Chapitre 21 - Mickaël

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Après m’avoir balancé mes droits, on me fout dans la voiture de flic, devant le regard perdu de Julie.

- Avance ! Crache le flic qui me fait avancer dans le commissariat.

- Putain mais c’est quoi ce bordel !

- Ta gueule et avance.

Reste calme.

On m’assoit à un bureau et un mec arrive.

- Bien, nom prénom date de naissance et adresse.

Je lui balance et il regarde son écran.

- Je vois que vous avez un casier bien chargé.

- J’ai payé mes erreurs déjà. Pourquoi je suis ici ?

- On vous a arrêté suite à une plainte déposée par l’hôpital où votre femme séjourne depuis maintenant 5 mois.

- Je ne comprends rien ! C’est quoi ce bordel !

- Alors déjà vous allez vous calmer. Votre femme est enceinte. Et si vous ne le savez pas, il est interdit d’avoir des rapports sexuels sur une personne vulnérable, même si vous êtes son mari.

- Marielle est…enceinte ? Putain mais comment s’est possible ?

- Je pense que vous savez faire des enfants, donc je ne vais pas vous expliquer.

- Je n’ai pas violé ma femme !

Rien que cette phrase me paraît démente.

- Faire l’amour à votre femme dans le coma est un viol Monsieur Parker.

- Je n’ai pas baisé avec ma femme depuis plus de 5 putains de mois !!! Je ne l’ai pas foutu enceinte !!!

- Donc vous niez les faits ?

- Putain bah ouais puisque ce n’est pas moi !!!

Le mec regarde son collègue qui soupire.

- Je vous jure que ce n’est pas moi, putain mais pourquoi j’aurais fais ça ? Elle était branchée de partout et…putain non je n’aurais pas pu lui faire ça. Elle a du se faire violer par le personnel ou…

Non putain pas ça.

- Ou ?

- Ou son amant.

- Son…amant ?

- Ma femme me trompait. Je peux le prouver mais je ne sais pas qui c’est.

Le deuxième mec s’assoit.

- Et c’est pour ça que tu l’as violé ? Tu voulais te venger ?

- Putain mais non !!! Je ne l’ai pas touché je vous ai dis !!!

- Donc tu ne vois pas d’objection si on te fait une prise de sang pour voir si t’es le père ?

- Bah allez-y et vous verrez que j’y suis pour rien.

- Demande un mandat au juge. Dit le premier flic à l’autre.

Bien sur en attendant on me fout dans une cellule pour une garde à vue de 24h. J’ai l’impression de revivre mes jeunes années. La porte s’ouvre on me met les menottes et on m’amène à un infirmier qui me prend mon sang puis on me remet dans la cellule. Le lendemain, on vient me chercher enfin.

- Monsieur Parker, on a les résultats de votre prise de sang.

Sur ce coup là je suis sur de moi et je regarde leur gueule de « oups j’ai fais une boulette ».

- Euh…en effet il n’y a pas de correspondance entre vous et l’état de votre femme.

- Donc ?

- Vous pouvez y aller.

- Ah non non, c’est trop facile ça, vous allez trouver celui qui a violé ma femme j’espère !

Ils se regardent puis le mec soupire.

- Nous avons reçu l’ordre de classer l’affaire.

- Pardon ?

- On classe l’affaire Monsieur Parker.

- Mais…ma femme a été violée quand même, non ?

- Oui.

- Donc c’est bien un putain de délit, non ?

- Oui.

- Et vous n’allez rien faire ?

- On ne peut rien faire Monsieur Parker, on a pour ordre de classer l’affaire.

Je les regarde aussi impuissant qu’eux.

- Pourquoi !!! Vous êtes venu m’arrêter et…putain c’est ma gueule que vous vouliez c’est ça !

- Ecoutez, entre vous et moi, je vais vous dire ce que j’en pense de tout ça.

Je l’écoute attentivement.

- La personne qui a violé votre femme a le bras long et…un test adn ne l’arrangerait pas. Ou alors quelqu’un couvre le violeur mais…on ne peut rien faire nous. Mais vous, vous pouvez essayer de chercher et je vous conseillerai de chercher du coté de l’amant de votre femme, le personnel n’a pas de raison de s’en prendre à votre femme. Si c’est lui, c’est quelqu’un qui a des connaissances dans le secteur juridique, donc un avocat, un juge, un procureur ou quelqu’un qui aurait ce genre de contact.

La seule personne qui a des connaissances de ce coté c’est mon père et je ne le vois pas baiser avec Marielle.

- Si je vous donne un numéro, est ce que vous pouvez faire une recherche, savoir qui s’est s’il vous plait ? Dis-je

- Ouais, bien sur.

J’appelle Julie et lui demande le numéro de l’amant de Marielle. Je le donne au flic qui me dit qu’il fera des recherches. En attendant je rentre chez moi où Jack et Julie m’attendent. J’avoue que j’appréhende leur réaction, surtout celle de Julie qui doit me prendre pour un putain de taré. Mais elle se jette dans mes bras et là j’avoue que c’est tout ce dont j’ai besoin.

- Je savais que ce n’était pas possible. Me dit-elle

Je la serre fort et regarde mon pote qui me sourit. Je leur raconte l’histoire et eux aussi tombe sous le choc.

- Faut trouver cet enfoiré. Me dit Jack.

- Ouais mais va savoir qui c’est. Putain avec qui elle baisait.

- Un mec important en tout cas, on ne fait pas classer une affaire comme ça.

Mais oui putain !!! Pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt !!!

- Je sais qui c’est !!! Dis-je

- T’as déjà cru savoir Parker et t’as failli l’envoyer à l’hôpital. Me dit Julie

- Ouais mais là tout colle. Marielle ne voulait pas quitter son job…pour être avec lui putain !

- Explique-toi car là je ne te suis pas. Dit Jack.

- Nicolas a des contacts avec des juges pour les mômes.

- Tu penses que c’est le directeur du centre son amant ?

- Ouais et je vais le crever.

- Eh, déconne pas. S’il te plait Mick’. Me dit Julie

Je la regarde alors que je suis posée sur le bord du canapé, et je l’attire pour la prendre dans mes bras. Je sais que Jack s’en tape alors je ne vais pas me gêner surtout que là j’ai besoin de me calmer. Julie caresse ma nuque qui me permet de ne pas péter les plombs, cette fille a tout compris.

- Comment ça peut être possible, Lisa est l’amie de Marielle quand même. Dit Jack

- Faut croire que pour Marielle l’amitié vaut que dalle.

Je regarde Julie qui baisse les yeux. Et merde.

- Eh, toi ce n’est pas pareil. Ju’, regarde-moi.

Elle me regarde et je la vois au bord des larmes.

- Ce n’est pas pareil. Dis-je pour effacer ses pensées.

Elle me fait oui de la tête. Je lui pose un baiser sur le front et Jack me sourit.

- Je ne l’imagine pas avec Nicolas, c’est pas du tout son style. Dit Julie

- Elle est accro au sexe, elle serait capable en cas de crise de se taper n’importe qui.

- Mais lui…enfin faut être sacrément barré pour coucher avec une femme dans le coma. Je ne le vois pas faire ça.

- Et on ne peut pas tester nous même l’adn ? Dit Jack

- T’es biologiste ?

- Non mais y a des tests qu’on peut faire dans les pharmacies.

- Je peux savoir comment tu sais ça toi ? Lui lance Julie agressivement

Elle se décolle de moi et je maudis mon pote.

- Parce que j’écoute les conversations des clients. Je n’ai jamais douté de ma paternité alors relaxe. Le connard entre nous deux c’est moi je te rappelle.

- Je n’ai pas oublié. Lui lâche-t-elle.

J’attrape le poignet de la belle blonde et la ramène à moi.

- Eh, j’ai besoin de toi. Dis-je à son oreille

Enfin elle se calme.

- Les tests en pharmacie sont possibles avec un enfant qui est né, là faut une prise de sang, on ne peut pas faire ça nous même et faut surement l’accord d’un juge. Dis-je en posant un baiser dans le cou de Julie.

- Fais chier ça. Bon je vais y aller moi et si t’as besoin mec, tu sais où me trouver.

- Ouais dans les bras de ta pute ! Crache Julie

- Mais t’arrête la teigneuse. Dis-je pour qu’elle redescende.

Il ne dit rien et se barre. J’avoue que ça me fait un peu chier qu’elle soit encore axée sur lui mais je sais à quel point c’est compliqué d’oublier la personne qu’on aime. Je vois les larmes lui montée et je la serre contre moi.

- Quand est ce que ça s’arrêtera. Dit-elle

- Avec le temps.

- J’en ai marre de souffrir.

Moi aussi.

Elle me regarde alors que je retire quelques cheveux sur son visage. Je pose doucement mes lèvres sur les siennes et glisse délicatement ma langue dans sa bouche. Ce contact est bon, et je sens quelle se décontracte. Je la sers encore contre moi et pose quelques baisers dans son cou. On soupire, je caresse son dos et nos bouches se rejoignent comme aimantées. Je place ma jambe entre les siennes et elle gémit contre mes lèvres. Sa jambe frotte mon érection et à mon tour je laisse échapper un long soupire. J’aspire ses lèvres, lèche sa langue puis dévore son cou. Sa main se pose sur le volcan qui gronde dans mon pantalon. Je pose ma main sur la sienne et reviens à la raison.

- Arrête, je ne veux pas être un putain de médoc pour toi.

- Moi non plus. Dit-elle en m’embrassant de nouveau.

Bordel, elle va me faire jouir comme un puceau. Un tas de frisson me parcourt et je sens que ça bout dans mes tripes.

- On ne devrait pas. Dit-elle sur mes lèvres

- Non.

- Arrête-moi Parker.

- Oui. Dis-je en me jetant sur ses lèvres.

Elle gémit plus fort et j’adore ce son. Elle se frotte plus fort à ma jambe et je l’entends s’exciter.

- Continue. Dis-je en comprimant ma jambe contre elle.

- Ohhhhh

Elle tient ma jambe et tout son corps se crispe et ses cuisses se serrent. Elle se colle contre moi, et je la serre fort.

- Faut que j’aille me branler.

- Je peux…

J’attrape sa main au vol.

- Je m’arrêterai pas Ju’.

- T’arrête pas alors.

Elle me veut tellement putain. Mais vu sa réaction tout à l’heure, elle s’en voudrait à mort.

Enfin tu retrouves la raison.

Je la repousse doucement et son regard s’assombrit. Je lui colle une bise et va me foutre sous une douche glacée. Impossible de faire redescendre la pression de ma bite. Les images se multiplient dans ma tête et très vite un scénario se construit. Je l’imagine venant me rejoindre sous la douche, bien décidée à me prendre en main. J’empoigne ma bite comme j’aimerais qu’elle fasse.

- Oh putain…

Je suis tellement parti que je l’imagine très bien. Ma main accroche son poignet et je la colle contre le mur. Ma queue se pose contre le carrelage. Je me pose contre son cou et me frotte à sa petite chatte. Je la veux tellement.

- Oh ouiiii

Je me frotte au carrelage et je m’imagine la tourner. Le cul ou sa chatte ? Putain pourquoi choisir. Je m’enfonce dans son cul ouvert puis dans sa chatte. Ouais bien entre les deux. Mon imagination est sans limite. Pas besoin de me branler, le simple frottement de ma queue sur le mur, me fait du bien. Je la baise dans mes fantasmes, je l’entends gémir près de mon oreille, je vais plus vite pour la faire crier.

- Ohhhhh merde merde merde, vas y ouiiiii plus vite !!! Ohhhhhhhhhhhhh

Ma gicle atterrie sur le mur et tout mon corps vibre par mon orgasme. Mon bas ventre me fait tellement mal par la contraction que je pisse pour me soulager. Je me fous sous l’eau bouillante maintenant et me lave. Quand je ressors, ses yeux se posent sur mon torse nu, elle me sourit quand une petite fille me saute dessus.

- Papa !!!

Je regarde Julie qui me sourit.

- Tes parents viennent de les déposer. Dit-elle en me montrant Sweetie sur son tapis. Ils ne pouvaient pas rester ils allaient voir ta sœur. Ils t’embrassent.

Je lui souris puis m’occupe de Jennie en la portant dans mes bras, m’asseyant sur le canapé pour écouter ce qu’elle a fait avec mes parents.

- Papy il a plein de cerises et j’en ai mangé plein.

- Tu veux dire que là dedans y a plein de cerises ? Dis-je en la chatouillant

Elle ricane puis me colle un bisou.

- Je t’aime papa.

- Moi aussi princesse.

Mais très vite son sourire s’efface.

- Maman me manque beaucoup.

- Je sais.

Je la sers fort puis elle monte dans sa chambre. Ça me fait vraiment mal de la voir comme ça, surtout que j’ai l’impression qu’elle ne montre pas tout ce qu’elle ressent et souffre bien plus qu’elle ne le laisse entrevoir. Miny me regarde et gigote comme pour attirer mon intention.

- Il est à qui ce bébé Ju’ ?

- J’en sais rien. Dit-il en haussant les épaules.

- C’est à moi ce joli cadeau ? Dis-je en me posant au dessus de mon bébé

- Je crois. Dit Julie amusée

- Oh mais je suis gâté dis donc. En plus j’ai super faim alors par quoi je vais commencer…un petit bras pour commencer…elle rigole…oh une petite jambe…des petits pieds…Et un petit bidon. Elle éclate de rire quand mes fausses mâchouilles arrivent dans son cou.

Alors que je suis en plein jeux avec Miny la porte sonne. Julie est à la douche donc je dois stopper mes papouilles. Quand j’ouvre, je me retrouve devant le policier.

- Je passais juste vous dire que le numéro que vous m’avez donné c’est un portable non nominatif donc intrassable, je ne peux pas savoir à qui il appartient.

Et merde !!! Ce connard est un petit malin !!!

- Je suis désolé.

- Moi aussi.

Quand il repart, je monte dans ma chambre et ouvre ma boite.

- Je vais faire un tour. Dis-je en posant une bise rapide à Julie fraîchement douchée.

- Ok.

Je me dirige droit vers le centre.

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