Chapitre 4 - Je suis libertine !! Fière d'être une catin !!!

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Le lendemain, je retrouvais Elsa au quartier commercial de la ville.
Ce forum était prisé des touristes et des fans de shopping grâce au Musée d’art moderne et au gigantesque centre commercial souterrain qui avait émergé en même temps.

Mon costume flambant neuf au bras ; j’attendais patiemment Elsa, en me souvenant avoir pris mes plus beaux clichés ici.

- On fait quoi ensuite ? lui demandai-je, en la voyant sortir de la boutique de prêt à porter.

- Il me reste encore quelques courses à faire, me fit-elle avec un regard en coin.

Puis elle m’entraîna dans la rue des sexshops et love hôtel, à quelques pas du centre, avant de rentrer dans une boutique qui faisait les deux.

Mon regard se perdit sur les pochettes de DVD pornographiques. Attiré par les actrices dénudées dans des positions lascives et plus qu’explicites, je ne pus détacher mes yeux de ce mur, pendant qu’Elsa scrutait les sex-toys, en regardant les notices et leur forme.

- Le rose ou le bleu ? me demanda-t-elle en me montrant un vibromasseur.

Il était d’un gros calibre, avec une forme phallique qui se séparait en deux branches, la plus petite avait une forme de lapin.

- Bleu je dirais, lui fis-je, amusé.

- Après tout c’est le tien ! m’avoua t-elle, en allant regarder un autre article.

- Pardoonn ? lui dis-je estomaqué

Elsa éclata de rire.

- C’est pour Ariel ! Par contre, ça c’est pour toi, me dit-elle, en me tendant un kit regroupant un plug et un stimulateur anal.

Je restais sans -voix, choqué en croisant son regard plein de désirs.

- Jamais de la vie ! lui lançais-je offusqué

- Pourtant tu avais l’air d’adorer ça, avec Harold ! me lança t-elle la bave aux lèvres.

- Et heureusement que je ne m’en souviens pas ! retorquai-je, les joues rougies par la honte.

- J’en mouille encore, rien qu’en y pensant, me murmura t-elle, avec son regard avide.

Je déglutis face à son sublime regard et à ses douces caresses sur mon entre-jambe.

- Tu veux prendre une chambre ? lui proposai-je, en m’enflammant.

Mais celle-ci secoua le kit anal devant moi avec le sourire en coin.

- C’est mort ! lui répondis-je gêné et refroidi.

- Ce n’est pas grave, la patience est l’une de mes qualités, me lança t-elle en regagnant l’étalage des sex-toys.

Je soufflais de dépit lorsque je vis un homme qui vint à sa rencontre.

- C’est combien ? lui demanda t-il

- Ça ne va pas la tête ! Ce n’est pas une…

Je n’eus pas le temps de finir ma phrase qu’Elsa me coupa.

- Ça dépend ... Tu me laisserais te prendre par le cul ? lui proposa t-elle en le charmant.

L’homme accepta. Je restais sidéré et profondément choqué par ce que je vis et entendis.

- Ça va pas Els ?! Que tu le fasses dans mon dos passe encore ! Mais là, c’est très limite ! lui fis-je agacé

Celle-ci pressa tendrement ses lèvres contre les miennes.

- T’en fait pas, je ne serais pas trop longue ! Tu n’as qu’à sortir fumer ou prendre un café en attendant, me dit-elle en me donnant un paquet de cigarette, avant de partir dans les bras d’un inconnu.

« En même temps, c’était plutôt prévisible, vu le profil de la clientèle. »

« Je suis libertine ! et fière d’être une catin ! » qu’elle me disait.

Dépité, je repartis vers l’entrée du magasin lorsque la jaquette d’un DVD m’interpella. Reconnaissant Ariel dans ses jeunes années, je partis voir le vendeur en caisse.

- Combien pour visionner le DVD ? lui demandai-je, gêné

- Cinq DD de l’heure, monsieur, me répondit-il, les yeux rivés sur son écran de contrôle.

Je sortis un billet de cinq, avant de rejoindre ma cabine de visionnage, intrigué par le titre et le contenu du DVD.

« Ariel en petite sirène, ça donne quoi ? »

J’augmentais le son, afin de couvrir les bruits de branlette des autres clients.

Dès les premières secondes, je fus saisit par la beauté d’Ariel. Je la trouvais ravissante à son âge actuel, mais plus jeune, elle était sublime avec ses cheveux rouges. Avec ses faux airs de Raiponce, elle me fit fondre sur place, en plus de me faire bander comme un taureau avec sa poitrine généreuse. Mais j’étais curieux de voir comment le mec allait s’y prendre pour faire son affaire. Ce n’était pas gagné avec sa queue de poisson.

Captivé par le film, je ne remarquai pas la présence d’Elsa, qui vint s’assoir sur mes cuisses avec des frappucino en main.

- T’as été rapide ! lui dit-je, en sirotant mon frappucino.

- Il a moyennement apprécié le plug anal, m’avoua t-elle déçue

Puis elle se glissa sur moi, pressant sa vulve chaude et humide contre ma verge durcit. Happant ma lèvre inférieure avec sa bouche, elle passa ses mains chaudes le long de mon torse. Je détournai les yeux, évitant son regard.

- Tu m’en veux ? me demanda t-elle désolée

- Je sais pas …lui répondis-je, en faisant mine d’être vexé.

Elsa posa ses mains sur mon visage, puis lécha sensuellement mes lèvres tout en plongeant sa main dans mon boxer. Ses douces caresses me firent gémir malgré moi. Emporté par la passion, je soulevai son pull avant de mordiller ses mamelons déjà sensibles. M’enivrant de son parfum, je saisis brutalement ses fesses voluptueuses, enfonçant mes doigts dans sa chair tendre et douce, lorsque le gérant toqua à la porte de la cabine, mécontent.

J’attendis, la tête baissée qu’Elsa paie ses articles avant de partir, embarrassé.

- La honte ! lui fis-je le regard fuyant.

Celle-ci rit aux éclats, son frappucino à la main. Nous traversâmes la grande place en marbre afin de rejoindre le métro le plus proche, lorsqu’Elsa porta son attention sur un couple de jeunes accompagnés de leurs amis.

Le ton monta entre le couple. Le jeune homme se montrait de plus en plus agressif sous les regards amusés de ces amis.

Elsa serra le poing en partant à leur rencontre, le frappucino à la main. Je la suivis sans attendre , avec un mauvais pressentiment.

- Grosse pute ! Tu t’es fait sauter par qui d’autre !! hurla t-il à sa copine avant de la saisir par le poignet

- Personne ! personne ! je te jure ! implora t-elle en détresse

- Est-ce que tout va bien ? leur demanda Elsa, le corps tendu

- Dégage ! Ou je vais te niquer ! s’écria t-il en colère.

- Et toi ! Tu peux pas dresser ta meuf ! me lança agressivement la jeune fille au visage.

Je sentis la colère d’Elsa qui montait, je voulus l’attraper par le bras mais furieuse, elle jeta son frappucino au visage de cet individu.

- Maintenant ça me regarde ! lui dit-elle froidement.

Fou de rage, il lança on poing vers Elsa. Mais je m’interposai, laissant son poing s’écraser contre mon nez. Surpris que je reste encore debout, il se figea un instant. J’en profitai pour lui rendre la pareille, fracassant mon poing contre sa tête de tout mon corps. Je me jetai sur lui, en continuant de le frapper pendant qu’il se protégeait mais ses amis, me firent tomber à terre. Je n’eus le temps que de me protéger le visage pendant qu’ils me ruèrent de coups de pied.

Apercevant Elsa qui se jetait dans la mêlée. Essayant de me défendre comme elle pouvait, je serrai les dents sous leurs coups. Puisant dans mes forces, je me relevai rapidement lorsque je les vis partir en courant à la vue du shocker électrique d’Elsa. Le souffle haletant, je sentis un liquide chaud coulé le long de mon arcade.

- Est-ce que ça va Frost ? me demanda t-elle, le nez en sang.

- Non ! est-ce que toi ça va ??! m’exclamai-je horrifié.

- Ce n’est rien ! Tu es plutôt résistant aux coups, me dit-elle en léchant le sang qui coulait sur sa lèvre supérieure

- L’habitude je crois. Quand tes parents sont lesbiennes, ça attire forcément les foudres des autres enfants. Par contre, ils t’ont salement amoché et ils vont payer pour ça ! lui sifflai-je, en serrant le poing.

Puis je me précipitai dans la même direction qu’eux, vers le musée d’arts moderne. Lorsqu’Elsa arriva en trombe en me rattrapant par le bras.

- Et tu comptes faire quoi ? Te battre tout seul contre eux ? me lança t-elle, essoufflé

- J’en ai marre d’être une victime ! lui rétorquai - je révolté.

Enervé par le fait de n’avoir rien pu faire contre eux, je serrai les poings et les dents, l’adrénaline montant peu à peu. Le corps et les nerfs tendus, mes mains tremblaient de frustration.

Elsa vint me voir, prit mes mains avant de lécher mes métacarpes amochés et ensanglantés par les coups. Je sentis des picotements au contact de sa salive, puis elle enfonça sa langue dans ma bouche. Le goût de son sang en bouche avec ma mâchoire qui me lançait, je dus me retirer de son baiser. Celle-ci m’entraina dans une ruelle moins fréquentée avant d’ouvrir son manteau.

- Défoules toi sur moi ! me susurra t-elle avec le regard avide.

- Hors de question ! m’offusquai-je en regardant aux alentours.

La ruelle était étroite et discrète, mais elle donnait directement sur la place du musée, où tous les touristes et amateurs d’art faisaient la queue pour y entrer.

Elsa défit mon pantalon, révélant mon pénis à la vue de tous, avant de le gober généreusement. Je rougissais de honte et de plaisirs sous le regard amusés des passants qui nous avaient repérés. Terrifié à l’idée d’être pris, mon cœur tonnait de toute sa force, pendant qu’Elsa prenait tout son temps, me suçant langoureusement. Passant délicatement sa langue le long de ma verge tout en m’attrapant les bourses, cet instant me parut durer une éternité

- Aaahh la vache ! soufflai-je, malgré moi, le plaisir me montant à la tête.

Frustré de ne pouvoir savourer cette jouissance normalement, je voulus en finir au plus vite. Le corps tendu et tremblant de désir, je la plaquai contre le mur, baissant son pantalon, dévoilant ses fesses charnues que je saisis avant de m’enfoncer en elle.

Ces gémissements attiraient la foule qui ne nous lâchait plus. En sueur, le souffle haletant, je fermai les yeux, gêné par leur regard et leur sifflement.

Accélérant le rythme, je percutai violemment ses fesses, la secouant dans tous les sens. Elsa hurla de plus belle, en transe, en se délectant de leur regard méprisant et incompris. Me rapprochant d’elle, je cachais mon visage rougit dans son cou.

- Els... tais-toi, lui fis-je fébrile en serrant les dents, mal à l’aise.

Elle m’adressa son fameux regard avide, avant de se cambrer de plus belle, me faisant jouir par la même occasion.

Nous nous rhabillâmes en vitesse sous les moqueries de notre audience, avant de sauter dans le métro.

- Y’en a qui ont filmé en plus, j’en suis sûr !! me lamentai-je en me décomposant

- Ça va mieux donc ? me lança-t-elle amusée

- Non c’est pire ! et ça t’amuse ?

- On s’en fiche ! c’est des inconnus ! me lança-t-elle avec le sourire

- Punzie a raison ! Tu es vraiment malade et je pense que tu devrais consulter, lui avouai-je plus sérieusement.

Son expression se glaça aussitôt, prenant ses distances avec moi, en me dévisageant.

- On n’a rien fait de mal Frost et on ne fait rien de mal ! me lança-t-elle en pleine face.

- J’ai blessé Punzie ! Elle souffre à cause de moi ! lui révélai-je attristé

- Elle souffre uniquement parce qu’elle se conforme à ce qu’on lui a toujours apprit ! le bonheur c’est un mari, un travail et des enfants !

Je reste persuadée que tu arriveras à nous aimer toutes les deux ! Mais je suis folle tu vois ! parce que ma vision de l’amour et de la vie est différente de la vôtre donc je suis folle ! m’ajouta-t-elle, tremblante d’indignation.

- Els. Je

Je n’eusse pas le temps de finir ma phrase qu’elle me coupa

- On devrait rentrer chacun de notre côté, me dit-elle, avec mépris avant de descendre à la station.

Attristé, je ne la quittais pas des yeux, lisant de la déception sur son visage.

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