Mission BiCa

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Un puissant tout terrain noir aux vitres teintées pila à l’arrêt de bus « Brûlefer » au centre-ville. La porte côté trottoir s’ouvrit, un homme en descendit puis la voiture redémarra, tourna à gauche pour descendre l’avenue de la gare puis disparut dans la circulation.

L’homme, très athlétique, faisait presque deux mètres. Il portait un pull moulant à longue manche, un pantalon assez ample en tissu fluide qui lui laissait une grande liberté de mouvement et des chaussures en cuir très souple avec des semelles fines en caoutchouc antiglisse. Il portait aussi un étrange bonnet aux bords retroussés au dessus des oreilles. Ce dernier accessoire était complètement hors saison. Tous ses vêtements étaient noirs. Il devait avoir un peu moins de trente ans et son visage carré ne laissait paraître aucune émotion. Le jeune homme était immobile, debout devant l’arrêt de bus et attendait les instructions.

Une minuscule oreillette implantée près de son oreille gauche émit un « clic » bref qu’il connaissait bien puis, malgré le bruit de la circulation, il entendit clairement le mot « Contact ». Il hocha une fois la tête d’un mouvement sec mais discret ce qui envoya automatiquement la réponse « Contact établit » sur un écran du centre de contrôle. Après ce premier test, les lentilles d’aide à la vision qu’il portait s’enclenchèrent. Pendant deux secondes toutes les informations que la base de données centrale pouvait fournir sur l’endroit où il se situait apparurent dans son champ de vision. Il voyait des indications telles que la température extérieure, l’heure, la longitude et la latitude de sa position, l’identité par reconnaissance faciale des passants fichés, les adresses de chaque immeuble, le nom des rues… Tout fonctionnait bien. L’affichage détaillé devint flou et le mot « Check » s’afficha en rouge au premier plan. Il hocha à nouveau la tête pour confirmer que les lentilles étaient opérationnelles. Après ce contrôle elles n’affichèrent plus que les données nécessaires à sa future opération.

L'implant cliqua à nouveau et en même temps il vit le mot « Mission » s’afficher au centre de sa vision. Il reçut alors par oreillette les informations suivantes : « Données : Bijouterie Cartier, braquage. 3 clients, 3 membres du personnel présents. Prise d’otages possible. Cibles : 4 hommes armés plus un chauffeur. Camionnette WV T4 blanche. Contact estimé dans 1 minute. Mission : Stopper braquage. Neutraliser braqueurs. Pertes autorisée 1/5. Civile : 0. Confirmez ! ». Pendant qu’il écoutait le message, ses lentilles affichèrent l’emplacement de la bijouterie à environ une vingtaine de mètres, un plan de la configuration intérieure de l'établissement et le film actuel d’une des caméras de surveillance qui lui permit de situer les clients et l’emplacement du personnel au service. Elles lui transmirent aussi trois photos et deux portraits robots des braqueurs et une image en trois dimensions d’une camionnette WV T4. Il confirma le message par un nouvel hochement de tête. On lui répondit : « Ok. Confirmé. Contact estimé dans 45 secondes. Début de mission BiCa. Un agent engagé. Top ! » Il attendit un instant puis l’aide à la vision repéra la camionnette qui descendait la rue. Elle passa devant lui et s’arrêta devant la bijouterie Cartier. Comme prévu, quatre hommes en descendirent et s’engouffrèrent dans l’établissement. Le chauffeur resta au volant et laissa tourner le moteur. L’agent se dirigea au pas vers la camionnette. Juste avant d’entrer en action, il déroula son bonnet sur son visage. C’était une cagoule…

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