Chapitre 40 - Marielle

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Je tremble à l’intérieur, je suis comme une cocotte minute prête à exploser. Comment ma meilleure amie à pu me faire ça ! Autant Mick’ j’ai l’habitude qu’il me fasse du mal mais pas Julie.

- Je te demande pardon Marie.

- Trop facile ça ! Tu as été me prendre mon mari pendant que j’étais en train de crever à petit feu !!! Toi ma sœur ! Jamais je ne te le pardonnerai ! JAMAIS !!!

- Je suis désolée.

- Arrête !!! Ferme là !!! Je te jure Julie, ferme là !!! Dis-je en me levant.

Je crois n’avoir jamais autant été en colère. Elle me déçoit tellement. Maintenant que je tiens bien sur mes jambes, je peux m’avancer vers elle et la faire reculer. Mick’ veut s’interposer mais la jambe de Jack le bloque et il lui fait signe de la tête de ne pas s’en mêler.

- Je te confie ma famille et toi, tu me la voles ! Comment tu peux oser dire que tu m’aimes ! Comment tu peux oser venir me voir sans avoir honte putain Julie ! Tu me dégoutes !

- Marie…

Ma colère est trop forte et ma main claque violemment sa joue.

- Ferme là !!! Je ne veux plus t’entendre !!!

- Marielle ! Arrête. Ose me dire Mickaël qui vient se mettre entre nous.

- Non alors toi tu la fermes aussi Mick’ ! Je t’interdis de te mêler de ma relation avec Julie.

- C’est ma femme, alors que ça te plaise ou non je m’en mêlerai. Dit-il en me toisant du regard.

- Jusqu’à preuve du contraire, celle qui porte ton alliance c’est moi ! Dis-je en lui montrant ma bague.

- Si sur le papier t’es encore ma femme, dans mon cœur c’est plus le cas Marielle.

Mais quelle crevure ! Il ne peut pas s’empêcher de me faire mal !

- Je ne divorcerai pas Mick’, tu pensais que ça serait simple ? Tu te trompes. Dis-je en le regardant dans les yeux.

- Fais pas ça. Gâche pas tout s’il te plait.

Non mais là il se fout de moi ! C’est lui qui a tout gâché putain !

- Pardon ?! Tu peux répéter là ? Tu veux me rendre dingue ! Je gâche tout ? T’es vraiment sérieux ? Dis-je en le poussant.

- Ecoute…

- Non toi écoute et lis bien sur mes lèvres…JAMAIS JE NE DIVORCERAI…t’es à moi Mick’, et si tu pensais pouvoir vivre ta petite vie tranquillement avec elle, et bien tu te trompes. Tu m’as voulu, t’es revenu me chercher, maintenant va falloir assumer.

- Je ne te reconnais pas, tu…

- Ouais j’ai changé, peut être parce que j’en ai marre qu’on m’utilise ? Parce que j’ai passé des mois à supporter les pires douleurs ? Parce que toi pendant que tu la baisais, moi je dégustais silencieusement.

- Et j’en suis vraiment désolé Marie, et je sais que j’ai ma part de responsabilité mais ça n’a rien à voir avec Julie. S’il te plaît, ne la mêle pas à ça et surtout ne la touche plus.

- Sinon quoi ? Tu vas me frapper ?

- Marielle arrête.

Là il me gonfle. Alors que ma colère me submerge, Jack se met entre nous.

- Eh eh eh, on se calme. Me dit-il calmement.

Je le regarde alors que j’ai une haine que je n’ai jamais ressentie. Il me rassoit sur mon lit alors que Julie se tient encore la joue et se colle à Mick’.

- Dégage ! Dégagez tous !!! DEGAGEZ !!!!

- Moi aussi ? Me demande Jack qui est retourné à ses chips.

- Non, tu peux rester toi.

- Ah cool. Dit-il en piochant dans son paquet.

Mick’ et Julie nous regarde puis Mick’ lui fait signe de partir avec lui. Quand leurs mains se rejoignent, j’ai l’impression que mon cœur explose. Je pensais avoir vécu toutes les douleurs possibles mais celle du cœur brisé est la plus douloureuse. Je reste un temps à regarder dans le vide, comme pour être sur que ce que je viens de vivre est bien réel.

- Bon je te préviens, je ne te servirai pas de médoc. Me lance Jack

- Jack !!!

- Bah quoi, je vous connais les meufs, vous vous faites larguer et c’est le bon copain qui sert de doliprane.

- Désolée de te décevoir mais t’es absolument pas mon style et je n’ai pas le cœur à ça de toute façon.

Jack à beau être un bel homme, il ne m’attire pas et puis de toute façon, je n’ai aucune envie. Je crois même que je n’approcherai plus les mâles de ma race car ils vous font forcément du mal.

- T’en veux ? Me propose-t-il en tendant son paquet vers moi.

- Non merci Jack’.

- Bon, on se mate un film ça te dit ? Me lance-t-il

- Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Je ne dois pas pleurer, je dois rester forte mais je n’y arrive pas. Il me prend dans ses bras et je déverse mes larmes.

- Ça va aller ma belle, au début ça fait très mal mais je t’assure que la douleur passe.

- Pourquoi tu n’as rien fait Jack ?

- Parce que je veux leur bonheur et qu’ils sont heureux ensemble. Faut l’accepter même si c’est dur.

Quand il me dit ça je me raidis.

- Il était heureux avec moi !

- Vraiment ? Vous n’arrêtiez pas de vous engueuler. Tu te vois toi rester à la maison à gérer les gosses ? Merde quoi ! Tu le vois bien que ça ne fonctionne pas avec ce que tu désires.

- Je désire que lui.

- Et tu vas être malheureuse. Marie, je sais par quoi tu passes. Moi aussi j’ai pensé que Julie serait heureuse avec moi malgré nos différences et regarde ce que ça a donné.

- J’étais prête à me sacrifier pour lui.

- T’as pas à te sacrifier, tu ne dois pas te sacrifier, jamais.

- Je ne divorcerai pas Jack. C’est ma vie, pas celle de Julie.

Il me regarde et me sourit. Je suis en colère et il sait que ça ne servirait à rien d’essayer de me convaincre.

- On se le fait ce film ? Dit-il

- Ouais.

Je passe ma soirée à manger des chips et à rire, ce qui me fait du bien. Un peu plus tard, Lisa vient me voir et tente de me soutenir comme elle peut mais j’ai mal, je n’aurais pas penser perdre un jour Mick’, imaginer ma vie sans lui me fout une trouille bleue.

- Lisa j’ai si mal.

- Je sais ma belle.

- Pourquoi il a fait ça ? Pourquoi elle m’a fait ça ? Qu’est ce que j’ai fais pour qu’on me fasse autant de mal ?

- Rien Marie.

- Je ne lui ai jamais demandé de revenir dans ma vie !!!

Je suis tellement en colère, je suis tellement triste !!! J’ai tellement mal !!!

- Tu le savais toi pour eux ? Dis-je

- Marie.

- Dis-moi Lisa, ils s’affichaient ?

- Un peu. Disons que t’as des regards et des gestes qui ne trompent pas mais ce n’était pas notre vie et puis on ne pouvait pas non plus juger quelque chose qui ne nous regardait pas. Nous on faisait attention aux enfants car on ne voulait pas qu’ils souffrent de tout ça.

- Tu m’étonnes que Jennie soit suivie !

- Marie, que tu sois en colère je le conçois mais ne mélange pas tout s’il te plaît. Jennie n’est pas suivie à cause de Mick’ et Julie mais de ce connard de Gramont.

Elle n’a pas tord mais là je veux que les malheurs du monde soient de leur faute.

- D’ailleurs, si je peux me permettre, ta mère est complice de ce tordu. Si lui est dans la nature, elle non.

- Elle l’a déjà perdu, je ne vais pas non plus enfoncer le clou.

- Et il se passera quoi le jour où elle trouvera un mec qui violera tes filles ?

Là j’ai l’éducatrice devant moi et plus mon amie.

- Marielle, elle s’est foutue à poil devant les gosses, c’est faite…putain désolée ce n’est pas le moment mais ça me fout hors de moi. On ne sait même pas ce que l’autre connard a vraiment fait !

- Il ne l’a pas violé, elle a été vu par un médecin et y a aucune marque de viol.

- Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de marques qu’il n’y a pas eu viol Marielle, la bouche se marque pas, les mains non plus…

- Stop !!!

J’ai la nausée qui monte à l’idée de ce qu’on a pu faire à ma fille.

- Et ta mère regardait sans rien dire.

- Ok ! Alors je fais quoi ? Je porte plainte pour complicité d’un viol qu’on n’a pas pu prouver !

- Face au juge, elle ne tiendra pas deux secondes.

- Et mes frères et…

Je n’arrive pas à dire ma sœur.

- Et la petite, seront retirés.

- Il vaut mieux parfois placer les enfants que de les laisser avec ce genre de personne, non ? Merde Marie, tu connais ce genre de cas !

Ouais mais quand ce sont tes proches, c’est loin d’être simple.

- Si y a placement, on pourrait demander à ce qu’il soit au centre ? Dis-je

- Oui bien sur. Après c’est le juge qui choisi mais avec Nico, on peut, peut être présenter le truc de manière à aider à la décision. Marielle, si ce monstre débarque, il recommencera. Et si ce n’est pas lui, va savoir ce que le prochain va leur faire. Ta mère est incapable de les protéger.

- Je sais mais j’ai tellement de chose en tête Lisa.

- S’il te plaît, protège les enfants.

- D’accord.

Je me frotte le visage pour effacer mes larmes.

- Et si t’as besoin d’un avocat pour ton divorce, Nico en connait un bien.

- Je ne veux pas divorcer Lisa.

- Marie…

- Non ! S’il te plaît, ne t’en mêle pas. Je vais voir pour les petits déjà mais ce qu’il se passe entre moi et Mickaël, pitié, t’en occupes pas.

- Comme tu voudras. Tu sais que je suis là.

- Je sais. Merci.

On se serre dans les bras puis elle repart. Je réfléchis à ce que je dois faire. C’est toujours compliqué de s’attaquer à sa propre famille. Si ma mère n’en est plus une avec moi, elle reste celle de mes frères et sœur. Comment a-t-elle pu laisser les enfants vivre ce calvaire. Pourquoi j’ai laissé Jennie partir chez elle. Je suis aussi coupable qu’elle alors est ce que moi aussi je mérite qu’on me retire mes enfants ? Encore un sac de nœud à défaire.

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