Chapitre I : Douce tentation

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Appartement de Lucas.

La toile de la mort, je vais repeindre le XXIème siècle dans une toile appelé Ère du doute.

Dans ce tissu de semblant et de mensonge et dans ce réseau inter-séparé. Je doute et vous douterez avec moi.

Vous allez me croire. J'ai vue une fille vivante. Vous ne doutez pas, je le savais. Vous pensez donc que je suis quelqu'un d'honnête, la phrase étant sûrement vraie.

Vous allez pas me croire. Bien, la vérité est que j'ai vue une fille vivante, à côté du reflet de mon miroir... Je ne suis pas fou, je ne suis pas fou, je ne suis pas fou. Désespérant, et vous croyez que j'irai penser que vous me croyez ? À moi ?

Vous allez me croire, peut-être.

Et je me réveille... ou je reprend ma vie là où j'ai fait pause.

Je m'appelle Lucas. J'ai dans la trentaine, enfin un peu moins. Je suis de poids moyen, penchant lourd. Dans les 1m82, et je porte des lunettes ou des lentilles parfois. Je suis loin d'être charismatique et je déteste les pizzas. J'ai des cheveux brun mal coiffés en ce réveil difficile, j'ai fait une sorte de rêve dans ma terrible et cauchemardesque réalité. J'ai... vu une chose, pour ne pas dire la rêver, cette "chose" était dans mon miroir de la salle de bain. Autour de moi, mes yeux traversent la chambre dans la pénombre. Un ours en peluche, le lit où je dors, une armoire en bois, un vieux tapis de sol... mes jambes se dirigent ensuite vers la salle de bain, j'ai toujours l'esprit un peu brumeux le matin. J'allume la lumière et couvre mes yeux de la luminosité de l'ampoule qui éclairait trop, un jour je réparerai la lampe, mais pas aujourd'hui. Mes yeux font, une fois de plus, le tour de la pièce éclairée. Ma baignoire que j'ai depuis toujours, les nouveaux meubles et plomberie, mon peignoir, et enfin mon grand miroir. Que je regarde...

Pour mon plus grand bonheur, je ne vois que le reflet d'un homme fatigué et qui se nommerait Lucas. Un petit sourire en coin me vient et je pose devant ce miroir. Et non mon cher, ce n'est pas aujourd'hui que je perdrai la boule. Maintenant tu m'excuseras, je dois aller à mon travail.

Les pavés de brique et la semi-lune donne une ambiance d'un clip de Michael Jackson. L'ombre des bâtiments dans la nuit froide fait peur, le vent frais d'un cinq heures du matin parcours mon corps glacée. Seul dans la rue, je resserre mon écharpe et rêve d'un chocolat chaud sur mes mains gelées. Dans l'avenue de la solitude, j'avance lentement vers mon travail, et je suis finalement arrivé après une trentaine de minutes. La porte de métal du hangar s'ouvre et le ciel devient d'autant plus gris que le sol, ce pavé froid et sale, où je traine lentement généralement d'un point A à un point B. Des flocons de neige et des perturbations apparaissent, des bruits assourdissants arrivent dans mon quartier. Les cheminées s'éteignent, ce quartier industriel me fait vraiment ressortir mes tripes, la "nuit". Enfin arrivé en tout cas, je pose mes affaires et regarde par la fenêtre.

Il y avait une ombre dans le reflet, à côté de la barrière du réel.

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