Chapitre III : Mon beau miroir

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Bureau du doc.

Le bureau de l’infirmier n'était pas du tout impropre, seul l'atmosphère sonore était remplis grâce à un poste de radio qui envoyé un morceau de Fall Out Boy. Le morceau était au nom de Just One Yesterday et son refrain était poignant, ça m'émoi presque. Un bureau simple, rempli de conséquence. C'est ce médecin. C'est lui qui annonce la couleur, la sentence. Et comme dirait un certain Denis : elle est irrévocable.

- M. Lucas, je ne vais pas passer par quatre chemin : Vous avez une perturbation psychologique. Votre cerveau à péter un plomb, et c'est un beau bordel à l'intérieur. Es-ce que vous avez été bouleversé ses dernières semaines ?

- Non monsieur.

- Es-ce que vous ressentez des troubles du comportement ? des problèmes de peau liée au stress ?

- Non, non. Ça me chatouille ou ça me grattouille, mais rien d'important.

- Je vais vous soumettre à des spécialistes. Votre vie, physiquement, n'a aucun danger. Par contre psychologiquement... vous risquez des liaisons.

- Des liaisons dangereuses ? demandai-je.

- Dangereuse pour votre vie et celle d'autrui, j'en suis convaincu.

- Et... il existe... une sorte de traitement ?

- On va vous soigner, après il existe plusieurs méthodes pour soigner ce genre de problème. Je suis, par la suite, revenu dans ma chambre d'hôpital pour faire mes valises.

- Vous aller revenir me voire ?

- Je ne sais pas. Par contre, tu peux me tutoyer. Elle sentait le lilas et le litchis. Après avoir bu un verre de cassis, elle me demande pourquoi j'ai peu d'affaire sur moi.

- Je ne viens pas avec ma maison généralement, je sais même pas ce que je fais ici ! J'étais au travail puis... plus rien.

- Tu vis et travaille où ? Demande Marina.

- 31 Rue Kennedy, si ça te dit quelque chose. Je travaille dans le stockage, au doc à côté de la même rue.

- Tu partais donc pour le travail ?

- Oui, il faisait encore sombre et froid. Sur les pavés, et non pas à la plage, il y avait personne et l'ambiance était morte. Pas de vent, pas de passant, uniquement un silence naturellement effrayant.

- Et ensuite ? Dit-elle curieuse.

- Je suis arrivé à destination, j'ai ouvert trois portes pour accéder à mon bureau. Puis mon miroir...

- Quoi ? S'exclame la patiente.

- Non, rien.

- Et donc... tu vas aller revenir me voire... ? Demande une deuxième fois Marina.

- Je ne sais pas, je vais dans un endroit où seul les audacieux sont en paix.

- Je connaît qu'un seul lieu où les audacieux peuvent vivre. Cet endroit, c'est un lieu où la Mort est le maître.

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