Chapitre 07 - Mickaël

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J’ai grave les nerfs. Comment elle a pu me faire ça putain !!! Je gare ma voiture et je le vois sur le terrain du centre. Fils de pute !

- Shen envoi la balle !!!

Je vais le tuer.

Réfléchis.

Je sors de la voiture et entre dans le centre.

- Salut Mick’ alors des nouvelles ? Me demande Lisa.

Mais je ne lui réponds pas, je suis comme une machine qui n’a qu’un seul objectif, retirer la vie à cet enculé qui baisait ma femme. Je vais sur le terrain, je vois rouge et mon poing atterri sur sa gueule.

- Sale fils de pute !!!

Je cogne encore une fois sa gueule, j’ai mal mais je m’en tape.

- Mick’ arrête !!!! Bon sang mais t’es devenu dingue !!! Hurle Lisa

Je suis sur lui alors qu’il a l’air de ne rien comprendre à ma rage.

- C’est ma femme putain !!! A cause de toi elle est en train de crever !!!

- Pu…tain…de quoi…tu…parles. Gémit-il

- De ta foutu bite dans sa chatte ducon !!! Votre petit week-end ça la envoyé direct à l’hosto, tu l’as bousillé !!! Elle était sur le point d’accoucher, comment t’as pu faire ça !!!

Je sens qu’on m’attrape et qu’on me tire en arrière mais l’autre connard se prend mon pied dans la gueule quand même.

- Lâche-moi putain !!! Dis-je en me débattant.

- Tu dois te calmer ! Mick’ stop, arrête ! Dit Nicolas qui me maintien

- Il a baisé Marielle !

Lisa est en train de regarder les dégâts sur Shen puis on atterri dans le bureau de Nicolas. Je suis assis à coté de Shen qui a des cotons dans le pif et Lisa lui passe de la pommade.

- Tu ne peux pas régler tes comptes ici Mick’ ! Putain y avait des gamins ! Comment tu veux que je les éduque si toi t’arrives et tu déconnes ! Dit Nicolas vénère.

- Il a baisé avec ma femme !

- C’est faux, j’ai…j’ai jamais couché avec Marielle. Se défend l’autre.

- Mais bien sur !

- Je te jure que je n’ai jamais couché avec ta femme !!! Oui j’en avais envie mais j’ai vite compris que je n’avais aucune chance.

- Montre ton putain de tel alors.

Il me le jette et quand je regarde, il n’y a aucun message. Je tente d’appeler mais son téléphone ne sonne pas.

- Je n’ai rien à voir là dedans. Dit-il

Et merde.

- Mick’, je ne sais pas ce qu’il se passe dans ton couple mais tu ne peux pas frapper mes employés !

- Je…je suis désolé.

- Tu veux porter plainte Shen ? Demande Nicolas

- Non c’est bon.

Je le regarde et il hausse les épaules.

- Désolé mec. Dis-je

- Ça fait sexy les mecs amochés à ce qu’il parait. Dit-il

On se serre la main et je rentre chez moi.

- Qu’est ce qu’il s’est passé Parker !!! Crie Julie en voyant l’état de ma main.

- J’ai niqué la gueule au collègue de Marielle.

- Mais ça va pas !!! Tu veux aller en taule ou quoi !!!

- Non là c’est plus au cimetière que j’aimerais aller.

- Tu dis de la merde Parker, les petites ont besoin de toi. Montre-moi ça.

Elle me pose un coton imbibé d’un truc qui brule sa race.

- Ça brule ton truc là !

- Oh mais quelle chochotte.

- Je t’emmerde.

Cette connasse appuie plus fort en me souriant à la gueule.

- Alors c’est lui ? Me demande-t-elle

- Non.

- Non ?

- Non.

Elle me regarde comme si elle aussi était persuadée que c’était lui.

- Alors qui ça peut être ? Dit-elle

- J’en sais rien putain. J’en sais que dalle mais je vais trouver. Dis-je déterminé

J’ai tout fouillé, de la baraque à sa putain de voiture, en passant par l’ordinateur et sa tablette, je n’ai aucun indice. J’ai le cœur broyé, le corps de Marielle la lâche, et à coté de ça, je dois gérer son abruti d’amant car y a que lui qui peut me filer son identité. J’ai eu beau rappeler, le mec ne décroche pas mais un dialogue entre message se fait.

- Tu ne devrais pas lui répondre. Me dit Julie assise sur le canapé en train de lire.

- Faut que je sache qui c’est, y a que lui qui peut vendre le truc.

- Je n’arrive pas à croire que Marielle ait pu faire ça. Je ne comprends vraiment pas.

Je hausse les épaules.

« Ta femme est ma pute, regarde »

Je vais le tuer. Marielle est sur une vidéo, en train de prendre 100 balles.

- Fais chier ! Je balance le portable sur la table et vais me foutre dehors pour fumer et faire taire mon envie de tuer la terre entière.

Comment peut-elle se comporter comme ça ! Putain mais pourquoi ? Pourquoi elle s’humilie comme ça !

- Eh, ça va ? Me demande Julie

- Non.

- Elle doit avoir une bonne raison Mick’.

- Tu penses que Jack en avait une bonne pour te faire cocu ?

- T’es vraiment qu’un connard.

Merde. Julie n’y est pour rien dans tout ça. J’attrape son poignet au moment où elle va pour rentrer et la stoppe.

- Excuse-moi. Je n’aurais pas du te sortir ça.

Elle est au bord des larmes mais me fusille quand même du regard. J’ai fais remonter ses souffrances alors qu’elle est venue me soutenir.

- Je souffre Julie. Je te demande pardon.

Enfin son regard s’adoucit.

- Elle t’aime, ça j’en suis certaine.

- Merci.

Elle sourit puis rentre. Je finis ma clope et rentre à mon tour. Je regarde ma petite boule d’amour qui ronchonne dans son sommeil. Même si ça mère est la dernière des connasses, je ne regrette pas de l’avoir. Je fais une caresse sur sa joue et elle grogne plus fort.

- Je t’aime fort petite râleuse.

Je vais pour reprendre le portable, Julie me le prend des mains.

- Stop, il veut te faire rager, rentre pas dans son jeu Mick’.

Elle l’éteint et je l’en remercie, ça m’aurait surement bousillé bien plus. Après une nuit un peu agitée, je suis réveillé par une princesse qui a cru que j’étais un trampoline.

- Julie fait des gaufres !!!

En effet l’odeur vient à mes narines et quand je regarde par la cuisine, Julie est en train de faire cuire la pâte. Elle est habillée d’un pantalon en sky qui épouse ses formes à merveille ainsi qu’un haut à lacet qui laisse entrevoir la naissance de sa poitrine.

Depuis quand tu détailles ce que porte Julie toi ?

J’en sais rien putain, mais elle est quand même canon là dedans.

Elle est toujours canon, c’est bien que tu t’en rendes compte.

Je vois que toi t’as rien raté.

- Tu vas aller voir maman aujourd’hui ? Me demande Jennie

- Non.

- Pourquoi ?

- J’ai du travail.

Julie me regarde et je viens lui coller une bise.

Allez mate.

Putain, j’adore ce haut.

- Parker, un problème ? Me lance-t-elle

- Euh…non. Elle dort ?

- Ouais.

- T’aurais du me réveiller, je l’aurais changé.

- J’ai géré t’inquiète.

- Merci d’être là, tu me sauves la vie.

- De rien, allez à table.

J’avoue que c’est super bon. On déguste ce petit déjeuner de roi puis je vais bosser un peu.

- Laisse papa, il travaille. Tu veux qu’on aille un peu se promener ?

- Ouiiii

Je regarde Julie qui habille non seulement mes filles mais aussi ses deux garçons. La maison retrouve son calme et je peux travailler bien plus vite et faire mes visios tranquillement. Ça me fait vraiment du bien ce calme.

- Coucou papa, regarde j’ai pris des fleurs pour maman.

Je lui souris et je vois ses larmes se dessiner.

- Princesse, ne pleure pas.

- Elle me manque beaucoup.

- Je sais. Dis-je en la prenant dans mes bras.

- Je peux aller au centre faire un peu de piano s’il te plait ?

Je sais à quel point c’est libérateur pour elle. J’envoie un texto à Lisa et Jennie part la rejoindre.

- Marielle lui manque énormément. Me dit Julie

- Je fais ce que je peux.

- Je sais.

Elle me sourit. Je retourne à mon taf avec comme compagnie ma râleuse.

- Mais t’arrête de ronchonner. Je suis là, allez endors toi Sweety.

Je pose ma main sur son petit corps et de l’autre je tape comme je peux mon contre rendu.

Mate à gauche.

Putain ça lui fait un super cul ce pantalon quand même. Mais putain à retirer, ça doit être la misère.

Parce que tu comptes lui retirer ?

Putain jamais de la vie.

- Je crois que c’est l’heure de manger petite puce. Bah oui on a faim. Dit-elle en la prenant dans ses bras.

Elle défait les lacets de son haut, dégage son sein et…

Et t’as du taf. Regarde t’as fais des Z partout !

- Et merde.

- Qu’est ce qui y a ? T’as des soucis au travail ? Me demande-t-elle

- Non rien de grave, ne t’inquiète.

Tu viens de tout effacer !

- Fais chier !

Je me lève et pars dehors cloper. Mais quand je rentre, je la vois marcher avec la petite et ce putain de pantalon est en train de me rendre dingue.

- Je…je vais faire un tour, me cherche pas. Dis-je

- Ok, tu as envie de manger quoi ce soir ?

Toi.

- Euh…fais ce que tu veux. Je dois y aller là.

Putain mais qu’est ce qui m’arrive ! Je vais au centre écouter Jennie au piano. Sa voix m’apaise. Elle me sourit et parle avec un des gars qui l’accompagne, qui prend un gratte et commence à jouer alors qu’elle prend son micro *


- Il est d'ces événements qui sortent tout l'reste de nos pensées
Certaines circonstances qui nous stoppent net dans notre lancée
Il est d'ces réalités qu'on n'était pas prêt à recevoir
Et qui rendent toute tentative de bien-être illusoire

J'ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur
J'ai lu au fond d'tes yeux ce que signifiait le mot malheur
C'est un souvenir glacial comme ce soir de Décembre
Où tes espoirs brûlants ont laissé place à des cendres

J'ai pas trouvé les mots pour expliquer l'inexplicable
J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable
Je n'ai trouvé qu'ma main pour poser sur ton épaule
Attendant qu'les lendemains se dépêchent de jouer leur rôle

J'ai pas les phrases-miracle qui pourraient soulager ta peine
Aucune formule magique parmi ces mots qui saignent
J'n'ai trouvé qu'ma présence pour t'aider à souffrir
Et constater, dans ce silence, que ta tristesse m'a fait grandir

J'ai pas trouvé l'remède pour réparer un cœur brisé
Il faudra tellement d'temps avant qu'il puisse cicatriser
Avoir vécu avec elle, et apprendre à survivre sans
Elle avait écrit quelque part que tu verserais des larmes de sang


Ouais elle avait prévu que ça me bousillerai qu’elle me trompe, me mente, qu’elle se salisse, mais putain pourquoi…Pourquoi me faire ça ? Est-ce qu’elle fait partie de ces femmes qui bousillent un homme juste pour se sentir plus forte que nous ?

Le mec gratte bien mais ma fille est magnifique et chante merveilleusement bien. Du haut de ses presque 8 ans, elle a compris tellement de chose.


- Tu as su rester debout et je t'admire de ton courage
Tu avances la tête haute et tu traverses cet orage
À coté de ton épreuve, tout me semble dérisoire
Tous comme ces mots qui pleuvent que j'écris sans espoir

Pourtant les saisons s'enchaineront saluant ta patience
En ta force et ton envie, j'ai une totale confiance
Tu n'seras plus jamais le même mais dans le ciel, dès demain
Son étoile t'éclairera pour te montrer le chemin


A-t-elle perdu tout espoir que sa mère revive un jour ? De toute façon, plus rien ne sera comme avant. Je ne pourrais jamais lui pardonner. Elle et moi c’est foutu.

* J'ai pas les mots - Grand corps malade

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