Lock (1/3)

9 minutes de lecture

Un, neuf, huit, sept...

En restituant ce code sur le vieux mécanisme rouillé, Lock n'y croyait pas réellement. Cette histoire était trop invraisemblable. Le jeune homme entendit pourtant un déclic répondre au dernier chiffre validé, puis d’autres suivirent. Tout le pan de mur finit par s'enfonçer de quelques centimètres.

Incroyable ! songea-t-il.

À genoux, il posa la main contre la pierre humide sans obtenir de réaction, puis se décida à employer la manière forte et prit appui sur l'imposant conduit derrière lui. Le passage s'ouvrit enfin, le bloc de pierre pivota d'un coup et Lock l'accompagna en basculant dans le vide. Le grondement provoqué par le mouvement du lourd battant était difficile à ignorer, Lock se redressa, sur le qui-vive.

Si je n'ai pas une patrouille sur le dos dans deux minutes, il faudra que j’aille parier mes économies.

La pièce était plongée dans l'obscurité. Le jeune homme leva sa torche cristalline, outil acquis au marché noir qui lui avait coûté cher, mais il ne pouvait se contenter de la qualité de sa vision nocturne cette fois. Il n’avait pas le droit à l’erreur. Le léger faisceau bleuté révéla un endroit particulièrement exigu et bondé de caissons métalliques. Il y avait une porte en acier sur le pan de mur opposé à lui, le jeune homme tendit l'oreille sans entendre de mouvement.

Pour le moment.

Il profita de sa silhouette élancée pour se contorsionner jusqu'à atteindre le centre de la salle, puis entama son examen des lieux. Les armes et les uniformes lui indiquèrent qu'il s'agissait du stock de la garnison, comme prévu.

Reste à trouver cette fameuse caisse verte.

Il fit passer son modeste faisceau lumineux sur une succession de contenants soigneusement empilés les uns sur les autres. Des matraques paralysantes et de longs bâtons de combat s'alignaient contre un mur, un équipement qui lui fit froid dans le dos. Il avait vu ce matériel anti-émeute brandi contre les habitants des bas-quartiers plus d’une fois. Les uniformes et plastrons qui les accompagnaient n’étaient pas loin, des biens qui se monnayeraient sûrement. Il n’avait cependant pas de temps à perdre avec ce type de matériel.

Là !

Il se précipita sur sa trouvaille, un petit coffret plutôt qu'une caisse. Lock constata avec surprise qu’il n’était pas verrouillé et l'ouvrit à la hâte. Un objet parfaitement sphérique et d'un blanc opaque y reposait. Le jeune homme l’étudia brièvement, puis leva la main pour le saisir, stoppant son mouvement à mi-chemin.

C’est vraiment trop simple, songea-t-il.

Lock sursauta et se retourna vivement vers la porte derrière lui. Il entendait du bruit, du mouvement. Pas de doute, un groupe approchait. Il cessa d’hésiter et referma la main sur la sphère.

Un frisson lui parcourut l’échine. L’objet lui sembla glacial, une douce chaleur s'en dégagea pourtant un instant plus tard. Le jeune homme ne put s'empêcher de soulever l’étrange cristal pour l’observer de plus près, très intrigué. La taille de l’objet correspondait tout juste à celle de la paume de sa main, tandis que la surface était parfaitement lisse ; rien à voir avec la rugosité des cristaux communs. Sans parler du fait que ces derniers étaient colorés et translucides.

Un nouveau bruit dans le couloir ramena Lock au plus urgent : il lui fallait filer en vitesse. Il glissa la sphère dans un petit sac, à l'intérieur de son veston, et se tourna vers la seule issue possible : celle par laquelle il était entré.

Le jeune homme se ravisa juste avant de déguerpir et prit le temps de refermer la boîte avant de la remettre à sa place. Il avait bien appris sa leçon, de cette manière les Gardiens mettraient un moment à découvrir l’objet de son larcin. Les bruits de bottes se rapprochaient, ils seraient bientôt à la porte. Le jeune homme crut reconnaître le tintement caractéristique d’un trousseau de clefs. Il se jeta à travers les caissons, se précipita jusqu’au passage secret.

La terreur lui retourna les entrailles au moment de franchir le passage : il se rendit compte qu’il ne savait pas comment fermer cette porte !

Bravo, le voleur expérimenté, se morigéna-t-il.

En grimaçant, il tambourina sur le mécanisme d’ouverture sans obtenir de réponse. Il poussa sur la lourde porte sans plus de succès. Un déclic résonna de l'autre côté de la réserve, accompagné d'éclats de voix. Le jeune homme abandonna ses vaines tentatives et se tourna fiévreusement vers le large tuyau qui débouchait juste au-dessus de sa tête. Il désactiva la torche et la glissa dans une poche tandis que les ténèbres reprenaient leurs droits. Tâtonner pour trouver son chemin dans cet environnement infect n'avait rien de réjouissant, mais il n’avait plus vraiment le choix. Une fois le bord de la conduite saisi à deux mains, il se hissa à l'intérieur et, les paumes poisseuses, se donna une brusque poussée juste au moment où la porte de métal s’ouvrait bruyamment.

Lock glissait vers les boyaux de la ville. Le contact du métal rêche et crasseux n’était pas agréable, il y trouvait tout de même un côté réjouissant au souvenir de la lente et pénible progression en sens inverse. Plus important, il revenait avec son butin.

Son toboggan improvisé débouchait sur la conduite principale des égouts de la ville une vingtaine de mètres plus bas. Lock s'employa à ralentir l’allure avant de l’atteindre mais atterrit tout de même en catastrophe, droit dans le liquide écœurant qui y stagnait. Il jura en dégageant avec peine une main du Fluide, nom donné à cette chose gluante et visqueuse évacuée depuis la ville haute. Le jeune homme le sentait déjà dégouliner de ses cheveux argentés, l'immondice se frayait un chemin dans son dos et sous ses vêtements. Ce résidu tiède dégageait une odeur âcre et légèrement soufrée.

Lock effaça les projections de son visage et récupéra la torche pour examiner son environnement.

Pas étonnant qu'on n’arrive plus à faire pousser quoi que ce soit chez nous, c’est vraiment une horreur ce truc.

Le Fluide n’avait rien de limpide, il présentait tout un enchevêtrement de couleurs vives. Le jeune homme entendit de petits claquements et leva le faisceau pour découvrir des anthropodes sur la bordure sèche du conduit. Les petites créatures répugnantes agitaient leurs mandibules et semblaient l’observer avec intérêt. Peut-être se moquaient-elles de lui ?

Des teks. Décidément, ces sales bêtes me poursuivent.

Noires, ventrues et longues d'une dizaine de centimètres, les teks possédaient une bonne quinzaine de pattes. Lock avait constaté que le nombre exact dépendait des individus. Il se redressa et le liquide visqueux commença à glisser paresseusement de ses vêtements. Embourbé jusqu'aux chevilles, il détacha difficilement ses pieds du Fluide et rejoignit la bordure, écrasant sans hésitation l'un des insectes au passage. Les autres fuirent sans demander leur reste, lui adressant des cliquetis offensés, mais Lock s'était déjà tourné vers la sortie.

Le conduit était assez grand pour qu’il y tienne à demi vouté. Une centaine de mètres plus loin, il déboucherait à l’air libre. Enfin, le vieux allait cesser de le considérer comme un gamin ! Une sorte de bourdonnement lointain interrompit le flux de ses pensées et il pivota brusquement, cherchant à percer l'obscurité du regard.

Ce n'est tout de même pas... Bon sang, il devrait me rester du temps avant la prochaine purge !

Remettant toute récrimination à plus tard, il fonça vers l'issue aussi vite que possible. Avec le sol glissant et ses bottes encrassées, il dû se rattraper plus d’une fois aux tubulures qui débouchaient un peu partout. Lock allait aussi vite que possible, sachant pourtant qu'il ne réussirait jamais à gagner la sortie à temps. Frustration supplémentaire, les teks s’en sortaient bien mieux que lui : ils escaladaient les murs sans difficulté et se glissaient dans des interstices. Le bruit était désormais un puissant grondement qui se rapprochait, le niveau du Fluide s'élevait de façon visible et atteignait déjà ses pieds.

Sentant la vague arriver, le jeune homme se retourna au dernier moment pour lui faire face. Son faisceau lumineux révéla le mur de ce liquide écœurant qui se ruait sur lui à une allure terrifiante. Lock prit une grande inspiration, ferma les yeux, puis le torrent l’avala.

Soulevé du sol, projeté en arrière, l’impact lui fit aussitôt lâcher la torche. Il avait été stupide de ne pas la placer en sûreté dans ses poches. Incapable de maîtriser les évènements, Lock ne pouvait que prier pour ne pas s’empaler avant d’atteindre la sortie. Il sentit un choc au niveau de son épaule, puis un autre du côté de son dos. La douleur lui vrilla le crâne, manquant de lui faire ouvrir la bouche. Il se retint de justesse et finit par heurter violemment un mur.

Désorienté, il mit un instant à réaliser que le mouvement s’était interrompu. Ce "mur" devait être la surface du déversoir, l'un des bassins prévus pour récupérer les rejets des usines. Le jeune homme battit des bras pour s’arracher à l'épaisseur du Fluide, mais il avait dû s'y enfoncer profondément.

J'ai autant de chances de me sortir de là que de me mettre à voler !

Son cœur s'emballa, il commença à suffoquer. Piégé dans un univers de noirceur, son esprit se délitait. Lock s'efforça pourtant de conserver son calme : il lui suffisait d'attendre que le niveau baisse, le Fluide devait déjà s'engager dans les canaux qui striaient la ville basse. Il devait résister. Avaler une rasade du liquide nauséabond et c’en serait fini de lui en un instant ! 

Les cheveux du jeune hommes se plaquèrent sur sa tête alors qu'il avait presque atteint ses limites. Dans une dernière étincelle de lucidité, il la redressa et son visage perça la surface. Lock avala une grande goulée d’air avec avidité, un goût à la fois amer et salé lui emplit la bouche. Une violente quinte de toux le prit tandis que l'odeur âcre du liquide emplissait ses narines. Les effluves de pourriture dégagés par les cadavres de rongeurs à proximité des déversoirs n'arrangeaient rien.

Le décor tournait, Lock était tout proche de s'évanouir quand ses pieds touchèrent enfin le fond dallé du bassin. Il y trouva la motivation de lutter de plus belle. N’ayant toujours pas ouvert les yeux, il chercha un rebord à tâtons pour le soutenir. Il ne balaya le Fluide sur son visage qu'après de longues secondes à combattre l’épuisement, la terreur et les nausées. Le jeune homme s’autorisa enfin à jeter un œil autour de lui.

Quelques lampadaires prodiguaient une lueur diffuse, bleutée. Ils révélaient les vapeurs colorées qui flottaient dans l’air à proximité. La purge était terminée, il ne resterait bientôt plus dans le déversoir qu’un fond de liquide stagnant. Lock usa de ses dernières forces pour s’arracher au Fluide et aller s’affaler sur la terre ferme, totalement vidé.

Immobile, les yeux rivés sur la voûte métallique qui le surplombait, le jeune homme respirait péniblement, à l'écoute des battements de son cœur qui tambourinaient contre ses tempes. Il tourna la tête pour étudier cette épaule qui l’élançait. Le blouson était déchiré, laissant la peau à l'air libre. Sous les résidus de Fluide se discernait un liquide sombre qui tentait de se frayer un chemin vers la surface.

Du sang, j’ai intérêt à trouver une bonne excuse.

Sentant ses forces revenir, il poussa sur ses bras pour se redresser, puis passa la main dans son dos. Avec soulagement, le jeune homme constata que ses vêtements étaient intacts de ce côté. Il allait tout de même hériter d'une belle ecchymose.

La pierre !

Lock ouvrit le blouson et glissa précipitamment sa main dans son sac. Au contact étrange du cristal blanc il soupira de soulagement. Au moins n’avait-il pas affronté tout ça pour rien.

— Va falloir se laver, sinon on ne me laissera pas approcher du vieux.

Sa voix était rauque et le goût désagréable ne passait pas ; il s'y était attendu. S’il échappait au "mal jaune" cette fois encore, sa veine aurait atteint de nouveaux sommets. Le jeune homme se détacha du sol où il avait commencé à adhérer pour s’approcher d’un mur voisin. Un panneau métallique se détachait nettement, mais il dut d'abord dégager la crasse qui s'y agglutinait pour le lire.

Le site numéro 3. Je me suis éloigné. Vaut mieux pas traîner.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 6 versions.

Recommandations

Manon Dastrapain
Après deux ans passés à rêver de Ramah et de Danapi, Mahaut a découvert son destin. Malheureusement, il semble l’emmener tout droit vers le mauvais idéal.

Tandis que le mouvement qu’elle a initié croît en taille et en pouvoir, Mahaut est confrontée aux dissensions et aux menaces inhérentes à sa position de meneuse. Tout en luttant pour préserver la beauté de Danapi pour tous les rêveurs, elle va devoir effectuer des choix périlleux, dont les conséquences pourraient bien changer l’avenir de l’Humanité.
11
9
10
55
É. de Jacob

Ce jour-là, nous nous étions réunis sur les Plaines d’Abraham, à Québec, sept de mes amis et moi – autant filles que garçons. Nous avions joué à toutes sortes de jeux, tels que le baseball, le volley-ball et le football. C’était une splendide journée d’été. Aussi avions-nous prévu d’y pique-niquer à la fin de l’après-midi. Ce que nous fîmes après avoir placé côte à côte deux tables de pique-nique gracieusement fournie par la Commission des champs de bataille nationaux. Chacun avait apporté un mets de son cru. Abstraction faite du plat de Marc – qui franchement était dégueulasse : c’était une sorte de bouillie sans texture ni saveur qui déplut à tout le groupe, y compris à lui-même –, nous nous étions bien régalés.

Après le repas, tous bien repus que nous étions, nous débarrassâmes les tables des restes de notre repas et nous assîmes en sirotant une bonne bière, bien décidés à profiter ensemble de la merveilleuse soirée qui s’annonçait.
- Racontons-nous des histoires, suggéra subitement Laure.
- Oh que non ! s’objecta Laurent avec vigueur. Je suis pourri pour raconter des histoires. Pourquoi ne pas reprendre nos jeux plutôt ?
- Ouais ! approuva Maxime. Moi non plus, je n’en connais pas.
- Ah, les gars, les apostropha Alice. Soyez ouverts d’esprit pour une fois ! On va s’amuser.
- T’en connais, toi des histoires, je suppose ? lui rétorqua Émile, sarcastique.
Alice fit une moue de dépit et secoua négativement la tête.
- Toi, Jacob, lança à brûle-pourpoint, Josée. Je sais que tu en connais. Pas vrai ?
J’approuvai du menton.
- Parfait. Nous avons notre conteur, trancha Isabelle. Vas-y. On t’écoute.
- J’espère qu’elle est bonne ton histoire, grommela Maxime d’un ton menaçant.
- Je pense qu’elle va vous intéresser, osai-je avancer. Il s’agit d’une légende d’un de mes ancêtres.
- Est-ce une légende connue ? interrogea Laure avec un intérêt évident.
- Je ne crois pas, soumis-je humblement. Il s’agit d’une vielle légende indienne.
- Qu’est-ce que tu veux dire ? T’es pas Indien à ce que je sache, ergota Max d’un ton moqueur.
- Je sais, commençai-je. J’ai toujours été élevé et considéré comme un Blanc. Ce que je me sens, d’ailleurs. Mais l’un de mes oncles a découvert tout récemment que nous avons des ancêtres Micmacs - aussi écrit Mi’kmaq, plus en conformité avec leur langue.
- Wow ! Toute une nouvelle, ça ! s’exclama Laurent d’un ton stupéfait. Tu vas pouvoir un jour avoir une maison sur une réserve et tu ne paieras plus jamais d’impôts. Chanceux, va.
- T’es bête, Laurent, le gratifiai-je sèchement. Pour ça, il faudrait que je me fasse reconnaître comme étant Indien. Ça risque d’être long. Et je ne suis pas sûr de vouloir m’embarquer dans cette galère.
- Quoi ? T’a honte d’être Indien ? me questionna Alice.
- Mais non ! Au contraire. Quand j’étais jeune, des compagnons de classe me demandaient régulièrement si j’étais Chinois ou Indien, à cause de mes yeux bridés. Et cela me rendait fier. J’ai toujours cru que notre famille avait du sang indien. Si vous aviez vu l’une de mes grand-tantes. Elle ressemblait à une vraie Indienne. Elle était la sœur de ma grand-mère paternelle. Sauf que personne ne nous l’a jamais confirmé. Mais...
- Tu viens de dire que ton oncle l’a fait, m’interrompit Laure.
- En effet, acquiesçai-je. Mais cette fois-ci, c’est du côté de ma grand-mère maternelle.
- Ah bon ! intervint Marc. Ça veut dire que tu as du sang indien dans tes deux lignées.
- Je le pense, agréai-je.
- Je croyais qu’il ne fallait pas identifier ces peuples par le mot « Indien », soumit Laure.
- Tu as raison, approuvai-je. Il faut parler d’Autochtones ou de gens des premières nations. Même le mot « Amérindien » ne leur plaît pas. Mais moi, je préfère dire que j’ai du sang indien. Ça me rappelle mon enfance. Et il me semble plus évocateur. Mais bon, nous sommes entre nous, si nous utilisons ce mot, nous ne blesserons personne, non ?
Tous agréèrent.
- Et si tu commençais ta narration, suggéra Laure, qui affectionnait l’art en général sous toutes ses formes et la littérature en particulier. Sur ce point, nous avions beaucoup d’affinités.
- En fait, je vais plutôt vous lire La légende du corbeau, leur annonçai-je.
- Nous la lire ? s’enquit Alice avec surprise.
- Oui, confirmai-je. Je l’ai tellement trouvée spéciale, quand mon oncle me l’a racontée, que je l’ai écrite, dans le but de la faire publier un jour.
- Ah oui ! s’étonna Laure, d’un air tout à fait ravi. Va vite la chercher. J’ai hâte de l’entendre.
Heureusement, mon auto n’était pas stationnée très loin. J’y courus aller retour. Tous les yeux de mes amis étaient fixés sur moi quand je revins vers eux.
- Allez ! Dépêche-toi ! s’impatienta Laure. J’ai trop hâte d’entendre ton récit.
Essoufflé, je pris place en face d’elle et retirai mon manuscrit de sa chemise. Puis, bien que je ressentisse une certaine pudeur – de fait, je n’avais jamais récité à haute voix, devant un auditoire si étriqué fût-il, l’un de mes textes – je me lançai, le souffle court, dans la lecture de La légende du corbeau :
5
9
1
16
MerryMe
Le jour où leurs parents leur annoncent que la voiture qui les accompagnaient depuis leur plus tendre enfance les a quittés, Paul et Maurina, des jumeaux, décident de passer à l'action. Comment remplacer cette voiture irremplaçable et par quels stratagèmes y arriver?

Entre mauvais plans et intrigues, le frère et la sœur vont découvrir le monde sous un jour nouveau.
3
0
11
21

Vous aimez lire Borghan ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0