reste élégant dans la formulation mais je sens qu'elle va très bien comprendre à quoi je pense. J’attends quelques minutes, en déverrouillant mon téléphone très régulièrement, assis sur les marches du palazzo Torino. Mon téléphone se met à vibrer et j'en sursaute :

«Marcus est couché mais viens si tu veux».

Putain elle m’impressionne. Elle a couché son fils mais elle n’est pas contre ma compagnie. Que dieu bénisse mon sex appeal ce soir. Je prends un taxi et dix minutes plus tard, je suis devant chez elle. Je lui écris :

«je suis à ta porte princesse»

J'attends trente secondes, une minute peut-être et je la vois qui m'ouvre la porte. Les cheveux disciplinés, parfaitement maquillée. Elle porte une jupe plutôt courte qui souligne son beau fessier, qu'il me presse de toucher. Il m'en faut peu pour déjà vouloir lui sauter dessus. Ma tête toujours sous l’effet de l’alcool me pousse à être audacieux ce soir.

  • Salut Max, je m'attendais pas à te voir ce soir tu sais.
  • Les surprises ne font jamais de mal non ?

Je la vois hocher la tête. Elle me fait entrer et on se dirige vers sa terrasse. On se pose sur sa banquette, tourné l'un vers l'autre. Elle nous sert deux verres de vin français, un Bordeaux et déjà que j'étais joyeux, là mon excitation s’accroît avec ce verre. Ma confiance me dit que je vais lui montrer combien elle me plaît. Elle ne pourra plus reculer.

  • Je suis désolée, on est bloquée en terrasse, je ne veux pas réveiller Marcus.
  • On ne le réveillera pas t'en fais pas, lui dis-je en faisant un clin d’oeil que je pensais convaincant.
  • Ça veut dire quoi ?
  • Que je n'ai pas envie de tourner autour du pot.

Je me rapproche d'un coup d’elle et je sens son souffle s’accélérer au niveau de son cou. Je lui ôte des mains son verre pour le poser sur la table. Elle ne me repousse pas. Je saisis sa taille et entreprends pendant un bref instant de la regarder profondément dans les yeux. Elle joue le jeu et elle n'a pas l'air de vouloir que je m'arrête là. Son sourire approbateur me pousse à continuer. Elle glisse ses mains sur mes côtes, franchement elle est plus que bandante. Je l'embrasse mais j'y mets les formes, qu'elle n'oublie jamais combien à cet instant là j'avais envie d'elle. Je passe ma main dans ses cheveux et l'incite à s'incliner vers l'arrière. Je suis légèrement au dessus d'elle, elle me laisse faire, tout en m’embrassant de plus belle. L'architecture italienne est connue pour qu'il y ait du vis à vis sur chaque appartement, et Giulia n'est pas une seconde gênée à l'idée que tous ses voisins la voient se faire embrasser de la sorte sur sa terrasse. Je ne peux que valider. Ça serait moi le plus gêné à l'idée de me trouver sur les tabloïds le lendemain. Je commence à être plus que motivé à lui retirer le moindre bout de tissus qu'elle a sur le corps. Je passe ma main sous son chemisier, sa peau douce est si agréable et pourtant, je la sens se figer légèrement, elle semble moins détendue.

  • Giulia, il y a un problème ?
  • Non, non, ça va.

Mais je sens qu'elle n'est pas aussi à l'aise que je le voudrais. Je veux coucher avec elle, vraiment. Mais pas si elle n'est pas à fond. Je recule légèrement pour avoir une posture moins dominante. Je m’assois en lui laissant un peu d'espace.

  • Qu'est-ce qui se passe ?
  • C'est rien.
  • Il se passe quelque chose. C'est le fait qu'on soit en extérieur ? Je comprends que ça te gêne, on peut rentrer si tu veux.
  • Non c'est pas ça, au moins les voisins verront que je ne suis ni frigide ni lesbienne, dit-elle en riant
  • Je vais trop vite ?
  • Non, non, c'est moi.
  • Explique-moi alors.
  • C'est compliqué Max, vraiment. Coucher avec moi ce n'est pas forcément un cadeau… dit-elle tournant légèrement le regard
  • Giulia faut que tu me parles sinon je ne peux pas t'aider et là j'ai clairement envie de te faire plaisir, lui dis-je avec un grand sourire pour détendre l'atmosphère.
  • Je sais.

Elle se redresse, et me fait signe de la suivre. J'obéis, on monte les escaliers pour se retrouver dans sa chambre. La vue sur ses fesses en montant les marches, c'est d’une douceur qui me ferait presque oublier ma tentative avortée sur la terrasse. Elle ouvre la porte de sa chambre, je ne dis rien pour lui laisser le temps de m'expliquer. Elle allume des petites lumières rouges, qui réchauffe d'autant plus ses courbes et réveille que davantage mon envie pour cette femme. Elle se racle la gorge.

  • Max, je ne suis plus vierge tu t'en doutes.
  • Oui sinon je ne sais pas d'où vient Marcus mais je t'écoute.
  • On va dire que les événements ont fait que d'une certaine manière je le suis peut-être redevenue.

Je crois qu'elle a vu mon regard et voit combien je suis interloqué. Redevenir vierge c'est quoi ce putain de concept ? Je ne sais même pas quoi penser tellement sa phrase me laisse sur le cul. Je dois en rire ou avoir peur ? Pourtant, sa voix est d'une douceur que je comprends que c'est important pour elle. Je me ravise de rire.

  • Je suis devenue tendue car j'ai eu aucune relation avec quelqu'un depuis plus de quatre ans. Que se soit sexuel ou non.

Là, elle a toute mon attention. Je m’assois sur le lit et l'écoute attentivement.

  • D'accord Giulia. Donc j'ai été un peu rapide ?
  • Oui et non.
  • Tu sais que t'es vraiment compliquée à analyser.

Elle expire lentement, s'assoit en tailleur devant moi, puis prend une grande inspiration.

  • Oui tu as été un peu vite, j'ai du mal à assumer et non tu n'as pas été non plus trop vite car j'ai aussi envie de toi, là, ce soir.

Je ne sais pas ce qui retient le plus mon attention. Qu'elle n'est couché avec personne depuis quatre ans ou qu'elle vient d’avouer qu'elle a envie de coucher avec moi, maintenant. Beaucoup trop d'informations pour elle, qui ne dit jamais rien. Je crois que je ne vais pas insister sur le fait que personne n'est investi son vagin depuis une éternité. De nouveau, je la sens vulnérable elle ne sait pas ce qu'elle peut donner, ce qu'elle peut recevoir mais elle a envie de moi donc je vais y aller en douceur. Je risquerais de l'effrayer ou de l'énerver, si je posais trop de questions sur le pourquoi du comment. Je tente ce qui ne lui déplait pas alors. Mon audace. Mon sex appeal.

  • Giulia, tu me fais un minimum confiance ?
  • Oui oui ce n'est pas le problème ça.
  • Tu vas te laisser faire, tu me regardes dans les yeux, ça je sais que tu aimes. Si vraiment c'est trop tu me dis stop et j'arrêterai de suite. Laisse moi juste te montrer combien tu es superbe, à mes yeux.
  • D'accord, répond-elle les joues roses.

Elle est debout devant moi, je me rapproche rapidement pour l'embrasser tout aussi passionnément que sur la terrasse. Je veux qu'elle palpite au contact de ma peau. Je saisi ses fesses rebondis pour la porter contre moi et la déposer délicatement sur le lit. À mon contact, je sens un léger tremblement de sa part mais elle lève le menton pour plonger ses yeux dans les miens. Elle soutient mon regard comme je lui ai demandé et je suis presque surpris de son obéissance. Je soulève son chemisier qui me laisse entrevoir sa poitrine, je suis comme un enfant qui déballe son cadeau de noël. Délicat au début et quand je vois ce que le paquet cache, je n'ai qu'une envie déchirer le papier cadeau. Je sens ses tétons durcir, à travers son soutien-gorge, au moment où je lui enlève son haut. Ils sont d'une rondeur parfaite mais mes yeux s’attardent sur des marques sur son bas ventre. Putain de merde qu’est ce qui a bien pu lui arriver pour avoir tant de petits cicatrices ? Je ne veux pas la faire paniquer, je fige mon visage pour pas qu’elle ne remarque mon inquiétude. Je continue de l’embrasser comme pour lui donner l’oxygène qu’elle a besoin, pour assumer ce pas qui a l’air de l’effrayer. Je la sens qui retient sa respiration, ou plutôt son excitation. Elle regarde le plafond, haletante.

  • Laisse-toi aller Giulia, je lui chuchote dans l’oreille.
  • Je te rappelle qu’il y a mon fils dans la chambre d’à côté.

Putain. Je l’avais presque oublié. Au lieu de me freiner, sa phrase ne fait qu'accroître mon désir pour elle. Je dézippe sa jupe et la fait glisser le long de ses douces jambes. De petites marques sont aussi présentes sur le haut de ses cuisses, que je caresse tendrement. Les lumières chaudes de la pièce ne font que sublimer la vue que j’ai sur son corps en sous-vêtements. Je ne sais pas si c’est le fait de ne pas avoir eu de relations sexuelles depuis que je l’ai rencontré ou si c’est le fait qu’elle me semble parfaite, ou les deux, mais je suis plus excité que jamais.

Faut que j'arrête de penser à mon putain de plaisir égoïste, je dois la détendre. Car je pense que malgré son excitation visible, je dois y aller en douceur. J’embrasse doucement son cou, puis je descends sur sa poitrine. Tout en descendant, je lui retire son tanga. J’embrasse chaque centimètre de sa peau en descendant vers son bas ventre. Je sens son ventre qui tremble légèrement.

  • Tout va bien ?
  • Oui, oui je n’ai juste plus l’habitude. Je suis un peu perdue.
  • Profite juste.
  • Je ne veux pas que tu sois déçu.
  • Déçu ? Moi ? Aucun risque quand je te vois comme ça ! dis-je rigolant presque.

Je pense à elle depuis des jours et elle a peur que je sois déçu, que je ne la trouve pas assez bien, peut-être. Je me recule davantage pour atteindre son vagin. Je pose ma bouche sur son sexe et ses premiers gémissements ne font que me satisfaire. Je sens ses cuisses se contracter, de plus en plus, trembler par moment. Jusqu’à la voir se détendre totalement. L’orgasme, elle l’a eu. Je me redresse et m’allonge à côté d’elle. Ses cheveux sentent merveilleusement bon. Je pensais pouvoir la pénétrer ensuite, mais je me retiens. Tant pis pour moi, l’attente sera que plus bénéfique. Je la vois chercher à m’enlever mon boxer et l’envie est là mais je l’arrête.

  • Pas ce soir poupée !
  • Pourquoi ? dit-elle, surprise.
  • T’étais tendue à l’idée de le faire, tu n’as pas eu de relation depuis longtemps donc y aller en douceur c’est bien pour commencer.
  • Mais c’est pas juste pour toi !
  • T’inquiète être là à côté de toi, qui est nue c’est une belle récompense.
  • Vraiment ?
  • Oui, dis-je en embrassant de nouveau son front.
  • Merci.
  • Tu me diras pourquoi aucun homme n’a réussi à te convaincre ou à te séduire en quatre ans ?

Je sens une légère réticence mais elle garde le sourire en me regardant.

  • Un jour, je te le dirai peut-être on verra mais je n’ai pas envie de gâcher ce moment. Ça ne te dérange pas ?
  • Non c’est bon.

Mais en fait si ça me dérange. J’ai des milliers de questions, je me demande comment une femme sexy comme elle peut se retrouver sans personne le soir quand elle rentre de sa journée. Elle ferait envie à n'importe quel homme normalement constitué. De plus, son fils doit avoir entre quatre et cinq ans, elle l’a élevé sans personne ? J’ai envie de savoir. Pourquoi elle a toutes ces cicatrices ? Dans ma tête, les pires hypothèses affluent. Elle reste collée à moi, pratiquement nue et je la contemple calmement. Elle est tellement bandante. Je regarde quand même l’heure : 02:10.

  • Giulia faut que je rentre il est vraiment tard.
  • Tu vas vraiment rentrer ?
  • Tu pensais que…
  • Que tu ne partirais pas juste après ouais, dit-elle déçue.
  • Tu veux que je reste ?
  • Oui, du moins si t’en as envie.

Je réfléchis deux secondes, je suis bien là. Demain j’ai entraînement dans l’après midi. Mais rester chez une femme avec qui je viens d’avoir un rapport, c’est bien une première. Les femmes peuvent rester chez moi quand je le souhaite mais que je reste chez une femme, jamais ça n’est arrivé. Je la regarde, et franchement je n’ai pas envie de partir. Je me rallonge totalement à côté d'elle.

  • Je reste, c’est d’accord.

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