Chapitre 18 - Mickaël

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Je me regarde dans le miroir, je porte bien mes 29 ans j’avoue.

Mais quel vantard !

Non mais regarde cette belle gueule sérieux.

T’as fini ?

Ouais. J’enfile mon jean et vais torse nu me choisir un tee-shirt.

Tout ça pour qu’elle te mate.

Je ne vois pas de quoi tu parles.

Je vais dans la chambre mais Julie n’y est déjà plus. Par contre ma Sweety est réveillée.

- Mais qu’est ce que tu fais sur le ventre toi ?

Elle pousse un petit cri fier.

- Il est où le bébé à papa ? Il est où mon bébé ? Il est là !!!!

Je la prends contre moi et nous descendons retrouver la Reine des Neiges qui est en train de brosser les cheveux de Jennie.

- Tu ne lui attaches pas s’il te plait. Dis-je

- Je comptais lui mettre un bandeau, t’es d’accord pour ça au moins ?

- Ouais, ça je veux bien. T’as bien dormi ? Dis-je en lui posant une bise.

- Oui et toi ?

- Ouais. Elle était sur le ventre ce matin. Dis-je en parlant de Miny

- Génial !!! T’es une grande alors ? Dit-elle en posant un baiser à la petite.

- Non non dit pas ça, c’est encore un bébé.

Elle ricane.

- Et voilà. T’es toute jolie. Dit-elle en regardant le résultat de sa coiffure sur Jennie.

J’avoue que ça lui va très bien ce bandeau noir.

- Je peux y aller ? Demande Jennie qui n’attend que ça d’aller au centre.

- Oui, t’as ton sac ?

- Oui oui.

Jennie adore aller au centre et selon les veillées elle reste dormir.

- Par contre il serait bien de l’emmener chez le médecin, elle se plaint d’avoir mal quand elle va aux toilettes faire pipi.

- Tu penses qu’elle a quoi ?

- Une cystite ou un truc dans le genre je suppose. T’inquiète rien de bien grave.

J’avoue que maintenant tout ce qui s’approche du médical me fait stresser. Julie prend rendez-vous quelques jours plus tard. Jennie préfère que ça soit Julie qui l’emmène et je reste sur le banc de touche.

- Alors elle a dit quoi la doc ?

- Rien de bien méchant, elle pense à une petite irritation, on a fait un test d’urine y a pas d’infection. Elle a juste de la crème à se mettre.

Me voilà soulagé. Je crois que je développe une phobie du médical.

- Et sinon elle rentre en phase pré pubaire.

- Comment ça ?

- Elle commence à devenir une jeune fille, d’après elle, elle devrait avoir ses règles d’ici deux ans.

- Quoi !!! Mais…c’est une gosse encore !

- Qui grandit, t’as vu qu’elle commence à avoir les tétés qui poussent ?

- Putain non je n’ai pas vu, je ne mate pas ma gosse, je préfère mater les femmes. Dis-je en lui matant son décolleté comme un crevard.

- Et elle commence à avoir des petites pertes blanches.

- Ouais c’est bon ok ok j’ai compris. C’est vos trucs de meuf tout ça.

- Bah t’es son père Mick’, normal que tu sois au courant.

Ouais mais là je ne suis pas prêt à entendre que ma gosse est pré pubère.

- Je suis sensé faire quoi ? Dis-je

- Bah rien, elle grandit. D’ailleurs elle mesure 1m35

Autant dire que si un mec l’approche, je le crève plusieurs fois et disperse son corps au 4 coins du monde.

- Tu dois te faire une raison Parker, ta grande n’est plus un bébé.

- Merci j’avais remarqué.

En effet toute sa chambre a été refaite, et je regrette l’époque quand elle était fan de la princesse Lilas. C’est vrai que les soucis de santé de sa mère l’ont fait grandir d’un coup. Quelques jours plus tard, Julie décide de l’emmener faire quelques magasins pour lui racheter des habits, du coup j’en profite pour les gâter en leur filant un beau budget. Je mets un billet de 500 balles dans la poche du jean de Julie avant de lui coller une bise.

- C’est n’importe quoi Parker, je ne veux pas de ça.

- Eh, tu sors ma fille alors fais pas chier.

- Mick’ ça me gêne.

- T’as pas à l’être, ça me fait plaisir, laisse moi au moins ça s’il te plait.

J’aime entretenir les femmes, ça me fait bander de les couvrir de cadeau. Quand elles rentrent de leur shopping, j’ai le droit à un défilé.

- Mesdemoiselles, vous êtes divines.

- Et j’ai pris un turc pour toi. Me dit Julie quand on se retrouve seul.

- Des capotes ?

- Mais non. Ouvre.

J’ouvre et vois un t-shirt noir avec écrit dessus « Je suis un papa qui déchire ». C’est bien la première fois que j’ai le droit à un cadeau lors d’un shopping de meuf.

- Merci. Dis-je en la faisant tomber sur moi.

- Ça te plait ?

- Beaucoup.

- Essaye-le. Dit-elle en retirant mon tee-shirt

Ses yeux passent sur mon corps puis elle me donne le tissu.

- Alors ? Dis-je

- Il te va nickel, t’es canon.

Je la regarde et caresse ses lèvres du bout de mon pouce mais avant que j’ai le temps de réfléchir elle se jette sur ma bouche. Sa langue passe sur mes lèvres et vient chercher la mienne. Elle grogne pendant notre baiser. Ses mains passent sous mon tee-shirt et tout mon corps s’échauffe. Bordel qu’est ce qu’on est en train de faire !

- Eh ma belle.

- Mick’…s’essouffle t’elle

- Je sais et tu sais à quel point j’en crève d’envie mais…

Sa bouche se presse de nouveau contre la mienne mais ce baiser est bien trop excitant pour réussir à le contrôler. Il en appelle un autre et encore un autre. Je l’allonge sur le canapé, ses cuisses contre moi, sa langue s’enroule autour de la mienne, on grogne comme des animaux.

- Ju’…

- Chut.

On s’embrasse et je tente parfois de mettre de la distance mais sa bouche vient chercher la mienne. Je tente de bifurquer vers sa mâchoire, son cou et puis y a ses seins un peu plus bas et…les cris de ma fille. On sourit et j’avoue que je ne sais pas si ça tombe bien ou mal. Je me mets sur le coté et la laisse s’échapper.

- Tu ne vas pas monter n’est ce pas ? Me demande-t-elle

- Non, vaut mieux pas. Dis-je

Après une bonne branlette d’environ…30 secondes, je m’endors comme une merde. La frustration ça crève. Le lendemain je me retrouve devant une petite robe rouge qui dessine son buste à la perfection et qui s’évase jusqu’au dessus du genou. Moi là je vais finir fou.

Elle a toujours été canon. Pourquoi ça serait plus compliqué maintenant ?

Car j’ai les couilles pleines ?

La journée est tendue, autant pour elle que pour moi. Nous avons frôlé la catastrophe hier soir et j’ai l’impression que chaque minute près d’elle est dangereuse.

- Petit coucou car je passais par là, comment ça va mon pote ? Me demande Jack qui vient de débarquer.

- Ça peut aller et toi ?

- Ouais tranquille. Salut beauté. Lance-t-il à son ex femme

- Salut Jack.

On sent sa retenue vis-à-vis de lui alors qu’il n’y a aucune raison.

Vraiment ?

Jack me regarde et je lui fais un sourire pour meubler.

- On va cloper ? Me lance-t-il avec sa tête de suspicieux.

Et merde. Je le suis et me pose contre le mur.

- Alors, quoi de neuf ? Me dit-il

- Rien de nouveau.

- T’es sur ?

Putain mais qu’est ce qu’il veut savoir. Je le regarde et il se marre.

- Vous avez couché ensemble ? Me lâche-t-il

- Non t’es ouf toi.

- Mec, ça pue la tension sexuelle dans votre baraque.

Je hausse les épaules.

- Elle t’a sucé ?

- Putain mec, non !

- Quoi, tu l’as léché alors ?

- Non !!! On s’est embrassé c’est tout !!!

Il éclate de rire.

- Je ne vois pas ce qu’il y a de marrant là dedans. Je suis dans la merde putain.

- Mec, je la connais par cœur, si elle est ouverte à la baise, tu finiras entre ses cuisses. Elle ne lâchera rien, c’est une chaudasse quand elle s’y met.

- Putain mais pourquoi ? Pourquoi moi ? On ne peut pas se saquer !

- Et bien parce que vous vous convenez peut être, tout simplement.

- Comment ça ?

Il se marre comme si cette histoire l’amusait.

- T’es un mec hyper macho mec, tu aimes te faire servir, et tu kiffes entretenir une gonzesse qui restera bien sagement à la maison. Tu te rappelles de la discussion qu’on avait eu pendant ta lune de miel ?

- Euh ouais vaguement.

- Je t’ai dis que tu voulais un fantasme et non la réalité.

- Et donc ?

- Bah mec, ton fantasme vit sous ton toit.

- N’importe quoi.

- T’as quoi à lui reprocher ?

J’avoue que je n’ai pas grand-chose à redire sur elle.

- Sa robe.

Il éclate de rire.

- Je suis tellement dans la merde. Dis-je.

- Ecoute, Marie est à l’hosto et…elle t’a trompé, tu sais que tu ne lui pardonneras pas alors…je ne sais pas mais si tu peux être heureux, pourquoi t’en priver ?

- On parle de ton ex là quand même.

- Et je veux que son bonheur, et si c’est avec toi, tant mieux. Je préfère ça plutôt qu’elle tombe sur un connard.

- Je suis un connard.

- Pas quand tu t’engages.

Je tire une taffe et on reste un moment sans un mot puis on rentre. On est accueillis par un sourire gêné. Mais quand je tombe sur la photo de moi et Marielle, je sais que j’ai bien fais de ne pas avoir été plus loin. Je l’aime encore. Putain mais pourquoi j’aime autant cette meuf qui n’a fait que de me prendre pour un con.

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