Chapitre 51 - Mickaël

5 minutes de lecture

Nous venons de fêter les un an de Miny et les 9 ans de Jennie. La cohabitation est toujours aussi tendue mais on s’est organisé. On a réduit les tétées de Miny pour garder que celle du midi et du soir. Au début ça été compliqué mais elle a finit par s’y faire et prendre goût au chocolat dans son biberon mais toujours calée contre Julie. Jennie contrairement à ce qu’on a pu nous dire, s’est calmée, moins de crise, je pense que l’école devait faire pression sur elle, depuis que Julie lui fait l’enseignement à domicile, je retrouve un peu ma fille. Evidemment Marielle nous déteste toujours autant et ne lâche rien voir elle devient pire maintenant qu’elle voit que Julie gère nos deux filles à la perfection. Elle veut donc faire hospitaliser Jennie car elle voit que les épreuves qu’on traverse nous rapprochent avec Julie et les enfants. Elle la tacle et le moindre faux pas, revient dans la gueule de sa meilleure amie qui a la force de supporter cette tension.

- Dommage pour les ballons quand même. Dit Marielle sur un ton reprochant.

- Je ne pouvais pas prévoir la rupture de stock tardive. Réplique Julie

- Bah quand on ne sait pas préparer un anniversaire et bien on s’abstient.

- Y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d’erreur Marielle, c’est sur que toi tu ne fais pas beaucoup d’erreurs.

Je m’interpose entre les deux pour arrêter l’engueulade. Je sais qu’elles peuvent en venir aux mains, je préfère donc tout stopper avant. J’ai horreur de jouer les arbitres mais je l’assume.

- Je peux te parler ? Me demande mon père alors qu’on range les tables après les anniversaires.

- Ouais, qu’est ce qu’il y a ?

Il soupire et son visage est fermé. Je n’aime pas ça.

- On a retrouvé Marc Gramont.

- Quoi !

- Ils l’ont chopé et je pars demain à Madagascar.

- Ok, bah écoute, pas de soucis, je fais mon sac et j’arrive.

- Non Mick’, tu ne viens pas. Lâche t-il

Je regarde mon père comme s’il venait de me frapper.

- Papa…

- Mick’, je refuse que tu te salisses les mains, t’es un autre homme maintenant et je ne veux pas que tu retournes là dedans.

- C’est à moi de le faire !

- Non ! Toi tu restes ici et tu vas me faire confiance.

Je regarde mon père qui montre sa détermination mais ça me bouffe de ne pas me venger. Je crève d’envie de lui faire regretter ce qu’il a fait à Marielle ou encore à Ether. Fils de pute !

- Eh ! Tu me fais confiance n’est ce pas ? Me demande mon père

- Bien sur mais j’ai besoin qu’il paye.

- Oh compte sur moi, il va payer.

- Je veux qu’il meurt papa.

- Il mourra mais avant il me dira où est son frère car on n’a pas réussi à mettre la main sur lui.

- Tu crois qu’il balancera son frère ?

- J’ai fais parler des terroristes. Personne ne me résiste mon fils.

Je vois ce sourire qui me montre le coté sombre de mon père. Est-ce qu’il serait encore plus cruel que moi ? Oui sans aucun doute, il a été préparé à ça dans son métier. Je regarde au loin Julie et les enfants. Je soupire et regarde mon père.

- Ok, mais promets moi que tu iras jusqu’au bout.

- Je te le promets.

On se fait une accolade et j’ai quand même ce pincement au cœur de ne pas le voir en chier.

Bientôt tout cela sera terminé.

J’ai hâte.

Je vais me coller à Julie, et tant pis si Marielle nous en fera baver, là j’ai besoin d’elle.

- Qu’est ce qu’il se passe ?

- Rien.

- Depuis quand tu me mens ? Me dit-elle en plongeant ses magnifiques yeux bleus dans les miens.

- Mon père à retrouver le doc.

- Sérieux ?

- Ouais.

- Il va faire quoi ?

- J’en sais rien mais j’aimerais pas être à la place de Gramont.

- Et toi ?

Je vois l’inquiétude dans son regard.

- Moi ? Je fais confiance à mon père et je reste auprès de vous.

- Vraiment ?

- Ouais, c’est fini tout ça pour moi désormais.

Elle me prend dans ses bras comme si elle attendait que ça. Julie m’a apporté tellement mais à aucun moment j’aurais pensé préférer rester près d’elle plutôt que d’aller en faire baver à un fils de pute comme Gramont. Je regarde Marielle qui me fusille du regard alors que les larmes lui montent aux yeux comme à chaque fois qu’elle voit mon attachement pour Julie

- Va la voir Mick’, elle ne va pas bien. Me motive Julie

Je me décroche de Ju’ et vais voir Marielle. Je ne sais pas si je dois lui en parler ou non.

Elle a le droit de savoir, ça va la soulager.

- Mon père va choper cet enculé de Gramont.

- Ton père ?

- Ouais, il part demain à Madagascar.

- Et toi tu y vas aussi ?

- Non.

- Non ? Ah oui c’est vrai, si c’était pour Julie tu irais mais là comme c’est pour moi.

- Arrête ! Crois-moi il aurait préféré que ça soit moi qui lui tombe dessus que mon père.

- Y a pas plus cruel que toi, j’en sais quelque chose Mick’.

- Et bien si, y a mon père, faut bien que mes gênes viennent de quelque part et ce n’est pas ma mère qui m’a donné ceux là. Dis-je en regardant ma mère remplie de douceur.

- Ouais j’avoue.

- Oh mais t’es d’accord avec moi alors ?

- Je n’ai pas dis que t’avais raison.

Putain quel caractère de merde celle là.

- Et ton père ne va pas s’attirer de problème ? Demande t-elle soucieuse

- Non, tout va se passer officieusement. Il a le droit de prendre des vacances à Madagascar quand même.

Ses doigts s’approchent de ma chemise et je l’arrête au vol.

- Marielle !

- J’ai envie de toi Mick’. Ça tout va être derrière nous maintenant. Je veux qu’on reparte de zéro.

Putain elle ne veut vraiment pas comprendre ! Peu importe ce qu’il se passera, celle avec qui je veux vivre mes joies et mes peines c’est Julie.

- Arrête Marielle

- Je suis ta femme, tu m’as promis de m’offrir tout ce dont j’ai besoin.

- J’ai demandé le divorce et le devoir conjugal de toute façon n’existe plus. Cherche-toi un mec, tu ne devrais pas avoir de mal à trouver.

- Mick’, j’ai peur du sexe maintenant. Quand je me touche, c’est lui que je vois. J’ai besoin que tu m’aides

- Tu devrais voir avec l’hôpital, ils font des consultations psy.

Elle me regarde comme si je l’insultais.

- Y a que toi pour me guérir ! Mick’, ne me laisse pas seule face à mes terreurs.

- Je suis désolé mais toi et moi c’est terminé. Tu devrais contacter l’hôpital.

- Sale con ! Hurle-t-elle alors que je m’éloigne.

Je finis de tout ranger et regarde Julie alors que le soleil se couche au loin. Sa blondeur brille sous les derniers rayons. Comme si elle me sentait, son regard se pose sur moi. Dans mon ventre y a cette douce sensation qui m’aide à tenir debout dans les ténèbres. Elle me sourit puis le perd aussi sec quand elle voit que Marielle nous regarde. Il va vraiment falloir qu’elle lâche, je ne vais pas supporter longtemps de devoir me passer du sourire de la femme que j’aime.

Annotations

Recommandations

Jessie Auryann
En Colombie, la guerre entre Cartel fait rage. Entre guérilla de territoire et trafic en tous genres, les hostilités sont ouvertes.

Alana va en faire les frais à ses dépens. Jeune infirmière, elle se bat chaque jour pour sauver la vie de ces jeunes qui sont à la merci de ces gangs. En tombant sur un ami d'enfance, elle n'aurait jamais cru que celui-ci la livrerait à l'impitoyable et sexy chef des Los Verdugos.

Emilio ne connaît que la voie du danger. Baigné depuis sa tendre enfance dans la violence de ces mafias, il est sans pitié.
Ses deux âmes vont se percuter. Captive dans les flammes de l'enfer des Los Verdugos, elle devra s'adapter et ne pas succomber au charme du puissant chef, qui lui se fera un malin plaisir à la torturer.

Qui de la lumière et de l'obscurité dominera l'autre ?

Booktrailer : https://www.youtube.com/watch?v=B4mN8N4dKko

Texte co-écrit avec Kelly LHA, corrigé par Valente Sandra
161
76
17
276
Défi
Tragidylle

Rose colla un baiser humide sur le front de Valentin . Valentin , c'était son fils , et il venait de se faire opérer . Son coeur battait à tout rompre et ses mains étaient moites . L'homme pousse un long soupir de soulagement qui se transforme en plainte rauque . Enfin , il était sauvé ! Il n'avait plus à s'inquiéter , à passer des nuits entières à se ronger les sangs en pensant à l'opération , à ne plus fermer l'oeil de la nuit, angoissant à cause de sa maladie , de la Maladie avec un grand M , la terrible , celle qui peut l'emporter contre la vie .
le bonheur , la joie d'être encore en vie le submergea . Valentin remercia Dieu d'être en bonne santé . Il se sentait heureux , tellement heureux , bien trop heureux . Il eût l'impression que c'était bien trop de contentement pour un seul homme . Enfin , il allait bientôt pouvoir profiter de la vie . Enfin , il pourra à nouveau courir comme une flèche dans les champs , sentir l'herbe verdoyande lui chattouiller les pieds ! Enfin , il allait à nouveau pouvoir alligner des lettres , former des phrases , coucher avec amour ses idées sur le papier ! L'inconvénient de son hospitalisation le plus difficile à supporter était sans l'ombre d'un doute son incapacité à écrire , alors qu'il ne lui restait plus qu'un chapitre à écrire pour achever son roman "Cupidon" . Cela avait été plus difficile encore que de passer des heures à contempler de son regard vague et perdu les murs nus , si blancs , si vides , qui semblaient ployer sous le poids du chagrin qu'ils abritaient . Cela avait été plus difficile encore que de n'écouter à la radio que les clips ennuyeux d'une petite chanteuse dont le docteur semblait être un admirateur .
2
1
6
1
Loumica1
"Gabrielle, sujet 4B-P, identifiée."


Gabrielle ne se souvient de rien. Son monde se résume à une minuscule maison sans porte et dont les fenêtres n'ouvrent que sur du noir. Avec elle est enfermé un homme, dans le même cas qu'elle. Tous deux se sont réveillés un matin, leur vie entière réduite à néant. Jour après jour, ils luttent pour se libérer. Mais au fond, est-ce vraiment une bonne chose ?

"Mission I, Se réveiller, accomplie. Mission II, Connaître, commencée."



Je vous présente le début de ma nouvelle histoire ! C'est la première que je publie sur Scribay, et suis ouverte aux critiques et aux conseils !
2
1
1
2

Vous aimez lire Jessie Auryann ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0