Chapitre Final : De l'autre côté du miroir

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Cellule de Lucas. C'est bientôt la fin.

Je pleure.

Non, pas sur mes petits malheurs. Pas sur ma famille de fou ou le monde qui tourne pas rond. Non, pas sur le fait que tout va bien ou que tout va mal. Le mal, il est partout... et le bien peut-être aussi. Les larmes, elles, sont réelles. Sur mes joues sèches. Je suis accablée de tristesse. Pire que si on m'annonçait la mort d'un proche, pire que l'on me disait "vous êtes virée", "ton fils est mort" ou "j'ai perdu mon soutien-gorge préférée". Triste époque, dans ma tête c'est le décor d'un mauvais film d'action. En trois longues secondes. Je pense "mort", "médiacament", "suicide" et "miroir".

Le miroir...

Je le regarde. Lucas est emprisonnée dans la tête de cet personne qui ne ressemble à rien. Un homme, un individu, une poussière. Un profil psychologique idéal, le gendre du mal, le tueur asocial. Plus de lumière en moi, ce qui est important dans le miroir n'est ni le décor autour ni vous : ce sont vos secret refoulées au visage. Ce sont des faux-semblants, des masques que vous tenez tous. Je porte un masque au même titre que les autres ici. Oui, j'ai peur, la mort est horrible et cruel. On m'a annoncé que j'allais être pendu, mais je n'ai pas peur de ça.

L'ombre, derrière la barrière du réel. Ce n'est pas pas mère qui se moque de moi, mais mes secrets. Nous avons tous des secrets, notre petite vie pathétique, bien rangée. Et je hais ça, je hais ce monde. Les gens ne font plus semblant de rien, les secrets ? rien pour eux... pourtant, on s'y confontre un jour, mais on essaye d'oublier. Un inconnu, une part d'ombre, mais un oublie. L'humanité oublie ses terribles secrets, l'humain aussi. Il y surêment cinq ans, dix ans que je n'ai plus tuée. Aujourd'hui, je me souviens de tout.

Dehors, nous sommes à Londres. Le temps s'écoulent aussi vite que Big Ben, et je suis détruit. Ma fille m'a quitté, elle est morte par ma faute. Je l'ai tuée, car je la voyais grandir. Je voyais les hommes autour d'elle, plein de pensée qui me touche, négativement. Je voyais la vie la prendre, cette pute de vie, avec ces codes qui ne sont pas à moi. L'argent, le faux semblant de l'amitié. Rien, que dalle !

Dehors, il n'y a que des traîtres. Les inconnues connaisent tout de vous, de moi, de tous le monde. Pas besoin d'Internet ni de clairvoyance pour voir que nous sommes foutus !

Alors je l'ai tuée, j'ai tuée ma fille et après... il n'y a plus rien. Mais ce n'est pas terminé, non... il m'on enfermé. En France, là où les fragiles se comparent, dans ce métier de fonctionnaire pourrit, ce village pourrit, cette terre qui me dégoute.

Finalement, je ne dirais bien que...

Adieu.

De l'autre côté de la barrière du réel, je vais rejoindre les vivants. Ce monde, ce n'est qu'une fiction.

Le carrelage blanc et froid, cette pièce... c'est la salle de la mort. Un goût acide en bouche, du vomis en sort.

Il m'attache, je hurle.

Il m'on piqué, pas de drogue ni de sang, non... il me pique à la mort.

Alors... je hurle !

Et...

Dans un dernier moment de lucidité, je dis...

- Nous sommes qu'une fiction...

Puis la lumière s'éteint.

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J'aimerais remercier les correcteurs pour cette histoire.

À Lucas, petite aide pour le futur.

Et à vous, les lecteurs ^^

Clem

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