Chapitre 48 - Mickaël

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Bienvenue dans mon monde…C’est le moindre qu’on puisse dire. Marielle n’a pas la moindre idée de ce qu’on vit ici, d’ailleurs personne ne le sait, juste Julie, moi et les médecins. Nous devons mettre des laxatifs dans l’assiette d’une gosse qui n’a rien demandé à personne, parfois j’ai l’impression d’être redevenu un putain d’enfoiré de dealer. Marielle m’accompagne pour le rendez-vous du pédopsy qui nous demande comment ça se passe.

- Jennie a refait une crise hier.

- Et comment tu as géré ça Jennifer ?

La petite baisse la tête et ne dit rien.

- Tu préfères qu’on en parle sans tes parents ?

Elle fait oui de la tête et nous sommes invités à sortir.

- Pourquoi elle arrive à se confier à lui et pas à nous. Dit Marielle qui fait les 400 pas

- Parce que c’est un médecin et qu’il sait faire son job.

La porte finit par s’ouvrir et il nous invite à rentrer alors qu’il demande à Jennie de nous attendre dans la salle d’attente. Son air à l’air grave et je n’aime vraiment pas ça.

- Comment va-t-elle ? Demande Marielle

- Votre mari connait mon point de vu et il n’a pas changé. Elle prend plaisir dans ce qu’elle fait et c’est ce qui m’inquiète le plus car ça prouve que le traumatisme est si profond, qu’elle préfère prendre plaisir plutôt que de faire face à ce qu’elle ressent vraiment.

- Mais elle va finir par guérir, n’est ce pas ? Demande Marielle au bord des larmes.

- Je suis désolé de vous dire ça mais j’ai bien peur que Jennifer soit si traumatisée qu’elle ne s’en remette jamais.

- Non !!!! Elle n’a même pas 9 ans !!! Elle a toute la vie devant elle !!! Vous n’avez pas le droit de dire ça !!!

- Comme si l’hospitalisation pouvait la guérir. Dis-je en grinçant des dents.

- Monsieur Parker, l’hospitalisation n’a jamais eu pour but de guérir Jennifer.

Je le regarde et il saisit que j’aime pas du tout ce qu’il s’apprête à dire.

- Pourquoi vous voulez l’hospitaliser alors ? Demande Marielle

Je sais pourquoi, je ne veux pas le voir mais je le sais. Je le vois quand je la regarde et pour un parent, y a pas pire que de savoir ça. Marie me regarde paniquée, le médecin prend une grande inspiration mais je ne veux pas qu’elle l’entende de sa bouche.

- Pour protéger les autres d’elle. Dis-je

Le médecin me regarde et m’envoi un sourire pour me réconforter.

- Quoi !!! Mais elle n’est pas dangereuse !!! Elle est malade !!!

- La prédation sexuelle est une maladie Madame Parker.

Le mot est lâché et on se le prend en pleine gueule. J’ai la gerbe qui me monte mais je ravale.

- Ma fille n’ira pas dans votre hôpital. Dis-je

- C’est votre responsabilité Monsieur Parker et je ne m’y opposerai pas. Vous le savez, je vous aiderai à vivre au mieux avec Jennifer mais vous savez aussi que ça n’ira pas en s’améliorant, bien au contraire.

Marielle nous regarde paniquée.

- Comment ça ? Ça va s’aggraver ?

- Jennifer est qu’au début de sa vie, elle n’a pas encore la maturité sexuelle. Alors oui, ça va s’aggraver et elle pourrait se faire du mal mais surtout en faire aux autres. C’est son seul moyen de réussir à survivre avec son traumatisme. Parfois ces enfants là viennent à se suicider, parfois deviennent des harceleurs, voir pire. On ne peut pas savoir à l’avance.

Mon cœur se lacère à chacun de ses mots. Quelque part en moi je veux croire en une guérison mais au fond de moi, je sens que ma fille se perd.

- On sera là pour elle. Dis-je

- Je n’en doute pas.

- Comment on peut l’aider docteur ? Demande Marielle.

- Jennifer est très dans la stimulation sexuelle, donc si vous la voyez mettre sa main dans sa culotte ou se frotter, il faut lui rappeler de ne pas le faire. Ensuite faut éviter la constipation, elle passe par là pour revivre ce qu’elle vivait avec son agresseur. Il faut donc éviter qu’elle garde ses selles sans non plus tomber dans ce qu’elle veut. Donc pas de suppositoire ni de lavement bien sur, on va augmenter son traitement qu’il faudra mettre dans ses aliments.

- Pourquoi elle fait ça ?

- On peut le voir chez les très jeunes enfants quand ils apprennent la propreté et donc la découverte de leur sphincter. Certains vont avoir peur de perdre leur selle, d’autre vont prendre plaisir à faire dans leur couche. On sait que Jennie peut régresser mentalement, sans pour autant que ça se voit non plus. Son agresseur à jouer sur ça, et a utilisé ses besoins naturels pour lui faire du mal. Mais l’esprit de Jennifer, a basculé son traumatisme en plaisir. Ça arrive parfois dans les viols, certaines personnes vont préférer avoir un orgasme lors d’un viol car l’esprit préfère ça que de voir la réalité. Sauf que là, nous ne pouvons pas faire sans ses besoins naturels. On doit faire avec. Et faut s’attendre à ce qu’elle réagisse violemment quand elle verra qu’elle perd le contrôle de son plaisir.

- Je ne vois pas où elle prend du plaisir quand elle hurle de douleur docteur.

- Elle est dans la découverte de son corps, elle ne sait pas encore quand vider son corps au bon moment pour avoir le plaisir sans la douleur. Là elle retient ses besoins jusqu’à ne plus pouvoir. Le but est de ne pas la laisser trouver le juste milieu entre le plaisir et la douleur.

- Sinon quoi ? Dis-je

- Elle se stimulera sans qu’on puisse y faire quoi que se soit. Nous ne pouvons pas l’empêcher d’aller aux toilettes, si elle prend plaisir à chaque fois qu’elle ira, elle risque de vouloir plus de plaisir et ça peut passer par le plaisir sur les autres. Et ça, on ne peut pas le permettre.

- Non elle ne ferait jamais ça ! Dit Marielle

- Madame Parker, à chaque fois que je parle des autres enfants qui étaient avec elle, le rôle qu’elle tenait à ce moment là, elle se referme. Impossible de savoir si elle y a participé ou non mais je ne vous cache pas que j’ai des doutes.

- Jennifer aurait participé ?

- Pas volontairement mais son agresseur à très bien pu la pousser à faire certaine chose. Si elle y a pris plaisir, alors elle est vraiment un danger pour les autres. Vous comprenez ?

- Elle n’est pas comme ça.

- J’espère sincèrement. L’avenir nous le dira. Pour l’instant on doit l’aider à ne pas tomber dans ce que son agresseur souhaitait.

On ressort du rendez-vous et Jennie est en train de lire un livre d’enfant. Elle est si innocente qu’on ne peut pas imaginer une seule seconde qu’elle cache tout ça.

- Jennie, on se revoit dans plusieurs semaines.

Elle lui sourit puis nous rentrons. Je fais le topo à Julie qui se retrouve au bord des larmes comme à chaque fois.

- Mick’, je suis horrible, j’ai peur pour les garçons.

- Non, dis pas ça. Dis-je en la prenant dans mes bras.

- Elle serait peut être moins malade, si vous étiez moins démonstratif ! Nous balance Marielle.

- Ça te va bien de dire ça, si elle t’avait pas vu t’enfiler tes godes, elle serait peut être pas non plus comme ça.

Et voilà on fait l’erreur à ne pas faire, se renvoyer la balle alors que le coupable c’est Gramont putain ! Comme à chaque repas, Julie, doit mettre les médicaments de Jennie et c’est loin d’être simple de devoir faire ça mais j’en suis incapable alors Julie à la force que je n’ai pas. On se met tous à table et Jennie mange de bon cœur.

- Je peux en ravoir s’il te plait ? Demande Jennie

- Non princesse, t’as eu ta part.

- Pourquoi tu ne veux pas lui en donner d’autre ! Me crache Marielle qui prend l’assiette de la petite et lui en remet.

Bordel, elle n’a alors rien compris.

- Viens, faut qu’on parle. Dis-je

Elle me suit dehors.

- Quoi ? Me lance-t-elle agressivement

- Tu ne comprends pas qu’elle se remplie là ? Que son seul but c’est de chier et le plus vite possible ?

- Non mais ça ne va pas ! Elle a faim Mick’ ! Faim !

- Pas avec l’assiette qu’elle a eut. Les portions sont faites par la nutritionniste de l’hôpital.

- Je ne vais pas l’empêcher de manger quand même ?

- Tu crois que ça nous amuse nous de le faire ?

Ses larmes arrivent et elle prend conscience des choses. On se remet à table et les jours suivants, Jennie demande à manger plus.

- Maman j’ai faim.

- T’as mangé suffisamment mon cœur.

- J’ai trop faim maman.

Marielle me regarde et je lui fais signe de me laisser gérer. Je sais à quel point c’est dur de priver sa gosse de bouffer mais je sais aussi pourquoi on le fait.

- Je vais aller me coucher. Me dit Julie alors que Miny la réclame

- Je te rejoins.

- Fais vite.

- Je fais deux trois emails, je file à la douche et je viens. Sinon tu peux venir me rejoindre si t’as fini.

- A voir avec ta fille si elle s’endort vite.

Je lui donne un baiser et vais tafer. Marielle est montée voir Jennie puis je l’ai vu partir dans sa chambre, ce qui me va très bien. J’ai du mal à me concentrer, j’ai plus la tête à imaginer Ju’ qu’à répondre aux emails mais je tiens bon et file sous l’eau de la douche. L’eau chaude détend mes muscles de cette journée. Les yeux clos je profite de ce moment et mes fantasmes s’invitent doucement. J’aime sentir ma queue se gonfler doucement jusqu’à avoir une gaule en béton. Alors une j’imagine Julie me caresser, je sens sa main glisser le long de ma bite. Je pousse un râle de soulagement.

- T’es merveilleuse c’est tout ce dont j’ai besoin.

Elle ne dit rien juste me branle en douceur. Mes avant bras posé contre le carrelage, l’eau coulant sur moi, je la laisse me donner du plaisir et bordel elle sait s’y prendre.

- Suce-moi.

Dans un mouvement délicat, elle me prend dans sa bouche et je gémis plus fort. Autant sa main est efficace que sa bouche est redoutable.

- Oh ouais ! Vas-y !

Je bouge mon bassin et je baise son fond de gorge. Mes reins brulent sous l’excitation, mon bas ventre se contracte, et je sens sa bouche s’ouvrir en grand pour récolter mon foutre. J’attrape ses cheveux et reconnais immédiatement la texture. J’ouvre les yeux et la regarde me décharger en quelques secondes avant que je prenne conscience que ce n’est pas Julie mais Marielle. J’ai le souffle coupé par la surprise puis je me recule.

- Qu’est ce que tu fous là putain !

- C’est toi qui m’a demandé de te sucer.

J’aurais pas de principe, elle aurait pris une droite.

- T’es vraiment une connasse toi.

- T’es mon mari, où est le mal ?

- Dégage !

Elle a se sourire de vainqueur que j’aimerais lui faire ravaler. Mais quand la porte s’ouvre, je sais que là, on va avoir un putain de problème.

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