Chapitre IV : L'humanisme

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Asile Normandy.

Je suis arrivé à ce qui semble être mon chez moi, l'asile devant moi est une épave de béton. Une éponge qui absorbe la folie de ces occupants, mais tout va bien : je ne suis pas un fou. Les audacieux dehors est comme des mendiants, ils jouent avec leur gants et parlent, seul dans leurs têtes. Certains ont un jeu de carte, essayant de faire des tours de magie avec pour unique but d'avoir un jocker dans la vie. Il y avait des anarchistes, des détraqués sexuels, des femmes timbrés et des psychopathes un peu partout. L'asile n'est pas si grand que ça et on n'y vois une sécurité très renforcée.

Couloir de la mort, puis enfin ma cellule. Je suis au bout du couloir et j'avais le droit à une fenêtre. L'espace n'est pas grand. J'ai le droit à un lit en bois avec un matelas propre, une chaise en plastique et un petit endroit toilette. La gardienne parle beaucoup, elle crache des mots comme du venin et reste fixé sur son iPad. C'est un vieux modèle gris, et la femme elle aussi est une vieille édition. Elle doit pas beaucoup s'accrocher à la vie pour être là, je vois un visage triste et des voyages loupées. Je vois l'échec, le goût frissonant du suicide. Je vois une expérience de mort imminente. Dans ma nouvelle maison, je regarde la vie extérieur. Les audacieux à l'extérieur meurent de froid dans cet hiver frigorifique, sur cette terre qui est le blouson de l'humanité, les audacieux font de la buée et se réchauffe avec un feu. Je remarque que certains audacieux ont des tatouages, trois point au niveau du cou. Un clin d'œil vicieux de la série Mentalist, ils sont membres d'un gang dans l'asile.

Mon voisin de cellule est leur chef, il se nomme Blake. Ce dernier est atteint de schizophrénie, et il adore lire. C'est un vieux punk avec une crête et plein de bracelet métallique, il possède des bijoux en argent, du toc, mais aussi des tatouages le long de son large corps. Bref, Blake n'était pas là pour rire et son gang le prouve : ils sont les plus nombreux et les mieux armés. Meurtre, décapitation et règlement de compte sont souvant pratiquées par leurs membres. Ils se nomment les Vipers, le signe des vipères, un vieux serpent ce Blake aux quelles il vos mieux se méfier.

J'ai mal dormi, j'ai fait un cauchemar, j'avais l'impression de mourir. J'était dans mon bureau de travail, devant mon écran. Ma main gauche en sang sur le clavier qui écrivais une lettre de suicide, mon suicide. Et ma main droite était sur la table en bois, un couteau me taillait celle-ci. C'était Blake, il me tranche toute la main pour pouvoir tourné les pages d'un livre. Blake murmurait des phrases de la Bible. Il me fixait avec ses yeux de fou et me mordait l'épaule, qu'il mangeait. À la fin, il m'a décapité avec un couteau qui mange par la suite. À genoux sur mon lit, je remarque et regarde un morceau de miroir qui a atteint ma cellule. Mon visage montre tout les signes d'une mauvaise nuit, je sens du sang dans ma bouche. Un sentiment de dégoût me vient et je vomis, je trébuche sur le carrelage. En me relevant, je vois une femme.

La femme de l'autre côté du miroir. En panique, je me retourne et lance le morceau de miroir lourd vers la femme. Mais il y a rien, le verre éclate et ma cible n'a jamais été là. Blake, en chair et en os, m'a applaudit avant de partir à la cafétéria.

Pendant le bruit de ces mains qui résonne, je me souviens... de qui est la personne derrière le miroir.

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